Un conseiller du président sénégalais plaide pour l'élargissement des préférences commerciales de la Chine en faveur de l'Afrique | Africatime
Lundi 24 Avril 2017

Un conseiller du président sénégalais plaide pour l'élargissement des préférences commerciales de la Chine en faveur de l'Afrique

Un conseiller du président sénégalais plaide pour l'élargissement des préférences commerciales de la Chine en faveur de l'Afrique
(Xinhua 31/03/17)

DAKAR, (Xinhua) -- Falou Samb, conseiller spécial en Commerce et Investissements du président du Sénégal, a invité la Chine à élargir ses préférences commerciales en faveur de l'Afrique, lors d'une interview accordée récemment à Xinhua.

"Au niveau du commerce, il faut que la Chine ouvre beaucoup plus ses marchés par rapport à des pays comme le Sénégal, qui appartient à la catégorie des pays les moins avancés. Il lui faut élargir les préférences commerciales", a affirmé M. Samb qui est également professeur d'économie à l'université de Dakar.

Falou Samb a relevé que, pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir du président Macky Sall, en 2012, le Sénégal a exporté plus de 500.000 tonnes d'arachides vers la Chine.

Il a part ailleurs souligné les particularités que le Sénégal peut retenir de la Chine, qui sont, selon lui, "le volontarisme de ses dirigeants, la priorité accordée à la préférence nationale dans le cadre de ses rapports avec les partenaires et la recherche de valeur ajoutée au sein du pays".

"Ce sont autant d'actes qui doivent inspirer le Sénégal pour qu'il puisse, à l'instar de la Chine, être émergent à l'horizon du Plan Sénégal Emergent (PSE), c'est-à-dire en 2035", a précisé le conseiller spécial en Commerce et Investissements du président Macky Sall.

Après s'être félicité de l'investissement de la Chine dans les infrastructures, qui "est fondamental" en matière routière et d'énergie, M. Samb a salué la construction de l'Institut Confucius au sein de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Cet établissement permet aux Sénégalais, "d'avoir un socle d'inspiration" à la place des voyages d'études, a-t-il expliqué.

"Au lieu d'avoir des livres, on a maintenant le visage de la Chine qui n'est pas ambassade, qui n'est pas officielle, mais le visage de la Chine qui est populaire. Cela va favoriser le brassage culturel entre les deux pays, les deux populations, une meilleure compréhension", a-t-il ajouté.

Il a soutenu qu'il y a toujours "des résistances, des incompréhensions, les malentendus". "Je crois qu'avec ce vécu, cette proximité (créée par l'implantation de l'institut), il y aura beaucoup de barrières qui vont s'estomper. Il y aura beaucoup de stéréotypes qui vont disparaître. Donc, ça ne pourra qu'élargir la voie pour nos coopérations", a-t-il estimé.

Commentaires facebook