Mardi 24 Avril 2018

Soudan du Sud : le mandat des Casques bleus prorogé jusqu’en mars 2018

Soudan du Sud : le mandat des Casques bleus prorogé jusqu’en mars 2018
(La Tribune 18/12/17)
La Police des Nations Unies mène une opération de recherche dans un site de protection des civils à Juba , au Soudan du Sud.

Le Conseil de sécurité des nations unies a décidé de prolonger le mandat de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) jusqu'au 15 mars 2018. Il s’agit de la conséquence logique de la situation politique, sécuritaire et humanitaire toujours préoccupante dans le pays, une situation que le conseil a mis sur le dos des différents protagonistes du conflit. Du coup, l’ONU a décidé de taper du point sur la table et a exigé des différentes parties, la mise en œuvre sans délais des engagements qu’ils ont pris pour ramener la paix dans le pays.

Ce n'est vraiment pas une surprise et c'est d'ailleurs à l'unanimité que les 15 membres du Conseil de sécurité des nations unies viennent de décider de proroger jusqu'au 15 mars prochain le mandat de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) jusqu'au 15 mars 2018. La résolution 2392 qui a été présentée par les États-Unis, « autorise la Mission à utiliser tous les moyens nécessaires pour mener à bien ses tâches ». La prorogation va au-delà de la recommandation du secrétaire général de l'ONU, qui préconisait dans son rapport que le mandat actuel de la MINUSS soit prorogé de deux mois afin de permettre l'achèvement de l'examen stratégique de la Mission qui est actuellement en cours et l'analyse par le Conseil de ses recommandations.

Dans une déclaration lue à l'issue du vote par le président du Conseil de sécurité pour le mois de décembre, le japonais Koro Bessho, les membres du Conseil ont réitéré à nouveau leurs préoccupations sur la situation politique, humanitaire, économique, de sécurité et des droits de l'homme au Soudan du Sud. Le Conseil « s'inquiète vivement des activités menées par toutes les parties au conflit qui perpétuent cet état de choses », a rapporté Koro Bessho, qui a également ajouté que désormais, ils sont quelques 7,6 millions de personnes qui ont besoin d'aide, quatre millions sont déplacées et six millions « n'ont pas de quoi manger à leur faim ».

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