Vendredi 24 Novembre 2017

RDC: Retard pour le recensement des électeurs au Kasaï

RDC: Retard pour le recensement des électeurs au Kasaï
(AFP 05/09/17)

Le recensement des électeurs dans les deux provinces troublées du Kasaï, dernière étape avant la publication d'un calendrier électoral en République démocratique du Congo, n'a pas commencé ce lundi comme l'avaient annoncé les autorités, selon plusieurs sources consultées par l'AFP.

Aucun bureau d'enregistrement d'électeurs n'était ouvert lundi à Kananga, plus grande ville de la province du Kasaï, région endeuillée par des violences depuis une année, selon plusieurs témoins interrogés par un correspondant de l'AFP.

Dans un communiqué, la commission électorale (Céni) a indiqué qu'elle procédait "au recrutement additionnel" d'agents dans le cadre de ce recensement. Le processus de recrutement s'étend du 4 au 9 septembre, selon ce communiqué.

"Aujourd'hui, on a lancé une formation de mise à niveau des formateurs nationaux et provinciaux qui se déroulera pendant quatre jours", a indiqué à l'AFP Honoré Kanumbedi, un responsable de la Commission électorale au Kasaï.

"La première carte d'électeur sera éventuellement délivré le 19 septembre", a-t-il ajouté.

"Nous ne comprenons rien, on avait annoncé le début de l'enrôlement pour ce lundi, mais là, on ne voit rien", a regretté auprès de l'AFP un responsable religieux sous couvert d'anonymat.

Mercredi, le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, avait assuré que le recensement des électeurs dans les deux provinces du Kasaï commencerait ce lundi 4 septembre, pour parachever celui en cours ou terminé dans les 24 autres provinces.

Le recensement a été retardé au Kasaï en raison des violences dans cette région depuis la mort d'un chef coutumier en août 2016.

Les autorités congolaises ont en outre promis de publier "incessamment" un calendrier électoral "réaliste" après avoir recensé plus de 40 millions d'électeurs soit 98,9% du corps électoral selon des chiffres officiels.

La RDC traverse une crise politique aggravée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le deuxième mandat a pris fin le 20 décembre 2016 et à qui la Constitution interdit de se représenter.

L'opposition réclame le départ de M. Kabila du pouvoir d'ici la fin de cette année et l'organisation d'une élection présidentielle.

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