Mercredi 24 Mai 2017

Des ONG dénoncent la flambée annoncée des prix du permis de travail au Soudan du Sud

Des ONG dénoncent la flambée annoncée des prix du permis de travail au Soudan du Sud
(Le Monde 17/03/17)

Juba a décidé, début mars, de multiplier par cent le droit d’installation des travailleurs étrangers, alors que la famine rend la présence des humanitaires vitale.
Le plus jeune Etat d’Afrique, créé de la partition du Soudan en 2011, a officiellement déclaré, le 21 février, l’état de famine dans le pays. Interpellées par Juba, les Nations unies ont appelé à l’aide internationale. C’est plus discrètement que le ministère du travail et des services publics a publié, le 2 mars, une circulaire annonçant l’augmentation du prix des permis de travail pour tous les travailleurs étrangers.

Trois tarifs ont été annoncés, calculés en fonction du niveau de compétence et de la durée prévue sur le territoire : 10 000 dollars (9 400 euros), 2 000 dollars et 1 000 dollars. La circulaire du gouvernement soudanais est cependant très floue. Les « professionnels » devraient s’acquitter de 10 000 dollars, les « ouvriers » de 2 000 dollars et les « journaliers » de 1 000 dollars.

Particulièrement touchés par cette mesure, les travailleurs des ONG internationales, dont le permis coûte aujourd’hui 100 dollars par an et par personne, devront s’acquitter de 10 000 dollars. « Nous ne pourrions pas supporter une telle hausse des coûts », assure Rebeckah Piotrowski, directrice du programme d’Action contre la faim au Soudan du Sud. Les organisations non gouvernementales exigent des clarifications du gouvernement sur les modalités d’une telle décision et espèrent son abandon.

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