Lundi 23 Octobre 2017

Face au déficit en logements, Macky Sall pour l’habitat en hauteur

Face au déficit en logements, Macky Sall pour l’habitat en hauteur
(APA 11/10/17)

APA-Dakar (Sénégal) - Le président Macky Sall a émis le souhait de voir les acteurs du bâtiment faire la promotion de la construction en hauteur pour résoudre le déficit en logements.

« Nous ne pouvons plus continuer à habiter en villas, j’invite nos compatriotes promoteurs à faire la promotion de l’habitat en hauteur », a-t-il insisté, à l’ouverture mardi à Dakar, de la deuxième édition du Salon de l’habitat en Afrique de l’Ouest, SEN HABITAT DAKAR 2017.

« D’ici peu, un Sénégalais sur deux sera citadin et on comptera 50,3 pour cent de citadins en 2030 et si ces prévisions se confirment il faut anticiper sur les villas et construire en hauteur » a encore plaidé le président Sall.

’Au Sénégal, le taux d’urbanisation, qui était en 1960 de 23%, est passé à 45, 2% en 2013. Il sera selon toutes les projections à 50,3% en 2013. 2030, c’est demain. Dans 12 ans, plus d’un Sénégalais sur deux sera citadin. Si ces prévisions se confirment, il faut anticiper sur la politique de la ville, sur l’accès, l’habitat en hauteur’’, a suggéré le chef de l’Etat.

Il a aussi mis l’accent sur la nécessité de développer une industrie locale du bâtiment en collaboration avec le Maroc, pays invité d’honneur de ce salon prévu du 10 au 12 Octobre sur le thème « l’habitat social dans un contexte du nouvel agenda urbain : quels leviers d’accélération ? »

L’habitat constitue un levier économique, a indiqué le président Sall ajoutant que l’immobilier, un grand pourvoyeur d’emplois, favorise l’émergence d’une diversité d’entreprises, la vente de matériels locaux et aussi une forte mobilisation bancaire.

« Ce qui explique que l’habitat soit parmi les six autres secteurs choisis par le plan Sénégal émergent (PSE) comme « moteur du développement économique », a-t-il dit.

De son côté Mamadou Lamine Diouf, directeur de la Promotion de l’habitat social, a expliqué qu’il faut 120 milliards CFA pour construire 15000 logements par an.

Et selon lui la difficulté majeure que rencontrent les prometteurs et les coopératives d’habitat est le foncier.

« Ils rencontrent beaucoup de problèmes pour renter dans les réserves foncières à cause du régime du foncier coutumier », a-t-il déploré.

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