Vendredi 15 Décembre 2017

A Sao Tomé-et-Principe, la dette publique freine la croissance économique

A Sao Tomé-et-Principe, la dette publique freine la croissance économique
(La Tribune 09/06/17)

Le rapport «Africa economic outlook 2017» vient d'annoncer pour Sao Tomé-et-Principe une prévision de croissance de 5,6%, cette année. Un taux déjà revu à la baisse pour 2018, puisque la dette publique, de plus en plus importante, freinerait l'engagement volontariste de l'Etat dans les investissements publics.

Belles perspectives pour l'économie de Sao Tomé-et-Principe. D'après l'édition 2017 de l'Africa economic outlook, un rapport conjoint de la BAD, de l'OCDE et du PNUD, l'économie de cet archipel du golfe de la Guinée devrait terminer cette année avec un taux de croissance de 5,6%. Cette performance sera portée par les investissements publics dans le tourisme et les projets d'infrastructure.

«L'investissement serait favorisé par la progression modérée de la demande dans la zone euro, premier partenaire commercial et touristique du pays. En effet, le secteur touristique représenterait une part de plus en plus importante dans l'économie (60 % des exportations totales) et les investissements dans ce secteur seraient soutenus par les dépenses publiques ainsi que l'accroissement des flux entrants d'IDE», explique le groupe français COFACE, spécialiste de l'assurance-crédit et des risques commerciaux.

Toujours d'après le groupe, les Santoméens pourraient aussi compter sur l'aide internationale. Celle-ci permettrait «également de redynamiser l'activité et de réduire le taux de pauvreté (66 %) grâce notamment au soutien de Taiwan et du Japon qui sont les principaux donateurs».

Mais cette forte dépendance vis-à-vis de l'aide publique est aussi un point faible, comme l'explique l'Africa economic outlook 2017. Ainsi, pour 2018, les instances économiques internationales prévoient une croissance de 5,4% en perte de 20 points de base. «La croissance devrait atteindre 5,6 % en 2017, puis 5,4 % en 2018, tirée principalement par les investissements étrangers directs dans la construction et le tourisme. La baisse de 0,2 point pour 2018 anticipe une légère diminution de l'aide financière», expliquent les rédacteurs du rapport.

Lire sur: http://afrique.latribune.fr/economie/conjoncture/2017-06-08/a-sao-tome-e...

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