Samedi 17 Février 2018

Soudan du Sud: nouvelle série de pourparlers de paix

Soudan du Sud: nouvelle série de pourparlers de paix
(AFP 05/02/18)
Un combattant de l'opposition marche avec son arme sur laquelle est attaché un ruban rouge, signifiant danger comme un avertissement aux forces gouvernementales et une volonté de verser du sang.

Une nouvelle série de discussions pour ramener la paix au Soudan du Sud, en guerre civile depuis plus de quatre ans, a été lancée lundi en Ethiopie, alors que l'impatience de la communauté internationale à l'égard des différents acteurs du conflit ne cesse de croître.

"Vous avez eu de nombreuses opportunités de changer de direction. Vous avez à chaque fois échoué à le faire", a déclaré à l'attention des délégués sud-soudanais le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Workneh Gebeyehu, à l'ouverture à Addis Abeba de ces nouveaux pourparlers de paix, supervisés par l'organisation régionale Igad.

"C'est réellement la dernière chance pour vous d'accepter vos responsabilités et de prendre les mesures nécessaires pour assurer que le Soudan du Sud connaisse la paix et la prospérité", a ajouté M. Workneh, qui est aussi président du Conseil des ministres de l'Igad.

Deux ans après sa partition avec le Soudan, le Soudan du Sud s'est enfoncé en décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire catastrophique.

Depuis, de nombreux cessez-le-feu ont été signés, sans jamais être respectés. Le dernier en date avait été signé le 24 décembre à Addis Abeba, sous l'égide de l'Igad. Il avait été violé dès son entrée en vigueur.

Les partenaires internationaux du Soudan du Sud ont manifesté de plus en plus ouvertement ces dernières semaines leur agacement à l'égard des dirigeants sud-soudanais.

La semaine dernière, les États-Unis ont décidé de restreindre les transferts d'armes vers le Soudan du Sud. Quelques jours plus tôt, le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, avait estimé que "le moment (était) venu" d'imposer des sanctions contre ceux qui entravent les efforts de paix dans le pays.

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