Mercredi 13 Décembre 2017

Le Soudan du Sud critique les menaces de sanctions américaines en cas d'échec des négociations de paix

Le Soudan du Sud critique les menaces de sanctions américaines en cas d'échec des négociations de paix
(Xinhua 23/11/17)
Le ministre des Affaires Etrangères et coopération internationale de la République du Soudan du Sud, Deng Alor Kuol.

Le Soudan du Sud a déclaré mercredi que les Etats-Unis devraient accorder plus de temps aux négociations de paix au lieu de menacer d'imposer plus de sanctions aux deux parties au conflit.

"Les négociations progressent, nous ne voulons pas qu'elles nous soient imposées. Tout pays qui souhaite aider le Soudan du Sud ne devrait pas imposer de sanctions. Ces sanctions ne seront pas utiles", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mawien Makol, à Juba suite aux déclarations de Michael Morrow, chargé d'affaires américain, qui mettait en garde contre de nouvelles mesures strictes contre les saboteurs de la paix.

D'après les médias locaux, M. Morrow a révélé que l'administration Trump réfléchissait à la possibilité d'imposer des embargos d'armes et des restrictions économiques et bancaires à l'encontre des dirigeants sud-soudanais si les prochaines négociations de paix échouaient.

En juillet, le Trésor américain avait sanctionné et gelé les avoir de trois hauts responsables de l'armée sud-soudanaise qui avaient violé et obstrué les efforts de paix.

"Pourquoi n'attendent-ils pas que les prochaines négociations de paix portent ses fruits avant de parler de sanctions ? ", a interrogé M. Makol, faisant référence aux Etats-Unis.

Depuis 2015, les efforts américains au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU pour imposer des sanctions au Soudan du Sud ont été vains, et le Forum de haut-niveau pour relancer la paix lancé en juillet dernier par les dirigeants de la région est considéré comme la dernière chance pour mettre fin à la guerre.

Le Soudan du Sud a plongé dans les violences en décembre 2013 suite à un conflit politique entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar.

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