Jeudi 25 Mai 2017
(Jeune Afrique 12/05/17)
Une loi, votée au parlement congolais et promulguée en février, prévoit dans un délai de 12 mois l'instauration d'une préférence nationale dans les contrats de sous-traitance privée. Une disposition qui suscite beaucoup d'inquiétudes au sein des entreprises, d'autant plus que son périmètre et ses modalités d'application demeurent très flous. Plusieurs centaines. C’est en théorie le nombre d’entreprises, détenues majoritairement par des actionnaires internationaux et actives dans la fourniture de services en République démocratique du Congo (RDC), qui pourraient être concernées par l’application de la loi du 8 février 2017, entrée en vigueur le 17 mars, qui fixe les règles applicables à la sous-traitance privée. Celle-ci prévoit que « l’activité de sous-traitance est réservée aux entreprises à capitaux congolais promues par...
(RFI 12/05/17)
En RDC, des milliers de personnes continuent de fuir les violences dans les provinces du Kasaï. Et pour certaines, jusque dans le pays voisin l'Angola. Selon une ONG qui travaille dans la province de Lunda Norte, frontalière de la RDC, les Congolais seraient plus de 30 000 (20 000 selon les autorités angolaises) à avoir franchi la frontière ces dernières semaines. Un afflux massif qui pose des problèmes d'accueil et de prise en charge de réfugiés dans un état de santé fragile. Dix-sept mille familles congolaises venues des province des Kasaï sont venues chercher refuge dans la province de Lunda Norte ces dernières semaines.
(La Libre 12/05/17)
Tout ça pour ça ? ! Il aura fallu un mois pour que le nouveau Premier ministre nommé par le président Joseph Kabila, Bruno Tshibala, présente son gouvernement, qui est pourtant presque un copier-coller de celui de son prédécesseur : une quarantaine de ses 59 membres siégeaient déjà dans le cabinet Badibanga. Bien que pléthorique, le nouveau gouvernement ne respecte pas l’accord de la Saint-Sylvestre (appuyé par le Conseil de sécurité de l’Onu), qui balise le partage du pouvoir jusqu’aux élections de fin 2017 : il n’est, en effet, pas inclusif puisque le Rassemblement d’opposition n’y est pas représenté. Il ne respecte pas non plus l’"Arrangement particulier" qui aurait dû permettre d’appliquer cet accord, mais que n’a pas signé le...
(APA 12/05/17)
APA Kinshasa(RDC) - Les réactions continuent à être enregistrées depuis la publication, mardi, du gouvernement du Premier ministre Bruno Tshibala qui comprend 58 membres dont 3 vice-premiers ministres, 9 ministre d’Etat (un record au monde !), 35 ministres et 11 vice-ministres. « Les marges de manœuvre de Bruno Tshibala sont très réduites pour mettre en œuvre son programme parce que les ministères régaliens (affaires étrangères, défense, intérieur, finances) sont contrôlés par la Majorité présidentielle », estime l’analyste Félicien Kabamba, professeur et chercheur au Centre d’études politiques de l’Université de Kinshasa. Le chercheur note également que le premier ministre est affaibli davantage par le fait qu’il ne peut pas, aujourd’hui, s’appuyer sur un parti politique en cas de conflit avec le...
(Radio Okapi 12/05/17)
La société civile de Beni révèle dans un communiqué publié mercredi 10 mai qu’entre 2015 et 2017, plus de 7000 tonnes de cacao et de café ont été frauduleusement exportées vers l’Ouganda. Elle s’appuie sur les statistiques avancées par la Fédération des entreprises du Congo (FEC) livrées au cours d’une réunion tenue à Beni avec l’association des exportateurs du Café - Cacao, la FEC, l’Office congolais du café (ONC)L, les autorités administratives ainsi que la police des frontières. «L’estimation des tonnes du cacao qui sont passées frauduleusement sont de l’ordre de 3287 tonnes (2015), 3200 tonnes (2016) et 1321 tonnes (de janvier à mars 2017). Les causes de cette fraude sont : le prix de l’Ouganda (3 dollars par kilo)...
(Agence Ecofin 12/05/17)
(Agence Ecofin) - Les populations locales de Kipushi, au sud-ouest de la province du Katanga, ont décidé de donner de la voix. Une centaine d’entre elles, appartenant à cinq villages de la chefferie Kaponda, ont manifesté ce 11 mai 2017 devant le palais de justice de Lubumbashi contre la «spoliation de leurs villages», comme le rapporte Radio Okapi. Dans le viseur des manifestants, « les autorités municipales et coutumières de Kipushi » et le service de cadastre du territoire qu’ils accusent d’avoir cédé des terres agricoles qui leur appartenaient sans tenir compte de leur avis. Les manifestants ont été respectivement reçus par le Procureur général du Haut-Katanga à Lubumbashi et par le ministre provincial de l’Intérieur. Souha Touré
(Jeune Afrique 12/05/17)
Associés à Afrotronix, les transfuges congolais du Staff Benda Bilili rajeunissent une nouvelle fois leur son. Comme beaucoup de vétérans de la scène africaine. «Nous faisons de la rumba ! » Théo Nzonza n’en démord pas. Le papy congolais, sapé comme un prince, se redresse sur sa chaise roulante et précise : « Oui, c’est de la rumba électrique, de la rumba moderne, mais c’est toujours de la rumba. » Nous sommes dans un hôtel parisien, non loin de la Grande Halle de la Villette, où le Mbongwana Star doit assurer son concert. Quelques heures plus tard, le quinqua déchaîné, énormes lunettes fluo lui couvrant la moitié du visage, se trémousse sur scène sous un déluge de décibels saturés et de boucles...
(AFP 11/05/17)
La justice militaire congolaise a déclaré jeudi avoir condamné quatre personnes à des peines allant de cinq ans de prison à la peine de mort pour une série de massacres de civils dans la région de Beni, dans l'Est de la République démocratique du Congo. "La Cour opérationnelle militaire du Nord-Kivu a rendu quatre arrêts hier (mercredi). Deux personnes ont été condamnées à cinq ans de prison et deux autres à la peine de mort", a dit à l'AFP le colonel Jean-Paulin Esosa Masele, président de cette cour. Ces condamnations ont été prononcées dans le cadre d'un procès fleuve qui se tient à Beni depuis août dernier sur les massacres qui ont fait des centaines de morts dans la ville...
(RFI 11/05/17)
C'est un enterrement qui continue de diviser le premier parti d'opposition de RDC, l’UDPS, ainsi que les autorités congolaises : celui d'Etienne Thsisekedi, décédé le 1er février dernier. Annoncé pour le vendredi 12 mai, le rapatriement depuis Bruxelles de la dépouille de l'opposant historique a de nouveau été reporté sans qu'une nouvelle date ne soit fixée. Cet enterrement prend des allures de bras de fer politique. Depuis des semaines, c'est un véritable dialogue de sourds. Les autorités refusent l'inhumation du corps d'Etienne Tshisekedi au siège du parti de l'UDPS.
(APA 11/05/17)
APA-Kinshasa (RDC) - L’Union européenne apportera son soutien à l’organisation des élections prévues avant la fin de cette année en RD Congo, selon l’accord politique du 31 décembre 2016. Cette promesse est contenue dans un message lu par l’ambassadeur de l’UE à Kinshasa, Bart Ouvry, à l’occasion de la commémoration du 60ème anniversaire de l’union, et dont APA a obtenu copie. « Le peuple congolais et ses dirigeants peuvent compter sur le soutien de l'Union européenne à la mise en œuvre de l'Accord du 31 décembre 2016 et particulièrement pour l'organisation des élections. Nous le ferons de commun accord avec l’ensemble de la communauté internationale et particulièrement avec l'Union Africaine », a déclaré le diplomate européen. Bart Ouvry a, à...
(RFI 11/05/17)
Une fois de plus, le rapatriement du corps d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa a été reporté. L'opposant historique de République démocratique du Congo est mort à Bruxelles le 1er février dernier. Depuis, la question de son inhumation en RDC n'est toujours pas réglée faute d'accord entre sa famille, son parti et les autorités. L'UDPS renonce donc au rapatriement annoncé pour ce vendredi 12 mai. Aux yeux de l’UDPS, le parti d'Etienne Tshisekedi, les conditions ne sont tout simplement pas réunies pour le retour apaisé de la dépouille mortelle de leur chef. En effet, depuis 24 heures, la tension est montée d'un cran avec l'incendie de ce camion de police stationné en face du siège de l'UDPS.
(La Voix de l'Amérique 11/05/17)
Les autorités de Kinshasa ont refusé d’accorder au principal parti d’opposition en RDC d’enterrer l'ex-leader Etienne Tshisekedi à Limete comme l'UDPS le demandait. Dans une correspondance vue par VOA Afrique, M. André Kimbuta, le gouverneur de Kinshasa, s’appuie sur des ordonnances, dont certaines datent de depuis la colonisation, pour justifier le refus. "Ces textes renseignent, entre autres, que : aucune inhumation ne pourra avoir lieu que dans un terrain affecté aux inhumations ; aucune habitation ne peut être élevée à une distance inférieure à 50 mètres des cimetières", rappelle l’autorité municipale. "Eu égard à ce qui précède, votre proposition de procéder à l’inhumation de l’illustre disparu au siège de votre Parti politique ne saurait être retenue pour non-conformité à la...
(Courrier International 11/05/17)
Le camp présidentiel garde la main sur les ministères clés du nouveau gouvernement de Bruno Tshibala qui possède peu de marge de manœuvre pour obliger le pouvoir à organiser les élections fin 2017. On prend les mêmes et on recommence ! Après un mois d’attente pour connaître les contours du nouveau gouvernement de Bruno Tshibala, censé conduire la transition politique en République démocratique du Congo (RDC), le nouvel exécutif a enfin été rendu public ce mardi (1). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les ajustements sont mineurs par rapport au précédent gouvernement Badibanga. Une seule surprise : le nombre des ministres qui avait pourtant été limité à 54 dans « l’arrangement particulier » signé le 27 avril...
(Les Afriques 11/05/17)
En fin de mandat constitutionnel depuis le 19 décembre 2016, maintenu à l’issue de la signature d’un accord politique conclu le 31 décembre sous l’égide du clergé congolais, le plus jeune des chefs d’État africains joue contre la montre et laisse présager le spectre d’une manœuvre politicienne qui conforterait plus d’un : il n’a pas l’intention de quitter le pouvoir de sitôt. Sinon, pourquoi conclure un contrat de lobbying de 5,6 millions de dollars avec un cabinet israélien? Décryptage… Depuis 5 mois, l’accord politique conclu sous l’égide des évêques congolais, connu sous le vocable de l’«accord de la Cenco», peine à être mis en application, en raison des revirements multiples et les interprétations contradictoires des différents signataires. En dépit d’une...
(Dw-World 11/05/17)
Kinshasa et l'opposition sont toujours divisés sur le lieu de l'inhumation du corps de l'opposant Etienne Tshisékedi. Le rapatriement de son corps a été de nouveau reporté. Le rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi a de nouveau été reporté sine die. Ce report serait dû, selon sa famille politique l’UDPS , à la présence policière au siège de ce parti, où ses partisans veulent inhumer leur leader, décédé en février à Bruxelles. Le gouvernement dit que le parti UDPS cherche à instrumentaliser cette question à des fins politiques. Décidément, les obsèques d'Etienne Tshisekedi ne semblent pas près de se tenir. Le rapatriement de nouveau reporté La date du 11 mars avait d’abord été annoncée, et l’inhumation devrait se faire au...
(APA 11/05/17)
APA Kinshasa (RDC) - L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS-opposition) a décidé de renvoyer à « une date ultérieure » le rapatriement de la dépouille de son ex président, Etienne Tshisekedi, initialement prévu pour le vendredi 12 mai. Dans un communiqué reçu par APA, l’UDPS explique avoir pris cette décision en toute responsabilité, après concertation avec la famille biologique du défunt, « pour faire échec au plan machiavélique programmé par la mouvance Kabiliste, d’engager notre pays dans une voie de la violence lors des obsèques de notre héros national ». Le fait est que depuis son décès le 1er février dans la capitale belge, la famille biologique d’Etienne Tshisekedi, l’UDPS et le gouvernement ne se mettent pas...
(Radio Okapi 11/05/17)
Plusieurs organisations de la société civile se réclamant « partenaires électoraux» demandent au gouvernement congolais de «tout mettre en œuvre pour la tenue effective des élections en 2017». Dans une déclaration lue mercredi 10 mai au terme d’une retraite de trois jours à Kinshasa, ces organisations ont conclu que « les élections demeurent le gage par excellence du développement de la paix et la stabilité en RDC». Elles demandent par conséquence aux autorités congolaises de débloquer les fonds nécessaires à l’organisation des élections dans le délai prescrit dans l’accord de la Saint Sylvestre et d’assainir l’environnement socio-politique en appliquant totalement les mesures de décrispation politiques convenues dans cet accord. Elles recommandent par ailleurs au Parlement de voter « urgemment et...
(Agence Ecofin 11/05/17)
(Agence Ecofin) - La compagnie minière Amani Gold a conclu avec le chinois Luck Winner Investment, un mémorandum d’entente (MoU) portant sur un investissement de 25 millions $ dans le projet aurifère Giro, en RD Congo. Les fonds qui seront levés par le biais du placement de 500 millions d’actions à un prix unitaire de 5c, seront utilisés pour financer des essais métallurgiques et des forages pour la réalisation des études de faisabilité. Une fois la levée de fonds effectuée, Luck Winner détiendra une participation de 28% dans le capital-actions d’Amani Gold. La conclusion de l’accord de financement est, apprend-on, soumise à la réussite d’une due diligence pour le projet et à l’approbation des actionnaires. « Sous réserve de la...
(Jeune Afrique 11/05/17)
Florent Ibenge, le sélectionneur de l’équipe nationale de RDC, a dû patienter près de six mois avant de toucher ses arriérés de salaires. Rémunéré environ 25 000 euros par mois, Florent Ibenge avait déjà eu l’occasion de critiquer ce manque de régularité dans le versement de ses émoluments. L’argent est décaissé par le gouvernement congolais, qui prend en charge l’intégralité de la rémunération du sélectionneur et de ses adjoints.
(AFP 10/05/17)
Le rapatriement en République démocratique du Congo de la dépouille de l'opposant historique congolais Étienne Tshisekedi, décédé en février à Bruxelles, a de nouveau été reporté à "une date ultérieure", a-t-on appris mercredi auprès de son parti. Le rapatriement du corps de Tshisekedi était prévu pour le 12 mai. L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) "a pris la décision de renvoyer à une date ultérieure le rapatriement de la dépouille du président Tshisekedi", a déclaré à l'AFP son secrétaire général Jean-Marc Kabund. Le siège de l'UDPS, où les travaux de construction de la sépulture étaient en cours, est "assiégé".

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