Mardi 27 Juin 2017

Le gouverneur du Sud-Kivu souhaite une Région des Grands Lacs pacifiée

Le gouverneur du Sud-Kivu souhaite une Région des Grands Lacs pacifiée
(Xinhua 11/01/17)

BUJUMBURA, (Xinhua) -- Le gouverneur du Sud-Kivu (frontalier avec le Burundi) de la République Démocratique du Congo (RDC) a plaidé mardi à Bujumbura pour la pacification rapide de la Région des Grands Lacs.

Le responsable de la RDC est arrivé à la capitale burundaise pour assister à la cérémonie d'inhumation d'Emmanuel Niyonkuru, ministre burundais de l'Eau, de l'Environnement, de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme, assassiné devant son domicile la nuit de Saint Sylvestre.

"Dans la Région des Grands Lacs, nous partageons la paix, mais nous partageons malheureusement l'insécurité aussi (...). On a besoin d'un Grand Lac pacifié et pas d'un Grand Lac où l'on assassine les amis ministres devant leurs maisons", a déclaré dans son oraison funèbre Marcellin Cishambo, gouverneur du Sud-Kivu.

Il a ajouté que la Région des Grands Lacs a intérêt à ce qu'elle se pacifie très vite, à ce que l'on se dise la vérité car, a-t-il dit, "il y a un chef de l'Etat burundais qui vit encore, qui m'a dit que dans la Région des Grands Lacs, le plus important c'est ce qu'on n'a pas dit, que là où vous avez marqué Non, il faut marquer Oui et que là où vous avez marqué Oui, il faut marquer Non, que c'est ça la Région des Grands Lacs".

Il est revenu plus particulièrement sur le Burundi et l'Est de la RDC en ce qui concerne la situation sécuritaire qui y prévaut par rapport aux craintes des populations de son pays.

"C'est à nous de gérer ça pour la tranquillité dans la région", a martelé le gouverneur du Sud-Kivu, porteur d'un message de son président Joseph Kabila au chef de l'Etat burundais, au peuple burundais et à la famille de feu Emmanuel Niyonkuru, assassiné par des personnes à main armée qui n'ont pas encore été appréhendées.

Il a aussi plaidé pour le retour des Burundais en exil, notamment dans l'est de la RDC, en recommandant au gouvernement burundais de "voir comment les faire revenir tous" au pays.

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