Dimanche 22 Avril 2018
(Le Monde 17/03/18)
A-t-on encore beaucoup de choses à apprendre sur le génocide des Tutsi ? Dans la petite communauté des « rwandologues », les avis ont longtemps été opposés – les uns souhaitant appliquer un devoir de transparence, les autres se retranchant derrière le secret militaire –, mais un consensus est en train d’émerger en faveur d’une ouverture complète et réelle des archives disponibles. Il faut dire qu’elles sont nombreuses, car si la France et le Rwanda de 1994 ont bien un point commun, c’est le goût...
(Le Monde 16/03/18)
En cinquante ans de vie publique, Bernard Kouchner a connu bien des moments de solitude, mais l’ostracisme dont il fit l’objet le 26 janvier 2008 en évoquant le génocide au Rwanda (800 000 morts en 1994) n’a sans doute pas d’équivalent. A l’époque, il est pourtant à l’apogée de sa carrière politique : ministre des affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, il est en visite officielle à Kigali. Une phrase, une seule, – « Paris a commis une faute politique au Rwanda » – suffit à déclencher une avalanche de commentaires ...
(Le Monde 16/03/18)
Engagé dans l’opération militaro-humanitaire Turquoise, en juin et juillet 1994 au Rwanda, en tant qu’officier de guidage de tir aérien, Guillaume Ancel, aujourd’hui âgé de 52 ans, a quitté l’armée en 2005. Il publie vendredi 16 mars Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français, un récit brut et gênant pour les décideurs politiques. Pourquoi publier votre témoignage vingt-quatre ans après les faits ? Quelles sont vos motivations ? Je témoignerai jusqu’à ce que cela ne fasse plus débat en France. En 2014, j’ai évoqué ces faits dans un polar, Vent sombre sur le lac Kivu (TheBookEdition), juste pour raconter de l’intérieur cette opération. J’ai alors fait face à des pressions et des menaces, émanant de responsables politiques. Cela...
(Le Monde 16/03/18)
Enarque et agrégé d’histoire, ancien fonctionnaire à la délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la défense, Pierre Conesa avait mis en garde, dans une note de 1993, révélée aujourd’hui par Le Monde, contre les risques de l’engagement français aux côtés du gouvernement rwandais de l’époque qui allait commettre le génocide un an plus tard. Il ne sera pas écouté. Au sein du ministère de la défense, à quelle époque avez-vous été en contact avec le dossier rwandais ? Le point de départ, c’est la création de la délégation aux affaires stratégiques qui se constitue après la guerre du Golfe [1991]. Pierre Joxe, ministre de la défense, pense qu’il lui manque deux choses. D’une part un service de renseignement...
(Le Monde 16/03/18)
C’est la magie de la télévision et de son journal de 20 heures : en moins de dix minutes, une scène rare va faire entrer la tragédie rwandaise dans les foyers français. Ce 24 janvier 1993, donc plus d’un an avant la phase la plus terrible du génocide, le présentateur de France 2 Bruno Masure a invité le président de l’association Survie, Jean Carbonare, tout juste rentré d’une mission d’enquête au Rwanda, réalisée avec la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). Pendant trois semaines, l’ONG a documenté les massacres de Tutsi organisés par le régime dans des régions où cette minorité (15 % de la population) est concentrée. « Notre pays, qui supporte financièrement et militairement ce système, a...
(RFI 16/03/18)
Un livre très attendu sort ce vendredi en France, «Rwanda, la fin du silence: un ancien officier raconte». Son auteur, Guillaume Ancel, un ex-lieutenant-colonel, engagé dans l'opération Turquoise en 1994 au Rwanda, ne cesse de dénoncer cette opération qui a toujours été présentée comme strictement humanitaire par les autorités françaises depuis qu'il a quitté l'armée en 2005. Dans les bonnes feuilles de son livre, on découvre les premiers mois de l'opération, décrits comme très offensifs. Guillaume Ancel, spécialiste du guidage des avions de chasse, reçoit ses premiers ordres opérationnels le 22 juin 1994, plus de deux mois après le début du génocide. Il est alors sur la base militaire de Valbonne en France. L'objectif dit-il est de réaliser « un...
(Jeune Afrique 15/03/18)
Dans « Rwanda, la fin du silence », qui sort en librairie le 16 mars, l'ancien officier français Guillaume Ancel lève le voile sur l’une des interventions les plus controversées conduites par la France en Afrique au cours des dernières décennies : l'opération Turquoise menée en plein génocide des Tutsis au Rwanda, en 1994. « C’est se moquer des Français que de leur mentir sur la nature d’une opération qui a été menée en leur nom. Et c’est tout aussi indécent, vis-à-vis du million de victimes du génocide, d’occulter le rôle inquiétant que la France y a joué. En taisant cette réalité, on s’autorise à ce qu’une telle horreur puisse se répéter. »
(Agence Ecofin 15/03/18)
Rawbank, la première banque commerciale en République Démocratique du Congo avec 24 % de parts de marché et près de 300 000 clients, bénéficiera d’un prêt de 15 millions $ de la Banque Africaine de Développement (BAD), a-t-on appris d’un communiqué officiel. Une partie des ressources obtenues dans le cadre de cette ligne de crédit sera affectée au financement des besoins en capitaux à moyen et à long termes d’une quinzaine de PME des secteurs de l’industrie, des infrastructures, de la construction, de l’hôtellerie et du commerce. D’autre part, le prêt ...
(Agence Ecofin 15/03/18)
L'économie rwandaise a enregistré une croissance de 6,1% en 2017 contre 5,9% en 2016, grâce notamment aux bonnes performances du secteur agricole, a annoncé l’Institut National des Statistiques du Rwanda (NISR). Il a expliqué dans un communiqué, que les récoltes vivrières ont été bonnes durant l’année écoulée ; ce qui a permis au secteur agricole de progresser de 7% par rapport à 2016. L’Institut a également indiqué que le raffermissement de la croissance économique découle du bon comportement du secteur manufacturier et de l’augmentation de la production de plusieurs minerais, dont le coltan et la cassitérite. La Banque centrale du Rwanda a annoncé le 6 mars, qu’elle prévoit une croissance économique de 6,5% en 2018, grâce notamment aux bonnes conditions...
(Xinhua 14/03/18)
Les récentes manifestations de réfugiés congolais qui ont fait des morts dans l'ouest du Rwanda en février dernier ont des causes différentes, a estimé mardi la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Les réfugiés ne protestaient pas seulement contre la réduction des rations alimentaires, mais certains voulaient aussi retourner dans leur pays d'origine ou être réinstallés en Europe et en Amérique, tout en conservant la citoyenneté rwandaise, a-t-elle dit lors d'une conférence à Kigali, la capitale du Rwanda. Certains des jeunes réfugiés qui ont agi violemment lors de ces manifestations possèdent aussi en effet la citoyenneté rwandaise, ce qui est contraire au statut de réfugié au Rwanda, a poursuivi Mme Mushikiwabo. La ministre, qui est également porte-parole du gouvernement,...
(RFI 14/03/18)
Noble Marara, qui n'est plus en fonction depuis 2001 et exilé en Grande-Bretagne depuis 2002, a été prévenu ce week-end que de nouvelles menaces pesaient sur lui. La police britannique est venue le voir à son domicile pour étudier avec lui les mesures nécessaires à sa protection. Pour Noble Marara, c'est notamment la traduction en langue locale kinyarwanda de son livre Derrière le rideau présidentiel jusque-là seulement disponible en anglais, qui lui vaut ces nouvelles menaces. « Ils sont venus chez moi samedi vers 9h du soir. Ils m'ont dit que le gouvernement rwandais projetait de m'éliminer et que je n'étais pas en sécurité. Ils m'ont dit qu'ils cherchaient à maîtriser ceux qui voulaient me faire du mal et qu'ils...
(La Tribune 13/03/18)
Les autorités rwandaises et tanzaniennes ont annoncé cette fin de semaine leur décision d'opter pour la ligne ferroviaire électrique plutôt qu'un chemin de fer pour locomotive diesel, lequel avait été choisi à la signature d'accord pour le projet mi-janvier dernier. Ce changement est motivé selon les sources étatiques, par des raisons économiques avant tout. Environ deux mois après avoir accordé leurs violons sur le projet de chemin de fer reliant leur deux pays, les gouvernements tanzaniens et rwandais viennent de décider d'une réorientation stratégique : le projet de chemin de fer porte désormais sur une ligne ferroviaire électrique et non sur le chemin de fer pour locomotives diesel auquel les deux gouvernements ont renoncé. La décision a été annoncée par...
(Agence Ecofin 13/03/18)
Le Rwanda et la Tanzanie mettront en place une ligne ferroviaire électrique entre les deux pays, ont indiqué, ce vendredi, les ministres des Transports du Rwanda et de la Tanzanie. Cette ligne ferroviaire électrique a été annoncée, en remplacement du chemin de fer pour locomotives diesel sur lequel les deux pays s’étaient précédemment entendus. Le nouveau chemin de fer, long de plus de 400 kilomètres, devrait relier les villes d’Isaka (Tanzanie) et de Kigali (Rwanda). Le changement de conception devrait permettre de réduire les délais et le coût de transport des passagers et marchandises entre Dar es Salam et Kigali. Ainsi, les trains devraient atteindre entre 80 km/h et 120 km/h pour les trains de marchandises, et entre 120 km/h...
(AFP 12/03/18)
Au moins 16 personnes ont été tuées samedi dans le sud du Rwanda où une église des Adventistes du septième jour a été frappée par la foudre, a déclaré dimanche un responsable local. Le maire du district de Nyaruguru, Habitegeko Francois, a indiqué à l'AFP par téléphone que 14 personnes étaient décédées sur le coup et deux avaient plus tard succombé à leurs blessures. "Cent quarante autres personnes ont été blessées et envoyées d'urgence dans des hôpitaux et des centres de soins. Les docteurs disent que trois d'entre elles étaient dans un état critique mais commencent à aller mieux", a-t-il ajouté. "La plupart de ceux qui ont été blessés ont maintenant été autorisés à sortir et sont de retour dans...
(RFI 10/03/18)
À Kigali, la capitale du Rwanda, le français est toujours l’une des langues nationales utilisées, mais fait difficilement concurrence à l’anglais. La ministre française des Sports, Laura Flessel, qui était en visite officielle au Rwanda le mois dernier (du 15 au 18 février) a profité de sa venue dans le pays pour promouvoir la francophonie. Elle s’est notamment rendue à l’école francophone Antoine de Saint-Exupéry. Lire sur: http://www.rfi.fr/emission/20180310-rwanda-ecole-francophone-saint-exupe...
(AFP 08/03/18)
Environ 2.500 réfugiés burundais, qui craignaient d'être rapatriés, ont été escortés mercredi jusqu'au Rwanda par les casques bleus de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco), a annoncé à l'AFP l'un de leurs porte-parole. "Cela faisait deux mois qu'on était sans aucune assistance alimentaire ou autre de la part du HCR (Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés) ou des autorités congolaises, on vivait sous les menaces de nos voisins congolais et on craignait de se faire extrader vers le Burundi par les autorités congolaises", a expliqué Dionyse Nyandwi. Les 2.579 réfugiés burundais ont parcouru à pied les 5 km séparant Kamanyola (RDCongo) du poste-frontière rwandais de Bugarama à pied, "sauf les blessés et ceux qui sont...
(RFI 08/03/18)
A Kamanyola, dans l'est de la République démocratique du Congo, quelque 2 500 réfugiés burundais ont pris de court tout le monde, mercredi 7 mars au matin, en décidant de passer au Rwanda voisin. Ils vivaient dans des conditions très difficiles, après la mort de 39 des leurs, tués par l'armée congolaise en septembre 2017 à la suite de violences qui avaient également couté la vie d'un soldat. Ils habitaient désormais dans des abris de fortune, devant un camp des casques bleus de la Monusco. Entre l’absence d’assistance de la part du Haut Commissariat aux réfugiés depuis plus de deux mois, des menaces de la part de voisins congolais et, surtout, la peur de se faire extrader vers le Burundi,...
(Xinhua 08/03/18)
Près de 2500 réfugiés burundais qui étaient cantonnés dans un camp de transit à Kamanyola, au Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont traversé en masse mercredi la frontière pour se rendre au Rwanda, selon les autorités frontalières de la RDC, basées à Bukavu. Un responsable du service de migration de la RDC a indiqué que ces réfugiés burundais qui ont traversé la frontière se trouvent actuellement à Bugarama, au Rwanda. La mission de maintien de la paix de l'ONU en République démocratique du Congo, la MONUSCO, affirme avoir escorté ces réfugiés burundais jusqu'à la frontière avec le Rwanda pour une traversée sécurisée. "Ils nous ont signifié leur volonté de quitter le camp de transit de...
(APA 07/03/18)
APA-Dakar (Sénégal)- Les ministres africains du Commerce de l'Union africaine (UA) vont se réunir à Kigali (Rwanda) du 8 au 9 mars 2018 pour échanger sur les instruments juridiques adoptés en vue de la création de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC). La réunion se tiendra en prélude au sommet extraordinaire de l'UA prévu le 21 mars prochain. Le projet de mise en place d de la ZLEC a été lancé en juin 2015, à Johannesburg, en Afrique du Sud. Des progrès significatifs ont été réalisés sur une période de moins de deux ans, selon les observateurs. Si elle est effective, la ZLEC permettra de créer de plus grandes économies ainsi qu’un marché africain plus important, tout en renforçant les...
(APA 07/03/18)
APA-Libreville (Gabon)- La Communauté Economique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) a annoncé, mardi, la création d’un centre régional de lutte contre le terrorisme en Afrique centrale. Le communiqué final des travaux du Conseil des ministres qui s’est achevés dimanche dernier, mais rendu public mardi, informe que la création d’un centre régional de lutte contre le terrorisme a été débattue dans le cadre de la stratégie de sécurisation des intérêts vitaux dans le Golfe de Guinée, ainsi que la mise en œuvre de la convention de Kinshasa sur les armes légères et de petit calibre. Mais avant d’aboutir à la mise en œuvre de la stratégie régionale, les ministres de la CEEAC veulent d’abord procéder à l’activation, à la reconfiguration et...

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