Vendredi 15 Décembre 2017

RDC: le gouvernement dément les accusations de HRW sur le M23

RDC: le gouvernement dément les accusations de HRW sur le M23
(RFI 05/12/17)
Marie-Ange Mushobekwa, ministre des Droits humains de RDC

Dans un rapport intitulé « Mission spéciale » publié ce lundi 4 décembre, l’organisation Human Rights Watch accuse des officiers supérieurs de la République démocratique du Congo d’avoir recruté clandestinement des anciens rebelles du M23 pour étouffer les manifestations anti-Kabila de décembre 2016. Face à ces accusations, Marie-Ange Mushobekwa, ministre des Droits humains de RDC, il est « ridicule » ne serait-ce que d'imaginer que la RDC ait eu besoin de recruter des ex-rebelles du M23 en appui de sa police ou de son armée. Elle assure que les « allégations » de Human Rights Watch sont tout simplement fausses. De son côté, HRW défend le bien-fondé de sa méthodologie.

Human Rights Watch accuse le régime du président congolais Joseph Kabila d’avoir recruté des ex-rebelles du M23, au moins 200 ex-combattants exilés au Rwanda et en Ouganda, après leur défaite dans l’est de la RDC, en novembre 2013. Ces anciens rebelles ont été recrutés pour réprimer les manifestations contre le pouvoir, les 19 et 20 décembre 2016, à Kinshasa. Selon l’ONG, cette répression a fait au moins 62 morts.

Le gouvernement répond aux accusations de HRW. Contactée par RFI, Marie-Ange Mushobekwa, ministre des droits humains de RDC, se dit « étonnée » par les conclusions de ce rapport.

« Je suis étonnée d’apprendre toutes les allégations de Human Rights Watch. J’ai échangé avec tous mes collègues concernés. Nous, nous savons que tous les rebelles du M23 se trouvent dans des camps de réfugiés et la Monusco peut bien attester que ces rebelles ont été désarmés et que le gouvernement de la République démocratique du Congo n’avait pas besoin de recourir à eux pour maintenir l’ordre public », a déclaré Marie-Ange Mushobekwa.

Alors que la ministre des Droits de l’homme de RDC précise que les rebelles en question ont été « désarmés », Human Rights Watch avance qu’ils ont été « réarmés ». Marie-Ange Mushobekwa assure que « ces allégations » de Human Rights Watch sont tout simplement fausses.

« Moi, je vous dis que ce n’est pas vrai ; qu’il n’y a pas suffisamment de preuves que ce que Human Rights Watch avance est vrai », a répondu la ministre congolaise.

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