Vendredi 23 Février 2018
(Jeune Afrique 15/02/18)
Peu bavard sur les années Mobutu, Alain-André Atundu Liongo, cet ancien sécurocrate congolais porte désormais la voix de la Majorité présidentielle. Il nous a rendu visite, dans les locaux de Jeune Afrique, alors qu’il était à Paris pour affaires. Ne comptez pas sur lui pour s’étendre sur sa longue carrière dans le renseignement. « En tout cas, pas avant que je sois à la retraite », précise-t-il. Alain-André Atundu Liongo, qui nous a rendu visite fin janvier, fut le dernier administrateur général du Service national d’intelligence et de protection (Snip) sous Mobutu – après avoir « gravi normalement les échelons », s’empresse-t-il d’ajouter. Celui qui se revendique comme étant « stanleyvillois et fier de l’être » préfère se concentrer sur...
(Agence Ecofin 15/02/18)
Le Parlement du Royaume-Uni a déclaré sur son site avoir gelé des avoirs de l’ordre de 580 millions de livres (802 millions $), entre 2005 et 2016, dans le cadre des sanctions imposées par l’ONU, visant le régime de Joseph Kabila (photo), en République démocratique du Congo. Selon les propos avancés par le secrétaire d’Etat au Trésor chargé de l’économie, John Glen, et repris par Reuters, ces gels ont essentiellement visé des chefs de milice, des cadres de l’armée et des organisations privées ayant des relations avec le régime Kabila. En 2017, l’Union européenne avait déjà mis en place des sanctions individuelles contre neuf responsables du gouvernement congolais, pour de graves violations des droits de l’Homme. Rappelons que le premier...
(RFI 15/02/18)
Alors que le pays fait face à la crise des réfugiés sud-soudanais, une nouvelle vague de réfugiés arrive depuis l'est de la RDC. Elle fait suite aux nouvelles violences qui ont lieu en Ituri notamment. Près de 40 000 Congolais ont traversé la frontière depuis le mois de janvier, soit autant que l'année 2017. Sur le terrain, le Haut Commissariat aux réfugiés essaie de faire face à cette nouvelle urgence. Mais la situation reste précaire. La plupart des réfugiés traversent le Lac Albert sur des barques de fortune. Le prix : cinq dollars pour tenter de gagner l'Ouganda. La semaine dernière, un bateau s'est retourné, plusieurs passagers sont décédés. Une fois arrivés de l'autre côté, les réfugiés sont pris en...
(La Tribune 15/02/18)
Les arriérés de cotisation des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale ont grimpé en flèche ces dernières années, pour atteindre 35 milliards de francs CFA. La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) fait face depuis quelques années à des arriérés non apurés de ses pays membres. A en croire le conseiller des réformes institutionnelles de l'organisation, Mangaral Banté, qui s'exprimait ce 13 février dans la capitale tchadienne Ndjamena, à l'ouverture d'un atelier régional sur le rapport provisoire de l'étude d'évaluation du mécanisme de financement autonome de la CEEAC, l'instance sous-régionale cumule actuellement des arriérés qui s'élèvent à 35 milliards de francs CFA. «L'institution fait face à un problème de sous-financement chronique qui s'aggrave...
(Xinhua 15/02/18)
La République démocratique du Congo (RDC) a fait état de violents combats opposant tard dans la soirée de mardi l'armée congolaise (FARDC), aux éléments de l'armée rwandaise (RDF), dans l'est de la RDC. Selon les sources de l'armée régulière de la RDC, les combats ont éclaté après une incursion de l'armée rwandaise en territoire congolais. Le combat entre les deux armées s'est déroulé sur le sol congolais à la frontière avec le Rwanda au pied du mont Nikeno dans la province du Nord-Kivu (est), selon le porte-parole des opérations de l'armée congolaise dans l'est du pays. D'autres sources affirment qu'il y a eu des morts de part et d'autre sans donner de précisions sur les nombres exacts des personnes tuées...
(AFP 14/02/18)
De violents combats ont éclaté mardi dans l'est de la République démocratique du Congo après une incursion de l'armée rwandaise en territoire congolais, a appris mercredi l'AFP de sources militaires congolaises. "Nos troupes ont mené des combats sur le sol congolais à la frontière avec le Rwanda au pied du mont Nikeno", dans le territoire de Rutshuru dans la province du Nord-Kivu (est), a déclaré à l'AFP le major Guillaume Djike, un porte-parole de l'armée congolaise. "Il y a eu des morts de part et d'autre", a déclaré à l'AFP un haut gradé de l'armée de la RDC, sous couvert d'anonymat. Il semble s'agir d'un problème de démarcation frontalière et le mécanisme conjoint de vérification des frontières (une structure régionale...
(AFP 14/02/18)
Cinq personnes sont mortes et 11 blessées mardi lors d'un accident du cortège du président Joseph Kabila sur une route du sud-ouest de la République démocratique du Congo, a-t-on appris auprès de la présidence congolaise. "Hier soir, sur la route de Matadi à la hauteur de Kimpese, un véhicule de l'escorte présidentielle a été heurté par un poids lourd qui transportait du ciment", a déclaré à l'AFP Yvon Ramazani, expert en communication à la présidence de la RDC. "Trois militaires de la garde républicaine ont été tués dans cet accident mais aussi deux riverains qui se trouvaient sur le lieu", a-t-il ajouté. Sept militaires et quatre civils ont été blessés, selon M. Ramazani qui a expliqué que la pluie était...
(AFP 14/02/18)
Les cadavres d'un chef traditionnel et de son épouse ont été retrouvés, 48 heures après leur enlèvement par des miliciens au Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo, a indiqué mardi un responsable local. "Le chef Badibanga Kamenga et son épouse ont été enlevés dimanche par des jeunes qui se sont présentés comme des miliciens Kamwina Nsapu. Le corps du chef a été découvert sans tête et sans bras droit. Sa femme a été égorgée", a déclaré à l'AFP Édouard Ntumba, bourgmestre de la commune de Kananga. Selon M. Ntumba, "les jeunes miliciens Kamwina Nsapu accusaient ce chef coutumier de les avoir dénoncés auprès de l'armée". Le 8 janvier, l'armée congolaise avait démantelé un camp de ces...
(RFI 14/02/18)
La question de l'assassinat des experts de l'ONU s'est invitée au conseil de sécurité hier, avec une interpellation sans précédent des Etats-Unis envers le gouvernement de la RDC. L'ambassadrice américaine Nikki Haley a dévoilé avoir remis au président Joseph Kabila en main propre une liste de suspects dans le meurtre de deux experts de l'ONU en mars 20187 et s'est publiquement inquiétée que depuis octobre aucune de ces personnes n'ait été interpellée. Pour le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, il faut laisser le temps à la justice de statuer sur le cas de ces personnes. Lire sur: http://www.rfi.fr/afrique/20180213-experts-onu-tues-rdc-kabila-lambert-m...
(Jeune Afrique 14/02/18)
Une réunion du Conseil de sécurité des nations unies a suscité un vif débat ce lundi entre les représentants congolais et ceux de plusieurs pays, dont les États-Unis. Au menu : le processus électoral en RDC. Mais pas seulement. Une rencontre informelle avec des échanges francs et directs. C’est à cela que l’on pouvait s’attendre, le lundi 12 février, à New-York, lorsque la problématique du processus électoral en RDC a été inscrite à l’ordre du jour de la réunion en « formule Arria » du Conseil de sécurité. Et l’on n’a pas été déçu. En témoigne la mise au point musclée de Nikki Haley, représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, à l’endroit de la délégation gouvernementale congolaise. La...
(La Libre 14/02/18)
“Le chef rebelle Tabo Taberi dit Sheka sera bientôt face à la justice militaire de Goma pour répondre de ses crimes”, a déclaré Daniel Ruiz, le Chef de bureau de la Monusco au Nord-Kivu au cours d’une conférence de presse à Goma tenue en marge du festival Amani. En juillet 2017, Sheka s’était rendu à la Monusco après avoir été impliqué dans plusieurs violations des droits humains à l’Est de la République démocratique du Congo. Sa reddition a permis d’espérer que la justice soit rendue et que les violences cessent. Les autorités devraient également redoubler d’efforts pour arrêter l’ancien commandant militaire de Sheka, Guidon Shimiray Mwissa, dont les troupes continuent de sévir dans l’est de la RD Congo. Selon Human...
(Xinhua 14/02/18)
L'auditorat militaire supérieur opérationnel du Nord-Kivu a lancé mardi, des mandats d'arrêt contre vingt-six des responsables du groupe armé ADF actif dans le territoire de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon les contenus de ce mandat, les 26 personnalités sont poursuivies pour les infractions de crime de guerre et crime contre l'humanité dans la région. Ils sont désormais recherchés par la justice militaire congolaise. Ces présumés responsables du mouvement rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), sont de nationalités congolaise, ougandaise, rwandaise, tanzanienne et kenyanne. Selon des sources judiciaires, toutes ces personnes sont poursuivies pour le massacre des civils depuis 2014 à Beni et pour l'attaque du 7 décembre dernier de la base de la...
(Jeune Afrique 14/02/18)
En nommant Mgr Fridolin Ambongo, un homme d'Église qui ne mâche pas ses mots, archevêque coadjuteur de Kinshasa, où il succédera au cardinal Laurent Monsengwo, le pape François adresse un message de fermeté au président Kabila. Nous sommes le 29 juillet 1984 à Bwamanda, actuelle province du Sud-Ubangi, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo. Mobutu est candidat unique à sa réélection. Les Zaïrois n’ont le choix qu’entre deux bulletins : le vert pour le président-maréchal, et le rouge contre. Trois étudiants s’exclament : « Où sont les bulletins rouges ? On ne les voit pas ! » Scandale dans le bureau de vote. Les perturbateurs sont expulsés, et Mobutu est réélu avec 99,16 % des voix. Mais un rebelle est né...
(Agence Ecofin 14/02/18)
L’entreprise britannique de consultation WSP a été désignée pour conduire le développement de la ligne d’interconnexion électrique de 330 kV qui reliera la République du Congo et la Zambie. L’infrastructure s’étendra entre les localités de Kolwezi en RDC et de Solwezi en Zambie. La compagnie réalisera donc dans un premier temps, une étude de faisabilité en trois étapes afin d’explorer plusieurs options et de recommander la meilleure pour la mise en place de l’infrastructure. Ces analyses impliqueront l’itinéraire de la ligne et les sous-stations à mettre en place, la collecte des données, les analyses économiques et financières, ainsi que les détails de l’itinéraire, du design et des spécifications. Ces différents travaux sont prévus pour être réalisés en 18 mois et...
(Jeune Afrique 14/02/18)
Plusieurs hauts responsables à Brazzaville ne semblent pas apprécier les informations avancées dans les médias par la famille du général Faustin Munene, qui serait, selon elle, détenu à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Des membres du gouvernement congolais ne supportent plus le « harcèlement médiatique » orchestré, selon eux, par la famille du général Faustin Munene. Condamné par contumace à la prison à vie dans son pays après avoir été accusé de tentative de putsch, l’ancien chef d’état-major de la RD Congo avait trouvé refuge sur l’autre rive du fleuve en 2010. Fin décembre 2017, il a fui au Gabon avant d’être renvoyé au Congo-Brazzaville mi-janvier. Depuis Genève, son fils, Fabrice Munene, assure qu’il se trouve...
(RFI 14/02/18)
Cette réunion se tient de nouveau à l'initiative du président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, en sa qualité de président en exercice de la CIRGL, la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs. Il y a quelques semaines, les trois présidents s'étaient déjà retrouvés à Brazzaville pour parler de la situation en RDC. C'est avec détermination que João Laurenço et Denis Sassou Nguesso rencontrent Joseph Kabila ce mercredi à Kinshasa. A Brazzaville, les présidents angolais et brazzavillois avaient déjà été très clairs avec leur homologue de la République démocratique du Congo. Ils avaient exprimé des grandes inquiétudes concernant la situation politique qui prévaut chez leur voisin commun. « La RDC est la mère de toutes les crises car ce...
(Jeune Afrique 14/02/18)
Vendredi 23 février, le BPI Hub de Paris accueillera la deuxième édition des rencontres Start IT Congo, une rencontre entre entrepreneurs et influenceurs de la RDC et d’ailleurs. Haweya Mohamed, la directrice générale d’Afrobytes, Christian Kamayou, le patron de My African start-up, on encore Cédric Longange, président de la Chambre de commerce britannico-congolaise, s’exprimeront sur des sujets tels que l’impact social des entrepreneurs de la diaspora congolaise, l’écosystème numérique de la RDC ou encore les pièges à éviter pour lancer son entreprise à Kinshasa. Rééditer le succès de l’édition 2017 Trois cents personnes sont attendues pour cette soirée, dont la première édition, en 2017 , avait rassemblé 250 participants, contre 80 attendus. « Il s’agissait à 60% de Congolais de...
(Xinhua 14/02/18)
Les arriérés de cotisations des pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) s'élèvent à 35 milliards de francs CFA, a déclaré mardi dans la capitale tchadienne, Mangaral Banté, conseiller des réformes institutionnelles de l'organisation. "L'institution fait face à un problème de sous-financements chronique qui s'aggrave au fil des temps. Le taux de recouvrement des contributions des Etats membres est en baisse régulière. Il est passé de 73% en 2013 à 11% en 2017", a fait remarquer M. Banté qui s'exprimait à l'ouverture d'un atelier régional sur le rapport provisoire de l'étude d'évaluation du mécanisme de financement autonome de la CEEAC en cours depuis mardi à N'djamena. "En même temps, le stock des arriérés des contributions...
(AFP 13/02/18)
Le président de la Commission électorale en République démocratique du Congo a annoncé mardi à l'AFP que sans utilisation de machines à voter contestées, il ne serait pas possible d'organiser comme prévu la présidentielle censée élire le successeur du président Joseph Kabila le 23 décembre. "Sans machine à voter, il n'y aura pas d'élections le 23 décembre 2018", a déclaré Corneille Nangaa, président de la commission électorale nationale indépendante (Céni), interrogé sur la position des États-Unis qui se sont opposés, la veille, à l'utilisation d'un système électronique de vote en RDC. "Les élections du 23 décembre 2018 se feront avec la machine à voter", a-t-il insisté...
(AFP 13/02/18)
Environ 200.000 personnes ont été déplacées en deux mois de conflits intercommunautaires en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mardi de sources humanitaires. "Depuis mi-décembre, environ 200.000 personnes ont été déplacées en Ituri, affectées par les violences" qui opposent les communautés Hema (éleveurs) et Lendu (agriculteurs), ont déclaré à l'AFP plusieurs sources humanitaires en RDC. Les affrontements entre les deux communautés ont fait plusieurs dizaines de morts. A Genève, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a fait état de plus de 22.000 réfugiés congolais qui ont fui ces violences et traversé le lac Albert la semaine dernière pour rejoindre l'Ouganda.

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