Lundi 24 Juillet 2017
(RFI 20/03/17)
La majeure partie des revenus du Soudan du sud ne servent pas à aider les 100 000 personnes menacées par la famine, ne servent pas non plus à aider les plus de trois millions de déplacés, mais... à acheter des armes ! En guerre depuis décembre 2013, le gouvernement de Juba utilise plus de la moitié des revenus du pétrole pour s'équiper militairement. L'information est révélée par un rapport des Nations unies, une semaine avant une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU. Il sera de nouveau question d'un éventuel embargo sur les armes, réclamé par plusieurs pays et par les auteurs du rapport.
(AFP 18/03/17)
Le gouvernement sud-soudanais dépense une grosse partie de ses revenus tirés du pétrole dans l'achat d'armes alors que le pays est confronté à une famine largement causée par les opérations militaires ordonnées par Juba, selon un rapport de l'ONU. Ce document consulté vendredi par l'AFP appelle à mettre en place un embargo sur les armes contre le Soudan du Sud, une mesure qui était soutenue par les Etats-Unis mais qui a été rejetée par un vote du Conseil de sécurité en décembre. "Les armes continuent à inonder le Soudan du Sud, en provenance de diverses sources, souvent en coordination avec les pays voisins", indique le rapport rédigé par un panel d'experts. Ceux-ci ont découvert "des preuves évidentes montrant que les...
(APA 18/03/17)
Selon un rapport publié par des observateurs des Nations Unies, bien que la famine affecte plus de 5,5 millions de personnes au Soudan du Sud, les autorités investissent plus de la moitié des revenus pétroliers dans l’achat d’armes. Une situation provoquée par la spirale de la violence entre les forces gouvernementales de Salva Kiir (photo) et les rebelles du vice-président Riek Machar, et qui aggrave la pénurie alimentaire dans le pays. La plus jeune démocratie du monde dépend quasi totalement des revenus pétroliers et une forte partie du budget est consacré à la défense. Entre mars et octobre 2016, les recettes issues de la vente du pétrole se sont élevées à 243 millions de dollars, presque totalement investis dans la...
(Agence Ecofin 18/03/17)
Selon un rapport publié par des observateurs des Nations Unies, malgré que la famine affecte plus de 5,5 millions de personnes au Soudan du Sud, les autorités investissent plus de la moitié des revenus pétroliers dans l’achat d’armes. Une situation qui nourrit la spirale de la violence entre les forces gouvernementales et les rebelles et qui aggrave la pénurie alimentaire dans le pays. Le plus jeune Etat du continent africain dépend, en effet, quasi totalement des revenus pétroliers et une forte partie du budget est consacrée à la sécurité. Entre mars et octobre 2016, les recettes issues de la vente du pétrole se sont élevées à 243 millions de dollars, presque totalement investies dans la sécurité et l’achat d’armements. «...
(Le Monde 17/03/17)
Juba a décidé, début mars, de multiplier par cent le droit d’installation des travailleurs étrangers, alors que la famine rend la présence des humanitaires vitale. Le plus jeune Etat d’Afrique, créé de la partition du Soudan en 2011, a officiellement déclaré, le 21 février, l’état de famine dans le pays. Interpellées par Juba, les Nations unies ont appelé à l’aide internationale. C’est plus discrètement que le ministère du travail et des services publics a publié, le 2 mars, une circulaire annonçant l’augmentation du prix des permis de travail pour tous les travailleurs étrangers.
(BBC 17/03/17)
Juba a décidé, début mars, de multiplier par cent le droit d’installation des travailleurs étrangers, alors que la famine rend la présence des humanitaires vitale. Le plus jeune Etat d’Afrique, créé de la partition du Soudan en 2011, a officiellement déclaré, le 21 février, l’état de famine dans le pays. Interpellées par Juba, les Nations unies ont appelé à l’aide internationale. C’est plus discrètement que le ministère du travail et des services publics a publié, le 2 mars, une circulaire annonçant l’augmentation du prix des permis de travail pour tous les travailleurs étrangers.
(AFP 16/03/17)
L'attaque d'un convoi humanitaire par des hommes armés au Soudan du Sud a fait deux morts et trois blessés, a annoncé jeudi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), dénonçant l'insécurité chronique dans laquelle les humanitaires travaillent dans ce pays en guerre frappé par une famine. "Alors qu'un convoi rentrait à Yirol (dans le centre du pays) après une mission sur le terrain, le 14 mars (mardi), un des véhicules est tombé dans une embuscade menée par des hommes armés à l'identité inconnue", a indiqué l'OIM dans un communiqué. "Tragiquement, deux personnes sont décédées de blessures par balle", ajoute le communiqué, selon lequel "un des blessés est un spécialiste de la santé travaillant pour l'OIM, il a été blessé par balles,...
(Agence Ecofin 16/03/17)
(Agence Ecofin) - La situation d'instabilité politique au Soudan du sud a négativement pesé en 2016 sur la rentabilité de la stratégie d'expansion de Kenya Commercial Bank. Le groupe bancaire a indiqué y avoir concédé pour l'exercice 2016, une perte financière de 3,5 milliards de shillings (1000 shillings = 9,7 $), en raison notamment de la dévaluation de la Livre sud-soudanaise. A l'exclusion de cette perte, le résultat avant impôt de KCB, qui a été de 29,1 milliards de shillings kényans en hausse de 9,5%, aurait progressé de près 22,4%, comparé à celui de la même période en 2015. « Nous avons appris que d'autres acteurs financiers ont décidé de sortir du Soudan du Sud, KCB devrait envisager une sortie...
(AFP 15/03/17)
Au moins 12 personnes ont été tuées et 22 enlevées dans l'ouest de l'Ethiopie, au cours d'une attaque attribuée à des voleurs de bétail venus du Soudan du Sud, a annoncé mercredi le gouvernement éthiopien. "Douze personnes ont été tuées, 22 enlevées", a affirmé le ministre éthiopien de la Communication Zadig Abrha, sans préciser le jour de l'attaque, dans la région éthiopienne de Gambella, frontalière du Soudan du Sud. "Nous recherchons activement les assaillants", a-t-il poursuivi, ajoutant que certains avaient déjà été tués, et d'autres capturés par l'armée éthiopienne.
(Xinhua 15/03/17)
JUBA -- Des responsables du gouvernement sud-soudanais ont appelé lundi à la libération inconditionnelle de deux travailleurs du secteur pétrolier enlevés par des rebelles la semaine dernière à Guelguk, région du gisement pétrolier d'Adar dans la région du Nil supérieur. "Le gouvernement d'union nationale de transition appelle à la libération de (ces deux) ressortissants indiens. Nous ne payerons pas les 1 million de dollars réclamés par les terroristes", a déclaré le ministre de l'Information Michael Makuei aux journalistes à Juba. Selon le gouvernement, cet enlèvement a eu lieu le 8 mars (tandis que l'APLS-En Opposition, ou APLS-IO, avance la date du 9 mars), lorsque ces deux employés du pétrole ont été capturés à la suite d'affrontements intenses entre les forces...
(Reuters 15/03/17)
Des hommes armés venus du Soudan du Sud ont tué 28 personnes et ont enlevé 43 enfants le week-end dernier en Éthiopie, a annoncé un responsable gouvernemental éthiopien. Les raids se sont produits dimanche et lundi dans les zones de Gog et Jar, dans la région de Gambela, a déclaré Chol Chany, porte-parole du gouvernement régional.
(Agence Ecofin 15/03/17)
La situation d'instabilité politique au Soudan du sud a négativement pesé en 2016 sur la rentabilité de la stratégie d'expansion de Kenya Commercial Bank. Le groupe bancaire a indiqué y avoir concédé pour l'exercice 2016, une perte financière de 3,5 milliards de shillings (1000 shillings = 9,7 $), en raison notamment de la dévaluation de la Livre sud-soudanaise. A l'exclusion de cette perte, le résultat avant impôt de KCB, qui a été de 29,1 milliards de shillings kényans en hausse de 9,5%, aurait progressé de près 22,4%, comparé à celui de la même période en 2015. « Nous avons appris que d'autres acteurs financiers ont décidé de sortir du Soudan du Sud, KCB devrait envisager une sortie rapide pour protéger...
(Jeune Afrique 14/03/17)
Au Soudan du Sud, au moment où sévit la disette, les nouveaux tarifs des visas de travail sont dénoncés comme une entrave à l’œuvre des personnels humanitaires étrangers. À moins que ce ne soit un calcul plus cynique… Les autorités sud-soudanaises ont-elles des œillères ou jouent-elles un double jeu ? Le 2 mars dernier, le ministère du Travail émettait une directive indiquant que le prix du visa de travail, précédemment situé dans une fourchette de 100 à 300 dollars par an, coûtait désormais entre 1 000 et 10 000 dollars, selon le niveau de compétences du demandeur. Bien sûr, dans un environnement mondial marqué par les restrictions de circulation en direction des ressortissants du sud, les gouvernements ont toute légitimité...
(Jeune Afrique 14/03/17)
Alors que, le 7 mars, l’épiscopat catholique de la RD Congo, en première ligne dans la crise politique, dénonçait les « manœuvres visant à retarder la mise en application de l’accord du 31 décembre », le pape François a laissé entendre que le voyage qu’il envisageait de faire en 2017 dans ce pays, ainsi qu’au Congo-Brazzaville, n’était plus d’actualité. Dans une interview au journal allemand Die Zeit, parue le 9 mars, le souverain pontife en exprime le regret : « Il était prévu d’aller dans les deux Congos, mais, avec Kabila, ça ne va pas, je ne crois pas qu’on puisse y aller », a-t-il confié. Une décision certainement mûrie avec le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa et membre du...
(Ouest-France 14/03/17)
Des rebelles du Soudan du Sud ont enlevé huit employés locaux d'une organisation caritative américaine et exigent de l'aide humanitaire en guise de rançon, a annoncé ce lundi un porte-parole militaire sud-soudanais. L'enlèvement a eu lieu dans une localité des environs de Mayendit, à 680 km au nord-est de la capitale Juba, a annoncé le général Lul Ruai Koang. « Les rebelles ont lancé une attaque et enlevé huit employés locaux de l'ONG Samaritan's Purse, qu'ils détiennent en l'attente d'une rançon. Ils ont demandé à l'ONG de leur livrer de l'aide », a-t-il expliqué. L'organisation caritative a confirmé leur enlèvement mais a démenti qu'une rançon lui ait été demandée. Le Soudan du Sud est en proie à une guerre civile...
(Agence Ecofin 13/03/17)
Moins d’un mois après avoir averti les travailleurs du secteur pétrolier de ne pas se rendre sur les terminaux de production, sous peine de représailles, les rebelles de l’armée populaire de libération du Soudan du Sud ont mis à exécution leurs menaces. Ils ont mis la main sur les ingénieurs pétroliers indiens Ambross Edward et Muggy Vijaya Boopathy. Ces derniers ont été identifiés comme des commis de Juba dans un champ pétrolifère contrôlé par Nilpet (la société publique du pétrole), à Guelguk, dans la région du Nil Supérieur La nouvelle a été rapportée au Sudan Tribune en fin de semaine dernière par William Gatjiath Deng, le porte-parole du groupe rebelle. Celui-ci a souligné que les deux ingénieurs ont été capturés...
(AFP 11/03/17)
La lutte contre la famine au Soudan du Sud pourrait être gravement affectée par la décision du gouvernement d'augmenter jusqu'à 10.000 dollars le prix d'un visa de travail, se sont inquiétées samedi plusieurs ONG, qui dénoncent une campagne de harcèlement contre les humanitaires. "Le gouvernement et l'armée ont grandement contribué à la situation humanitaire actuelle et, maintenant, ils veulent tirer profit de la crise qu'ils ont créée", a déclaré à l'AFP Elizabeth Deng, d'Amnesty International. "Une grande partie du travail humanitaire sur le terrain est réalisée par des locaux, mais il y a aussi des centaines de travailleurs humanitaires étrangers, et cette mesure pourrait affecter leur indispensable travail", a-t-elle ajouté. En vertu d'une directive émise le 2 mars par le...
(The Associated Press 09/03/17)
L'enquête menée pendant sept mois par la Commission des droits de la personne des Nations unies est la plus complète jamais réalisée au Soudan du Sud concernant le nettoyage ethnique et une situation qui pourrait mener à un génocide dans ce pays déchiré par la guerre civile, selon des dirigeants onusiens. Le rapport détaille notamment les bombardements délibérés de civils et la famine. Il décrit également le recours au discours haineux par plusieurs dirigeants, dont le président Salva Kiir. Le document affirme que les crimes ont principalement été commis par l'armée gouvernementale, des membres des forces nationales de sécurité, des policiers et des milices affiliées...
(Le Nouvel Observateur 09/03/17)
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé mardi la communauté internationale à se mobiliser massivement pour "éviter le pire" en Somalie, pays de la Corne de l'Afrique sur lequel plane l'ombre d'une nouvelle famine. Une énième sécheresse ravage l'est de l'Afrique. Vingt millions de personnes auraient aujourd'hui besoin d'une assistance humanitaire d'urgence, principalement en Somalie, au Soudan du Sud, au Nigeria et eu Yémen. Dans la seule Somalie, la moitié de la population en a besoin (6,2 millions de personnes) et près de 3 millions souffrent de la faim, selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Interview du médecin Serge Breysse, directeur expertise et plaidoyer pour l'ONG Action contre la faim.
(AFP 08/03/17)
Près de 900 étudiants sud-soudanais, réfugiés dans un camp de l'ONU dans la capitale, Juba, ont renoncé cette semaine à passer l'examen de fin d'études secondaires par crainte pour leur sécurité, a-t-on appris auprès de l'un de leurs professeurs. Gatwot Matai, enseignant dans l'une des trois écoles installées au sein du camp de protection des civils (POC) de Juba, a expliqué à l'AFP que 965 élèves devaient passer cet examen qui ouvre la porte aux études supérieures. Mais seuls 70 d'entre eux ont accepté d'obéir aux ordres du gouvernement qui leur a intimé de quitter le camp, situé sur une base fortifiée de l'ONU, pour passer leur examen à l'extérieur, a ajouté M. Matai. Selon lui, le gouvernement n'a pas...

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