Jeudi 22 Juin 2017

RDC: des agents de la MONUSCO pris en otage par les rebelles sud-soudanais

RDC: des agents de la MONUSCO pris en otage par les rebelles sud-soudanais
(Xinhua 19/04/17)
Des rebelles soudanais

KINSHASA, (Xinhua) -- Des agents de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) ont été pris en otage dans la journée de mardi par les anciens rebelles sud-soudanais cantonnés dans le cadre de la mission de l'ONU dans la province du Nord-Kivu, a-t-on appris d'une source de la MONUSCO à Goma, chef-lieu de la province.

A en croire cette même source, ces rebelles soudanais fidèles à l'ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar veulent partir dans un pays tiers autre que la République démocratique du Congo et le Soudan du Sud.

Vendredi dernier, la MONUSCO a rapatrié volontairement huit de ces rebelles dans leurs pays d'origine au Soudan du Sud.

"Ils ont dit que si les huit ont pu rentrer au Soudan du Sud, eux ils veulent partir dans un pays tiers", a indiqué Daniel Ruiz, chef de bureau de la MONUSCO au Nord-Kivu.

Durant toute la journée de mardi, les officiels de la MONUSCO ont lancé une négociation avec ces rebelles pour permettre la libération des otages.

"Ils ne veulent pas lâcher les otages jusqu'à ce qu'on les laisse partir dans un pays tiers. On continue à négocier. Pour l'instant, il n'y a pas encore de solution", a ajouté Daniel Ruiz.

Depuis plusieurs mois, environs 800 combattants de l'Armée populaire de libération du Soudan (APLS) ont été recueillis en RDC par la MONUSCO sur demande des autorités de la République démocratique du Congo dans le cadre purement humanitaire suite à l'affrontement entre les deux factions du président Salva Kiir et de son vice-président Riek Machar à travers le pays.

Le Soudan du Sud est dévasté par une guerre civile qui a éclaté en décembre 2013. Des dizaines de milliers de Sud-Soudanais ont été tués et plus de deux millions d'autres déplacés depuis. Un accord de paix a été signé en août 2015, conduisant à la formation d'un gouvernement d'union nationale de transition, mais celui-ci a été brisé par une reprise des violences début juillet 2016.

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