Samedi 16 Décembre 2017
(AFP 24/11/17)
Un cadre de l'opposition au président Joseph Kabila a été empêché de quitter la République démocratique du Congo par les autorités et deux jeunes militants ont disparu, a-t-on appris vendredi auprès de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Le secrétaire général de l'UDPS (opposition) Jean-Marc Kabund, a déclaré à l'AFP avoir été "interpellé" mercredi par les services de l'immigration à l'aéroport Ndjili-Kinshasa. Il a affirmé que la Direction générale de migration (DGM) lui a confisqué son "passeport sans motif" alors qu'il voulait se rendre...
(AFP 24/11/17)
Le pape a offert jeudi soir une veillée de prière spéciale pour le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo, en lançant un appel contre "les massacres de femmes et d'enfants". "Ce soir, par la prière, nous voulons jeter des semences de paix dans la terre du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo, et en toute terre blessée par la guerre", a-t-il dit dans son homélie, prononcée dans la basilique Saint-Pierre. Le pape François, évoquant "les murs de l’inimitié" qui existent dans ces deux pays, a déploré des conflits qui "volent leur enfance et parfois aussi leur vie" aux enfants et entraînent des violences faites aux femmes. "Quelle hypocrisie de nier les massacres de...
(Le Monde 24/11/17)
Le métal blanc argenté est l’ingrédient essentiel des batteries des smartphones et, désormais, des voitures électriques. Face au scandale du travail des enfants dans les mines de République démocratique du Congo, les industriels sont sous pression. Paul a commencé à descendre dans la mine à douze ans. De simples tunnels mal étayés, dans lesquels il pouvait rester plus de vingt-quatre heures à gratter la terre. Charles, lui, s’y est mis à 13 ans, pour aider son père à remonter le cobalt, nouvel or de la République démocratique du Congo (RDC). Révélées par Amnesty international en 2016, les histoires de Paul, Charles et des autres ont fait le tour du monde. Selon l’Unicef, près de 40 000 enfants travaillaient en 2014...
(Jeune Afrique 24/11/17)
Alors que l'échéance fixée au 31 décembre 2017 par l'accord de la Saint-Sylvestre pour organiser la présidentielle en RDC doit bientôt expirer, l'ex-premier ministre Samy Badibanga plaide pour qu'un addendum consensuel soit inscrit d'urgence dans l'accord. Faute de quoi leur Constitution imposerait aux Congolais de « devoir de faire échec à tout individu qui exerce le pouvoir en violation [de ses dispositions] ». Le calendrier électoral publié par la Ceni [Commission nationale électorale indépendante] le 5 novembre dernier, attendu sous la pression nationale et internationale, renvoie les élections à décembre 2018. Ce retard – ou déni de démocratie – atteint encore la légitimité des institutions tandis que l’insécurité et les violences mettent en danger la souveraineté de la RDC et...
(RFI 24/11/17)
Nouveau rebondissement dans le procès de Kavumu en RDC. Jeudi, le député Frédéric Batumike a déposé deux requêtes, l'une pour suspicion légitime, qui met en doute l'impartialité de deux juges de la cour, et l'autre pour que ces mêmes juges soient récusés. Chef de la milice « Armée de Jésus », Frédéric Batumike comparaît devant la justice depuis le 9 novembre pour assassinat. A ses côtés, 18 membres de cette milice sont accusés du viol de 48 fillettes et de crimes contre l'humanité. Suite à ces requêtes, la cour a dû suspendre les audiences alors que le procès touche à sa fin. « Monsieur le premier président. Nonobstant mon refus catégorique, vous m'avez forcé à venir comparaître devant votre juridiction...
(RFI 24/11/17)
Bruno Tshibala, le Premier ministre de la RDC, est sur une chaise éjectable. Les quarante-huit heures qui lui ont été données pour démissionner de son poste expirent ce vendredi soir 24 novembre. Interpellé à l'Assemblée nationale pour s'expliquer sur le retard constaté dans le dépôt du projet de loi budgétaire pour 2018, la réponse du Premier ministre n'a pas convaincu les élus nationaux. « C'est clair et net, Bruno Tshibala a fourni des réponses pas seulement incomplètes, mais des réponses mensongères ». Henri Thomas Lokondo n'a pas eu d'autres mots pour expliquer sa colère et celle de ses collègues de l'Assemblée nationale congolaise. Dès ce vendredi soir, dans le cas où le Premier ministre n'aurait pas démissionné, le député de...
(La Tribune 24/11/17)
Pour 2 millions de dollars, Idriss Deby, le président du Tchad aurait cédé une concession pétrolière à une entreprise chinoise. Pour moins (500.000 dollars), Yoweri Kaguta Musveni, le chef de l’Etat ougandais, aurait accordé des avantages commerciaux à la même société dans le secteur banquier et énergétique. Pourtant, bien avant ces deux présidents africains, certains de leurs pairs ou ex-pairs ont été éclaboussés par des scandales de corruption. La Tribune Afrique vous en dresse une liste non exhaustive. Dans le sulfureux rôle d'entremetteur, Chi Ping Patrick Ho, ancien ministre de l'intérieur de Hongkong, aidé dans le cas tchadien par Cheikh Tidiane Gadio, ancien chef de la diplomatie sénégalaise, aurait réussi à obtenir des présidents tchadien et ougandais, des avantages commerciaux...
(RFI 24/11/17)
La RDC promet que son moratoire sur l’exploitation forestière, qui interdit l’attribution de nouvelles licences à des industriels, ne sera pas levé cette année. C’est un soulagement pour les ONG de défense de l’environnement, mais ces dernières ne baissent pas la garde pour autant. Chaque année, la question revient sur le tapis. Et les autorités ne cachent pas leur intention à terme de lever ce moratoire en vigueur depuis 2005 pour, disent-elles, diversifier leur économie et compenser la baisse des recettes liées à l’exploitation de minerais. Début novembre, au cours d’un atelier, le ministre de l’Environnement a donc de nouveau mis le sujet sur la table... avant de rétropédaler sous la pression, en évoquant un malentendu. Pression de la part...
(AFP 23/11/17)
Les Nations unies "regrettent une nouvelle augmentation du nombre de violations des droits de l’homme" en octobre en République démocratique du Congo,dont les "principaux auteurs sont les agents de l'Etat", selon la Mission de l'ONU au Congo (Monusco). La Monusco recense, dans un communiqué publié jeudi, "sur l’ensemble du territoire de la RDC 704 violations en octobre 2017, contre 644 en septembre et 441 en août, soit une augmentation de 60 % en deux mois". Le bureau conjoint des droits de l'homme des Nations unies note que les agents de l’Etat sont "responsables de 442 violations (soit 63 % des violations), dont l’exécution extrajudiciaire de 56 personnes". "Les groupes armés ont quant à eux été responsables de 262 atteintes aux...
(AFP 23/11/17)
La journée ville-morte mercredi dans la province du Sud-Kivu (est de la République démocratique du Congo) à l'appel de la société civile en vue du respect du calendrier électoral a été diversement observée. Dans le chef-lieu Bukavu, les commerces n’ont pas ouvert normalement, a constaté un correspondant de l'AFP dans la ville. La circulation a été plus fluide que d'habitude. A 300 km, sur l'aéroport de Shabunda, "un seul avion a atterri mercredi", a déclaré le président de la société civile, Joseph Mpeseni. En temps normal, cinq rotations sont enregistrées. Cet aéroport est le point de départ de minerais (cassitérite et coltan) produits dans le Sud-Kivu. La société civile demande le respect du calendrier électoral qui doit conduire à la...
(AFP 23/11/17)
Une entreprise chinoise de négoce de métaux a déclaré jeudi avoir ouvert une enquête pour savoir si des enfants travaillent dans des mines congolaises qui la fournissent en cobalt, un composant crucial des smartphones et voitures électriques. Yantai Cash, un exportateur de cobalt basé dans la province du Shandong (est), a indiqué à l'AFP être train de vérifier sa chaîne d'approvisionnement à la demande de la Bourse des métaux de Londres, qui fixe les prix du marché. L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International a publié la semaine dernière un rapport accusant des géants industriels de négliger les conditions de travail dans les mines de leurs fournisseurs en République démocratique du Congo.
(AFP 22/11/17)
L'opposition en République du Congo a reporté de deux jours la marche contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila initialement prévue le 28 novembre à Kinshasa, pour éviter toute confrontation avec la majorité, a-t-on appris mercredi. La majorité et l'opposition congolaise envisagent toutes deux une manifestation le 28 novembre à Kinshasa, pour soutenir ou dénoncer le calendrier électoral qui prolonge de fait d'un an le pouvoir du président Kabila. "Ce report de deux jours a pour but d'éviter la confusion et la confrontation donc la violence", a expliqué à l'AFP Martin Fayulu, signataire d'une lettre d'information adressée au gouverneur de Kinshasa.
(AFP 22/11/17)
Trois civils et quatre membres des forces de sécurité ont été blessés par balles mardi dans des heurts lors d'une manifestation après l'"assassinat" d'un adolescent dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on annoncé de source officielle. "Deux policiers, deux militaires et trois civils, dont une femme grièvement blessée, ont été touchés par balles réelles dans des manifestations contre l'assassinat d'un garçon par des hommes non encore identifiés", a déclaré à l'AFP Amisi Kalonda, administrateur du territoire de Beni, dans le Nord-Kivu. L'adolescent est "la quatrième personne tuée en un mois", a déclaré à l'AFP un membre de la société civile, Paulin Bayonza. "La population en colère soupçonne les militaires récemment déployés dans le territoire de Beni d'être responsables...
(AFP 22/11/17)
La République démocratique du Congo a annoncé mardi qu'elle rappelait son ambassadeur en Libye après la révélation de l'existence d'un marché aux esclaves africains près de Tripoli. Kinshasa veut connaître "la situation réelle" en Libye et conduire au besoin "une mission de rapatriement" si des Congolais sont concernés, explique un communiqué du ministre des Affaires étrangères Léonard She Otekitundu. Le ministre souhaite "que la question migratoire soit prioritairement inscrite à l'ordre du jour du prochain sommet Afrique-Europe qui se tiendra à Abidjan". Le Burkina Faso a aussi rappelé son ambassadeur en Libye après la diffusion la semaine dernière du documentaire choc de la chaîne de télévision américaine CNN...
(APA 22/11/17)
APA Kinshasa (RD Congo). La RD Congo vient de rappeler son ambassadeur en poste à Tripoli, en Libye, suite à l’affaire de la vente des migrants africains dans ce pays, selon un communiqué du ministère des affaires étrangères et de l’intégration régionale parvenu à APA, mercredi. L’ambassadeur congolais à Tripoli devra éclairer la lanterne des autorités de son pays sur la situation réelle en Libye pour qu’une mission d’identification et, le cas échéant, de rapatriement digne soit menée, si des ressortissants congolais se retrouveraient dans cette situation « horrifiante », indique la source. Tout en saluant l’ouverture d’une enquête judiciaire par les autorités libyennes sur cette affaire, le ministère congolais des affaires étrangères et intégration régionale exprime sa « profonde...
(La Tribune 22/11/17)
Après les Paradise Papers, Glencore doit faire face aux révélations sur sa filiale Katanga Mining. Le gendarme de la Bourse de l’Ontario vient de lancer une enquête sur des malversations ayant entouré les niveaux de production de 2014 et des versements secrets en faveur de managers et de membres de conseils d’administration de cette filiale. Le géant minier Glencore a du mal à s'extirper de la zone de turbulence où il se trouve depuis les révélations touchant la filiale congolaise de l'entreprise dans le Paradise Papers. Glencore doit maintenant faire face à un nouveau scandale qui touche Katanga Mining, un producteur de cuivre qui lui appartient également. Trois démissions au conseil d'administration Cette entreprise fait actuellement l'objet d'une enquête par...
(AFP 21/11/17)
Un projet de révision de la loi électorale en République démocratique du Congo a été déposé lundi devant l'Assemblée pour adoption d'ici le 30 novembre, première mise en oeuvre du calendrier électoral qui doit mener vers la succession de Joseph Kabila. Présenté par la Commission électorale le 5 novembre, ce calendrier prévoit des élections le 23 décembre 2018, deux ans après la fin officielle du deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila d'après l'actuelle Constitution. L'opposition congolaise réclame son départ dès la fin 2017. Lundi, le Premier ministre Bruno Tshibala a déposé devant l'Assemblée nationale le projet de révision de la loi électorale qui doit être adoptée d'ici le 30 novembre et promulguée le 15 décembre, selon le calendrier...
(AFP 21/11/17)
La toute-puissante entreprise étatique minière congolaise Gécamines a accusé lundi ses partenaires étrangers de "voler" la République démocratique du Congo, après avoir été elle-même mise en cause dans deux rapports par des ONG anglo-saxonnes. "Nos partenaires depuis quinze ans nous ont -le mot n'est pas fort- trompés et nous ont volés. Cela doit s'arrêter", a déclaré le président du conseil d'administration, Albert Yuma, un proche du président Joseph Kabila. En juillet, l'ONG britannique Global Witness avait qualifié le secteur minier congolais de "distributeur automatique de billets" pour le régime de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001.
(RFI 21/11/17)
La Cenco a présenté un rapport lundi 20 novembre sur l'avancement du processus d'enrôlement en RDC. A ce jour, Plus de 44 millions d'électeurs sont enregistrés. Reste à finaliser l'opération dans le Kasaï, le Kasaï-Central, et deux territoires voisins. Le calendrier électoral prévoit la fin de l'opération pour le 31 janvier 2018. Mais dès lundi, les évêques congolais ont partagé le travail de leurs quelque 300 observateurs sur le terrain. Une opération d'autant plus importante que la nouvelle loi électorale qui doit être adoptée sous peu prévoit que désormais le partage des sièges aux législatives se fasse sur la base...
(Xinhua 21/11/17)
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a publié lundi un bilan de 56 personnes tuées dans des manifestations qui ont eu lieu depuis le mois d'avril dernier jusqu'en octobre 2017, à travers la République démocratique du Congo (RDC). Selon ce rapport réalisé par 200 observateurs déployés sur le terrain par la CENCO, 52 personnes parmi les 56 seraient tuées par balles par les forces de l'ordre, une personne par le gaz lacrymogène et trois policiers tués par des manifestants. Dans le même rapport, les évêques parlent aussi d'au moins 105 blessés, dont 87 par balles, environ 355 cas d'arrestations de manifestants par la police, les forces armées et les services spécialisés de l'Etat, mais aussi l'incendie de deux bureaux...

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