Dimanche 18 Février 2018
(AFP 08/01/18)
Un étudiant a été tué dimanche au Darfour, dans l'ouest du Soudan, lors de manifestations contre la hausse du prix du pain, ont indiqué des responsables et des témoins. Des manifestations ont eu lieu dans les régions en conflit du Darfour et du Nil Bleu, ainsi que dans la capitale Khartoum, où des protestataires ont brûlé des pneus et bloqué des routes, la police répondant par des tirs de gaz lacrymogènes. Le récent doublement du prix du pain, consécutif à la décision du gouvernement de confier les importations céréalières au secteur privé, a suscité un vif mécontentement au sein de la population. Des policiers anti-émeutes ont tiré des gaz lacrymogènes sur des centaines d'étudiants et d'habitants...
(AFP 08/01/18)
Les exemplaires de six quotidiens critiquant la récente envolée des prix du pain ont été saisis par les autorités dimanche au Soudan, ont affirmé les responsables éditoriaux de ces journaux. Des membres du puissant Service national du renseignement et de la sécurité (NISS) ont saisi l'intégralité des exemplaires des quotidiens Al-Tayar, Al-Mustaqilla, Al-Karar, Al-Midan, Al-Assayha et Akhbar Al-Watan, a-t-on indiqué de mêmes sources. "Aucun motif n'a été communiqué (...) mais je pense que cela est dû à notre couverture sans filtre de la hausse des prix", a dit à l'AFP Hanadi Al-Sidiq, rédacteur en chef d'Akhbar Al-Watan, un des principaux quotidiens de l'opposition, avec Al-Midan. Les quatre autres parutions visées sont considérées comme des journaux indépendants faisant état des critiques...
(RFI 08/01/18)
Le Soudan a annoncé samedi 6 janvier qu'il fermait sa frontière avec l'Erythrée. Cette décision intervient quelques jours après l'instauration par Khartoum de l'état d'urgence dans l'État de Kassala, une région frontalière de ce pays. D'après les autorités soudanaises, la fermeture de la frontière fait partie d'une campagne de lutte contre le trafic d'armes. Pour Marc Lavergne, chercheur spécialiste de la Corne de l'Afrique, Khartoum fait surtout un geste démonstratif pour contenter ses nouveaux alliés internationaux. Des milliers d'Erythréens traversent illégalement la frontière soudanaise via l'Etat de Kassala...
(Le Monde 08/01/18)
En 2017, la barre symbolique des 100 000 demandes d’asile a été franchie, selon les chiffres publiés lundi 8 janvier par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Une hausse de 17 % sur un an, et un record, en dépit de la difficulté à faire enregistrer sa demande à Paris ou dans les Hauts-de-France, et même plus prosaïquement à entrer sur le territoire français. Malgré un discours de bienvenue aux réfugiés, la dissuasion se décline sur tous les modes. Si 2017 marque un tournant quantitatif, avec 100 412 demandes, l’année a aussi vu l’émergence de nouveaux profils, venus d’Afrique. Parmi les dix nationalités qui ont le plus sollicité la France, la moitié est issue de ce continent...
(Le Monde 08/01/18)
Il y a peine trois mois, Anwar arpentait les rues de Vichy sur un vélo Peugeot rafistolé. Aujourd’hui, il a troqué sa vieille bicyclette contre un vélo de course flambant neuf. A l’époque, ce jeune Soudanais tuait ses après-midi sur les ordinateurs de la bibliothèque municipale. Il avait l’air soucieux. A présent, ses journées sont bien remplies et son visage barré d’un sourire franc traduit un certain apaisement. Travailler, s’occuper, c’est un peu comme quand il fait du vélo : s’il arrête de pédaler, il tombe. Alors, quand il a reçu un retour positif pour intégrer un chantier d’insertion, il n’a pas hésité une seconde. Lorsque nous l’avions rencontré en septembre 2017, il se rendait à une réunion d’information pour...
(La Tribune 06/01/18)
Le Soudan a décidé de rappeler pour consultations son ambassadeur en Egypte. Aucune raison officielle n’a été avancée mais depuis plusieurs années une crise diplomatique couve entre les deux pays en raison notamment d’un vieux conflit frontalier mais aussi le dossier du Barrage de la Renaissance sur le Nil. Des tensions qui ont été dernièrement amplifiées par la visite en grande pompe du président turc Erdogan au Soudan et qui font craindre une nouvelle escalade diplomatique entre les deux pays. Nouvelle escalade dans la tension diplomatique qui couve des années entre Le Caire et Khartoum. Le Soudan a en effet décidé jeudi de rappeler « pour consultations » son ambassadeur en Egypte, Abdoul Mahmoud Abdoul Halim. L'information a été confirmée...
(La Tribune 06/01/18)
Au cours de l'année dernière 2017, le Soudan a produit plus de 100 tonnes d'or au total. Le département soudanais de tutelle a indiqué que cette production équivalait à un montant de 400 millions de dollars. Très loin des plus de 4 milliards que vaudrait cette quantité sur le marché si elle répondait aux standards internationaux. La production aurifère du Soudan a atteint les 100 tonnes au cours de l'année 2017. C'est ce qu'a annoncé le ministère soudanais en charge des minerais, le mercredi 3 janvier 2018. Hashim Ali Salem ne s'est pas empêché de s'en féliciter. « Au cours de l'année dernière, nous avons produit plus de 100 tonnes d'or pour une valeur d'environ 400 millions de dollars, ce...
(AFP 05/01/18)
De longues files d'attente se sont constituées vendredi devant les boulangeries de Khartoum où les prix du pain ont doublé depuis la veille, les boulangers critiquant la décision du gouvernement de stopper les importations de blé. Des clients ont dû attendre une heure environ pour acheter un pain, alors que plusieurs boulangeries craignent ne plus pouvoir fonctionner à cause des hausses des prix de la farine. "Toutes les boulangeries ont décidé d'augmenter le prix du pain après la hausse du prix de la farine hier (jeudi)", a expliqué à l'AFP Mohamed al-Saïd, membre du syndicat des boulangers. Le prix d'un sac de 50 kilos de farine est passé de 167 à 450 livres soudanaises (de 20 à 54 euros) ,...
(Xinhua 05/01/18)
Le président soudanais, Omar el-Béchir, a promulgué jeudi un décret visant à prolonger de trois mois le cessez-le-feu dans toutes les zones de conflit, a rapporté l'agence de presse officielle SUNA. "Le président soudanais Omar el-Béchir a publié jeudi un décret républicain prolongeant de trois mois le cessez-le-feu dans les zones d'opération", a indiqué SUNA. En janvier 2017, le Soudan a mis en place un cessez-le-feu unilatéral de six mois quelques jours après la levée partielle des sanctions économiques imposées au Soudan par le gouvernement américain pendant environ 20 ans. Le gouvernement soudanais a lutté contre les rebelles du Mouvement pour la libération des peuples du Soudan...
(Xinhua 05/01/18)
Quelque 170 réfugiés soudanais du camp de Pladama-Ouaka dans la ville centrafricaine de Bambari (centre) ont décidé de rester en dépit des imposants moyens mis par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à la disposition de ceux ayant délibérément choisi de rentrer dans leur pays d'origine, a appris Xinhua jeudi des sources proches du dossier. Kamis Abdelaziz Mahamat, réfugié, a émis des doutes sur la situation sécuritaire dans la ville soudanaise de Daffaq, au sud du Darfour. Il s'attend, lui et les membres de sa famille qui sont restés en République centrafricaine (RCA) à ce que ses pairs qui sont rentrés lui fassent parvenir un message rassurant. Mariam Abakar Issa, quant à elle, a insisté sur...
(Xinhua 05/01/18)
Le ministère soudanais des Minéraux a annoncé mercredi que le Soudan avait produit plus de 100 tonnes d'or en 2017, pour une valeur d'environ 400 millions de dollars. "Au cours de l'année dernière, nous avons produit plus de 100 tonnes d'or pour une valeur d'environ 400 millions de dollars, ce qui équivaut aux revenus pétroliers du pays avant la séparation d'avec le Soudan du Sud", a annoncé le ministre des Minéraux Hashim Ali Salem dans un communiqué. Il a précisé que 80 tonnes d'or avaient été produites par le secteur minier traditionnel. Le ministère travaille actuellement à lever les éléments qui font encore obstacle aux investissements dans le secteur des mines d'or, et à lutter contre la contrebande d'or, a-t-il...
(AFP 04/01/18)
Israël a lancé mercredi un programme destiné à imposer à près de 40.000 migrants africains en situation irrégulière de choisir entre leur expulsion ou leur incarcération. Ces migrants ont jusqu'à la fin mars pour quitter Israël, faute de quoi ils seront emprisonnés pour une durée indéterminée. "Ce programme sera appliqué à partir d'aujourd'hui (mercredi)", a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui s'est félicité du projet destiné à "faire partir les migrants entrés illégalement". Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 38.000 personnes sont concernées, en majorité des Erythréens et des Soudanais. Les migrants qui accepteront de partir se verront remettre un billet d'avion et près de 3.000 euros. Dans le cadre de son programme d'expulsion, le gouvernement israélien reconnaît...
(Le Point 04/01/18)
Israël a annoncé mercredi le lancement d'un programme destiné à imposer à près de 40 000 migrants en situation irrégulière de choisir entre leur expulsion ou leur incarcération. S'exprimant au début d'une réunion de son cabinet, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est félicité de la mise en place de ce projet destiné à « faire partir les migrants entrés illégalement ». Ceux-ci ont jusqu'à la fin mars pour quitter Israël, faute de quoi ils seront emprisonnés pour une durée indéterminée. Les migrants africains en Israël contraints de s'exiler pour éviter la prison...
(Le Monde 04/01/18)
Le retour sur les routes de l’exil ou la prison. Pour les dizaines de milliers de migrants africains en situation irrégulière en Israël, le mot d’ordre est clair. Le programme lancé par le gouvernement israélien, mercredi 3 janvier, leur donne jusqu’à fin mars pour quitter Israël. S’ils refusent, ils seront incarcérés pour une durée indéterminée. Le programme est orchestré par l’Autorité israélienne de la population et de l’immigration, rattachée au ministère de l’intérieur. Le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, s’est félicité mercredi de sa mise en œuvre, destinée à « faire partir les migrants entrés illégalement » et qu’il appelle aussi les « infiltrés ». Le terme désignait dans les années 1950 les Palestiniens qui entraient en Israël pour commettre des...
(AFP 03/01/18)
Le ministre soudanais des Finances Mohamed Othmane al-Rikabi a regretté mardi la réticence des banques du monde entier à travailler avec Khartoum en dépit de la fin de l'embargo américain. Les Etats-Unis ont levé en octobre une partie des sanctions qu'ils imposaient au Soudan depuis 20 ans, évoquant des progrès notamment sur la question des droits de l'Homme, mais ont en revanche maintenu le pays africain sur sa liste des "Etats soutenant le terrorisme". "Nous n'avons pas tiré profit de la levée de l'embargo. Les banques du monde entier sont encore réticentes à faire des affaires avec les banques soudanaises", a déclaré le ministre à des journalistes. L'embargo américain empêchait notamment les banques soudanaises de recevoir des virements de l'étranger...
(Agence Ecofin 03/01/18)
L’Egypte vient de soumettre à l’Ethiopie, une proposition relative à la sortie du Soudan des discussions sur la construction du barrage de la Grande Renaissance. A la place, le pays propose l’introduction de la Banque mondiale, en tant que médiateur. « L’Egypte croit que la Banque mondiale est neutre et déterminante et qu’elle pourrait faciliter les discussions entre les deux parties, tout en évitant les interprétations et manipulations politiques.», a affirmé Sameh Shoukry, le ministre égyptien des affaires étrangères, lors d’une visite de travail en Egypte. Cette proposition semble, pour le moins, ne pas emballer la partie éthiopienne. Cette dernière estime, en effet, que toutes les discussions techniques relatives au barrage se feront en présence du Soudan. « L’Ethiopie reste...
(AFP 02/01/18)
Le président soudanais Omar el-Béchir a instauré samedi l'état d'urgence dans deux États du Soudan non touchés par les conflits, l'un dans le centre du pays et l'autre dans l'est à la frontière avec l’Érythrée, a rapporté un média officiel. M. Béchir "a publié samedi un décret présidentiel proclamant l'état d'urgence dans les Etats du Kordofan-Nord et de Kassala pour une durée de six mois", a indiqué l'agence de presse officielle SUNA, sans mentionner les raisons pour lesquelles cette décision avait été prise. L'état d'urgence est déjà en vigueur dans sept autres États en conflit: les cinq États du Darfour où le gouvernement combat les rebelles depuis 2003, ainsi que le Kordofan-Sud et le Nil Bleu, où un conflit oppose...
(Agence Ecofin 28/12/17)
Sommé par le FMI de libéraliser la livre soudanaise, le Soudan prévoit plutôt de dévaluer sa monnaie dès la première semaine de janvier 2018, a annoncé mardi le ministre des finances, Mohamed Othman Rukabi. Le pays ne passera pas, pour le moment à un taux de change flexible. Ainsi, la loi de finances 2018 qui prévoit un budget évalué à 24,7 milliards $, s’appuie sur le taux de change de 18 livres pour un dollar contre 6,7 livres pour un billet vert auparavant. « Le budget total pour la nouvelle année est basé sur un taux officiel de 18 SDG par dollar. Nous attendons que les résultats de cette politique soient positifs pour l'économie soudanaise.», a déclaré le ministre. La...
(La Tribune 27/12/17)
Le Soudan vient d’annoncer une dévaluation record de sa monnaie qui passera dès le début 2018 de 6,7 à 18 livres soudanaises par dollars. Cette mesure vise à équilibrer le taux de change officiel avec celui pratiqué sur le marché noir. Cette réforme ne devrait cependant pas déboucher sur un flottement de la monnaie. Les autorités soudanaises comptent dévaluer leur monnaie, la livre soudanaise dès janvier prochain. Khartoum devra ainsi faire passer sa devise de 6,7 livres soudanaises (SDG) par dollar à 18 livres par dollar. Cette dévaluation englobera même le taux de change douanier utilisé pour calculer les droits de douane et inscrit dans le budget 2018, avec une application prévue pour la première semaine de janvier. S'aligner sur...
(Agence Ecofin 27/12/17)
Le président turque Recep Tayyip Erdogan (photo), à la tête de 150 chefs d'entreprises turcs a entamé ce dimanche une tournée africaine, la deuxième depuis son arrivée à l'Ak Saray, le palais présidentiel, il y a trois ans. Première étape de cette tournée qui prend l’allure d’un renforcement des relations économiques et stratégiques avec le continent africain, le Soudan. Dimanche à Khartoum, dans la capitale soudanaise, une douzaine d’accords visant à stimuler la coopération économique, militaire et culturelle entre les deux pays ont été signés. Pour le président soudanais Omar el-Béchir, cette visite apparait comme un appui de poids dans un contexte marqué par le retour timide des investisseurs internationaux. Bien qu’une bonne partie des sanctions économiques américaines aient été...

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