Afrique : quand il faut rendre à Pekin ce qui « appartient » à Taipei | Africatime
Dimanche 23 Avril 2017

Afrique : quand il faut rendre à Pekin ce qui « appartient » à Taipei

Afrique : quand il faut rendre à Pekin ce qui « appartient » à Taipei
(La Tribune 30/03/17)

Le retrait de la reconnaissance de Taipei par Sao-Tomé au profit de Pékin a relancé la guerre des alliances entre la République de Chine et sa rivale, la République populaire de Chine. Après ce succès diplomatique, la Chine continentale entend conquérir les derniers soutiens diplomatiques de Taïwan. Mais cette dernière veut organiser la riposte et relancer le jeu de go diplomatique avec l'Afrique comme nouveau théâtre.
« Il nous reste vingt et un alliés, il nous faut les choyer ». Dans une position délicate, Tsai Ing-Wen, la présidente de Taïwan s'était résolue à compter encore ses alliés diplomatiques lorsqu'elle constate que, ce 21 décembre 2016, le gouvernement rival de Pékin a réussi à lui ravir Sao-Tomé-Et-Principe au club de ses rares alliés diplomatiques en Afrique.

Trois semaines auparavant, en «violation» d'un accord tacite de «consensus» conclu en 1992 entre le Kouo-Min-Tang (KMT) et le Parti communiste chinois (PCC) sur l'existence d'une seule Chine sujette à deux interprétations, Tsai Ing-Wen avait provoqué l'ire de la République populaire de Chine (RPC).

A contre-courant de la trêve négociée en 2008 par Ma Ying-Jeou, son prédécesseur du KMT qui a calmé la rivalité dans la conquête des alliances diplomatiques, la présidente taïwanaise du Min-Jin-Dang (Parti démocrate progressiste, PDP, au pouvoir), a commis l'imprudence de passer un appel au bouillonnant 45ème président des Etats-Unis, Donald Trump qui menaçait de revenir sur «le principe de la Chine unique».

En représailles, Pékin a relancé le jeu de go diplomatique avec son rival insulaire et réussit le tour de main diplomatique d'arracher Sao-Tomé-Et-Principe au réseau des soutiens diplomatiques de Taïwan.

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