Dimanche 25 Juin 2017
(AFP 15/06/17)
L'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda a affirmé mercredi devant la Cour pénale internationale (CPI) avoir aidé à mettre fin au génocide rwandais de 1994, où il a "vu des horreurs". "Je suis un de ceux qui ont mis fin à ce génocide", a déclaré l'homme à la moustache en traits de crayon. "J'étais très jeune mais j'étais déjà dans l'armée (...). J'étais commandant d'un peloton à ce moment-là et j'ai vu des horreurs." Près de deux ans après l'ouverture de son procès, l'ancien chef adjoint de l'état-major général des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) a pris la parole en tant que premier témoin pour sa propre défense. En septembre 2015, l'ancien rebelle avait plaidé non...
(RFI 15/06/17)
C'était un témoignage très attendu à La Haye, celui de l'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda. Près de deux ans après l'ouverture de son procès, celui qui a souvent été surnommé «Terminator» devait prendre la parole mercredi 14 juin pour la première fois devant la Cour pénale internationale, pour donner sa version des faits. L'homme, qui a servi dans les rébellions rwandaises et congolaises, est accusé de treize crimes de guerre et de cinq crimes contre l'humanité dont meurtres, pillages, attaques contre des civils, viols et esclavage sexuel, commis par ses troupes en 2002-2003 en Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo. Bosco Ntaganda, qui plaide non coupable, a donc été entendu devant le juge de la...
(RFI 15/06/17)
Alexis Thambwe Mwamba est visé par une plainte pour crime contre l’humanité en Belgique, c’est ce que nous apprend la lecture du quotidien belge La Libre Belgique. C’est un avocat belge qui est à l’origine de la plainte, introduite, selon le journal, il y a moins d’un mois. L’avocat représente les familles des victimes du crash d’un avion dans l’est de la RDC, abattu par le mouvement rebelle du RCD, le 10 octobre 1998, dont l’actuel ministre de la Justice était l’un des responsables. Il avait lui-même revendiqué l’attaque sur les ondes de RFI. Nous sommes en 1998 dans l’est de la RDC et la seconde guerre du Congo fait rage. Les rebelles du RCD, soutenus par le Rwanda, affrontent...
(Le Monde 15/06/17)
La ville accueille des milliers de déplacés ayant fui les milices qui écument le centre de la RDC en pillant, tuant, décapitant. Peu d’hommes en ont réchappé. Les mains croisées dans le dos, Jamal ne parle pas, il murmure. D’une voix presque éteinte, l’air stupéfait, il ne dit que son nom. Quel âge a ce garçon : 8 ans, 10 ans peut-être ? D’où vient sa famille ? Personne ne sait. Une certitude : les parents de Jamal sont morts. Chercheur de diamants et marchande de légumes, ils ont été décapités un jour d’avril, lors d’une attaque de miliciens à Mayi Munene, un village de la province du Kasaï, en République démocratique du Congo (RDC). Un voisin, Hugo Ndaba, père...
(Jeune Afrique 15/06/17)
Une plainte pour crime contre l'humanité a été introduite en Belgique contre le ministre d'État congolais en charge de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba. Bruxelles a décidé d'ouvrir une enquête. Selon la Libre Belgique, le juge Michel Claise a été récemment désigné par le parquet de Bruxelles pour se charger de l’instruction dans un dossier visant Alexis Thambwe Mwamba, ministre de la Justice de la RD Congo, sur la base d’une plainte pour crime contre l’humanité introduite par l’avocat Alexis Deswaef il y a près d’un mois. L’avocat représente plusieurs familles de victimes d’un drame pouvant être assimilé à un acte terroriste : le crash d’un avion en 1998 dont le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) avait revendiqué l’attaque,...
(APA 15/06/17)
APA Kinshasa (RD Congo) - Le Garde des sceaux,ministre de la Justice de la RDC, Alexis Thambwe Mwamba, est visé par une plainte pour crime contre l’humanité introduite par l’avocat Alexis Deswaef il y a près d’un mois, selon une information de La Libre Belgique reçue jeudi à Kinshasa. Les plaignants sont des familles de victimes de la destruction, le 18 octobre 1998, en plein vol d’un Boeing 727 de la compagnie Congo Airlines. Il y avait à bord de l’appareil 50 personnes dont 43 civils, essentiellement des femmes et des enfants, et 7 membres d’équipage. Le crash avait été provoqué en 1998 par la rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD rébellion pro-rwandaise), dont Alexis Thambwe Mwamba était...
(La Voix de l'Amérique 15/06/17)
Nyakakoma a momentanément été prise par les Maï-Maï Charles ce 14 juin, avant d’être chassés par l’armée congolaise. La 34e région militaire au Nord-Kivu confirme l’attaque, mais n’avance aucun bilan humain ni matériel de cette attaque. "Nous menons actuellement une grande offensive contre tous les groupes armés sans distinction dans le parc de Virunga, à Kyondo, au sud du lac Edouard comme aux environs de Nyamilima. Ils sont en débandade et n’ont plus de nourriture parce que nous avons coupé toutes leurs sources d’approvisionnement", souligne à VOA Afrique Njike Kaiko, porte-parole de l’armée pour l’opération Sokola 2. Selon lui, les éléments FARDC, basés à Nyakakoka lors de l’attaque mercredi matin, ont battu en retraite pour la sécurité des civils, signalant...
(RFI 15/06/17)
Troisième volet de la grande enquête de RFI sur la crise dans le Grand Kasaï en République démocratique du Congo. Après le rôle de l'armée congolaise dans ces atrocités, RFI s'intéresse ce jeudi au rôle de l'ONU. L'enquête de notre envoyée spéciale Sonia Rolley est en ligne sur le site de RFI. Sur ces terribles affrontements, qui ont fait au moins 400 morts depuis 10 mois, RFI recevait hier Scott Campbell, du Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Lire la suite sur: http://www.rfi.fr/emission/20170615-rdc-rise-kasai-reaction-lambert-mend...
(APA 15/06/17)
APA Kinshasa (RDC).- Le secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix s’est rendu mercredi à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï central (centre de la RDC), où il a réitéré le souhait des Nations-Unies de voir les auteurs des violences et particulièrement les assassins des experts de l’ONU, Michael Sharp et Zaida Catalan, traduits en justice. Jean-Pierre Lacroix a affirmé s’être rendu dans la région du Kasaï pour «témoigner de la solidarité des Nations unies avec la population». Egalement, pour faire en sorte que «l’aide humanitaire puisse parvenir aux populations». Le secrétaire général adjoint des Nations unies a également promis de faire en sorte que « les responsables des violations des...
(RFI 15/06/17)
En Centrafrique, les autorités recherchent activement les membres présumés d'un mouvement politico-militaire congolais, le FCCPD de John Tshibangu. Ce proche de l'ex-rébellion du M23 est soupçonné d'avoir tissé des liens avec des groupes armés centrafricains issus de l'ex-Seleka. Depuis vendredi, trois personnes ont été arrêtées. Des enquêtes manifestement déclenchées après la venue il y a trois semaines, du ministre congolais des Affaires étrangères Léonard She Okitundu. C'est le ministre de l'Intérieur, Jean-Serge Bokassa, en personne, qui a dirigé vendredi l'arrestation à Bangui de Freddy Libeba et Alexandre Mitshiabu, respectivement, chargé des opérations et directeur du renseignement du FCCPD.
(APA 15/06/17)
APA-Kinshasa (RD Congo) - Plus de trente mille nouveaux réfugiés centrafricains sont enregistrés dans le Grand Equateur (nord-est de la RDC) depuis le mois de mai dernier, selon les statistiques fournies par la représentante régionale du HCR en RDC, Ann Monica Encontre, lors de la conférence hebdomadaire des Nations unies à Kinshasa. [Img : RDC : plus de 30.000 nouveaux réfugiés centrafricains recensés en un mois] Ces réfugiés qui s’ajoutent à plus de 130.000 autres vivant déjà en RD Congo fuient les combats en République centrafricaine (RCA) et entrent par les provinces du Nord-Ubangi et du Bas-Uélé, a ajouté Ann Monica Encontre. Pour faire face à ce nouvel afflux des réfugiés, elle a promis le soutien du Haut-Commissariat des Nations...
(La Voix de l'Amérique 15/06/17)
Les autorités centrafricaines promettent de donner plus d’informations une fois que l’instruction judiciaire aura abouti. Les autorités centrafricaines ont confirmé l’arrestation de deux membres du mouvement politico-militaire congolais Front du peuple congolais pour le changement et la démocratie (FPCCD), les accusant de tentative de déstabiliser leur pays mais aussi la RDC. "Je confirme que les deux hommes ont bien été arrêtés. Ils sont impliqués dans des activités de déstabilisation du régime en Centrafrique, mais aussi en RDC ", a déclaré au téléphone à VOA Afrique le ministre centrafricain de la Sécurité et de l’Intérieur, Jean Serge Bokassa, refusant d’en dire plus. Selon lui, une enquête est en cours et d’autres arrestations pourront suivre. "Il y a d’autres acolytes qui pourraient...
(France TV Info 15/06/17)
Le prix du passeport congolais a fait scandale. A 164 euros le document (175 euros, selon Reuters), beaucoup soupçonnent l’entourage du président Kabila d’en profiter grassement. Mais le passeport congolais n’est pas le plus cher d’Afrique. Partout sur le continent, le passage au biométrique a fait exploser les tarifs. C’est l’agence de presse Reuters qui a levé le lièvre le 13 avril 2017. Le nouveau passeport biométrique congolais, mis en service fin 2015, est une vache à lait dont profitent des entreprises et des proches du président. Joseph Kabila tenait à ce passeport biométrique. Officiellement, l’exigence sécuritaire de nombreux pays rendait nécessaire sa création. Selon Kabila, ce passeport allait permettre à chacun de circuler librement dans le monde. Mais bien...
(AFP 14/06/17)
Le Parlement européen a demandé mercredi une enquête internationale sur les violences au Kasaï, région du centre de la République démocratique du Congo (RDC), afin de "veiller à ce que les auteurs de ces massacres rendent compte de leurs actes". Dans une résolution adoptée à Strasbourg, les eurodéputés précisent que cette commission devrait comprendre des experts des Nations unies, et se disent "vivement préoccupés par la détérioration de la situation politique, sécuritaire et humanitaire" en RDC. La région du Kasaï est secouée depuis septembre par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août 2016 lors d'une opération militaire après s'être révolté contre les autorités de Kinshasa. Ces violences qui impliquent miliciens, soldats et policiers ont fait plus de...
(AFP 14/06/17)
La Mission de l'ONU au Congo s'est déclarée préoccupée mercredi après 62 cas de violations graves des droits des enfants dont des viols sur mineures par des miliciens dans l'est et le centre de la République démocratique du Congo. "Le sort des enfants victimes du conflit armé en RDC reste une préoccupation permanente" pour la mission de l'ONU en RDC (Monusco), a déclaré un des ses porte-parole à Kinshasa, Théophane Kinda. La Monusco a "documenté durant la période du 5 au 9 juin 2017 un total de 62 cas de violations graves des droits de l'enfant perpétrés par des groupes armés et la milice Kamwina Nsapu" dans l'est et le centre du pays, a-t-il ajouté. Selon M. Kinda, il s'agit...
(Jeune Afrique 14/06/17)
Le 11 juin, à Béni, 930 détenus s'évadaient de la prison de Kangbayi, après une attaque à l'arme lourde. Pour Omar Kavota, président du Centre d’études pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’Homme (CEPADHO), la rébellion ougandaise des ADF serait derrière ces événements. Les responsables de l’évasion de la prison de Kangbayi, située à 5 km du centre ville de Beni, seront-ils connus un jour ? « La population a accepté de coopérer avec les autorités locales puisque 77 détenus sur les 930 évadés ont été retrouvés », assure à Jeune Afrique Julien Paluku, le gouverneur de la province du Nord-Kivu. Qui n’exclut pas la possibilité que la rébellion ougandaise soit à l’origine de...
(Jeune Afrique 14/06/17)
Les motions de défiance déposées mardi à l'Assemblée nationale de la RD Congo contre Emmanuel Ramazani Shadary, vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité et de son collègue de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, ne seront pas examinées avant... trois mois. Alors que jeudi 15 juin, l’Assemblée nationale clôture sa session et que les députés partent en vacances pour trois mois, les motions de défiance déposées mardi contre Alexis Thambwe Mwamba, ministre d’État en charge de la Justice, et Emmanuel Ramazani Shadary, vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, n’ont pas été inscrites à l’ordre du jour. « Le SMS reçu par le bureau du Parlement indique que le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire,...
(RFI 14/06/17)
Au micro de RFI, la ministre congolaise des droits de l'homme Marie-Ange Mushobekwa a justifié les actes des forces de l'ordre, obligées selon elle d'arracher les armes des miliciens Kamuina Nsapu dans le Kasaï. Une polémique avait déjà éclaté en début d'année après la diffusion de vidéos montrant des soldats en train de commettre des exactions contre des civils dans cette région. Deuxième volet de la grande enquête de RFI sur la crise dans le Grand Kasaï qui porte cette fois-ci sur la réaction de l'armée congolaise après s'être intéressé à la mort de Kamuina Nsapu. Trois officiers de l'armée congolaise sont suspectés d'exactions dans cette région. Ces agissements renvoient aux heures les plus sombres de l'histoire de la République...
(RFI 14/06/17)
Le président Kabila est de retour dans les Kasaï. Après Kananga au Kasaï-Central, et Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental, cette fois, le chef de l'Etat s'est rendu à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï. Ici aussi la population a été confrontée au phénomène Kamwina Nsapu. A la présidence de la République, on parle d'une visite de réconfort moral et d'évaluation sécuritaire. Joseph Kabila est arrivé à Tshikapa lundi 12 juin en début de soirée. Le président de la République a voyagé par route, lui-même au volant d'un 4x4. C'est une visite de réconfort moral et d'évaluation sécuritaire, a dit le vice-Premier ministre en charge de l'intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary qui a précédé le chef de l'Etat au chef-lieu de la province...
(AFP 14/06/17)
L'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda a l'intention de décrire en détails mercredi devant la Cour pénale internationale (CPI) son rôle de commandant des rebelles en 2002 et 2003 et se présenter comme "un être humain". Près de deux ans après l'ouverture de son procès, celui que l'on surnommait autrefois "Terminator" devrait relater les événements qui se sont déroulés lorsqu'il était chef adjoint de l'état-major général des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC). L'homme à la moustache en traits de crayon "décrira tout ce qu'il a fait durant le conflit", a annoncé Stéphane Bourgon, son conseil. "Il donnera une description complète, étape par étape et jour par jour". "A travers ce témoignage, M. Ntaganda souhaite expliquer qui...

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