Mercredi 13 Décembre 2017

Le Kenya s'engage à cesser tout soutien aux groupes d'opposition du Soudan du Sud

Le Kenya s'engage à cesser tout soutien aux groupes d'opposition du Soudan du Sud
(Xinhua 21/11/17)
Image d'illustration.

L'ambassadeur kenyan au Soudan du Sud a déclaré lundi que son pays ne permettrait pas que son territoire soit utilisé pour mener des activités rebelles contre le gouvernement et le peuple du Soudan du Sud, pays voisin.

Le Kenya soutient les efforts de paix pour mettre fin au conflit dans ce pays, le plus jeune du monde, et il ne fera pas ingérence dans les affaires sud-soudanaises, a déclaré Cleland Leshore.

"Je tiens à assurer au gouvernement et au peuple du Soudan du Sud, à la région et à la communauté internationale que le gouvernement kenyan ne permettra pas que le Kenya soit utilisé comme base arrière pour quelque activité subversive que ce soit contre le gouvernement et le peuple du Soudan du Sud", a dit M. Leshore à Juba lors d'une session plénière organisée par la Commission conjointe de suivi et d'évaluation (JMEC), qui joue le rôle d'observateur de paix du Soudan du Sud.

Depuis que le Soudan du Sud est plongé dans une guerre civile, soit depuis la mi-2013, le Kenya est resté relativement neutre car il a permis aux partisans du gouvernement comme à ceux de l'opposition de résider sur son territoire.

Toutefois, après la reprise des violences à Juba en juin 2016, qui a brisé l'accord de paix conclu en 2015, Nairobi est revenu sur sa position concernant les groupes d'opposition sud-soudanais.

En novembre 2016, le Kenya a expulsé James atdet Dak, un porte-parole du principal groupe rebelle, l'Armée populaire de libération du Soudan en Opposition (APLS-IO) dirigé par l'ex-vice-président Riek Machar.

James Okuk, professeur de science politique à l'université de Juba, a souligné qu'il restait sceptique quant à la volonté du Kenya de se débarrasser des mouvements d'opposition sud-soudanais, affirmant que le Kenya abritait toujours plusieurs personnalités d'opposition.

"Cette déclaration est trop vague et il n'y a rien qui ait beaucoup changé concernant la situation actuelle au Soudan du Sud, car les dirigeants d'opposition continuent de résider au Kenya sans avoir rien à craindre", a dit M. Okuk.

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