Mercredi 20 Septembre 2017

Sierra Leone : un pays qui revient de loin

Sierra Leone : un pays qui revient de loin
(Le Point 19/06/17)
Dans une rue animée de la capitale Freetown. Sierra Leone.

Alors que la Sierra Leone se remet progressivement de la crise Ebola (épidémie qui a fait 3 600 morts), la croissance économique de ce pays anglophone, membre de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), devrait atteindre 4,3 %. Après une chute abyssale de 21,5 % en 2015, soit 29 % du PIB. Outre l'épidémie, le pays a été confronté au choc majeur de la perte des cours du minerai de fer (50 % des exportations) entre 2014 et 2015.

La croissance du PIB réel pourrait remonter à 5 % en 2017
Mais, depuis 2016, l'économie repart. « La reprise est là », attestent le gouvernement et les institutions financières internationales comme le Fonds monétaire international. C'est le secteur des importations, avec de nouveaux projets d'investissement dans le secteur minier, qui a tiré l'économie du pays vers le haut. Notamment, « avec la reprise des opérations dans la mine de Tonkolili, le secteur du fer devrait profiter en 2017 du lancement de la production par la compagnie China Kingho Energy Group, qui avait signé un mémorandum d'accord avec le gouvernement pour 6 milliards de dollars d'investissement dans des projets d'infrastructures et miniers », analyse, pour sa part, la Coface dans un bulletin d'analyse.

Mais l'agriculture s'est aussi bien comportée. L'économie du pays dépend en grande partie de l'agriculture, qui « représente près de la moitié du PIB (46 % en 2008) et fournit environ 75 % de la population active (15-64 ans) dans le pays. La Sierra Leone compte 5,4 millions d'hectares (74 %) de terres potentiellement cultivables. Elle bénéficie d'un certain nombre d'avantages naturels enviables, car elle est située dans l'un des plus grands ports naturels du monde. Le gouvernement, après 2007, a augmenté la répartition budgétaire dans le secteur pour s'établir à 7,7 % en 2009, à un taux de 1,6 % moindre, rendant ainsi la productivité agricole très faible.

Autre symbole de la reprise, ou « frémissement », devrait-on plutôt observer : le secteur du tourisme. Dynamique et attirant un grand nombre de touristes (le nombre d'arrivées de touristes internationaux avait été multiplié par 2,5 entre 2007 et 2013) avant la flambée de la maladie à virus Ebola, ça pourrait repartir, à condition que les risques politiques soient évités, ainsi qu'une résurgence de l'épidémie sous contrôle.

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