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Mercredi 29 Mars 2017
(AFP 24/03/17)
Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont attribué vendredi pour la première fois des réparations monétaires à des victimes de crimes de guerre, en allouant 250 dollars "symboliques" à chacune des 297 victimes d'un massacre dans un village congolais en 2003. "Ce montant symbolique ne vise pas à indemniser les préjudices dans leur intégralité mais permet de soulager les préjudices subis par les victimes d'une manière significative", a déclaré le juge Marc Perrin de Brichambaut. Les juges ont également estimé que le Congolais Germain Katanga, condamné en 2014 à 12 années de détention pour complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, est personnellement responsable du paiement d'un million de dollars pour réparer le préjudice physique,...
(Le Monde 24/03/17)
Au moins dix-sept fosses communes ont été découvertes dans la province centrale de la République démocratique du Congo. Après des mois de dénégations par le régime de Joseph Kabila, la découverte de charniers dans le Kasaï illustre l’ampleur de la violence qui sévit toujours en République démocratique du Congo (RDC). Dès décembre 2016, la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) avait transmis au gouvernement des « allégations sur la présence de sept fosses communes » dans cette province au centre du plus grand pays d’Afrique francophone, auxquelles se sont ajoutées trois autres, identifiées début mars. Entre-temps ont fuité sur Internet des vidéos de soldats congolais tirant, parfois à bout portant, sur des femmes et des hommes sans armes traités...
(Le Monde 24/03/17)
L’ex-chef de milice congolais, reconnu coupable de « crimes contre l’humanité », devra verser des réparations collectives et individuelles. Une première. Germain Katanga a été condamné à verser 1 million de dollars (925 000 euros) aux victimes de crimes commis lors de l’attaque du village de Bogoro, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le 24 février 2003. L’ancien commandant de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) a été, en mars 2014, reconnu coupable de « crimes contre l’humanité » et de « crimes de guerre », et condamné à douze ans de prison pour avoir stocké les armes utilisées lors de cette attaque. Après trois ans de procédure, la Cour pénale internationale (CPI) a ordonné...
(Jeune Afrique 24/03/17)
Très remonté contre la Monusco, Me Omar Kavota, à la tête de l'une des ONG les plus actives dans le Nord-Kivu, estime que les Casques bleus déployés en RD Congo ne constituent pas une force appropriée pour mettre fin aux exactions contre les civils à Beni. De Goma à Beni, tout le monde connaît Me Omar Kavota. Ancien vice-président et porte-parole de la société civile du Nord-Kivu pendant la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), le jeune avocat de 34 ans est revenu s’installer fin 2014 à Beni, où il a relancé les activités de son Centre d’étude pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’Homme (Cepadho). Une ONG étiquetée pro-Kinshasa par ses détracteurs...
(Xinhua 24/03/17)
KINSHASA, (Xinhua) -- Dans une déclaration publiée jeudi, l'Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a appellé le président de la République Joseph Kabila ainsi que la classe politique congolaise à manifester un "sursaut d'orgueil" afin de mettre en oeuvre l'accord politique du 31 décembre 2016. "L'accord de la Saint-Sylvestre reste la source de légitimité des institutions jusqu'à la tenue des élections dans un délai proche", a souligné le président de l'UNPC, Kasonga Tshilunde, dans la déclaration publiée à l'occasion du 46e anniversaire de cette organisation. Pour l'UNPC, la crise politique qui caractérise actuellement la République démocratique du Congo (RDC) fait suite à la non-organisation dans le délai constitutionnel des élections générales qui auraient dû être tenues en 2016...
(Radio Okapi 24/03/17)
Les journalistes et responsables des medias, membres de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), appellent le président de la République ainsi que la classe politique congolaise dans sa diversité à un « sursaut d’orgueil pour engager le pays dans la voie de la normalité par l’application de l’accord politique du 31 décembre ». Dans une déclaration faite jeudi 23 mars, à l’occasion du 46e anniversaire de cette organisation de la presse, son président, Kasonga Tshilunde estime que l’accord de la Saint Sylvestre reste « la source de légitimité des institutions jusqu’à la tenue des élections dans un délai proche ». Pour l’UNPC, la crise politique qui caractérise actuellement la RDC est « consécutive à la non organisation dans...
(Le Monde 24/03/17)
L’ancien vice-président de la République démocratique du Congo, qui purge déjà une longue peine de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a été condamné par l’institution de La Haye pour subornation de témoins. Même poussé dans ses retranchements, il n’aura reculé devant aucun stratagème, aucune extrémité pour se sauver de la justice. L’ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, a été condamné mercredi par la Cour pénale internationale (CPI) à un an d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende pour subornation de témoins. Jeune Afrique Cette peine vient s’ajouter à celle reçue en juin – dix-huit ans de réclusion – pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » commis entre...
(AFP 23/03/17)
Des enquêteurs de l'ONU ont dénombré dix fosses communes liées aux violences qui secouent depuis septembre le Kasaï-central, dans le centre de la République démocratique du Congo, a-t-on indiqué mercredi de source onusienne. "Nous avons communiqué au gouvernement [congolais] la présence de sept fosses communes dans le territoire de Demba [...] et trois fosses communes à Tshimbulu", a déclaré Barbara Matasconi, agent du Bureau conjoint de l'ONU aux droits de l'Homme en RDC (BCNUDH) au cours d'une conférence de presse à Kinshasa. Demba et Tshimbulu sont deux territoires du sud de la province du Kasaï-central, où est née en septembre la rébellion...
(RFI 23/03/17)
La violence dans l'ex-province du Kasaï, secouée par la rébellion des miliciens de Kamuina Nsapu, s’est invitée à une réunion de la Commission des droits de l’homme des Nations unies à Genève mercredi 22 mars. Alors que les autorités congolaises confirment des débordements, l’inculpation de 7 militaires pour crimes contre l’humanité et une enquête sur deux fosses communes dans l’ex-province du Kasaï, les Nations unies, de leur côté, s’inquiètent de l'existence présumée d'au moins 17 fosses communes aux Kasaï central et oriental, tout comme d’entraves à l’accès à ces sites et à l’exercice de leur mandat. 99 civils tués entre janvier et février, parmi lesquels 18 enfants, pour leur appartenance présumée au mouvement Kamuina Nsapu. La commission des Droits de...
(La Tribune 23/03/17)
Ce devait être la première transition politique pacifique de l’histoire de la RDC depuis son indépendance. Mais aujourd’hui, la perspective d’organiser en 2017, une présidentielle sans Joseph Kabila après expiration de son mandat, semble se transformer en mirage. L’homme fort du Palais de la Nation joue la montre et louvoie face au panier de crabes d’une opposition hétéroclite. Le débat, le 29 mars prochain, sur les conditions et les moyens du renouvellement du mandat de la Monusco vient s’ajouter aux inconnues qui compliquent l’équation de l’alternance politique dans le pays. L'issue du débat qui sera engagé, le 29 mars prochain au Conseil de Sécurité de l'ONU, sur le renouvellement et les conditions du maintien du mandat de la mission des...
(BBC 23/03/17)
Selon les enquêteurs du Conseil des droits de l'homme de l'ONU en RDC, 99 civils ont été tués dans la région du Kasaï Central, dont 18 enfants. Toutes ces personnes étaient soupçonnées d'entretenir un lien avec les miliciens Kamuina Nsapu, du nom d'un chef traditionnel tué en août 2016. L'équipe de l'ONU a également confirmé l'existence de 10 fosses communes dans la même zone. Les enquêteurs de l'ONU ont rapporté avoir vu des cadavres et des parties du corps dans 10 fosses communes. L'enquête continue pour déterminer l'existence d'au moins sept autres fosses communes.
(AfricaNews 23/03/17)
Un calme apparent règne dans certaines communes de Kanaga, dans le Kasaï central en RDC. Pour la toute première fois depuis le début des violences il y a 6 mois, des reporters d’une télévision locale sont descendus dans cette ville en proie aux combats continus entre milices et forces gouvernementales. Dans le fief du chef coutumier Kamuina Nsapu tué en aout 2016 (dans un affrontement entre milices et polices), ses adeptes se livrent quotidiennement à des scènes de guérilla. Des miliciens, jeunes pour la plupart, expriment de nombreuses revendications, notamment le départ du pouvoir de Joseph Kabila. C’est pourquoi le mouvement politico coutumier a pris une décision : à partir d’aujourd’hui, on va se prendre en charge parce que le...
(Le Monde 23/03/17)
Au cours de son procès en 2016 à La Haye pour « crimes contre l’humanité », l’ex-milicien congolais avait monté un « plan » pour obtenir des témoignages favorables. Jean-Pierre Bemba a été condamné, mercredi 22 mars, à un an de prison et 300 000 euros d’amende pour « atteinte à l’administration de la justice » par la Cour pénale internationale (CPI). Une peine qui s’ajoute aux dix-huit ans auxquels l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) avait été condamné, en juin 2016, pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre » commis en Centrafrique en 2002 et 2003. Au cours de ce premier procès, Jean-Pierre Bemba avait corrompu quatorze témoins, avec l’aide de quatre...
(RFI 23/03/17)
En RDC, agents de l'Etat et autres travailleurs du secteur privé menacent de décréter début avril prochain une grève générale illimitée. Ils accusent le gouvernement de ne pas se soucier le moins du monde des conditions sociales déplorables des populations. Les syndicats ont déposé leurs préavis de grève sur la table du premier ministre Samy Badibanga qui a jusqu'au début du mois d'avril prochain pour désamorcer la grève. Dans leurs préavis de grève, L'Intersyndicale nationale du Congo et la Dynamique des regroupements socio-professionnels, les deux principales coalitions des syndicats de la RDC, brossent un tableau sombre de la situation sociale des travailleurs.
(APA 23/03/17)
APA Kinshasa (RDC) - La Cour pénale internationale (CPI) a condamné l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba à une peine additionnelle d’un an de prison et à 300 000 euros d’amende pour subornation de témoin. M. Bemba a été reconnu coupable d'avoir tenté d'obtenir par ce biais un acquittement dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Prononcée mercredi, la nouvelle peine sera purgée à la suite de celle de l’affaire principale sur les crimes commis en Centrafrique. Jean-Pierre Bemba est déjà condamné à 18 ans de prison par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par sa milice en Centrafrique entre 2002 et 2003. La cour a également infligé des peines de prison...
(Jeune Afrique 23/03/17)
La ville de Beni, dans l’est de la RDC, est surtout connue pour les tueries qui s’y produisent depuis octobre 2014. Mais, pour certains de ses habitants, pas question de se terrer à la maison une fois le soleil couché. Le soir, ils sortent en bande, en voiture. Et ils planifient tout sur WhatsApp. Par échange de messages, ils conviennent du lieu du regroupement, se renseignent sur le trajet de chacun et, parfois, se rendent disponibles pour aller chercher ceux qui n’auraient pas de véhicule. « Dans les rues et ruelles de la ville de Beni, souvent non éclairées, il vaut mieux rouler que marcher », nous explique-t-on. Ce samedi-là, Ishango, le bar le plus prisé de la ville, organise...
(Radio Okapi 23/03/17)
Freddy Matungulu, président du parti politique de l’opposition « Congo na biso » et membre du Rassemblement des forces acquises au changement, appelle la classe politique congolaise à se concentrer sur l’organisation des élections. Pour lui, c’est l’objectif principal des politiques congolais. M. Matungulu fait savoir que les élections doivent se tenir avant la fin de cette année. Il insiste sur la conclusion rapide des discussions sur la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2017. « Si notre objectif est d’aller aux élections avant la fin de l’année 2017, nous avons déjà perdu beaucoup de temps. Je pense qu’il est temps que les discussions sur l’arrangement particulier puissent très rapidement se terminer pour que nous allions de l’avant...
(Xinhua 23/03/17)
GENEVE, (Xinhua) -- A l'occasion d'un débat interactif au Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies à Genève sur la situation en République démocratique du Congo (RDC), deux hauts responsables des Nations Unies ont souligné que les violations des droits de l'Homme avaient augmenté de 30% en 2016 par rapport à l'année précédente dans ce pays. Lors de ce débat, le sous-secrétaire général aux droits de l'Homme, Andrew Gilmour, a précisé que cette augmentation était due aux restrictions imposées à l'espace démocratique et à la résurgence de l'activité des groupes armés. "L'évolution politique et sécuritaire en République démocratique du Congo au cours des derniers mois a alimenté une augmentation significative des violations des droits de l'Homme, dont je demeure...
(Dw-World 23/03/17)
En RDC, dans la province du Katanga, l'accès aux soins de santé est un véritable problème, y compris à Lubumbashi, la capitale régionale. Suite à une crise socio-économique aiguë, les populations ont du mal à payer les frais médicaux. En outre, les hôpitaux, surtout les structures publiques, sont sous-équipés et les médecins rechignent à s'installer à l'intérieur de la province.
(Jeune Afrique 23/03/17)
Molende a 27 ans. Il travaille comme secrétaire et enseignant dans une école privée de Kinshasa. Pour ce nouveau numéro de notre série l’argent des Africains, il a accepté de nous ouvrir son portefeuille. Pour Molende, le réveil sonne tous les matins à 5h30. Après s’être rapidement préparé, il file vers une école privée de la capitale congolaise, où il assure pendant quelques heures le secrétariat. Puis il enchaîne, au même endroit, en donnant des cours de géographie française. À peine a-t-il le temps de déjeuner qu’il repart pour l’Université Pédagogique Nationale dans la commune de Ngaliema, afin d’y suivre son cursus de deuxième cycle (l’équivalent d’un master 2) en sciences de l’information et de la communication. Et comme si...

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