Samedi 17 Février 2018

RDC: tensions à Goma autour du camp des ex-rebelles sud-soudanais

RDC: tensions à Goma autour du camp des ex-rebelles sud-soudanais
(AFP 01/02/18)
Un ancien combattant sud-soudanais fidèle à l'ex-vice-président Riek Machar, le 19 octobre 2017 dans le camp de Munigi, près de Goma, en RDC.

Des tensions ont été enregistrées autour d'un camp où vivent encore quelque 370 ex-rebelles sud-soudanais géré par les Nations unies à la périphérie de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

"Il y a eu un malentendu avec les ex-combattants sud-soudanais. Ils ont barricadé la route et jeté des pierres sur les véhicules des Nations unies. Nous avons parlé avec leur leader. Ils réclament leur départ de ce camp", a déclaré à un correspondant de l'AFP Daniel Ruiz, de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) à Goma.

Un bataillon sénégalais de la police de la Monusco a "tiré des gaz lacrymogènes" contre le camp, a déclaré à l'AFP l'un des ex-combattants sud-soudanais présents dans le camp connu sous le prénom de John.

A l'origine des tensions, une quinzaine de Sud-soudanais qui ont été conduits en dehors du camp, selon lui: "Le personnel des Nations unies nous a dit qu'ils sont sous leur protection, mais nous ne savons pas où".

Le camp de Munigi de Goma accueille depuis fin 2016 des combattants sud-soudanais, fidèles de l'ex-vice président Riek Machar, qui avaient fui Juba après des combats violents contre les forces du président Salva Kiir.

Privés de liberté sans être prisonniers, assignés à demeure dans un camp de l'ONU sans avoir le statut de réfugié, ils demandent leur transfèrement vers des pays tiers pour retrouver leurs proches: Ouganda, Ethiopie, Kenya, Soudan, voire dans un camp de réfugiés à la frontière RDC/Soudan du Sud.

Plusieurs centaines ont d'ailleurs déjà pu partir parce qu'ils avaient des documents de voyage valides.

Commentaires facebook