Mercredi 21 Février 2018

RDC : l’épilogue de l’affaire Kabila-Sakombi expliqué à ceux qui ont raté le début

RDC : l’épilogue de l’affaire Kabila-Sakombi expliqué à ceux qui ont raté le début
(Jeune Afrique 12/02/18)
Palais de justice de Kinshasa

La Cour suprême de justice a cassé mercredi l’arrêt qui avait ordonné en 2010 à Dominique Sakombi, aujourd’hui décédé, de quitter son domicile de Kinshasa. La famille de l’ancien ministre crie victoire sur Zoé Kabila, frère du président de la RDC, qui, selon elle, se cachait derrière le nouveau propriétaire déchu. Retour sur cette affaire complexe.

C’est l’histoire d’un feuilleton politico-judiciaire à rebondissements. En toile de fond, un litige immobilier rocambolesque opposant, souvent par acteurs doublés, deux familles bien connues de la scène politique de la RD Congo : les Kabila et les Sakombi. Une affaire de trahison, de « coup de poignard dans le dos » pour les uns, ou d’un dossier purement judiciaire qui n’aurait rien à voir avec la famille présidentielle, prétendent les autres.

Tout tourne autour d’un homme, aujourd’hui décédé. Son nom : Dominique Sakombi Ilongo. Cet as de la communication a été plusieurs fois ministre sous Mobutu Sese Seko. Mais après la chute du maréchal, il parvient non sans souplesse à collaborer avec le nouveau régime. Celui qui avait conçu le jingle musical faisant apparaître depuis le ciel le visage de Mobutu à chaque ouverture de journal de la télévision publique, se retrouve ainsi, très rapidement, dans le sillage des nouveaux maîtres de Kinshasa.
Pourquoi le nom de Zoé Kabila est cité

Dès son arrivée aux affaires en effet, Laurent-Désiré Kabila fait de Dominique Sakombi son conseiller spécial à la communication, avant de le nommer secrétaire général des Comités du pouvoir populaire (CPP), lesquels ont précédé à la création du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), actuel parti de Joseph Kabila. « La confiance de Mzee envers Sakombi était telle que le président de la République lui fit honneur de présenter, en son nom, les vœux de l’an 2001 au peuple congolais », se souvient un des enfants de « Domsak ». À l’époque, le paternel est ministre de l’Information, porte-parole du gouvernement.

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