Lundi 20 Novembre 2017

Le forum africain anti-dopage ouvre aux Seychelles pour combattre les tricheurs dans le monde du sport

Le forum africain anti-dopage ouvre aux Seychelles pour combattre les tricheurs dans le monde du sport
(Seychelles News Agency 29/08/17)

Les Seychelles accueillent le premier forum de l'Union africaine visant à établir un cadre pour lutter contre le dopage dans le sport en Afrique.

Le ministre des sports aux Seychelles, Mitcy Larue, a déclaré lors de la cérémonie de lancement lundi que les valeurs fondamentales du sport sont en danger en raison de la montée du dopage, par les athlètes africains, lors de compétitions internationales.

«En tant que gardiens des valeurs et de l'esprit du sport, nous devons être proactifs, objectifs, justes et transparents dans notre décision alors que nous luttons contre ce fléau», a déclaré Larue.

Elle a ajouté que l'Afrique a observé un bon nombre de cas de dopage où les jeunes, de plus en plus sous pression dans leurs quêtes de résultats, s’aventurent dans les zones sombres du dopage.

Les Seychelles, un archipel de l'Océan Indien occidental, n'ont pas été épargnés. L’haltérophile seychelloise Ruby Malvina a été suspendue pendant quatre ans par la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) après avoir échoué à ses contrôles anti-dopages en 2015.Il lui est impossible de participer à une compétition d’haltérophilie, que ce soit en local ou à l’international, mais elle peut toujours s’entraîner jusqu’à ce que sa suspension prenne fin.

Malvina a été une athlète remarquable avec trois médailles d'or aux 9e Jeux des Îles de l'Océan Indien de 2015 à la Réunion, département français de la région, suivies de deux médailles d'or aux Jeux de l'Afrique et aux Championnats du Commonwealth d’haltérophilie en Inde. Elle a dû abandonner toutes les médailles remportées lors des deux derniers événements. Malvina a été la quatrième haltérophile seychelloise à avoir été dépistée positive à la prise de substances illicites.

Le directeur général de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Olivier Niggli, a déclaré que pour la première fois, les pays se sont réunis pour discuter et trouver des moyens d'amplifier la lutte contre le dopage en Afrique.

Niggli a déclaré que l'utilisation de médicaments interdits pour améliorer les performances est considérée comme contraire à l'éthique, et l'agence antidopage s'est engagée à promouvoir le sport propre parmi les athlètes.

«Nous voulons commencer par un programme d'enquête que nous voulons intégrer au programme scolaire. Nous devons commencer par les jeunes athlètes afin qu'ils obtiennent des informations appropriées sur le dopage ", a ajouté Niggli.

En commentaire à l'établissement d'un laboratoire régional pour tester le dopage, Niggli, a déclaré que le plan devait être axé sur la qualité.

« Il ne s'agit pas d'établir un laboratoire dans chaque pays. Le plus important c’est la qualité, et nous ne pouvons pas faire de compromis la dessus », a ajouté Niggli.

Le forum de trois jours examinera également le thème de la bonne gouvernance entre les gouvernements et tous les organismes antidopage dans le monde.

« Toutes les organisations antidopage doivent prendre une position indépendante non seulement par rapport au sport, mais aussi par rapport au gouvernement », a déclaré le directeur général.

Un participant au forum, Joel Dubel, qui est également entraîneur du badminton, a déclaré que le forum était un bon début de sensibilisation au dopage, car il a entendu que cela se produit aux Seychelles.

"Je ne veux pas que cela se produise dans mon sport, car cela créera une mauvaise image non seulement pour l'individu impliqué, mais pour toute la discipline en général", a déclaré Dubel.

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