Dimanche 22 Avril 2018
(RFI 23/12/17)
La justice sud-africaine a décidé d'expulser un Rwandais qui avait avoué à la police avoir été envoyé par Kigali pour surveiller et tuer des opposants rwandais en Afrique du Sud. C'est la dernière histoire en date d'une trop longue série de témoignages et d'assassinats. On se souvient de Patrick Karegeya, l'ex-chef des renseignements extérieurs étranglé dans un hôtel fin 2013 ou de la tentative contre le général Nyamwasa en pleine Coupe du monde en 2010. Et même si ce Rwandais s'est rendu de son plein gré - et qu’il avait même bénéficié un temps du programme de protection des témoins -, il se retrouve expulsé vers son propre pays parce qu'il n'aurait pas respecté les règles migratoires. Ce qui inquiète...
(AFP 22/12/17)
Après presque vingt ans de rebondissements, la justice française vient de clore l'information judiciaire sur l'attentat contre le président rwandais Habyarimana, épisode déclencheur du génocide de 1994: reste à décider d'un non-lieu ou d'un procès, dans ce dossier qui empoisonne les relations entre les deux pays. Au terme de l'enquête, sept personnes sont inculpées, toutes issues du clan de Paul Kagame, l'actuel président du Rwanda. Il revient désormais au parquet de donner sa position sur leur sort judiciaire dans ce dossier emblématique des rapports compliqués entre Paris et Kigali, sur fond de débat sur les responsabilités françaises à l'époque du génocide.
(AFP 22/12/17)
L'attitude de la France lors du génocide au Rwanda, qui a fait entre avril et juillet 1994 quelque 800.000 morts selon l'ONU, principalement au sein de la minorité tutsi, est depuis plus de 20 ans l'objet de très vives controverses. - Génocide - Le 6 avril 1994, l'avion du président Juvénal Habyarimana, un Hutu, est abattu au-dessus de Kigali. Le 7, début des massacres à grande échelle. Les Tutsi sont accusés par le pouvoir, alors dominé par les Hutu, de collusion avec la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR, à majorité tutsi) venue d'Ouganda et entrée dans le Nord depuis 1990. Quelque 500 parachutistes français évacuent (opération Amarylis) plus d'un millier de ressortissants français et étrangers. - Turquoise - Le...
(RFI 22/12/17)
L’information est tombée en fin de matinée ce jeudi 21 décembre, annoncée par le quotidien Libération : en France, l’enquête sur l’attentat contre le président rwandais Juvénal Habyarimana, assassiné le 6 avril 1994, est désormais terminée. La justice française enquêtait sur cette affaire depuis 1998. Près de 20 ans d’investigation, plusieurs dizaines de milliers de pages de dossiers, des auditions en pagaille, sept mises en examen à l’arrivée. Au final, trois juges se seront succédé sur ce dossier extrêmement sensible. Le premier, Jean-Louis Bruguière, avait délivré en 2006 des mandats d’arrêt contre neuf proches de l’actuel régime. Ce qui avait entraîné une rupture temporaire des relations diplomatiques entre les deux pays. Fait marquant : son successeur Marc Trévidic a effectué...
(Jeune Afrique 20/12/17)
Le 16 décembre s’achevait à Kigali le congrès célébrant le 30e anniversaire du Front patriotique rwandais (FPR). Hier rébellion politico-militaire, le parti présidé depuis bientôt vingt ans par Paul Kagame a façonné le « nouveau Rwanda », suscitant tantôt l’admiration, tantôt des critiques acerbes. Le politologue Jean-Paul Kimonyo, par ailleurs militant de la première heure et conseiller à la présidence, revient pour Jeune Afrique sur cette improbable odyssée… En décembre 1987, Jean-Paul Kimonyo, alors étudiant, vivait en exil au Sénégal après avoir grandi au Burundi – et avant d’émigrer au Canada. Né dans une famille d’anciens notables contraints de fuir le « Pays des mille collines » au moment où s’y instaurait un régime d’apartheid qui ne disait pas son...
(Agence Ecofin 20/12/17)
Le groupe télécoms Bharti Airtel est parvenu à un accord avec Millicom International Cellular SA pour l’acquisition de 100% de sa filiale Tigo Rwanda Limited. Bharti Airtel qui opère déjà au Rwanda, explique que cette opération a pour but de positionner l’entreprise comme le numéro deux du marché, derrière MTN, et consolidera le marché des télécoms rwandais. Selon Sunil Bharti Mittal (photo), le président de Bharti Airtel, l’acquisition de Tigo Rwanda entre dans le cadre des mesures proactives prises par le groupe en Afrique « pour consolider et réorganiser la structure du marché dans les derniers pays restants où ses activités sont à la traîne, en raison de la baisse des parts de marché et de la présence de trop...
(Jeune Afrique 20/12/17)
Le groupe luxembourgeois Millicom se désengage du Rwanda en cédant sa filiale à la société indienne Bharti Airtel, en cohérence avec sa stratégie de retrait du continent africain. Millicom a annoncé le 19 décembre avoir conclu un accord avec Bharti Airtel pour la vente de sa filiale rwandaise, opérée sous le nom de Tigo Rwanda. Cette transaction doit encore être validée par les autorités rwandaises. « La vente de nos activités au Rwanda est cohérente avec notre stratégie de se concentrer sur la fourniture de services avancés de données mobiles et fixes en Amérique du sud », précise Mauricio Ramos, le directeur général de Millicom, dans un communiqué. En effet, si l’Afrique compte pour 44 % des abonnés de Millicom,...
(APA 19/12/17)
APA-Brazzaville(Congo) - Le représentant du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies(ONU) pour la région des grands Lacs, Saïd Djinnit, a, au sortir d’une audience avec le président congolais, lundi à Brazzaville, s’est dit préoccupé par la ‘’paix et la sécurité dans les grands Lacs et principalement en République démocratique du Congo(RDC). Le diplomate onusien a rencontré le chef de l’Etat congolais Sassou N’Guesso en sa double qualité de président en exercice le de la CIRGL (Conférence internationale de la Région des grands Lacs et du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région. Ils ont saisi l’occasion de cette retrouvaille pour faire le point...
(RFI 16/12/17)
La justice française les avait convoqués, mais comme attendu, ils ne sont pas venus. Le ministre rwandais de la Défense James Kabarebe, et l'officier de l’armée rwandaise Franck Nziza devaient être confrontés jeudi 14 et vendredi 15 décembre à un ancien militaire rwandais, James Munyandinda. Ce dernier accuse les 2 hommes d’avoir joué un rôle dans l’attentat contre l’avion de l’ex-président rwandais Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994. En leur absence, les deux juges français en charge du dossier en ont profité pour réauditionner ce nouveau témoin. James Munyandinda a une nouvelle fois donné sa version des faits aux juges Nathalie Poux et Jean-Marc Herbault, sans toutefois apporter d’éléments nouveaux. Cet ancien soldat de l’armée patriotique rwandaise a maintenu ses...
(AFP 15/12/17)
Le ministre rwandais de la Défense, inculpé dans l'enquête sur l'attentat de 1994 contre le président Habyarimana, prélude au génocide rwandais, a refusé d'être confronté chez le juge français au nouveau témoin qui accuse le régime actuel, a indiqué vendredi à l'AFP son avocat. Le général James Kabarebe et un autre suspect rwandais ne se sont pas rendus jeudi à Paris à la convocation du juge d'instruction, a indiqué Me Bernard Maingain, leur avocat avec Me Léon-Lef Forster. Le juge du pôle antiterroriste Jean-Marc Herbaut voulait les confronter au témoignage récent d'un de leurs anciens compagnon d'armes, qui s'est signalé en mars à la justice française. James Munyandinda affirme avoir eu la garde au quartier général de l'ex-rébellion tutsi de...
(Le Monde 15/12/17)
Inquiet du phénomène, le Programme des Nations unies pour l’environnement prépare un rapport inédit sur l’explosion du marché des véhicules d’occasion. Des dizaines d’épaves de Golf et de Mercedes sont alignées et empilées sur le bord de la route et jusqu’au pied des immeubles délabrés. Ces voitures-là ont rendu depuis longtemps leur dernier souffle. Mais l’air est irrespirable. Matatus (minibus bondés ornés de graffitis bariolés), camions, voitures… la plupart hors d’âge, jouent du klaxon et du volant pour tenter de progresser de quelques mètres dans un immense flot anarchique qui s’ébroue au milieu des piétons et des vendeurs de rue. Fin de journée banale dans les faubourgs déshérités de Nairobi. Dans quelques années, c’est ici, dans les bouchons de la...
(Le Monde 14/12/17)
Après avoir épuisé tous les recours en France, l’association Survie s’apprête à saisir la Cour européenne des droits de l’homme pour contester la loi française. C’est sous une pluie fine et gelée que François Graner et des représentants de l’association Survie franchissent, d’un pas décidé, les portes de l’Institut François-Mitterrand, mercredi 13 décembre au matin. L’accueil du personnel est à l’image de la météo : glacial. Le chercheur et les militants de Survie, inlassables pourfendeurs d’une Françafrique perçue comme le deus ex machina des affaires du continent, étaient venus remettre symboliquement une clé d’un mètre de long à Dominique Bertinotti, mandataire des archives du président Mitterrand. Il s’agissait de l’inviter à « ouvrir enfin le second verrou » des documents...
(AFP 13/12/17)
Une clé pour enfin ouvrir le "verrou" des archives: un chercheur français a symboliquement déposé mercredi une grande clé en bois devant l'entrée de l'Institut François Mitterrand à Paris pour réclamer l'ouverture des archives de l'Elysée sur le génocide au Rwanda. "Demain (jeudi), nous saisissons la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH). C'est une manière démocratique et normale d'essayer de faire évoluer les choses", a annoncé à l'AFP ce chercheur en physique, François Graner, auteur de plusieurs ouvrages sur le génocide de 1994 au Rwanda qui a fait, selon l'ONU, 800.000 morts, très majoritairement au sein de la minorité tutsi. Accompagné de Thomas Borrel, membre de l'association Survie, François Graner s'est rendu mercredi matin à l'Institut François Mitterrand pour...
(AFP 13/12/17)
Le cabinet d’avocat américain Cunningham Levy Muse, engagé par le gouvernement rwandais, publie un rapport préliminaire sur le « rôle des officiels français dans le génocide contre les Tutsis ». Il recommande à l’Etat rwandais de poursuivre une « investigation complète » sur la « connaissance, la conduite et la complicité des responsables français ». C’est une nouvelle étape dans la longue controverse sur le rôle de la France au Rwanda entre 1990 et 1994. Le cabinet d’avocat américain Cunningham Levy Muse publie ce mercredi 13 décembre un rapport « sur le rôle des responsables français dans le génocide contre les Tutsis ». Il avait été commandé par le gouvernement rwandais dans le cadre de son enquête sur les responsabilités...
(Jeune Afrique 13/12/17)
Le ministre rwandais de la défense, James Kabarebe, était convoqué le 14 décembre par un juge parisien qui entendait le confronter à un ancien militaire rwandais accusant le FPR d'être impliqué dans l'attentat du 6 avril 1994. Contestant la crédibilité de ce témoin de la 25e heure, ses avocats ont sèchement décliné la convocation. Jeune Afrique révèle en exclusivité la teneur de leur arguments. « Il est exclu d’envisager qu’un ministre de la Défense en exercice se rende en France pour être confronté à une personne aussi problématique. » Lundi 11 décembre, à Paris, dans le cabinet du juge antiterroriste Jean-Marc Herbaut, les avocats de James Kabarebe ont écarté d’un revers de robe le scénario proposé à leur client. En...
(Jeune Afrique 13/12/17)
Kagamé, Ouattara, Condé... Plusieurs chefs d'État africains ont assisté à ce forum destiné à favoriser l'investissement dans le continent. Réussites, couacs et... quelques indiscrétions. Après l’Africa Investments Forum & Awards organisé à Paris le 23 novembre, l’Égypte tenait, le week-end dernier, son propre événement dédié aux affaires sur le continent. « Africa 2017, des affaires pour l’Afrique, l’Égypte et le monde » est le slogan sous lequel s’est tenu ce forum continental dans la ville balnéaire de Charm el-Sheikh. Après un galop d’essai en 2016 où il s’était fait représenter par son Premier ministre, le président égyptien, Abdelfattah al-Sissi, peut se targuer d’avoir remporté un premier pari, celui d’avoir su intéresser cette année ses homologues du continent. Le Guinéen Alpha...
(Agence Ecofin 13/12/17)
La Fondation américaine Bill & Melinda Gates, allouera entre 2018 et 2020, une enveloppe de 300 millions $ au profit de la recherche agricole dans les pays d’Afrique et d’Asie de l’Est, fragilisés par les effets du changement climatique. C’est ce qu’a annoncé l’institution hier, en marge du « One Planet Summit » qui s’est tenu à Paris à l’initiative du président français Emmanuel Macron. Concrètement, il s’agira pour l’organisation de soutenir l’adoption d’outils et de technologies permettant aux agriculteurs les plus pauvres d’adapter leurs activités à la hausse des températures, aux phénomènes climatiques extrêmes (sécheresse et inondation), et à la baisse de la fertilité des sols. Dans le cadre de cette stratégie, le montant sera consacré au développement d’actions...
(Agence Ecofin 12/12/17)
Dans une analyse de marché, Goldman Sachs recommande à Bharti Airtel de sortir des marchés du Kenya, du Rwanda et de la Tanzanie et de vendre ses tours télécoms dans cinq marchés non-rentables pour réduire ses charges et augmenter ses marges en Afrique. La banque d’investissement insiste sur une évidence à laquelle s’était déjà rendu Sunil Bharti Mittal, le président du groupe télécoms indien, en janvier 2017. Prenant part au World Economic Forum de Davos en Suisse, l’homme d’affaires avait dévoilé l’intention de la société de fusionner et de céder certains de ses actifs Goldman Sachs insiste sur la sortie de Bharti Artel du Kenya, du Rwanda et de Tanzanie parce que ces trois marchés enregistrent les marges financières les...
(Jeune Afrique 12/12/17)
Au Rwanda, l’éducation sexuelle traditionnelle favorise l’éjaculation féminine. Combattues par l’Église catholique, ces pratiques subsistent, comme le montre le documentaire d'Olivier Jourdain, "L’Eau sacrée" disponible en DVD depuis le 11 décembre 2017 et sous-titré en huit langues, dont le français. Il était une fois, au Rwanda, une reine terriblement frustrée par les guerres qui retenaient son époux loin de la chambre à coucher. Au point qu’elle dut se résoudre à faire appel à un serviteur pour la contenter. Craignant des représailles du monarque, ledit serviteur approcha son pénis tremblant du clitoris de la reine, provoquant aussitôt un royal jaillissement. Le kunyaza était né et n’allait pas tarder à se répandre au pays des Mille Collines. Selon l’une des nombreuses variantes...
(RFI 11/12/17)
Après Human Rights watch, c'est au tour du Comité des Nations unies pour la prévention de la torture de se montrer préoccupé par la situation au Rwanda. Non seulement la législation ne serait pas conforme aux standards internationaux, mais il y aurait aussi une absence de volonté du gouvernement rwandais d'enrayer le phénomène. C'est ce qui ressort des conclusions de ce comité, empêché de travailler lors de sa visite au Rwanda en octobre 2017. Selon le comité, le Rwanda devrait d'abord revoir sa politique pénale envers la torture, punie aujourd'hui uniquement de six mois à deux ans de prison.

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