Samedi 23 Septembre 2017

RDC : l’ONU identifie 17 nouvelles fosses communes au Kasaï

RDC : l’ONU identifie 17 nouvelles fosses communes au Kasaï
(APA 20/04/17)
Fosse commune en RDC

APA-Kinshasa (RD Congo) - Le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a annoncé, mercredi 19 avril, la découverte d’au moins 17 nouvelles fosses communes, portant ainsi à 40 le nombre total de fosses communes documentées par l’ONU dans les provinces du Kasaï central et du Kasaï oriental, au centre de la RDC.

Dans son communiqué, Zeid Ra’ad Al Hussein indique que la présence de ces nouvelles fosses communes a été confirmée lors d’une enquête menée dans la province du Kasaï central entre les 5 et 7 avril 2017 par une équipe composée du personnel du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) et de la Police des Nations Unies (UNPOL).

L’enquête met en cause l’armée qui aurait creusé des fosses communes notamment dans un cimetière de la ville de Tshimbulu. Quinze de ces fosses communes se trouvaient dans un cimetière dans la ville de Tshimbulu et deux autres dans la localité de Tshienke, a-t-il précisé.

L’enquête de l’ONU évoque aussi les exécutions sommaires à Kananga du fait de l’armée.

Le rapport met également en cause les miliciens se réclamant du chef traditionnel Kamuina Nsapu tué qui sont accusés d’exactions.

L’ONU les accuse notamment « de recruter des centaines d’enfants dans ses rangs et de cibler des agents et symboles de l’Etat, y compris des bâtiments gouvernementaux, des écoles, des hôpitaux, des commissariats de police et des églises ».

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme prévient que dans le cas où une enquête nationale n’aurait pas lieu, il n’hésitera pas à demander à la communauté internationale de soutenir une enquête menée par un mécanisme international, y compris par la Cour pénale internationale, qui a tout récemment rappelé aux autorités de la RDC leur responsabilité première, en vertu du Statut de Rome, d’enquêter et de poursuivre en justice les actes de violence présumés, commis dans les provinces du Kasaï.

« Il est absolument essentiel que le gouvernement de la RDC prenne les mesures nécessaires pour qu’une enquête immédiate, transparente et indépendante, qui établisse les faits et les circonstances des violations et atteintes aux droits de l’homme et à la justice, soit mise en place », a-t-il martelé. Le HCDH a offert son assistance afin de mener une telle enquête crédible.

Les provinces du Kasaï, du Kasaï central, du Kasaï oriental et de la Lomami ont sombré dans la violence suite aux affrontements entre les forces de l’ordre et de sécurité et les miliciens se réclamant du chef traditionnel Kamwina Nsapu tué en août 2016.

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