Mercredi 26 Juillet 2017

Devant la CPI, Pretoria réaffirme l’immunité d’Omar Al-Béchir

Devant la CPI, Pretoria réaffirme l’immunité d’Omar Al-Béchir
(Le Monde 10/04/17)
Omar El Béchir, président du Soudan.

Ce vendredi 7 avril, face aux juges de La Haye, l’Etat sud-africain a soutenu qu’il n’était pas de son devoir d’arrêter le président soudanais sur son sol en 2015.
C’est à l’occupation de la galerie publique que l’on devine l’intérêt de l’audience du jour. Ce vendredi 7 avril, l’Afrique du Sud est devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye, aux Pays-Bas, pour débattre de son échec à arrêter Omar Al-Béchir lors de sa visite au sommet de l’Union africaine (UA), en 2015. Les rangs de la galerie publique sont surtout occupés par des juristes, mais quelques diplomates sont aussi présents, comme l’ambassadrice de l’Ouganda au Benelux. On devine donc que la question est politico-juridique… et que les débats seront très techniques.

L’affaire remonte à juin 2015. Invité d’un sommet de l’UA, Omar Al-Béchir foule le sol sud-africain malgré les mandats d’arrêt pour génocide et crimes contre l’humanité émis contre lui par la CPI en 2009 et 2010. « Bien sûr que c’était une inquiétude pour les autorités sud-africaines, explique l’avocate Sandra de Wet aux juges. Nous savions qu’il y aurait des problèmes. » Lorsqu’il confirme sa présence au sommet, Omar Al-Béchir s’enquiert de son immunité. « Comme lors de tout sommet », Pretoria établit un accord confirmant les immunités dont jouissent les délégations.

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