Samedi 19 Août 2017
(La Montagne 18/08/17)
L’ancien chef marketing Waleed Makram a été forcé de quitter sa vie et ses possessions, harcelé par le régime soudanais, qui réprimait les chrétiens du Sud Soudan. Les images défilent sur la télévision extra-large. Khartoum, capitale du Soudan. Nil Blanc, Nil Bleu, centres commerciaux flambant neufs. « Regarde, c'était ma maison. » Waleed Makram pointe l'écran. Une luxueuse résidence avec piscine. À 8.214 kilomètres, Aurillac. Le refuge de Waleed, sa femme et ses trois enfants. L'ancien chef marketing est en exil. Il laisse derrière lui sa carrière, ses possessions. Et les persécutions du gouvernement d'Omar al Bashir. Fuir. Se réinventer. Mais ne pas se renier. Ne pas oublier. L'église, par exemple. La source de ses...
(RFI 11/08/17)
Ce jeudi 10 août 2017, quelque 180 migrants africains qui avaient pris place en bateau ont été jetés par-dessus bord par des passeurs au large du Yémen. On dénombre au moins cinq morts et 50 personnes portées disparues, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le même drame s'était produit la veille. Mercredi, 120 migrants en provenance de la corne de l'Afrique avaient été jetés à la mer délibérément par des passeurs à l'approche de la côte de la province de Chabwa, dans le sud du Yémen. L'OIM avait alors estimé à environ 50 le nombre de victimes...
(Jeune Afrique 04/08/17)
Le président soudanais, sous mandat d'arrêt international, est venu rencontrer le roi Salmane d'Arabie saoudite jeudi à Tanger, où celui-ci a pris ses quartiers d'été. Une visite vivement contestée par les défenseurs des droits de l'homme au Maroc. Le président soudanais, Omar Hassan el-Béchir, est arrivé à Tanger, jeudi 3 août, pour une visite privée, a indiqué un haut responsable marocain joint par Jeune Afrique. Il a atterri hier en fin d’après-midi à l’aéroport Ibn Battouta et s’est directement dirigé...
(Le Monde 28/07/17)
Les Soudan Célestins Music et moi (2). En 2016, Pablo Aiquel, journaliste à Vichy, permettait à un groupe de migrants de se produire au festival Cultures du monde. L’événement, en juillet 2016, était passé totalement inaperçu pratiquement partout en France. Seuls le quotidien La Montagne, dans son édition vichyssoise, et l’antenne de RCF dans l’Allier s’en étaient fait l’écho. Deux semaines avant le début des Jeux olympiques de Rio – qui avaient vu une délégation d’une dizaine d’athlètes réfugiés participer au rendez-vous...
(Libération 14/07/17)
La levée des sanctions économiques qui pèsent sur le pays depuis 1997 pouvait intervenir mercredi, après examen de l'avancée de la feuille de route soumise au régime de Khartoum. Le président américain a finalement reporté sa décision à octobre. Il y a vingt ans, Bill Clinton établissait par décret un embargo sur le Soudan. Le régime de Khartoum, placé en 1993 sur la liste des pays qui soutiennent le terrorisme, avait notamment accueilli Oussama Ben Laden sur son territoire pendant...
(BBC 13/07/17)
Le président soudanais Omar el-Béchir a suspendu mercredi les discussions avec les Etats-Unis sur les sanctions économiques, au lendemain de l'extension de trois mois par Washington d'un embargo sur Khartoum, selon l'agence de presse Suna. M. Béchir "a publié un décret présidentiel ordonnant la suspension du comité qui négociait avec les Etats-Unis". Ce comité négociait depuis plus d'un an avec des responsables américains pour tenter d'obtenir la suppression de ces sanctions imposées à Khartoum depuis 1997.
(Jeune Afrique 11/07/17)
La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé ce vendredi 7 juillet la suspension, par la FIFA, de la Fédération soudanaise (SFA) des compétitions internationales. Cette décision serait la conséquence du limogeage du président de la Fédération soudanaise par le ministre de la Justice, le 2 juin dernier. « Les clubs soudanais participant aux interclubs de la CAF (Confédération africaine de football) ont été disqualifiés après la décision du conseil d’administration de la FIFA de suspendre la Fédération soudanaise »,...
(RFI 07/07/17)
Après le verdict de la Cour pénale internationale qui a considéré, jeudi 6 juillet, que Pretoria avait manqué à ses obligations en n’arrêtant pas sur son sol Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide au Darfour, l’Afrique du Sud a réagi. Le président soudanais était présent à Johannesburg à un sommet de l'Union africaine en juin 2015. Et bien que signataire du Statut de Rome, l'Afrique du Sud ne l'avait pas arrêté. Le gouvernement a indiqué avoir pris note du verdict. Il a cinq jours pour éventuellement faire appel. Pour l'Afrique du Sud, c'est un véritable camouflet.
(Le Point 07/07/17)
La CPI pointe la responsabilité de l'Afrique du Sud dans la fuite du président soudanais, poursuivi pour génocide au Darfour, mais n'enclenche aucune action devant le Conseil de sécurité de l'ONU. La Cour pénale internationale (CPI) est sans appel : l'Afrique du Sud a bien manqué à ses obligations en n'arrêtant pas sur son sol en juin 2015 le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide au Darfour depuis 2009. Un sacré pied de nez à la justice internationale Pour...
(France TV Info 07/07/17)
Depuis le début de l'année 2017, Khartoum montre patte blanche afin de jouir de la levée effective des sanctions économiques annoncées par la Maison Blanche, après deux décennies d'embargo. Les autorités soudanaises seront fixées sur leur sort dans quelques jours. Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson devrait faire une recommandation formelle au président Donald Trump d’ici le 12 juillet 2017 dans le sens d’une levée de l’embargo économique imposé au Soudan depuis 1997. Khartoum devrait ainsi quitter la shortlist des...
(RFI 06/07/17)
La Cour pénale internationale a estimé ce jeudi 6 juillet que Pretoria a manqué à son devoir en refusant d'arrêter le président soudanais en 2015. L’affaire remonte à juin 2015, lorsqu'Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide au Darfour, se trouvait en Afrique du Sud pour un sommet de l’UA. Le pays, bien que signataire du traité de Rome, avait refusé de l’arrêter avant que le dirigeant soudanais ne quitte précipitamment le pays. La décision n’est pas une surprise. La CPI estime...
(Le Monde 01/07/17)
Le budget de la Minuad, la force mixte des Nations unies et de l’Union africaine déployée au Darfour depuis 2007, va être réduit de 60 millions de dollars. En 2004, Washington avait accusé Khartoum de mener un génocide au Darfour, une vaste région désertique dans l’ouest du Soudan. En 2016, Amnesty International incriminait le gouvernement d’Omar El-Béchir – un président toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale – dans l’utilisation d’armes chimiques dans la région...
(Financial Afrik 30/06/17)
Après 20 ans de sanctions américaines, le Soudan est au bout du tunnel. La décision américaine de suspendre l’embargo financier qui frappe Khartoum devrait tomber le 12 juillet selon Mohamed Osman Suliman Elrikaby, ministre soudanais des Finances qui s’exprimait à Kigali, le 29 juin 2017 en marge de la 24 ème assemblée générale d’Afreximbank. Les deux pays négocient depuis le mois de mars dans la foulée d’une mesure prise par Barack Obama, le 13 janvier, à une semaine de la...
(RFI 29/06/17)
Après avoir laissé planer la menace d'un shutdown, un accord a finalement été trouvé entre Washington et l'ONU. Le budget des opérations de maintien de la paix doit être réduit de 600 millions pour un budget total de 7,3 milliards de dollars. C'est moins que le milliard d'économie souhaité par l'administration Trump et cet accord doit encore être validé par l'Assemblée générale de l'ONU, ce vendredi. Toutes les missions seront touchées par cette baisse du budget, certaines plus que d'autres...
(BBC 13/06/17)
C'est le bilan fourni par le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha), qui craint des nouvelles contaminations avec l'arrivée prochaine de la saison des pluies dans le pays. Depuis dix mois, soit entre la mi-août 2016 et le 2 juin 2017, plus de 15.000 cas de diarrhées aiguës ont été enregistrés au Soudan, dont 279 mortels. Environ 87% des décès concernent des enfants de plus de cinq ans répartis dans onze régions du pays, dont la...
(Le Monde 12/06/17)
Selon un rapport des Nations unies, les camps rivaux en Libye utilisent comme supplétifs des combattants étrangers, originaires notamment du Darfour et du Tchad. Par Frédéric Bobin (Tunis, correspondant) Des membres de la brigade Salah Bou-Haliqa brigade, loyale à l’homme fort de l’est libyen Khalifa Haftar, célèbrent le 5 juin à Benghazi une bataille victorieuse. Haftar s’appuie aussi sur des mercenaires soudanais du Darfour. L’engagement de « mercenaires » étrangers en Libye est une vieille histoire. Lors de l’insurrection de...
(RFI 10/06/17)
Au Soudan, des combats ont éclaté à la fin du mois de mai 2017 au Darfour, alors que la région semblait quelque peu pacifiée. Des affrontements entre deux factions rebelles et les forces gouvernementales. Pour Jérôme Tubiana, chercheur, spécialiste du Soudan et du Tchad, consultant pour l’ONG Small Arms Survey, ce n’est pas un hasard si ces combats arrivent précisément en ce moment. Il répond aux questions de Xavier Besson.
(RFI 08/06/17)
La crise diplomatique autour du Qatar a gagné l’Afrique. Après la rupture des relations diplomatiques de l’Arabie saoudite avec l’émirat, plusieurs pays du continent ont, à leur tour, pris position. D’abord la Mauritanie mardi, puis les Comores mercredi ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha. Nouakchott accuse le Qatar de « soutenir des organisations terroristes, de propager des idées extrémistes et de semer l’anarchie ». Ensuite, c’est le gouvernement sénégalais, solidaire de l’Arabie saoudite, qui a rappelé son ambassadeur au...
(RFI 07/06/17)
Six mois jour pour jour après son arrestation à Khartoum, le 7 décembre dernier, Mudawi Ibrahim Adam, fervent défenseur des droits humains au Soudan, est toujours en prison. Lundi, le nouveau procureur de la République a promis que son procès se tiendrait bientôt, mais ses proches dénoncent une détention arbitraire et s'inquiètent pour sa santé fragile. Mudawi Ibrahim Adam a consacré sa vie à la défense des droits humains au Soudan et a même été récompensé en 2005 pour son combat. Pourtant, aujourd’hui, il est toujours en prison. En mars derniers, ses proches avaient espéré sa libération puisqu'un procureur s'était prononcé en faveur de l'abandon des charges, mais ce dernier a été remplacé.
(RFI 06/06/17)
Les réfugiés du Darfour qui ont trouvé refuge au Tchad envisagent de retourner chez eux. C'est du moins ce que laisse croire un sondage effectué dans les camps de réfugiés, à l'est du Tchad. Un état d'esprit qui a conduit à la signature d'un accord, le 31 mai, entre le Tchad, le Soudan et le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR). L’accord signé à Khartoum, la semaine dernière, indique que les deux Etats et l’organisme onusien s’engagent à...

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