Dimanche 18 Février 2018

Comesa : la Tunisie et la Somalie décrochent leur ticket d’entrée lors du sommet burundais

Comesa : la Tunisie et la Somalie décrochent leur ticket d’entrée lors du sommet burundais
(La Tribune 29/01/18)

Il faudra prévoir deux sièges supplémentaires lors de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernements du 20ème sommet du Marché commun de l'Afrique orientale et australe (Comesa) prévu les 18 et 19 avril prochains. Après plusieurs tractations, la Tunisie et la Somalie devraient officiellement rejoindre cette organisation pour porter à 21, le nombre de pays membres de cette zone de libre-échange des pays d’Afrique orientale et australe. Une entrées à enjeux multiples, notamment économiques.

Deux nouvelles adhésions au marché commun des pays d'Afrique orientale et australe (Comesa, acronyme en anglais) vont être officialisées lors du 20ème sommet de l'organisation.

« C'est un sommet de grande envergure qu'on aura organisé et qui sera gravé dans les annales de l'histoire diplomatique du COMESA dans la mesure où il y aura l'adhésion de deux nouveaux pays, à savoir la Tunisie et la Somalie», prévient d'emblée Zéphyrin Maniratanga, président du comité de coordination du sommet en intense préparation à Bujumbura, la capitale du Burundi où il vient de recevoir Sindiso Ngwenya, le SG de l'organisation.

Deux nouveaux sièges pour Tunis et Mogadiscio

Cette dernière prépare activement l'élargissement de la communauté à Tunis et de Mogadiscio qui vont désormais siéger en tant que membre après plusieurs tractations diplomatiques et des coups d'arrêt à la tenue du sommet déprogrammé pour sa date d'octobre 2017.

Avec quelques modifications ou adaptations à prévoir dans leurs législations respectives notamment sur les règles douanières et de libre circulation des biens et des personnes, les deux pays devraient se conformer à la Charte de ce marché de 475 millions de consommateurs. Mais la question de leur entrée semble avoir été définitivement entérinée.

Pour cette organisation souvent critiquée pour son immobilisme, l'entrée des deux pays lui permet d'élargir son marché au-delà de son espace géographique naturel après que plusieurs pays d'Afrique centrale en ont claqué la porte. A la faveur de la fraîcheur apportée par les nouveaux entrants, le Comesa devrait sans doute réviser la création de son union douanière commune, de son visa unique et le renforcement de la zone monétaire avec son projet de monnaie unique.

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