Mercredi 17 Janvier 2018
(AFP 10/01/18)
Un membre de la toute puissante Agence nationale de renseignements congolaise (ANR) a été tué et décapité dans la nuit de mardi à mercredi dans la région du Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo, par des présumés miliciens opposés au pouvoir de Kinshasa, a-t-on appris de sources locales. Cette région traverse un regain de tension après une accalmie dans les violences qui ont commencé en septembre 2016 après la mort d'un chef local. "Aux environs de 21 heures (19H00 GMT), des miliciens armés de machettes et de calibres 12, portant des bandeaux rouges...
(AFP 10/01/18)
Une délégation de l'épiscopat du Congo-Kinshasa a été reçue mardi par le président du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso par souci d'éviter "le pire" après des violences à Kinshasa qui ont tendu les relations entre les catholiques et le pouvoir. Les évêques ont traversé les deux à trois kilomètres du fleuve Congo qui séparent Kinshasa et Brazzaville pour "rencontrer le président Denis Sassou Nguesso", "chargé du suivi du mécanisme paix et sécurité en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs", a déclaré à la presse leur porte-parole, l’abbé Donatien Nsholé. "La marche du 31 décembre dernier à Kinshasa a été évoquée", a-t-il déclaré.
(APA 10/01/18)
APA-Brazzaville(Congo) - Le président de la Conférence épiscopale des évêques du Congo (CENCO) Monseigneur Marcel Utembi Tapa, Archévêque de Kisangani a déclaré mardi soir que la République Démocratique du Congo(RDC) sollicite l’aide des pays voisins pour sortir de la crise actuelle. « Dans le contexte de crise que traverse la RDC, les évêques de la CENCO sont convaincus que dans le cadre de la coopération internationale, les frères, amis, voisins de la RDC peuvent apporter quelque chose dans la perspective de satisfaire les aspirations du peuple congolais(RDC)», a-t-il dit. Il s’exprimait au sortir d’une audience avec le chef de l’Etat congolais Denis Sassou n’Guesso, également président de la CIRGL (Conférence internationale de la région des grands Lacs). Monseigneur Marcel Utembi...
(La Tribune 10/01/18)
Dénoncer une dictature chez un autocrate. C’est peut-être la phrase qui résume le mieux la mission presque paradoxale de la délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo qui a rencontré ce mardi le président congolais Denis Sassou Nguesso. A Brazzaville, les hommes en soutane espèrent une implication du chef de l'Etat de ce pays voisin en sa qualité de président de la Conférence des Grands Lacs. Mais le médiateur de l’autre rive est-il la personnalité indiquée pour faire reculer Joseph Kabila ? Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ont dû être désespérés. En colère aussi après la répression particulièrement violente de paroissiens lors des manifestations du 31 décembre dernier qui a fait plusieurs morts. Mais...
(AFP 10/01/18)
La défense du Congolais Jean-Pierre Bemba, condamné pour crimes de guerre, a demandé mardi à la Cour pénale internationale (CPI) d'annuler le jugement de première instance, accusant les juges de "manque d'impartialité". L'ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, avait interjeté appel de sa condamnation en juin 2016 à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Riche homme d'affaires devenu chef de guerre, Jean-Pierre Bemba, 55 ans, a été jugé responsable de la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique voisine entre octobre 2002 et mars 2003.
(Jeune Afrique 10/01/18)
Le procès en appel de Jean-Pierre Bemba s’est ouvert ce mardi devant le Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI). L’ancien vice-président de la RDC, condamné en juin 2016 à 18 ans de prison pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, avait fait appel du jugement, tout comme l’accusation, qui avait réclamé « au moins 25 ans de prison » en première instance. C’est sous la présidence de la juge Christine Van den Wyngaert que s’est ouvert ce mardi 9 janvier, à La Haye, le procès en appel de Jean-Pierre Bemba. Les avocats de la défense, ainsi que l’accusation, ont tour à tour exposé les motifs qui les ont conduit à interjeter appel de la condamnation en première...
(RFI 10/01/18)
C'est un procès dont le verdict n'avait satisfait personne, ni la défense, ni l'accusation. Jean-Pierre Bemba, l'ex-vice-président congolais et président du parti d'opposition MLC, est de retour sur le banc des accusés à La Haye. Début du procès en appel sur demande des avocats du «chairman» comme du bureau du procureur. Pour la défense, c'est l'ensemble de verdict qui est à revoir, son contenu comme la peine infligée à Jean-Pierre Bemba, condamné en première instance à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Centrafrique. Dans deux documents publics de 265 pages au total, elle développe les mêmes arguments que sur le premier procès. A savoir que Jean-Pierre Bemba est le seul accusé et qu'aucun...
(AFP 10/01/18)
Les autorités congolaises ont annoncé mardi avoir reçu les premières "machines à voter", supposées faciliter l'élection présidentielle annoncée pour le 23 décembre et "réduire la fraude électorale" en République démocratique du Congo. "Le premier lot de huit kits de machines à voter prévus pour la sensibilisation, l’éducation civique et électorale de la population congolaise vient d'être réceptionné", indique un communiqué de la commission chargée d'organiser des élections en RDC (Céni). Ces machines en provenance de Corée du Sud offrent "plusieurs avantages, notamment la réduction du temps de vote et de la période d’attente de l’annonce des résultats, la réduction de la fraude électorale sinon sa suppression, la réduction du coût global des élections". Interrogé par l'AFP, le président de la...
(AFP 10/01/18)
Les inondations ont provoqué une augmentation des cas de choléra à Kinshasa, a déclaré mardi l'ONG Médecins sans frontière (MSF). "Les semaines antérieures on enregistrait autour de 20 cas par semaine en moyenne. A l'heure actuelle, nous sommes à plus de 100 cas chaque semaine", a déclaré lors d'un point-presse le coordinateur pool urgence de MSF, Jean Liyolongo. Cette hausse a commencé à partir de la "semaine 52 et de la semaine 1", soit la dernière semaine de décembre et la première semaine de janvier, précise-t-il. Les inondations ont été provoquées par des pluies torrentielles dans la nuit du 3 au 4 janvier, avec une réplique dimanche 7 janvier au matin, faisant 48 morts, selon le dernier bilan en date...
(Xinhua 10/01/18)
La commission électorale nationale indépendante de la République démocratique du Congo (RDC) a réceptionné ce mardi à Kinshasa, le premier lot de la machine à voter dans le cadre du processus électoral prévu à la fin de cette année 2018. "Ce premier lot réceptionné ce jour tient compte de toutes les préoccupations soulevées précédemment par les différentes parties prenantes au processus électoral dans la phase expérimentale de cet important outil de vote", a déclaré Jean Pierre Kalamba, le rapporteur de la CENI, à son retour de la Corée du Sud où les machines sont fabriquées. Selon lui, une machine à voter offre plusieurs avantages notamment la réduction du temps de vote et de la période d'attente de l'annonce des résultats,...
(Xinhua 10/01/18)
Le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso, président de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), a conféré ce 9 janvier avec une délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), venue de la République démocratique du Congo (RDC), conduite par son président Mgr Marcel Utembi Tapa. "Dans le contexte de la crise que traverse notre pays, les évêques de la CENCO sont convaincus que dans le cadre de la coopération internationale, les frères, amis et voisins de la RDC peuvent apporter quelque chose dans la perspective de satisfaire les aspirations du peuple congolais. C'est pourquoi ils ont pensé rencontrer le président Denis Sassou Nguesso", a indiqué le secrétaire général et porte-parole de la CENCO,...
(RFI 10/01/18)
Le chef des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, accuse les forces de sécurité congolaise d'avoir empêché les équipes de la Monusco d'effectuer des patrouilles lors de la marche du 31 décembre. Il l'a dit ce mardi devant le Conseil de sécurité. Il demande à la RDC de mener des enquêtes. Il souligne que la situation en RDC reste « fragile » à cause des retards dans l'application de l'accord politique signé il y a un an. Le secrétaire général adjoint pour les opérations de paix des Nations unies Jean-Pierre Lacroix a réclamé mardi à Kinshasa « des enquêtes » sur les auteurs des violences du 31 décembre commises par des forces de sécurité congolaises contre des civils...
(RFI 10/01/18)
En RDC, l'urbanisation de la capitale remise en cause par des spécialistes. Les autorités parlent du changement climatique, mais les urbanistes évoquent, eux, le non-respect des normes en matière de lotissement. Et, en bout de chaîne, ces inondations entraînent une multiplication des cas de choléra qui inquiète les personnels de santé et ONG comme MSF. « Nous exigeons qu’on nous montre le document pour savoir si ces gens ont les autorisations de bâtir. Nous sommes surpris parfois de constater qu’ils les ont aussi. D’autres n’en ont pas », constate François Lukanzu, ministre provincial en charge de l'Urbanisme. Selon les autorités de la ville de Kinshasa, les populations frappées par les inondations et les glissements de terrains ont commis une faute...
(Jeune Afrique 10/01/18)
Très consulté par le gouvernement dans un passé récent, cet historien congolais a cosigné l’appel à la marche du 31 décembre 2017 contre le régime. Son durcissement de ton a surpris le pouvoir à Kinshasa. Dans le microcosme politico-intellectuel congolais, Isidore Ndaywel è Nziem, bientôt 74 ans, avait la réputation d’être modéré. « En tout cas, ce n’est pas de lui qu’on pouvait attendre un tel engagement contre le régime », confirme un député. Cet historien figure pourtant bien parmi les cinq leaders du Comité laïque de coordination (CLC) qui a appelé à la marche des chrétiens du 31 décembre 2017. Ces manifestations anti-Kabila ont été violemment réprimées dans des paroisses de la capitale où elles devaient démarrer, faisant au...
(AFP 09/01/18)
Le secrétaire général adjoint pour les opérations de paix des Nations unies Jean-Pierre Lacroix a réclamé mardi à Kinshasa "des enquêtes" sur les auteurs des violences du 31 décembre commises par des forces de sécurité congolaises contre des civils. "Il est essentiel que les autorités nationales compétentes diligentent les enquêtes nécessaires pour établir les responsabilités et traduire en justice les auteurs présumés de violations des droits de l'homme", a indiqué M. Lacroix devant le Conseil de sécurité. Il a aussi déploré "les entraves" au travail des Casques bleus ce jour-là par les forces de sécurité de la République démocratique du Congo. D'après l'ONU et la nonciature apostolique, au moins cinq personnes sont mortes dans la dispersion de marches organisées le...
(AFP 09/01/18)
Trois ans de prison ont été requis mardi contre dix militants opposés au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au centre de la République démocratique du Congo, alors que la défense a plaidé pour leur acquittement. Onze militants membres du mouvement congolaise Lutte pour le changement (Lucha) ont été arrêtés le 29 décembre 2017 à Kananga (Kasaï central) lors d'une manifestation exigeant le départ du président Kabila du pouvoir. Poursuivis pour "désobéissance à l'autorité publique" et "participation criminelle", un des onze hommes a été libéré sur le champ à la demande du procureur car il avait été "arrêté par erreur". La défense a plaidé non coupable et a demandé "l’acquittement pure et simple" des dix autres membres de Lucha...
(AFP 09/01/18)
Jours de deuil et inquiétudes sanitaires: Kinshasa pleure ses morts et prête assistance aux survivants après les inondations de la semaine dernière, sous la menace d'une épidémie de choléra. Lundi et mardi ont été déclarés jours de deuil national, à la mémoire des 44 personnes décédées, par le président congolais Joseph Kabila. "Je suis venu me rendre compte par moi-même des dégâts", a déclaré lundi son Premier ministre, Bruno Tshibala, les traits tirés derrière ses lunettes fumées dans les communes populaires de Bandal et Kitambo, au coeur de la mégapole de dix millions d'habitants. Le Premier ministre et son épouse ont croisé sur leur chemin Elysée Kalomba, veuve d'une cinquantaine d'années...
(Jeune Afrique 09/01/18)
Des militants du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) accusent le maire de Kananga de les avoir séquestrés et violentés dans son bureau. Incarcérés depuis leur arrestation fin décembre, ils doivent être présentés mardi devant un magistrat. Onze militants de la Lucha ont porté plainte contre l’édile de Kananga, Muamba Kantu Kanjila, pour « séquestration, arrestation arbitraire, tortures, et coups et blessures ». Des faits qui se seraient produits le 29 décembre dernier dans la foulée de leur interpellation par la police congolaise. « Mes clients avaient prévu de manifester pendant trois jours pour réclamer le départ de Joseph Kabila, explique à Jeune Afrique leur avocat Me Oscar Mukengeshayi. Mais ils ont été interpellés par la police en vertu...
(APA 09/01/18)
APA-Kinshasa (RD Congo) - Une certaine confusion a régné lundi matin à Kinshasa au sujet du deuil national de deux jours décrété à partir du 8 janvier par le gouvernement en mémoire des victimes des inondations, beaucoup de parents ayant refusé d’envoyer leurs enfants à l’école, craignant on ne sait quoi, a constaté APA. Dans le climat politique incertain qui prévaut depuis quelque temps dans la capitale congolaise, de nombreux parents ont confondu deuil national et jour non ouvrable et ont gardé les enfants à la maison. Dans certains quartiers, ce sont plutôt les responsables d’écoles qui, en attendant de savoir en quoi s’en tenir, ont renvoyé chez eux les élèves qui s’étaient présentés tôt le matin. Et pourtant, le...
(RFI 09/01/18)
Des agents de l'Etat et de la police sont visés par des plaintes pour « torture », « séquestration » ou encore « crime contre l'humanité » dans plusieurs villes de RDC. Quatre plaintes ont été déposées au total depuis vendredi dernier à Beni dans le Nord-Kivu, Bukavu dans le Sud-Kivu et Kananga dans le Kasaï-Central. Ces plaintes émanent de mouvements citoyens ou de représentants de la société civile et de l'opposition qui estiment que leurs droits fondamentaux de citoyen ont été bafoués lors de la répression des récentes manifestations, et ont décidé de faire appel à la justice. Ils dénoncent souvent les dysfonctionnements de la justice, mais ont décidé cette fois de la saisir pour disent-ils montrer qu'ils «...

Pages