Lundi 29 Mai 2017
(AFP 23/05/17)
Le parquet de la République démocratique du Congo a annoncé mardi qu'il enquêtait sur l'implication présumée d'un député congolais de l'opposition dans les violences qui secouent depuis septembre la région du Kasaï, dans le centre du pays. Deux experts de l'ONU, l'Américain Michael Sharp et la Suédo-Chilienne Zaida Catalan, missionnés au Kasaï par le secrétaire général des Nations Unies pour enquêter sur ces violences, y avaient été enlevés et assassinés en mars. Samedi, le quotidien américain New York Times a révélé que Zaida Catalan détenait un enregistrement sonore du député Clément Kanku en conversation téléphonique avec un des présumés auteurs des massacres au Kasaï.
(RFI 23/05/17)
En RDC, suite de l'affaire des enregistrements mettent en cause Clément Kanku, député et ancien ministre. Dans des fichiers audios, qui ont circulé sur les réseaux sociaux, on entend une supposée conversation entre le député et un présumé milicien Kamuina Nsapu sur une attaque en cours dans les Kasaï. Clément Kanku vient de réagir et il dit se tenir à la disposition de la justice pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
(Jeune Afrique 23/05/17)
Quarante-huit heures après les révélations du New York Times sur une possible implication du député Clément Kanku dans les exactions en cours dans le Kasaï, dans le centre de la RDC, Flory Kabange Numbi, procureur général de la République, a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête "pour en savoir un peu plus". L’étau se resserre autour de Clément Kanku. Deux jours après la diffusion d’un enregistrement sonore, à la suite de révélations du quotidien américain New York Times, dans lequel on entend une voix supposée être celle du député du Kasaï encourager les exactions dans cette partie de la RDC en proie à des violences depuis plusieurs mois, le parquet général de la République a décidé, ce mardi 23 mai, d’ouvrir...
(Jeune Afrique 23/05/17)
Retour sur l'évasion massive qui a secoué la prison centrale de Makala, le 17 mai dernier, en RD Congo. Le prisonnier de marque Zacharie Badiengila, chef de la secte politico-mystique Bundu dia Kongo, reste toujours introuvable. À cette heure, Zacharie Badiengila, alias Ne Muanda Nsemi, reste introuvable. À l’issue d’un assaut lancé par ses adeptes contre la prison centrale de Makala, où il était détenu depuis mars, ce député national, chef de la secte politico-mystique Bundu dia Kongo, a pu s’évader le 17 mai à l’aube. Selon une source du centre pénitentiaire de Kinshasa, l’opération débute vers 3 h 40 lorsqu’un groupe composé d’hommes et de femmes, rubans rouges sur la tête et autour des bras...
(Le Monde 23/05/17)
Selon une enquête du « New York Times », un ancien ministre congolais pourrait avoir commandité le double assassinat. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir en urgence à huis clos, mardi 23 mai, pour faire avancer le dossier du double assassinat de ses deux experts dans la région du Kasaï, en République démocratique du Congo (RDC), plus de deux mois plus tôt. Le 12 mars, Zaïda Catalan et Michaël Sharp, deux membres du groupe d’experts de l’ONU en mission dans le Kasaï-Central, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC) disparaissaient. Leurs corps étaient retrouvés quinze jours plus tard avec d’autres victimes des affrontements entre miliciens Nsapu et forces de sécurité congolaises qui ensanglantent...
(RFI 23/05/17)
En RDC, un enregistrement audio diffusé sur les réseaux sociaux soulève nombre d’interrogations. Il contient deux conversations téléphoniques, où l’on entend un échange supposé entre Clément Kanku, député et ancien ministre, et un présumé milicien Kamuina Nsapu dans les Kasaï qui l'informe sur les détails d'une attaque en cours. Le New York Times a révélé l'existence de cet enregistrement, qui se trouvait dans l'ordinateur de l'experte de l'ONU, Zaida Catalan, tuée en mars dernier avec son confrère, Michael Sharp. Mais au-delà de l'article du NYT, ces deux conversations enregistrées posent beaucoup de questions.
(AfricaNews 23/05/17)
Député et ministre sortant du gouvernement Badibanga, Clément Kanku est soupçonné d’avoir des liens avec des miliciens qui agitent la région du Kasaï, en République démocratique du Congo. Selon des révélations faites par le journal américain New York Times, le parlementaire aurait joué un rôle dans l’incitation à la haine dans cette région congolaise. Le quotidien s’appuie sur des enregistrements audio entre le député et un supposé milicien . Deux de ces fichiers audio, conservés sur l’ordinateur portable de la Suédoise Zaidan Catalán, un des deux experts de l’ONU assassinés dans le Kasaï, remonterait à août 2016 et comporterait une conversation à charge contre le député. On y entend notamment un supposé milicien raconter, en langue Tshiluba, au parlementaire comment...
(RFI 23/05/17)
Suite à l'évasion massive de détenus à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, l'Association congolaise pour l'accès à la justice (Acaj) et d'autres défenseurs des droits de l'Homme dénoncent les abus commis par les forces de l'ordre dans la traque des évadés. Les droits fondamentaux sont violés pendant l'opération, selon ces organisations. L'évasion spectaculaire à la prison de Makala mercredi 17 mai a déclenché la traque des fugitifs. La nuit suivante, il y a eu bouclage entre 22 heures du soir et 3 heures du matin à Selembao. Le quartier de résidence de Ne Mwanda Nsemi, dans la commune de Ngaliema, a été assiégé par les forces de l'ordre entre 2 heures et 6 heures du matin. Selon le...
(APA 23/05/17)
APA-Kinshasa (RD Congo) - Le nouveau chef Kamwina Nsapu, Jacques Kabeya Ntumba, a lancé lundi 22 mai un message de paix en direction de toute la population du Grand Kasaï. Jacques Kabeya Ntumba qui s’entretenait pour la première fois avec le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary, a appelé toutes les parties au calme. Il a en outre qualifié de «bandit» tous ceux qui utilisent le nom de Kamwina Nsapu pour commettre des crimes au Kasaï. Désigné par la famille régnante pour succéder à l’ancien Kamwina Nsapu, Jean Pandi, tué en août 2016 au cours d’affrontements avec les forces de l’ordre, Jacques Kabeya Ntumba a été officiellement reconnu par l’Etat par un arrêté du ministre de...
(AFP 23/05/17)
La radio-télévision allemande Deutsche Welle a annoncé lundi la libération de son correspondant au Burundi, arrêté cinq jours plus tôt en République démocratique du Congo (RDC), où il faisait un reportage sur un camp de réfugiés. Le porte-parole de la Deutsche Welle, Christoph Jumpelt, s'est néanmoins montré inquiet "que les autorités burundaises ne l'aient pas laissé rentrer voir sa famille". "Après ce qu'il a injustement vécu en RDC, je ne comprends pas pourquoi il est maintenant détenu par la police burundaise", a-t-il ajouté sur le site internet de la Deutsche Welle. Aucune autre précision n'a été fournie par la chaîne. Antéditeste Niragira a été arrêté le 17 mai par l'Agence nationale de renseignement (ANR) alors qu'il se trouvait dans le...
(APA 23/05/17)
APA-Kinshasa (RD Congo) - Le procès des assassins des deux experts de l’ONU enlevés et retrouvés morts dans la province du Kasaï central (centre de la RDC) va bientôt s’ouvrir à Kananga, selon l’annonce faite à la presse par les deux hauts magistrats militaires dépêchés sur le terrain pour mener des enquêtes pré-juridictionnelles. Les deux magistrats, le colonel Odon Makutu Mwendele, premier avocat général des forces armées, et le colonel Cyprien Muwau Sanzu, avocat général des forces armées, ont indiqué avoir terminé leurs investigations sur les deux dossiers phares de l’affaire Kamwina Nsapu à savoir l’assassinat des experts de l’ONU et les tueries imputées aux éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) dans la localité de Mwanza-Lomba, plus exactement...
(RFI 23/05/17)
La radiotélévision internationale allemande Deutsche Welle a annoncé, ce lundi, la libération de son correspondant au Burundi. Antéditeste Niragira avait été arrêté mercredi dernier en République démocratique du Congo, où il faisait un reportage sur les conditions difficiles des réfugiés burundais dans le camp de Kavimvira en RDC. C’est dans cette localité qu’il avait été arrêté, puis conduit, par les autorités congolaises, à la prison d'Uvira. Pour autant, malgré sa libération par les autorités congolaises, sa situation reste floue. Antéditeste Niragira est-il réellement libre de ses mouvements ? Le journaliste a été libéré par les autorités congolaises. L’avocat mandaté par la Deutsche Welle en RDC avait indiqué que le reporter était libre et qu’il avait été conduit à la frontière...
(APA 23/05/17)
APA-Kinshasa (RDC) - La chasse à l’homme contre les évadés du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK - appelé communément prison de Makala) a donné lieu à des abus dénoncés par des ONG de défense des droits de l’homme dont l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) qui s’inquiète notamment des perquisitions « illégales » dans des domiciles des particuliers. Dans un communiqué reçu mardi à APA, l’ACAJ accuse les agents des forces de l’ordre d’avoir notamment perquisitionné les domiciles de Kinois «en violation des droits fondamentaux des citoyens ». Par conséquent, cette ONG invite le gouvernement à faire cesser ces abus et à ouvrir une enquête pour en établir les responsabilités. Le commandant de la police...
(Xinhua 23/05/17)
NEW YORK (Nations Unies), (Xinhua) -- L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a indiqué lundi qu'elle répondait aux besoins humanitaires urgents de plus de 27.000 personnes déplacées dans la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), après que de nombreuses organisations humanitaires ont quitté les camps de déplacés en raison notamment de l'insécurité. "Cet argent est arrivé à un moment où la plupart des acteurs humanitaires se sont retirés de nombreux sites de déplacement dans l'est de la RDC en raison de problèmes de sécurité et de financement, laissant des milliers de personnes déplacées encore plus vulnérables", a déclaré le chef du bureau de l'OIM à Goma, Boubacar Seybou, cité par l'ONU dans un communiquié...
(La Voix de l'Amérique 22/05/17)
Le président de la RDC a rappelé à la nouvelle équipe gouvernementale récemment investie par le Parlement que sa mission était d’appuyer la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dans sa charge d’organiser des élections le plus tôt possible. Joseph Kabila voudrait, d’après le compte-rendu de la première réunion extraordinaire de ce gouvernement que VOA Afrique a reçu, des "élections démocratiques, transparentes et non chaotiques, le plus tôt possible". Le chef de l’Etat congolais a personnellement présidé ladite réunion et "suggéré qu’au cours d’un prochain Conseil des Ministres, la Ceni soit invitée à venir faire le point sur l’état des préparatifs de ces élections qu’elle est appelée à organiser"....
(AFP 22/05/17)
Plus de 31 millions de personnes ont été déplacées dans leur propre pays à cause de guerres, de violences ou de catastrophes naturelles en 2016, surtout en Chine et en République démocratique du Congo (RDC), a rapporté lundi une ONG spécialisée. Parmi les 6,9 millions de nouvelles personnes chassées de leur domicile par une guerre l'an dernier, 922.000 ont été recensées en RDC, davantage qu'en Syrie (824.000 déplacés) et en Irak (659.000), selon l'International Displacement Monitoring Centre du Norwegian Refugee Council (NRC). L'Afghanistan s'est hissé au quatrième rang (653.000), suivi par le Nigeria (501.000) et le Yémen (478.000). Quelque 2,6 millions de personnes ont été déplacées en Afrique...
(Courrier International 22/05/17)
Alors que les Kasaï s’enfoncent toujours dans la violence, l’évasion de plusieurs milliers de détenus de différentes prisons congolaises plonge désormais le pays dans une anarchie savamment orchestrée qui ne peut déboucher que sur un report des élections de 2017. Le pouvoir de Kinshasa cherche-t-il a créer volontairement le désordre pour retarder une nouvelle fois l’élection présidentielle de décembre 2017 ? Au regard de la chronologie des événements dramatiques de ces derniers mois, nous sommes en droit de nous poser la question. Le dernier événement en date est tout simplement hallucinant. Mercredi 17 mai, une explosion se fait entendre au petit matin à la prison centrale de Makala à Kinshasa. Plus de 4.000 prisonniers en profitent pour se faire la...
(BBC 22/05/17)
La RDC compte le plus grand nombre de déplacés internes dans le monde. Ils sont estimés à plus de 3,7 millions et ils fuient les violences dans les différentes régions du pays. C'est ce que révèle un nouveau rapport du Conseil norvégien pour les réfugiés. En 2016, plus de 922 000 personnes ont quitté leurs maisons à cause des conflits et des catastrophes naturelles. Et cette année plus d'un million d'autres ont du se déplacer, fuyant les violences dans le Kasai, indiquent les Nations Unies. "C'est bien plus que les personnes déplacées dans les conflits en Syrie ou au Yémen" précise Ulrika Blom, directrice du Conseil norvégien pour les réfugiés en République démocratique du Congo. Pour elle, la crise en...
(Jeune Afrique 22/05/17)
Vingt ans après la chute de Mobutu, peu de compagnons de lutte de Laurent-Désiré Kabila, alors chef de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), se retrouvent encore aux affaires. Que sont-ils devenus ? Certains se sont installés à l’étranger, d’autres ont basculé dans l’opposition et les moins chanceux ont été soit assassinés soit emprisonnés. Seuls quelques-uns d’entre eux exercent encore aujourd’hui des responsabilités au sommet de l’État. Visiblement, les tombeurs de Mobutu, le 17 mai 1997, ont connu des trajectoires bien différentes. « La Révolution, comme Saturne, dévore ses enfants », écrivait le dramaturge allemand Georg Büchner. Où sont passés les cofondateurs de l’AFDL ? En novembre 2000, Laurent-Désiré Kabila, le chef rebelle devenu président de...
(RFI 22/05/17)
En RDC, l’armée a donné une conférence de presse ce samedi 20 mai, au sujet de l'exécution des deux experts de l'ONU, tués au Kasaï. Les corps mutilés de la Suédoise Zahida Katalan et de l'Américain Michael Sharp, venus enquêter sur les violences qui secouent cette vaste région, avaient été découverts le 28 mars. Le parquet militaire de la RDC a annoncé l'ouverture prochaine du procès meurtrier présumé des deux experts des Nations unies. Selon l'auditorat général des Forces armées de la RDC, le procès de l'assassinat des deux experts des Nations unies va commencer dans quelques jours. Cependant, seuls deux suspects pourront être présentés à ces audiences. Les quatorze autres personnes impliquées dans cette affaire devraient être poursuivies par...

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