Jeudi 23 Novembre 2017

À Dakar, l'Afrique se penche sur sa sécurité

À Dakar, l'Afrique se penche sur sa sécurité
(Le Point 14/11/17)

Décideurs et experts de la sécurité africaine sont réunis à Dakar, au Sénégal, pour échanger sur les défis sécuritaires actuels, le terrorisme islamiste en tête. Le "terrorisme islamiste" est devenu le principal sujet qui alimente les débats, depuis les débuts du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique de Dakar. La question est d'autant plus urgente que la quatrième édition de ce forum d'experts et décideurs de la sécurité africaine s'ouvre dans un lourd contexte de conflits. L'Afrique connaît actuellement trois foyers du terrorisme : Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, l'Aqmi au Sahara et au Sahel et les milices shebabs en Somalie.

En 2017, pas moins de seize groupes identifiés comme étant liés au terrorisme par le biais d'activités diverses tels que les traffics illicites, les réseaux criminels, ou encore la piraterie sont actifs sur le continent africain. La plupart de ces groupes sévissent au Sahel, dans le bassin du lac Tchad et dans la Corne de l'Afrique. Face à ses multiples défis, les États pris individuellement ont apporté très peu de réponses adéquates. D'où la volonté des organisateurs du forum d'ouvrir les échanges à une recherche de solutions collectives, impliquant les États, la sous-région, ou encore l'organisation panafricaine, de l'Union africaine.

Contexte

Durant deux jours, quelques 700 participants, chercheurs, experts, militaires, dirigeants économiques et politiques vont donc participer à ce challenge en présence des représentants de la France et des États-Unis, deux puissances en pointe, qui ont noué des partenariats avec plusieurs pays africains touchés par le terrorisme. Toutefois, les approches sont très différentes. La France est impliquée sur le terrain du terrorisme en Afrique, depuis son intervention au Mali en 2013, décidée par François Hollande pour y chasser les djihadistes au nord. Depuis, elle est intervenue, en Centrafrique pour d'autres raisons, c'est pourquoi son approche est jugée plus globale et ouverte. Aujourd'hui, avec l'arrivée d'Emmanuel Macron, la position française reste la même, comme le chef de l'État l'a confirmé lors de la conférence des ambassadeurs, "la lutte contre le terrorisme islamiste continue d'être la première priorité de la France.

" Aux mots on peut ajouter que le président français a joint les actes avec deux visites au Mali, où la lutte contre les terroristes se poursuit, jusqu'au centre du pays. Et même dans les pays voisins, Burkina Faso et Niger, qui ont vu les attaques se multiplier. Emmanuel Macron a aussi mis en avant sa perception de la lutte en Afrique, avec un long plaidoyer à la tribune des Nations unies en faveur du renforcement des moyens pour la force du G5 Sahel. Et pour terminer, avec le changement de personnel, il semble qu'une stratégie plus en faveur du développement du continent est en train de se mettre en place, d'abord avec la question migratoire.

Emmanuel Macron a fait de la crise migratoire l'une des priorités de la politique étrangère française, en organisant un mini-sommet Europe-Afrique à l'Élysée où les participants ont adopté une feuille de route visant à renforcer le soutien aux pays africains dans lesquels pourraient être installés des centres d'identification et de redirection des migrants, dits "hotspots". Ce lundi 13 novembre, la ministre des armées, Florence Parly, a déclaré à Dakar que cette stratégie vise à « permettre à l'Afrique de s'occuper d'elle-même (...) et trouver des solutions aux crises » en présence de Jean-Yves le Drian, le chef de la diplomatie française.

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