Dimanche 28 Mai 2017

Kinshasa appelle les prisonniers évadés à regagner la prison

Kinshasa appelle les prisonniers évadés à regagner la prison
(La Voix de l'Amérique 19/05/17)
Un pompier se tient près des véhicules incendiés lors d’une évasion à la prison centrale de Makala à Kinshasa, RDC, 17 mai 2017.

Les autorités congolaises ont déclaré qu’elles tiendront compte des circonstances atténuantes en cas de retour volontaire des prisonniers "contraints" la veille de s’évader de la principale prison du pays à Kinshasa.

Le ministre de la Justice, Alexis Nthambwe Mwamba et le procureur général de la République, Flory Numbi Kabange, ont annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’attaque et l’évasion, la veille, de la prison centrale de Makala dans la capitale congolaise.

"Nous avons le film de l’attaque. Certains des évadés nous ont appelés indirectement pour nous dire qu’ils étaient contraints à s’évader et voudraient retourner en prison. Nous leur disons que nous tiendrons compte du fait qu’ils se soient volontairement rendus", a indiqué M. Thanmbwe.

Les autorités congolaises refusent cependant, pour raisons d’enquête, de donner un bilan sur cette évasion dont les auteurs sont, selon elles, les adeptes de la secte Bundu Ya Mayala, branche du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo, venus libérer leur leader, le député Ne Mwanda Nsemi.

"Ils se sont félicités ici sur le site, quand ils abattaient nos gardiens parce qu’il y a eu des morts. Et l’objectif était claire, c’était faire sortir Ne Mwanda Nsemi de la prison et créer la confusion à cette occasion-là. Donc, sur cette question-là, à savoir, qui étaient les auteurs, nous n’avons aucun doute", a déclaré le ministre de la justice.

Plus de 4.600 prisonniers en cavale

Pourtant, les défenseurs des droits de l’homme avancent, eux, un bilan d’au moins 300 morts, 4.600 évadés et 80 évadés récupérés.

"Apres contrôle à l’intérieur, selon nos enquêteurs et nos sources qui ont évalué la situation sur place, plus de 4.600 prisonniers se sont évadés et dans l’évacuation, on a trouvé plus ou moins 300 morts et plusieurs dégâts ont été enregistrés dont plusieurs véhicules détruits dans l’enceinte de la prison. Mais, près de 80 ont été récupérés dans la nuit", a affirmé à VOA Afrique, Paul Nsapu, secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) en charge de l’Afrique.

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