Mercredi 18 Octobre 2017
(RFI 05/08/17)
Sans surprise, Paul Kagame, l'homme fort du Rwanda depuis plus de deux décennies, a obtenu une victoire écrasante à l'élection présidentielle et a été réélu avec plus de 98% des voix. La Commission électorale a en effet publié dans la nuit de samedi des résultats partiels portant sur 80% des bulletins dépouillés. Ses adversaires, le candidat indépendant Philippe Mpayimana et Frank Habineza le président de la seule formation d'opposition autorisée du pays, le parti démocratique vert ont tous deux recueilli moins de 1% des voix. Avec environ 80% des bulletins dépouillés, Paul Kagame, qui dirige le Rwanda depuis le génocide de 1994, obtient 98,66 des suffrages exprimés, ses deux adversaires recueillant chacun moins de 1%. La Commission électorale estime que...
(La Croix 05/08/17)
Les Rwandais votaient vendredi pour un scrutin présidentiel promis à Paul Kagame, l’homme qui dirige le pays des mille collines d'une main de fer depuis 1994 et y brigue un troisième mandat de sept ans. L’histoire de Paul Kagame, c’est l’histoire controversée de la renaissance du Rwanda. « Lepays des Mille Collines », un royaume éventré Colonisé en 1899, le royaume prospère du Rwanda est divisé entre deux principales ethnies. Les Hutus, un peuple d’agriculteurs implantés vers le Xe siècle, majoritaires (80 %), et les Tutsis, des éleveurs arrivés au XVIe siècle, minoritaires (15 %). Se reposant sur la minorité Tutsi au pouvoir, la bureaucratie coloniale allemande, puis belge, va exploiter les rivalités et intensifier les tensions entre les deux...
(AFP 04/08/17)
Les responsables électoraux rwandais ont commencé vendredi à dépouiller les bulletins d'un scrutin présidentiel promis à Paul Kagame, l'homme qui dirige le pays des mille collines d'une main de fer depuis 23 ans. "Kagame, Paul. Kagame, Paul", le nom du président sortant, homme fort du pays depuis qu'il a mis fin au génocide en 1994, était sur la plupart des premiers bulletins comptabilisés dans un bureau de vote de Kigali, a constaté une journaliste de l'AFP. Le scrutin s'est déroulé dans le calme tout au long de la journée, et a été marqué par une forte mobilisation des électeurs.
(La Voix de l'Amérique 04/08/17)
Près de 6,9 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour ce scrutin. Les bureaux de vote ont fermé à 15h (heure locale). Cette élection présidentielle est promise à l'homme fort du pays, le président sortant Paul Kagame. 11h15 à Kigali, Paul Kagame a glissé son bulletin dans l’urne au bureau de vote, accompagné de sa famille, ainsi que d'autres dignitaires du Front patriotique Rwandais (FPR). Le président sortant rwandais reste convaincu de l’emporter devant deux challengers qui restent moins connus des Rwandais. ​6,9 millions d’électeurs sont attendus pour cette présidentielle. Kigali, à elle seule, est scindée en trois districts électoraux, 1673 bureaux de vote. Déjà à 7h, les premiers arrivant...
(AFP 04/08/17)
Les Rwandais votaient vendredi pour un scrutin présidentiel promis à Paul Kagame, l'homme qui dirige le pays des mille collines d'une main de fer depuis 1994 et y brigue un troisième mandat de sept ans. Visionnaire pour les uns, despote pour les autres, l'homme fort du Rwanda, 59 ans, est opposé à deux candidats peu connus des Rwandais qui sont passés quasiment inaperçus dans une campagne de trois semaines phagocytée par le Front patriotique rwandais (FPR), parti contrôlant toutes les sphères de la société de ce petit pays de la région des Grands Lacs. Installés dans des écoles et autres lieux publics, les bureaux de vote du pays se sont parés des couleurs nationales - bleu, jaune et vert -...
(Libération 04/08/17)
Après avoir modifié la Constitution, Paul Kagame devrait gagner sa troisième présidentielle, ce vendredi, dans un scrutin où un parti d’opposition concourt. Une première depuis le génocide. Ritha Umubyeyi, 23 ans, s’est levée à l’aube, mercredi, pour être une des premières en haut de la colline de Gasabo à Kigali, capitale du Rwanda. Les drapeaux rouge, blanc et bleu du Front patriotique rwandais (FPR) flottent déjà dans le brouillard matinal alors qu’une foule compacte commence à arriver. Ritha porte un tee-shirt bleu cyan «#MyChoice2017», à l’effigie du président sortant, Paul Kagame, qui tient son dernier meeting avant l’élection présidentielle de ce vendredi. «C’est la moindre des choses de venir le soutenir après tout ce qu’il a fait pour nous, surtout...
(RFI 04/08/17)
Les bureaux de vote ont ouvert au Rwanda où près de 7 millions d'électeurs inscrits ont à départager les trois candidats en lice pour ce scrutin présidentiel : Frank Habineza du parti démocratique vert ((DGRP), le seul parti d’opposition toléré, Philippe Mpayimana, candidat indépendant tout juste rentré d’exil et le président sortant, Paul Kagame, ultra-favori en lice pour un 3e septennat. Il y avait affluence ce vendredi à l'ouverture des bureaux de vote à Kigali (5h TU) où les électeurs font la queue dans le calme. Si le vote n'est pas obligatoire, il est du moins fortement encouragé. Les électeurs viennent voter tôt en général, rapporte notre correspondante. En milieu de matinée, il est fréquent que près de la moitié...
(La Tribune 04/08/17)
La désignation de Paul Kagamé comme futur président de l’Union africaine, en remplacement du Guinéen Alpha Condé, ne laissait déjà plus aucun doute quant à l’issue de la présidentielle de ce 4 août. Archi-favori depuis la modification constitutionnelle qui lui ouvre le boulevard pour la présidence à vie, c’est sur le score de l’homme fort de Kigali que les tergiversations se tournent. Et pourtant deux hommes ont eu « la témérité » de défier dans les urnes, l’ex-guérillero qui règne sur les mille collines depuis bientôt deux décennies. Lorsque les 6,8 millions de Rwandais vont mettre leur bulletin dans l'urne, ce vendredi 4 août, le jeu consistera à départager un candidat qu'ils connaissent depuis des décennies et qui part achi-favori,...
(France 24 04/08/17)
L’issue de la présidentielle du 4 août au Rwanda fait peu de doute. Annoncé gagnant, Paul Kagame, en lice grâce à une réforme de la Constitution, oppose son bilan économique aux critiques dénonçant les atteintes aux droits de l’Homme. Paul Kagame sera-t-il réélu à la tête du Rwanda, vendredi 4 août, avec un suffrage aussi massif qu’en 2003 (98 %) et 2010 (93 %) ? C’est le seul enjeu, semble-t-il, de l’élection présidentielle rwandaise, qui s’annonce comme une nouvelle consécration pour l’homme fort du pays depuis 1994. Paul Kagame l’a dit lui-même : "Le 4 août prochain, c’est juste une formalité". "Cette élection est un non-événement", assure d’emblée Filip Reyntjens, spécialiste du Rwanda à l’université d’Anvers, interrogé par France 24...
(BBC 04/08/17)
Quelques 6,9 millions de Rwandais sont attendus aux urnes vendredi pour l'élection présidentielle. Les Rwandais de la diaspora ont voté jeudi. Le président sortant Paul Kagame brigue un troisième mandat. Face à Paul Kagame, deux concurrents : Frank Habineza, président du seul parti d'opposition toléré dans le pays (Parti démocratique vert) et Philippe Mpayimana, candidat indépendant. Ces derniers se plaignent du peu de temps dont ils ont disposé pour lever des fonds et faire campagne. "Nous aurions voulu au moins deux mois. Vers la fin de la campagne, le nombre de personnes à nos manifestations a beaucoup augmenté", assure notamment Jean-Claude Ntezimana, secrétaire général du parti vert. Lire sur: http://www.bbc.com/afrique/region-40823122
(RFI 04/08/17)
A Bruxelles aussi, les Rwandais de la diaspora se sont pressés dans les isoloirs pour départager les trois candidats à l’élection présidentielle. Dès ce jeudi matin, des dizaines d'expatriés se sont rendus aux urnes, avec pour la plupart un choix déjà bien arrêté. Avant de pouvoir voter, il faut passer par les contrôles de sécurité à l'entrée de la Maison du Rwanda, au sein de l'ambassade du Rwanda à Bruxelles. Depuis ce jeudi matin, les Rwandais arrivent peu à peu. Ils sont 4 500 inscrits sur la liste électorale à Bruxelles, sur les 44 000 électeurs de la diaspora à travers le monde. « Trois personnes c’est assez » Ils doivent choisir entre trois candidats : le président sortant Paul...
(RFI 04/08/17)
Promise en 2015 par François Hollande, l’ouverture des archives françaises sur le génocide des Tutsis au Rwanda de 1994 et l’opération militaire Turquoise n’a été que partiellement respectée. Un collectif rassemblant historiens, militants des droits de l’homme et juristes réclame « l’ouverture immédiate et complète des archives ». « Plus de vingt-trois ans après les faits – l’âge d’une génération qui n’a pas oublié ceux qui ne sont plus là pour parler –, les citoyens français et rwandais ont le droit de connaître le rôle des autorités françaises dans ce génocide. Et le devoir de réclamer la vérité. Nous sommes ces citoyens et demandons l’ouverture immédiate et complète des archives », écrivent les auteurs d’une tribune publiée dans Le Monde...
(Le Monde 04/08/17)
Taux de scolarisation, construction de latrines… Depuis 2006, des contrats de performance fixent des objectifs à la population. Le culte du résultat a imprégné toute la société. C’est un jour de fête, un de ceux où on prend son voisin par le bras pour chanter à tue-tête : « Tous ensemble, les Rwandais travaillent pour développer et construire leur pays/Tous ensemble, nous travaillons pour faire de notre Rwanda un paradis. » Gishari est en liesse en ce samedi matin de juin. Parmi les quatorze secteurs que compte le district de Rwamagana, à 50 km à l’est de Kigali, Gishari arrive en tête du classement annuel pour son développement en matière d’éducation, de santé, de vie sociale… Lancés en 2006, les...
(Dw-World 04/08/17)
Le Burundi héberge depuis plusieurs années de nombreux Rwandais. Ceux qui vivent au Burundi suivent avec attention l'élection dans leur pays. Pour des raisons diplomatiques et politiques certains ne voteront pas. Depuis plusieurs années de nombreux Rwandais vivent au Burundi. Des centaines de personnes s'y sont réfugiées essentiellement pour des raisons politiques. A deux jours des élections présidentielles, les Rwandais qui vivent au Burundi suivent avec attention les élections dans leur pays. Mais la plupart ne pourront pas voter. En effet, jusqu'à présent ceux-ci pouvaient voter dans leur ambassade au Burundi mais cette année ils doivent se rendre sur place, au Rwanda. Nombreux sont ceux qui ne le feront pas pour des questions de sécurité. Contrairement à la veille d'autres...
(La Voix de l'Amérique 04/08/17)
Frank Habineza, le seul dirigeant de l'opposition enregistré en compétition contre le président Paul Kagame lors de l'élection de vendredi, s'est engagé à rejuger les prisonniers politiques s'il était élu. Apparaissant lors du dernier jour de campagne, Frank Habineza a déclaré aux partisans qu'il reprendrait la cause de nombreux dissidents rwandais emprisonnés, "traités de manière injuste" lors de leurs condamnations. "Ce que nous avons décidé, c'est que nous allons mettre en place un tribunal spécial pour rejuger les prisonniers politiques", a-t-il déclaré à un rassemblement de ses partisans dans la capitale Kigali. Les Rwandais votent dans deux jours dans une élection où Paul Kagame est largement favori. Il a été autorisé à un troisième mandat après que les changements constitutionnels...
(Air Journal 04/08/17)
La compagnie aérienne RwandAir a annoncé l’ouverture d’une base à Cotonou, un protocole d’accord étant signé dans la foulée par les gouvernements du Rwanda et du Bénin pour la création conjointe d’une compagnie nationale béninoise. Basée à l’aéroport de Kigali, la compagnie nationale rwandaise a annoncé le 1er aout 2017 avoir reçu du gouvernement béninois des « droits de septième liberté », qui lui permettent de se baser dans un pays tiers et d’y opérer des vols sans passer par son propre pays. Elle va donc stationner à l’aéroport de Cotonou-Cadjehoun « dans un futur proche » deux Boeing 737 (elle ne précise pas s’il s’agit de -700 de 120 sièges ou de -800 pouvant accueillir 16 passagers en classe...
(Le Monde 04/08/17)
Face aux polémiques sur le rôle des autorités françaises dans le génocide de 1994, un collectif de citoyens plaide pour un accès total aux documents de l’époque. Vingt-trois ans après la fin du génocide des Tutsi rwandais, le rôle des autorités françaises continue de faire l’objet de graves accusations. Les plus récentes indiquent qu’en juin 1994, la France aurait livré des armes aux responsables des massacres, les forces gouvernementales rwandaises, qui s’apprêtaient à passer au Zaïre. Outre qu’à cette date personne n’ignorait que le génocide était consommé, le commerce des armes était interdit par un embargo de l’ONU décidé le 17 mai. Aux accusations répondent des démentis indignés mais, en l’absence d’un accès total aux documents d’époque et d’une réelle...
(Xinhua 04/08/17)
KAMPALA, (Xinhua) -- Les ressortissants rwandais vivant en Ouganda se sont présentés en grand nombre jeudi pour voter de manière anticipée au scrutin visant à élire le président de leur pays pour les sept années à venir. Des centaines de citoyens rwandais originaires de différentes régions faisaient la queue devant la Haute commission rwandaise à Kampala, capitale de l'Ouganda, qui est le seul bureau de vote désigné dans ce pays pour recevoir leurs scrutins. Frank Mugambage, Haut-commissaire rwandais en Ouganda, a expliqué aux journalistes à Kampala que tous les Rwandais de l'étranger votaient à l'avance pour participer à l'élection présidentielle prévue vendredi. Leurs bulletins seront décomptés vendredi à l'ambassade rwandaise. Au moins 7.000 électeurs enregistrés rwandais vivant dans différentes zones...
(RFI 03/08/17)
Et le gagnant est… Il n’y a ni suspense ni enjeux pour l’imminente élection présidentielle rwandaise. Les jeux sont faits depuis longtemps au pays des Mille Collines. Les deux candidats de l’opposition autorisés à se présenter ne font pas le poids face au président sortant Paul Kagame, au pouvoir à Kigali depuis quatorze ans. Crédité de la transformation spectaculaire du pays, ce dernier demeure toutefois une énigme difficile à déchiffrer pour les observateurs tiraillés entre les thuriféraires et les détracteurs du leader incontesté du régime rwandais. Ce 4 août, le Rwanda élit son président. Trois candidats sont en lice, dont Paul Kagame l’homme fort de ce pays de 12 millions d’habitants. Pour les Rwandais, il est le lider maximo qui...
(Jeune Afrique 03/08/17)
Longtemps confinée à l’exil ou réduite au silence, la contradiction semble avoir enfin le droit d’exister au grand jour au Rwanda. Pour la première fois, un parti contestataire a été autorisé à participer à la présidentielle. C’est un bureau de quatre pièces presque vides, avec vue sur un quartier populaire de Kigali. Sur fond de carrelage blanc, quelques étagères, de rares dossiers et deux personnes au travail. En cette fin de matinée, le Parti démocratique vert du Rwanda (DGPR) écrit une nouvelle page de l’histoire du pays des Mille Collines dans un calme monacal. Il s’agit de la première formation d’opposition autorisée à battre campagne lors d’une présidentielle depuis l’indépendance. Le 4 août, son président, Frank Habineza, 40 ans, défiera...

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