Lundi 23 Octobre 2017

La piraterie fait un retour en force au large de la Somalie

La piraterie fait un retour en force au large de la Somalie
(Jeune Afrique 14/07/17)

Face à la résurgence de la piraterie dans le Golfe d’Aden et dans le bassin somalien, le Groupe de contact sur la piraterie au large des côtes somaliennes (GCPSC) a appelé au maintien de la force navale européenne (EUNAVFOR). Le gouvernement somalien cherche également des moyens pour renforcer ses propres dispositifs sécuritaires.

L’accalmie a duré cinq ans, jusqu’à une série d’attaques en mars et avril dernier. Selon un document diffusé à la conférence de Maurice – à laquelle étaient présents plus de 200 représentants de gouvernements, d’institutions internationales et d’ONG, du 5 au 7 juillet -, la Force navale européenne a recensé six attaques de pirates somaliens entre le 13 mars et le 22 avril dernier. Le rapport précise que toutes les attaques, dont la plupart avaient pour but une prise d’otages, ont été déjouées et n’ont fait aucun blessé. Ce qui met en exergue, selon le document, l’efficacité des dispositifs de communication, d’alerte et de coopération internationale déployés depuis 2009 contre la piraterie maritime.

Simon Church, directeur du Centre de la sécurité maritime de la Corne de l’Afrique (MSCHOA), précise toutefois à Jeune Afrique, que « les pirates ne sont plus aussi organisés que dans le passé et que [les dernières attaques] sont plutôt l’oeuvre d’opportunistes ».

Faiblesses sécuritaires

Bien que moins violentes et structurées qu’auparavant, ces attaques reflètent la faiblesse sécuritaire en terre somalienne, selon le GCPSC pour qui le danger perdurera tant que la situation sécuritaire à l’intérieur de la Somalie ne sera pas maîtrisée.

D’où l’appel lancé par le gouvernement de Somalie à travers son ministre de la Pêche et des Ressources maritimes, Abdirahman Abdi Hashi. « Nous avons connu une guerre civile de 30 ans, toutes les institutions ont été anéanties. Nous recommençons a zéro et faisons des progrès avec la mise en place d’institutions pour la formation de cadres, pour faire respecter les lois et créer des garde-côtes ainsi qu’une force marine somalienne, » précise-t-il à Jeune Afrique.

Fin de la mission de la Force navale européenne

Les garde-côtes et la marine du pays, qui ne disposent que de 7 bateaux, estiment en avoir besoin d’une cinquantaine, ainsi que d’un centre de commande, pour pouvoir surveiller les eaux somaliennes. Le gouvernement de Somalie espère l’appui de la communauté internationale en la matière.

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