Samedi 16 Décembre 2017
(AFP 30/11/17)
Le président français Emmanuel Macron, interrogé sur les crises politiques en Afrique, a affirmé qu'il "souhaitait" que "le peuple togolais puisse s'exprimer librement" et qu'il y ait des élections en 2018 en RDCongo. Des milliers de personnes sont une nouvelle fois descendues dans les rues de la capitale togolaise mercredi à l'appel de l'opposition, en amont du dialogue politique promis par le pouvoir "Je souhaite que le peuple togolais puisse s'exprimer librement, que le cadre du pluralisme soit aussi respecté, que les oppositions puissent faire valoir leurs arguments", a-t-il dit lors d’une interview à Radio France Internationale et France 24 "Il est important que dans ce pays comme dans quelques autres...
(APA 30/11/17)
APA Kinshasa (RD Congo). Le vice-premier ministre congolais en charge des affaires étrangères et de l’intégration régionale a plaidé, du haut de la tribune du sommet UA – UE d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour la levée des sanctions de l’UE contre des officiels de la RD Congo. « Ces sanctions sont tout simplement inacceptables : d’une part elles violent les principes qui président à notre partenariat, d’autre part, elles sont sinon inopportunes en tous les cas contre – productives », a déclaré Léonard She Okitundu. Selon lui, si l’UE tient à un véritable partenariat d’amitié avec l’UA, il lui appartient de lever les sanctions en cours et d’y renoncer à l’avenir en privilégiant les consultations régulières et le dialogue. L’UE...
(AFP 30/11/17)
Le 5e sommet Europe-Afrique a débouché mercredi soir sur une série de mesures d'urgence pour mettre un terme à l'esclavage de migrants en Libye, devenu un des thèmes centraux des débats. Evacuation d'urgence des Africains désirant quitter la Libye, "task force" policière et de renseignement, commission d'enquête mais aussi une communication pour dissuader les jeunes de tenter l'exode sont prévus, a annoncé le président français Emmanuel Macron à l'issue d'une réunion d'urgence de neuf pays sur le sujet. Après le scandale international né de la diffusion d'images de marché aux esclaves en Libye, l'immigration s'est imposée comme le thème majeur du sommet qui réunit environ 80 chefs d'Etat...
(La Voix de l'Amérique 30/11/17)
Le leader du Rassemblement de l’opposition a rejeté le projet de la loi électorale actuellement en examen au parlement et appelé les Congolais à manifester jeudi. Mais les autorités ont maintenu l’interdiction de toute manifestation. Félix Tshisekedi a dénoncé la complicité entre le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Corneille Nangaa, et la famille politique du président Joseph Kabila, révélée dans un enregistrement sonore dévoilé par la presse. "Le Rassemblement demande ainsi au peuple congolais de défendre la démocratie en danger conformément à l’article 64 de la Constitution et, par conséquence, de participer massivement à la marche pacifique de ce jeudi 30 novembre à Kinshasa et dans les grandes villes de la République", a lancé M. Tshisekedi. Pour...
(RFI 30/11/17)
L'opposition et plusieurs mouvements citoyens appelaient ce jeudi à une journée d'action dite « journée de colère » contre le maintien au pouvoir du président Kabila, dont le mandat a pris fin en décembre 2016. Une nouvelle élection est prévue seulement fin 2018. Deux des leaders de la contestation, Martin Fayulu du Rassemblement et Jean-Marc Kabund de l'UDPS, ont été interpellés à la mi-journée. Article régulièrement mis à jour avec nos correspondants, cliquer pour rafraîchir Le chef de la police à Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, confirme l'interpellation d'une dizaine de membres du Rassemblement: ils ont été transférés au commissariat de Limete, où ils doivent être entendus. Il leur est reproché d'avoir bravé l'interdiction de manifester. RFI s'est rendu à...
(RFI 30/11/17)
Après l'UDPS Limeté il y a quelques jours, Bruno Tshibala et les siens sont, eux aussi, en conclave depuis mercredi 29 novembre. La scission s'installe de mieux en mieux au sein du premier parti de l'opposition en RDC. Lui se veut l'héritier politique d'Etienne Tshisekedi. Bruno Tshibala revendique également le titre de fondateur. Trente-sept ans de lutte aux côtés de l'opposant historique, selon lui. Et, par sa position actuelle, le chef du gouvernement s'est rallié plusieurs personnalités, parmi elles des dissidents de l'UDPS. L’ambition déclarée à travers le conclave qui a été ouvert mercredi est de réunir toutes les tendances du premier parti de l'opposition. Cependant, les détracteurs du locataire de l'Hôtel du gouvernement l'attendent sur un autre terrain. «...
(APA 30/11/17)
APA Kinshasa (RD Congo). Les opérations de contrôle des véhicules s’intensifient à travers les principaux carrefours de Kinshasa, à la veille de la marche de l’opposition programmée le jeudi 30 novembre, a constaté APA. La Police nationale congolaise (PNC) a annoncé, dans un communiqué, le renforcement, à travers toutes les villes du pays, des opérations de contrôle diurnes et nocturnes des véhicules. «Des études empiriques ont suffisamment démontré qu’en fin d’année, la recrudescence de la criminalité revient à l’ordre du jour. Des bandits à main armée et de grands chemins, des criminels de sang ainsi que d’autres délinquants sortent de leurs tanières et s’attaquent à l’intégrité physique des personnes », explique la police dans son communiqué pour justifier ces opérations...
(AFP 29/11/17)
Un procureur canadien est arrivé mardi dans le centre de la République démocratique du Congo à la demande du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, pour appuyer l'enquête sur le meurtre de deux experts onusiens en mars, a constaté l'AFP. Robert Petit s'est entretenu avec le gouverneur de la région du Kasaï central, Justin Milonga, après son arrivée à Kananga, capitale provinciale, a constaté un correspondant de l'AFP. M. Petit a été nommé par M. Guterres pour diriger une équipe qui devra "appuyer l’enquête nationale sur les assassinats de Mme Catalán et de M. Sharp et des quatre accompagnateurs congolais"...
(AFP 29/11/17)
Les chefs d'Etat et de gouvernement arrivaient progressivement mercredi à Abidjan pour le cinquième sommet Union européenne (UE) - Union africaine (UA), qui se penchera principalement sur les questions d'immigration et de sécurité, avec l'ambition de donner un meilleur avenir à la jeunesse africaine. Parmi les 83 dirigeants attendus, la chancelière allemande Angela Merkel, le secrétaire général de l'ONU Antiono Gutteres, le président rwandais Paul Kagame, entre autres, ont été accueillis par le président ivoirien Alassane Ouattara, hôte du sommet, avant l'ouverture officielle à 14 heures (locales et GMT).
(RFI 29/11/17)
En RDC, la conférence épiscopale dénonce de « graves entorses » dans l'application de l'accord de la Saint-Sylvestre, mais estime qu'il n'est « pas mort ». Les évêques l'ont fait savoir dans un message rendu public lundi 27 novembre. Arraché de haute lutte, et salué à l'époque comme une victoire pour les évêques, l'accord de la Saint-Sylvestre, signé par le pouvoir comme l'opposition, avait permis de faire baisser la tension alors que le mandat du président Kabila touchait à sa fin, mais cet accord prévoyait, entre autres, une présidentielle avant fin 2017, ce qui ne sera pas le cas. La confiance est rompue, déplorent les évêques. Un an après les négociations de la Saint-Sylvestre, il n'y a pas eu d'...
(Jeune Afrique 29/11/17)
Depuis qu’il a quitté la primature de la République démocratique du Congo (RDC) fin 2016, Matata Ponyo Mapon multiplie les conférences à l’étranger. Après les Rencontres économiques d’Aix-en-Provence 2017 au début de juillet, l’ex-chef du gouvernement congolais a fait partie de la cinquantaine de participants triés sur le volet de la 12e Rencontre Europe-Afrique organisée du 24 au 25 novembre à Annecy, par l’Institut Aspen France, en partenariat notamment avec le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN). Étaient également au rendez-vous Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC...
(RFI 29/11/17)
Les militants du collectif citoyen Lucha étaient dans la rue ce mardi à Goma, chef-lieu de la province et à Butembo, autre ville importante du Grand Nord. Ils avaient maintenu l’appel à manifester contre la présence du président Joseph Kabila à la tête du pays, et contre celle également de Julien Paluku à la direction de la province du Nord-Kivu. La réaction de la police a été immédiate : sans ménagement, les manifestants ont été arrêtés. Malgré l’interdiction faite par les autorités, environ une vingtaine de membres de la Lucha (Lutte pour le changement) ont décidé de passer outre. Ces manifestants ont voulu demander le départ du président Kabila de la direction du pays et du gouverneur Julien Paluku de...
(AFP 29/11/17)
Le président français Emmanuel Macron a annoncé mardi à Ouagadougou la création d'un fonds d'un milliard d'euros pour les PME en Afrique, financé par la Banque publique française d'investissement et l'Agence française de développement (AFD). Lors d'une allocution à la communauté française au Burkina Faso, il a expliqué avoir "l'objectif de multiplier ce fonds par dix, ce qui est tout à fait faisable si nous faisons appel à nos alliés européens ou à d'autres financeurs privés, européens ou non européens". "Il y a un potentiel dans l'agriculture, la filière de valorisation de la production agricole et le numérique" notamment, a-t-il dit. "Ce dynamisme est une nécessité pour faire face au défi démographique", a poursuivi le chef de l'Etat, rappelant que...
(RFI 29/11/17)
Plénière houleuse au Palais du peuple de Kinshasa hier après-midi. Le projet de nouvelle loi électorale était débattu. Et il fait polémique dans la classe politique, majorité comme opposition. En particulier une disposition : l’introduction d’un seuil de représentativité, qui prévoit que les partis, regroupements politiques ou des candidats indépendants devront désormais atteindre ou dépasser « 3% du nombre total de suffrages valablement exprimés » au niveau national pour espérer remporter des sièges à l’Hémicycle. Aujourd’hui, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Emmanuel Shadari Ramazani, doit répondre aux critiques des députés, toujours à l’Assemblée. Pourquoi autant de débats ? Il suffit de regarder la composition de l’actuelle Assemblée nationale de RDC pour comprendre la levée de bouclier. Plus d’une...
(AFP 29/11/17)
Les footballeurs du Tout-Puissant Mazembe ont reçu un accueil triomphal mardi à leur retour à Lubumbashi après avoir rapporté un nouveau titre continental en République démocratique du Congo, a constaté un correspondant de l'AFP. Des milliers de supporteurs du club appartenant à l'opposant en exil Moïse Katumbi se sont rassemblés sans incident malgré la crise politique qui agite le géant d'Afrique centrale, selon cette même source. De retour d'Afrique du Sud, les joueurs sont arrivés à 21h00 à Lubumbashi où ils ont présenté au stade la Coupe de la Confédération remportée samedi face au Supersport de Pretoria. A l'entrée de la ville, les supporteurs ont parfois entonné en swahili des chants pro-Katumbi et hostiles au pouvoir de Kinshasa. La fête...
(AFP 28/11/17)
Le Conseil de sécurité de l'ONU entérine dans un communiqué publié mardi le nouveau calendrier électoral en République démocratique du Congo, prévoyant une présidentielle le 23 décembre 2018, en mettant en garde contre tout éventuel nouveau report. "Les membres du Conseil de sécurité prennent note de la publication par la commission électorale nationale et indépendante de RDC du calendrier électoral prévoyant une présidentielle, des législatives et des élections provinciales le 23 décembre 2018", indique le communiqué. "Maintenant que le 23 décembre 2018 a été choisi comme date d'élections, les membres du Conseil de sécurité soulignent l'importance capitale de s'assurer que ces scrutins ne soient pas encore repoussés". Ils sont prêts à agir contre "tous les acteurs congolais dont les actions...
(AFP 28/11/17)
Quatre personnes ont été tuées lors d'une attaque dans la nuit de lundi à mardi, attribuée à une milice congolaise dans une localité minière riche en coltan dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mardi de sources locales. "Un groupe de bandits armés a attaqué la localité de Numbi", faisant "quatre morts dont un militaire", a déclaré à l'AFP William Sebrikanda, chef de cette localité de la province du Sud-Kivu (est). "Cinq personnes ont également été blessées et plusieurs autres emportées dans la forêt" par les miliciens, a-t-il ajouté. L'attaque a été attribuée à des "Maï-Maï" (mot swahili signifiant "eau" et désignant les groupes armés) Nyatura dont les membres recrutent dans la communauté hutu congolaise. Dans un...
(AFP 28/11/17)
Toute première étape du calendrier électoral en République démocratique du Congo, l'examen d'un projet de loi de révision électorale a commencé lundi à l'Assemblée, avec des tensions jusqu'au sein de la majorité, d'après un enregistrement révélé par l'hebdomadaire Jeune Afrique. Le projet de loi doit être adopté d'ici vendredi et promulgué le 15 décembre au plus tard, selon le calendrier qui doit aboutir le 23 décembre 2018 à plusieurs élections dont un scrutin présidentiel pour désigner un successeur au président Joseph Kabila. Le texte prévoit un nouveau "seuil légal de représentativité" aux législatives, pour décourager les "candidatures fantaisistes" et favoriser "des regroupements des partis politiques", a indiqué en séance le ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadari, chiffrant à 703 le...
(RFI 28/11/17)
Didier Reynders a été boudé par le gouvernement et la majorité présidentielle pendant son séjour à Kinshasa. Le ministre des Affaires étrangères belge était venu inaugurer le nouveau bâtiment de l’ambassade de son pays. Les autorités congolaises ont ignoré sa présence, et seuls les opposants ont répondu présents à l’événement. Pas de membre du gouvernement à l’inauguration de la nouvelle ambassade de Belgique. Pas non plus de personnalités de la majorité présidentielle, à l’exception du gouverneur de la ville et du bourgmestre de la Gombe. Evitant d’en faire un sujet de polémique, le ministre des Affaires étrangères belge a préféré parler de ce que son pays entend faire en RDC. Par exemple, accompagner le processus électoral : « Ce qui...
(Jeune Afrique 28/11/17)
Avant l'examen du nouveau projet électoral à l'Assemblée nationale, une "innovation" fait déjà polémique. Beaucoup, au sein de la classe politique congolaise, voient en effet d'un mauvais œil l'introduction d'un "seuil de représentativité" dans le processus de répartition des sièges des députés en RDC. C’est devenu une tradition congolaise. À chaque cycle électoral, sa réforme, son ajustement des règles de jeu avant la partie. En 2011, quelques mois avant la réélection controversée du président Joseph Kabila, la Constitution avait ainsi été révisée pour ramener à un tour – au lieu de deux – le scrutin présidentiel. Et à l’approche des élections initialement prévues fin 2016, un autre projet de loi électorale avait été votée mi-janvier 2015, malgré des protestations violemment...

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