Mercredi 13 Décembre 2017

Emerging Africa Infrastructure Fund s'engage à hauteur de 21,6 millions $ dans un PPP pour l'adduction d'eau au Rwanda

Emerging Africa Infrastructure Fund s'engage à hauteur de 21,6 millions $ dans un PPP pour l'adduction d'eau au Rwanda
(Agence Ecofin 04/12/17)

Emerging Africa Infrastructure Fund s’est engagé à hauteur de 21,6 millions $ dans le cadre d'une initiative de Partenariat Public-Privé (PPP), pour la construction d'une infrastructure d'adduction d'eau au Rwanda.

L'institution de financement arrangera un prêt sénior de 19 millions $ et un autre prêt junior de 2,6 millions $, pour le compte de Metito, une société leader mondial dans la gestion des adductions d'eau et maison mère à 100% de la Kigali Water Ltd.

Le projet, d'un coût total de 60,8 millions, $ bénéficiera aussi d'un prêt de 18 millions $ de la Banque Africaine de Développement, portant le total de l'endettement au profit du projet, à hauteur de 40,6 millions $. Le reste du financement sera apporté par Metito, qui est détenue majoritairement par des capitaux japonais (le groupe Mitsubishi et la Japan Bank for International Corporation), mais qui compte aussi comme troisième actionnaire la Société Financière Internationale (SFI-branche de la Banque Mondiale en charge du secteur privé des pays en développement).

Le projet est présenté comme l'un des tous premiers en Afrique subsaharienne, à développer l'adduction d'eau via les eaux de surface, en utilisant le modèle de financement PPP. En effet, l'exploitation de l'infrastructure construite par Metito sera suivie, au terme d'un certain délai, d'un transfert au gouvernement rwandais. Aucun terme de restitution n'a été donné, mais on peut imaginer que cela interviendra au moins dans 18 ans, soit le délai de maturité des emprunts contractés.

Rappelons qu'Emerging Africa Infrastructure Fund est un véhicule d'investissement géré par la branche gestion des actifs de la banque sud-africaine Investec (Investec Asset Management), pour le compte d'une initiative de 7 pays donnateurs regroupés autour de la Banque Mondiale, connue sous l'appelation du Private Infrastrucrure Development Group (PIDG).

Cette dernière a d'ailleurs apporté une assistance technique de 6,5 millions $ au gouvernement rwandais dans le cadre de ce projet, sous la forme d'assistance technique, légale et d'étude de faisabilité.

L'annonce du bouclage des financements de ce projet est perçue comme un moment important pour le gouvernement rwandais, qui souhaite rendre l'eau accessible pour l'ensemble des 12,5 millions d'habitants que comptent ce pays dans un avenir très proche.

Idriss Linge

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