Mardi 24 Avril 2018
(AFP 11/01/18)
L'Union européenne a exhorté jeudi le Soudan à autoriser les manifestations en cours contre la flambée des prix, assurant suivre de près la gronde sociale et les arrestations de responsables politiques. Plusieurs régions du Soudan sont depuis la semaine dernière le théâtre de manifestations d'étudiants et de citoyens en colère contre la hausse des prix. Le récent doublement du prix du pain après la décision du gouvernement de confier les importations céréalières au secteur privé, a suscité un vif mécontentement au sein de la population. Des policiers anti-émeutes ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants...
(AFP 11/01/18)
Une controverse a vu le jour au Soudan après la diffusion d'une vidéo montrant le doyen d'une université réputée de Khartoum en train de frapper des étudiantes qui protestaient contre le prix élevé de la nourriture. Qassem Badri, doyen de l'Université Ahfad pour femmes, apparaît sur les images marchant vers une foule d'étudiantes avant de gifler l'une d'elles et de frapper une autre. Autour de lui, on voit des étudiantes qui l'encerclent alors et scandent des slogans les mains levées. L'une d'elles s'en prend physiquement au doyen. Les faits se sont déroulés mercredi alors que les étudiantes manifestaient contre les prix élevés de produits alimentaires vendus à la cafétéria du campus. La vidéo est devenue virale jeudi, partagée de multiples...
(RFI 11/01/18)
En deux ans, les relations n'ont jamais été aussi tendues entre Le Caire et Khartoum. Le ballet diplomatique actuel dans les capitales de la région est l'illustration d'une crise qui s'étend dans la corne d'Afrique impliquant d'autres pays cherchant à élargir leur influence en mer Rouge. Le Caire et Khartoum s'accusent mutuellement d'atteinte à la sécurité et des axes se forment alors qu'une lutte silencieuse mais visible s'engage. Le Soudan a fermé, la semaine dernière, sa frontière avec l'Erythrée et a annoncé l'état d'urgence dans deux de ses Etats de l'est et déployés des milliers de soldats dans cette zone. Khartoum accuse l'Erythrée, appuyée par l'Egypte, de vouloir intervenir sur son territoir et même de vouloir renverser le président Omar...
(Jeune Afrique 10/01/18)
Alors qu'il s'emploie à plaire aux grandes puissances, le président soudanais se montre ferme sur le plan domestique. Conforté à l'international, Omar el-Béchir ne semble pas près à l'écoute et au compromis, alors que des manifestations ont éclaté après l'augmentation du prix du pain. Dans le même discours, prononcé le 1er janvier pour célébrer l’indépendance du Soudan, le président Omar el-Béchir a annoncé l’extension de l’état d’urgence à deux régions pourtant en paix – le Kassala et le Nord-Kordofan – et remercié ses alliés du Golfe persique, en premier lieu l’Arabie saoudite. S’i;l peut sembler anecdotique, le fait n’en est pas moins parlant. Quelques jours plus tard, en effet, le 7 janvier, le pouvoir de Khartoum a été confronté à...
(RFI 10/01/18)
La tension diplomatique persiste entre le Soudan et l'Egypte. L'une des raisons de cette nouvelle tension, est le rapprochement récent entre Khartoum et Ankara. Le Soudan, qui a perdu plus de la moitié de ses revenus pétroliers avec l'indépendance du Soudan du sud cherche des investisseurs. Il a concédé la gestion de l'île de Suakin à la Turquie contre des promesses d'investissements, de reconstruction et de coopération militaire. La Turquie y installera dans cette île une base militaire. Conformément à l'accord du mois dernier, le Soudan concède à la Turquie pour 99 ans, l’île de Suakin située au nord-est du pays. Elle ne fait que 70 km² mais son port est l’un des plus anciens d’Afrique. Sa position en mer...
(AFP 09/01/18)
Le Soudan a fermé sa frontière avec l'Erythrée quelques jours après l'instauration par Khartoum de l'état d'urgence dans une région frontalière de ce pays, a rapporté samedi l'agence officielle SUNA. Il y une semaine, le président Omar el-Béchir a décrété pour une durée de six mois l'état d'urgence dans l'Etat soudanais de Kassala (est) frontalier de l'Erythrée, ainsi que dans celui du Kordofan-Nord (centre). Des responsables ont expliqué que cette mesure faisait partie d'une campagne de Khartoum contre les armes illégales. "Le gouverneur de Kassala a émis un décret pour fermer toutes les frontières avec l'Erythrée à partir de la nuit du 5 janvier", a rapporté SUNA, sans plus de précisions. Un habitant de Kassala a indiqué à l'AFP que...
(AFP 09/01/18)
Déjà un an qu'ils ont débarqué sur cette terre inconnue du sud-ouest de la France, après leur odyssée d'Afrique jusqu'au camp de migrants de Calais (nord). Dans un village isolé, des réfugiés soudanais et sud-soudanais ont pansé leurs plaies et démarré une nouvelle vie. Sur les 24 jeunes exilés débarqués dans le village de Bruniquel (Tarn et Garonne, sud-ouest), onze ont décroché le précieux sésame du statut de réfugié. "Je suis heureux maintenant, on m'a donné le droit de vivre dans ce pays, c'est le pays des droits de l'Homme", lance Isam, 30 ans, qui figure parmi les tout premiers arrivants au Centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Bruniquel. "A tous mes amis qui souffrent et qui attendent, je leur...
(Agence Ecofin 09/01/18)
Au Soudan, le pain (70 grammes) a vu son prix passé de 0,5 à 1 livre soudanaise, a indiqué l’Union nationale des boulangeries du pays. Ce doublement du tarif est la conséquence de la flambée du prix de la farine de blé sur le marché local en raison de la suspension par l’exécutif de son programme de subvention de la céréale importée dans le cadre de son budget exercice 2018. Cette mesure de soutien aux consommateurs permettait au gouvernement d’importer au prix mondial, plus de 2 millions de tonnes de blé par an et de le revendre à un tarif plus bas aux trois principales sociétés que sont Sayga, Wheata et Sin. Cette manœuvre qui devrait abaisser les dépenses publiques...
(AFP 08/01/18)
Un étudiant a été tué dimanche au Darfour, dans l'ouest du Soudan, lors de manifestations contre la hausse du prix du pain, ont indiqué des responsables et des témoins. Des manifestations ont eu lieu dans les régions en conflit du Darfour et du Nil Bleu, ainsi que dans la capitale Khartoum, où des protestataires ont brûlé des pneus et bloqué des routes, la police répondant par des tirs de gaz lacrymogènes. Le récent doublement du prix du pain, consécutif à la décision du gouvernement de confier les importations céréalières au secteur privé, a suscité un vif mécontentement au sein de la population. Des policiers anti-émeutes ont tiré des gaz lacrymogènes sur des centaines d'étudiants et d'habitants...
(AFP 08/01/18)
Les exemplaires de six quotidiens critiquant la récente envolée des prix du pain ont été saisis par les autorités dimanche au Soudan, ont affirmé les responsables éditoriaux de ces journaux. Des membres du puissant Service national du renseignement et de la sécurité (NISS) ont saisi l'intégralité des exemplaires des quotidiens Al-Tayar, Al-Mustaqilla, Al-Karar, Al-Midan, Al-Assayha et Akhbar Al-Watan, a-t-on indiqué de mêmes sources. "Aucun motif n'a été communiqué (...) mais je pense que cela est dû à notre couverture sans filtre de la hausse des prix", a dit à l'AFP Hanadi Al-Sidiq, rédacteur en chef d'Akhbar Al-Watan, un des principaux quotidiens de l'opposition, avec Al-Midan. Les quatre autres parutions visées sont considérées comme des journaux indépendants faisant état des critiques...
(RFI 08/01/18)
Le Soudan a annoncé samedi 6 janvier qu'il fermait sa frontière avec l'Erythrée. Cette décision intervient quelques jours après l'instauration par Khartoum de l'état d'urgence dans l'État de Kassala, une région frontalière de ce pays. D'après les autorités soudanaises, la fermeture de la frontière fait partie d'une campagne de lutte contre le trafic d'armes. Pour Marc Lavergne, chercheur spécialiste de la Corne de l'Afrique, Khartoum fait surtout un geste démonstratif pour contenter ses nouveaux alliés internationaux. Des milliers d'Erythréens traversent illégalement la frontière soudanaise via l'Etat de Kassala...
(Le Monde 08/01/18)
En 2017, la barre symbolique des 100 000 demandes d’asile a été franchie, selon les chiffres publiés lundi 8 janvier par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Une hausse de 17 % sur un an, et un record, en dépit de la difficulté à faire enregistrer sa demande à Paris ou dans les Hauts-de-France, et même plus prosaïquement à entrer sur le territoire français. Malgré un discours de bienvenue aux réfugiés, la dissuasion se décline sur tous les modes. Si 2017 marque un tournant quantitatif, avec 100 412 demandes, l’année a aussi vu l’émergence de nouveaux profils, venus d’Afrique. Parmi les dix nationalités qui ont le plus sollicité la France, la moitié est issue de ce continent...
(Le Monde 08/01/18)
Il y a peine trois mois, Anwar arpentait les rues de Vichy sur un vélo Peugeot rafistolé. Aujourd’hui, il a troqué sa vieille bicyclette contre un vélo de course flambant neuf. A l’époque, ce jeune Soudanais tuait ses après-midi sur les ordinateurs de la bibliothèque municipale. Il avait l’air soucieux. A présent, ses journées sont bien remplies et son visage barré d’un sourire franc traduit un certain apaisement. Travailler, s’occuper, c’est un peu comme quand il fait du vélo : s’il arrête de pédaler, il tombe. Alors, quand il a reçu un retour positif pour intégrer un chantier d’insertion, il n’a pas hésité une seconde. Lorsque nous l’avions rencontré en septembre 2017, il se rendait à une réunion d’information pour...
(La Tribune 06/01/18)
Le Soudan a décidé de rappeler pour consultations son ambassadeur en Egypte. Aucune raison officielle n’a été avancée mais depuis plusieurs années une crise diplomatique couve entre les deux pays en raison notamment d’un vieux conflit frontalier mais aussi le dossier du Barrage de la Renaissance sur le Nil. Des tensions qui ont été dernièrement amplifiées par la visite en grande pompe du président turc Erdogan au Soudan et qui font craindre une nouvelle escalade diplomatique entre les deux pays. Nouvelle escalade dans la tension diplomatique qui couve des années entre Le Caire et Khartoum. Le Soudan a en effet décidé jeudi de rappeler « pour consultations » son ambassadeur en Egypte, Abdoul Mahmoud Abdoul Halim. L'information a été confirmée...
(La Tribune 06/01/18)
Au cours de l'année dernière 2017, le Soudan a produit plus de 100 tonnes d'or au total. Le département soudanais de tutelle a indiqué que cette production équivalait à un montant de 400 millions de dollars. Très loin des plus de 4 milliards que vaudrait cette quantité sur le marché si elle répondait aux standards internationaux. La production aurifère du Soudan a atteint les 100 tonnes au cours de l'année 2017. C'est ce qu'a annoncé le ministère soudanais en charge des minerais, le mercredi 3 janvier 2018. Hashim Ali Salem ne s'est pas empêché de s'en féliciter. « Au cours de l'année dernière, nous avons produit plus de 100 tonnes d'or pour une valeur d'environ 400 millions de dollars, ce...
(AFP 05/01/18)
De longues files d'attente se sont constituées vendredi devant les boulangeries de Khartoum où les prix du pain ont doublé depuis la veille, les boulangers critiquant la décision du gouvernement de stopper les importations de blé. Des clients ont dû attendre une heure environ pour acheter un pain, alors que plusieurs boulangeries craignent ne plus pouvoir fonctionner à cause des hausses des prix de la farine. "Toutes les boulangeries ont décidé d'augmenter le prix du pain après la hausse du prix de la farine hier (jeudi)", a expliqué à l'AFP Mohamed al-Saïd, membre du syndicat des boulangers. Le prix d'un sac de 50 kilos de farine est passé de 167 à 450 livres soudanaises (de 20 à 54 euros) ,...
(Xinhua 05/01/18)
Le président soudanais, Omar el-Béchir, a promulgué jeudi un décret visant à prolonger de trois mois le cessez-le-feu dans toutes les zones de conflit, a rapporté l'agence de presse officielle SUNA. "Le président soudanais Omar el-Béchir a publié jeudi un décret républicain prolongeant de trois mois le cessez-le-feu dans les zones d'opération", a indiqué SUNA. En janvier 2017, le Soudan a mis en place un cessez-le-feu unilatéral de six mois quelques jours après la levée partielle des sanctions économiques imposées au Soudan par le gouvernement américain pendant environ 20 ans. Le gouvernement soudanais a lutté contre les rebelles du Mouvement pour la libération des peuples du Soudan...
(Xinhua 05/01/18)
Quelque 170 réfugiés soudanais du camp de Pladama-Ouaka dans la ville centrafricaine de Bambari (centre) ont décidé de rester en dépit des imposants moyens mis par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à la disposition de ceux ayant délibérément choisi de rentrer dans leur pays d'origine, a appris Xinhua jeudi des sources proches du dossier. Kamis Abdelaziz Mahamat, réfugié, a émis des doutes sur la situation sécuritaire dans la ville soudanaise de Daffaq, au sud du Darfour. Il s'attend, lui et les membres de sa famille qui sont restés en République centrafricaine (RCA) à ce que ses pairs qui sont rentrés lui fassent parvenir un message rassurant. Mariam Abakar Issa, quant à elle, a insisté sur...
(Xinhua 05/01/18)
Le ministère soudanais des Minéraux a annoncé mercredi que le Soudan avait produit plus de 100 tonnes d'or en 2017, pour une valeur d'environ 400 millions de dollars. "Au cours de l'année dernière, nous avons produit plus de 100 tonnes d'or pour une valeur d'environ 400 millions de dollars, ce qui équivaut aux revenus pétroliers du pays avant la séparation d'avec le Soudan du Sud", a annoncé le ministre des Minéraux Hashim Ali Salem dans un communiqué. Il a précisé que 80 tonnes d'or avaient été produites par le secteur minier traditionnel. Le ministère travaille actuellement à lever les éléments qui font encore obstacle aux investissements dans le secteur des mines d'or, et à lutter contre la contrebande d'or, a-t-il...
(AFP 04/01/18)
Israël a lancé mercredi un programme destiné à imposer à près de 40.000 migrants africains en situation irrégulière de choisir entre leur expulsion ou leur incarcération. Ces migrants ont jusqu'à la fin mars pour quitter Israël, faute de quoi ils seront emprisonnés pour une durée indéterminée. "Ce programme sera appliqué à partir d'aujourd'hui (mercredi)", a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui s'est félicité du projet destiné à "faire partir les migrants entrés illégalement". Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 38.000 personnes sont concernées, en majorité des Erythréens et des Soudanais. Les migrants qui accepteront de partir se verront remettre un billet d'avion et près de 3.000 euros. Dans le cadre de son programme d'expulsion, le gouvernement israélien reconnaît...

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