Mardi 22 Août 2017
(AFP 13/06/17)
Le conflit au Soudan du Sud et ses déplacements massifs de populations font régulièrement émerger sur la carte des noms synonymes de grande détresse, comme Aburoc, un village du nord-est où les travailleurs humanitaires font face au dénuement le plus complet. En l'espace de quelques jours, ce village retiré de l'Etat du Upper Nile (Haut Nil), situé tout près de la frontière avec le Soudan, a vu arriver au bas mot 30.000 hommes, femmes et enfants fuyant une offensive de l'armée gouvernementale, la SPLA. Aburoc n'est pourtant guère une terre hospitalière: ce qui frappe en premier lieu, ce sont les mouches qui pullulent et le lit asséché de la rivière qui traverse le village. C'est ensuite la couleur du sol,...
(Xinhua 13/06/17)
L'Éthiopie et le Soudan du Sud, pays le plus jeune au monde, doivent mener en commun des projets de développement des infrastructures destinés à mettre en place une interconnexion économique régionale. Dans un communiqué transmis lundi à Xinhua, James Morgan, l'ambassadeur du Soudan du Sud en Éthiopie, a déclaré que ce projet de développement des infrastructures se concentrerait pour l'instant sur des projets routiers. Le diplomate a évoqué deux grands projets routiers, "l'un reliant la région de Gambella dans l'ouest de l'Éthiopie à Juba, la capitale sud-soudanaise, et l'autre entre Gambella et les gisements pétroliers du Soudan du Sud". Conformément aux accords passés entre les deux pays, l'armée éthiopienne construira ces routes qui doivent traverser des régions instables au Soudan...
(Agence Ecofin 12/06/17)
Quelques mois après avoir décidé de renforcer la coopération diplomatique entre leurs deux pays, le Soudan du Sud et le Zimbabwe négocient depuis la fin de la semaine dernière, plusieurs accords commerciaux notamment pétroliers. C’est ce que rapporte le site internet de Radio Tamazuj. La nouvelle a été confirmée par John Andruga Duku (photo), le directeur des relations internationales du ministère sud-soudanais des Affaires étrangères. Celui-ci a conduit une délégation de Juba dans la capitale zimbabwéenne, afin de rencontrer certains officiels de Harare, en vue des négociations.
(RFI 10/06/17)
Que se passe-t-il au Soudan du Sud—? Depuis son indépendance en 2011 et surtout depuis décembre 2013, le pays riche en pétrole est déchiré par une guerre fratricide entre le président Salva Kiir et son ex-vice-président Riek Machar. Une guerre qui a fait fuir près de 4 millions d’habitants, dont la moitié vers les pays voisins. Malgré des cessez-le-feu répétés, les exactions se multiplient, les Nations unies évoquent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Mais les populations se sentent abandonnées. Les organisations de droits
(AFP 09/06/17)
Au moins 15 personnes ont été tuées jeudi au Soudan du Sud par des hommes armés non-identifiés qui ont tendu une embuscade à un convoi circulant sur une des principales routes du pays, selon les autorités. Neuf personnes ont aussi été blessées dans cette attaque, qui a visé un convoi civil escorté par des militaires sur la route Juba-Nimule, qui relie la capitale sud-soudanaise à la frontière ougandaise. "Le convoi, qui se dirigeait vers Juba avec une escorte, a été attaqué à hauteur du village de Moli", a déclaré le porte-parole de la police sud-soudanaise Daniel Justine, qui a confirmé le bilan des victimes. Le convoi "a été visé par des armes lourdes", deux véhicules civils et un véhicule militaire...
(AFP 08/06/17)
Le Soudan du Sud a refusé de délivrer des visas pour au moins 20 journalistes étrangers, a-t-on appris jeudi auprès de l'Autorité sud-soudanaise des médias, qui les accuse d'incitation à la haine dans leurs articles sur ce pays en guerre depuis 2013. Dans un entretien avec la radio sud-soudanaise Eye Radio dont la teneur a été confirmée à l'AFP par l'intéressé, le directeur de l'Autorité des médias Elijah Alier a indiqué que 20 journalistes se sont vus refuser l'accès au pays pour des articles "sans fondements et irréalistes". Afin de demander un visa pour le Soudan du Sud, les journalistes étrangers doivent au préalable obtenir une lettre de "non-objection" de l'Autorité des médias. M. Alier n'a pas précisé quels journalistes...
(Xinhua 07/06/17)
La Chine a offert mardi quelque 2 400 tonnes de sorgho au Programme alimentaire mondial (PAM) pour contribuer à l'aide humanitaire d'urgence au Soudan du Sud, pays confronté à la famine. Le PAM a indiqué que cette aide alimentaire représentant 5 millions de dollars permettrait d'aider près de 160 000 personnes affectées par une famine grave dans ce pays d'Afrique de l'Est, dont 30 000 enfants de moins de cinq ans. Le représentant du PAM au Soudan du Sud, Joyce Luma, a indiqué que ce don survenait au bon moment alors que ce pays ravagé par la guerre connaît les niveaux...
(RFI 06/06/17)
Un accord a été signé à Kampala ce dimanche 4 juin entre le gouvernement sud-soudanais de Salva Kiir et des représentants de la rébellion, le SPLA/IO de Riek Machar. L'accord concerne l'Etat de Yei, théâtre de combats sanglants depuis des mois. Même si cette initiative marque le début d'une réconciliation, d'importantes questions restent en suspens. Le général Stephen Babanen, signataire pour le gouvernement sud-soudanais, énonce les principaux points d'accord négociés avec les rebelles et concernant...
(APA 03/06/17)
u total 15 nourrissons sont décédés au Soudan du Sud à la suite de l’utilisation d’une seringue non stérilisée lors d’une campagne de vaccination visant à prévenir une épidémie de rougeole, a-t-on appris vendredi, de sources médicales. Le ministre de la Santé du Soudan du Sud, Riek Gai Kok a déclaré aux journalistes à Juba que les vaccinateurs qui avaient administré les vaccins avaient utilisé une seringue sur les enfants et avaient omis de la stériliser après chaque usage. Il a déclaré qu’après la mort des enfants, un comité composé d’experts locaux en santé avait enquêté sur la cause et découvert que les nourrissons avaient contracté la toxicité de la septicémie après avoir été vaccinés par la seringue non stérilisée...
(RFI 03/06/17)
Au Soudan du Sud, c'est une tragédie : quinze enfants sont morts après avoir reçu un vaccin contaminé contre la rougeole. Les doses étaient en fait devenues toxiques après plusieurs erreurs de conservation et de manipulation. C'est une enquête menée par un comité sud-soudanais spécialiste de la santé avec l'aide d'experts de l'OMS et de l'Unicef qui a révélé le drame à l'issue d'une campagne de vaccination menée début mai dans une zone reculée de la région de Kapoeta, dans le sud-est du Soudan du Sud. Comment ces vaccins ont-ils pu devenir toxiques et causer la mort d'enfants ? Une seule et même seringue utilisée pour mélanger le vaccin à un diluant, voilà l'une des nombreuses et graves erreurs commises...
(AFP 02/06/17)
Quinze enfants sont décédés après l'administration de vaccins contre la rougeole contaminés, dans une région reculée du sud-est du Soudan du Sud, pays en guerre depuis fin 2013, a annoncé vendredi le ministre de la Santé. "Une enquête (...) a conclu que les graves infections et effets toxiques résultant de l'administration d'un vaccin a provoqué cet incident", a déclaré le ministre Riek Gai Kok lors d'une conférence de presse à Juba. "L'équipe de vaccination n'a pas respecté les normes de sécurité approuvée par l'Organisation mondiale de la Santé". Le ministre sud-soudanais a notamment assuré qu'une seule et même seringue a été utilisée, pendant les quatre jours de la campagne de vaccination, pour l'étape consistant à mélanger le vaccin à un...
(The Associated Press 02/06/17)
JUBA, Soudan du Sud — Un cafouillage survenu lors d’une séance de vaccination contre la rougeole tenue au Soudan du Sud a causé la mort de 15 enfants, tous âgés de moins de cinq ans. Le gouvernement du petit pays impute la responsabilité du désastre à une erreur humaine. Les victimes ont essentiellement été empoisonnées par un vaccin contaminé. Une seule seringue aurait été utilisée pour vacciner tous les enfants pendant la campagne de quatre jours et le vaccin aurait été entreposé sans réfrigération. Des enfants âgés d’à peine 12 ans auraient été employés pour administrer le vaccin.
(RFI 01/06/17)
« Se créer une fortune en créant une famine », c'est le titre d'une enquête publiée ce mercredi 31 mai par The Sentry, l'équipe d'investigation du collectif américain Enough Project, qui lutte pour la fin des conflits en Afrique. Le collectif y met en lumière les pratiques financières et commerciales douteuses d'un général de l'armée sud-soudanaise Malek Reuben Riak, chef d'état-major adjoint depuis 2003 et pointé du doigt par le groupe d'experts de l'ONU sur le Soudan du Sud comme l'un des reponsables de violences qui ont contribué à la famine dans l'état d'Unité.
(Le Monde 01/06/17)
Dans une tribune au « Monde », David Beasley, du Programme alimentaire mondial, et José Graziano da Silva, de la FAO, exhortent la communauté internationale à faire davantage pour éviter une nouvelle tragédie dans ce pays d’Afrique subsaharienne. TRIBUNE. La famine est une mort cruelle. Nous venons tout juste de rentrer du Soudan du Sud et nous avons pu constater à quel point la famine affecte particulièrement les enfants, les femmes et les personnes âgées. La faim affaiblit tellement les gens qu’ils ne sont plus capables de résister à la moindre maladie. Un banal rhume peut s’avérer mortel. C’est ce qui se passe en ce moment au Soudan du Sud. Dans le centre nord du pays, la région la plus...
(BBC 31/05/17)
Ils sont aussi jugés pour le viol supposé de travailleuses humanitaires et le meurtre d'un journaliste local en juillet 2016. Parmi les 13 accusés présents devant le tribunal, quatre portaient l'uniforme de la "Division Tigre", la garde républicaine assignée à la sécurité du président. Les crimes supposés ont été commis le 11 juillet 2016 dans un hôtel situé à un peu plus d'un kilomètre d'une base de l'ONU à Juba. La capitale sud-soudanaise était alors en proie à de violents combats entre l'armée fidèle au président Salva Kiir et les forces rebelles de l'ex-vice-président Riek Machar.
(AFP 30/05/17)
Le Vatican a annoncé mardi que le pape François ne se rendrait pas cette année comme il l'avait souhaité au Soudan du Sud, pays dévasté par la guerre civile et où certaines régions sont frappées par la famine. "Le voyage n'aura pas lieu cette année", a déclaré à l'AFP le porte-parole du Vatican Greg Burke, sans donner de motif ni dire si une date ultérieure était envisagée. Le pape avait déclaré en début d'année qu'il souhaitait se rendre au Soudan du Sud avec son homologue anglican, le primat Justin Welby, précisant que cet éventuel déplacement serait "un voyage d'une journée seulement". L’Église, catholique ou protestante, est une autorité morale respectée et influente dans ce pays d'Afrique de l'est, majoritairement chrétien...
(AFP 30/05/17)
Le procès de 13 soldats sud-soudanais accusés d'avoir violé des travailleuses humanitaires et tué un journaliste local en juillet 2016 à Juba s'est ouvert mardi devant un tribunal militaire dans la capitale de ce pays en guerre depuis 2013. Les crimes allégués ont été commis le 11 juillet 2016 dans un hôtel situé à un peu plus d'un kilomètre d'une base de l'ONU à Juba, alors que la capitale sud-soudanaise était en proie à de violents combats entre l'armée fidèle au président Salva Kiir et les forces fidèles au rebelle et ex-vice-président Riek Machar. L'attaque contre cet hôtel est un des nombreux exemples...
(Xinhua 29/05/17)
KHARTOUM, (Xinhua) -- Le président guinéen, président en exercice de l'Union africaine, Alpha Condé, est arrivé dimanche à Khartoum pour une visite officielle au Soudan, a rapporté l'agence de presse officielle SUNA. Durant cette visite, le président guinéen et son homologue soudanais Omar el-Béchir, discuteront des sujets liés au Soudan du Sud et à la Libye, selon le ministre soudanais des Affaires étrangères Ibrahim Ghandour. Le président soudanais avait accusé le Soudan du Sud et l'Egypte de soutenir les rebelles dans la région ouest du pays. M. Béchir avait affirmé que les rebelles ayant affronté les forces armées soudanaises étaient arrivés au Darfour par le Soudan du Sud et la Libye. Cette accusation intervient alors que les deux anciens ennemis...
(BBC 23/05/17)
Le président sud soudanais a déclaré un cessez-le-feu unilatéral qui selon lui était effectif à partir de lundi. Salva Kiir a indiqué également qu'il va mettre en place un dialogue national en vue de trouver une solution à la guerre civile dans le pays. Toutefois, il précise que son rival Riek Machar n'est pas invité à ce dialogue. Ce n'est cependant pas la première fois que Salva Kiir s'engage à faire taire les armes depuis le début de la guerre civile en 2013, mais cela n'a pas pu se concrétiser sur le terrain.
(Libération 23/05/17)
Prises au piège par l’avancée des forces loyalistes, les populations civiles n’ont d’autre choix que de fuir la région du Nil Blanc. Près de quatre millions d’entre elles sont déplacées ou réfugiées depuis le début de la guerre civile, il y a plus de trois ans. Sous un soleil accablant, Theresa Ojang actionne de ses bras une pompe à eau grinçante, pour en tirer quelques litres salvateurs. Un geste mécanique, fatigué, effectué avec l’énergie que seul l’instinct de survie peut générer. Accrochée à sa robe, une petite fille pleurniche. «Je me suis levée avant l’aube pour faire la queue. Il n’y a pas assez d’eau pour tout le monde», dit cette mère de sept enfants, dont les scarifications, une ligne...

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