Samedi 24 Juin 2017
(La Tribune 24/06/17)
Le Maroc et la BDEAC viennent de signer une convention relative à la prise de participation du Royaume dans le tour de table de la banque de devéloppement des pays de la CEMAC. Pour une mise de 4millions de dollars, le Maroc s’adjuge 3% du capital de la BDEAC, ce qui lui permettra d’intégrer le conseil d’administration de l’institution monétaire communautaire des Etats de l’Afrique centrale. Les détails. Le Maroc est désormais actionnaire de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC). Les deux parties viennent en effet de signer, mercredi 21 janvier à Rabat, une convention de prise de participation du Maroc dans le capital de BDEAC. Le document a été paraphé...
(Le Monde 23/06/17)
Malgré le déploiement, depuis 2013, de 12 000 casques bleus, 20 % de la population a dû fuir devant les attaques meurtrières de milices toujours plus nombreuses. Faute de s’entendre sur une sortie de crise, il est un sujet de consensus parmi les Centrafricains, probablement le seul par ailleurs. Du gouvernement à l’opposition, en passant par tous les chefs de guerre et leurs centaines de milliers de victimes civiles ; les leaders religieux chrétiens, animistes ou musulmans ; sans oublier les chancelleries occidentales ou les organisations non gouvernementales. Tous critiquent l’incapacité de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), déployée depuis 2013...
(Le Monde 23/06/17)
Des trafiquants avancent à visage découvert, notamment sur Facebook, pour vendre des pierres interdites à l’exportation. Ils ne se cachent pas dans les tréfonds du « dark web », la partie immergée d’Internet, et avancent à visage découvert. Depuis Bangui, Beyrouth, Bordeaux ou ailleurs, ils utilisent les réseaux sociaux pour proposer leurs produits et leurs services. Ce sont les community managers des « diamants du sang » de Centrafrique, des trafiquants de pierres interdites à l’exportation qu’ils proposent à la vente...
(RFI 23/06/17)
En Centrafrique, Bria à l'arrêt depuis ce mardi. Le chef-lieu de la Haute-Kotto dans l'est du pays a connu une journée particulièrement meurtrière et les habitants craignent une nouvelle attaque. En attendant, la ville compte ses morts. Bria a des allures de ville fantômes depuis ce mardi. Toute la journée, mercredi, les équipes de la Croix-Rouge centrafricaine ont sillonné les rues désertes à la recherche de cadavres. Les quelques quartiers où des habitants avaient choisi de rester après les violences de mai sont désormais vides.
(RFI 23/06/17)
En Centrafrique, il n'y aura bientôt plus de casques bleus originaires du Congo-Brazzaville. Ils sont actuellement près de 600 déployés dans le sud-ouest du pays et vont être rapatriés. L'an dernier déjà, 120 militaires du même contingent congolais avaient été renvoyés chez eux, après des accusations d'exploitation et d'abus sexuel, notamment sur des enfants. A ces allégations s'ajoutent une série de récriminations, des problèmes de discipline, de commandement et globalement d'efficacité. Pour justifier sa décision de renvoyer les casques bleus congolais à Brazzaville, l'ONU met en avant une enquête...
(RFI 23/06/17)
Que vont devenir les quelque 600 casques bleus originaires du Congo-Brazzaville déployés dans le sud-ouest de la Centrafrique et que l'ONU a décidé de rapatrier? Il y a deux semaines, l'ONG Aids Free World avait fait fuiter deux documents confidentiels des Nations unies, un rapport d'évaluation et un mémo dans lequel le général Balla Keita qui commande les casques bleus en Centrafrique qualifiait ce bataillon de «bien connu pour son comportement en matière d'abus sexuels, de trafic de carburant et d'indiscipline» ajoutant qu'il avait adressé pas moins de six blâmes— au commandant de ce bataillon...
(Jeune Afrique 23/06/17)
Dans une lettre datant du 19 juin, le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale, Abbas Mahamat Tolli, invite les dirigeants des banques de la zone Cemac à cesser les opérations de cette nature. La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) met un coup d’arrêt à la sortie des fonds hors de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) via le mobile money. Dans une lettre en date du 19 juin, le gouverneur de la...
(AFP 21/06/17)
L'accord de cessez-le-feu immédiat en Centrafrique signé lundi à Rome par les groupes armés et le gouvernement aura duré moins de 24 heures. Dès mardi matin, de violents combats entre milices ont fait une centaine de morts à Bria (centre). "On dénombre une centaine de morts, la population de Bria est effrayée, elle est dans la psychose. La situation humanitaire est alarmante", a expliqué mercredi par téléphone l'abbé Gildas, de la paroisse Saint-Louis de Bria à l'AFP, confirmant un chiffre...
(RFI 21/06/17)
De nouveaux combats ont été signalés ce mardi matin à Bria, parfois à l'arme lourde. Ils surviennent au lendemain de la signature par les groupes armés centrafricains, à Rome, sous les auspices de la communauté Sant'Egidio, d'un accord de paix qui prévoit notamment un cessez-le-feu, alors que depuis la fin 2016, l'est du pays est à feu et à sang. Ce matin à l'aube, un important groupe non identifié a attaqué Bria en plusieurs entrées de la ville. Il s'est heurté immédiatement aux combattants du FPRC, ce mouvement issu de l'ex-Seleka.
(La Tribune 21/06/17)
Le contingent congolais de la force onusienne en Centrafrique vient d’être renvoyé à Brazzaville. Le renvoi des 600 Casques bleus de la Minusca, stationnés à Berberati, troisième plus grande ville du pays, est justifié par un manque de discipline et des soupçons de vol de carburant. Un renvoi qui coïncide avec la signature d’un accord de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes rebelles à Rome. Les Nations Unies viennent de décider le renvoi de 600 soldats du Congo-Brazzaville...
(RFI 21/06/17)
Sept mois après la grande conférence des bailleurs internationaux qui s'est tenue à Bruxelles pour aider au relèvement, les principaux intéressés se sont retrouvés mardi 20 juin à Bangui pour la première fois. Une réunion surtout symbolique qui a rappelé les grands enjeux de ce plan de redressement de la République centrafricaine. La grande salle de l'hôtel Ledger était pleine mardi pour recevoir tout ce qui compte de bailleurs, diplomates, membres du gouvernement et de la communauté internationale sur les...
(La Tribune 21/06/17)
Depuis trois ans, le cours du baril de Brent a été divisé par trois. Cette chute représente un défi considérable pour de nombreux pays producteurs de pétrole de la Communauté économique et monétaire des États de l'Afrique centrale (CEMAC). La République du Congo ne fait pas exception. La baisse des revenus de l'or noir a entraîné le ralentissement des activités dans tous les autres secteurs tant la dépendance aux activités pétrolières est grande. Tensions de trésorerie, accroissement du chômage, baisse...
(Jeune Afrique 21/06/17)
Les incertitudes de la situation économique mondiale, les difficultés de l’Afrique centrale dues à la baisse du prix du pétrole et les progrès de l’intégration commerciale en Afrique de l’Ouest suscitent à nouveau une réflexion sur l’avenir de la Zone franc. Celle-ci a plus de cinquante années d’existence et a connu de nombreuses réformes qui, tout en laissant subsister les principes de base — fixité du taux de change des francs CFA et garantie de disponibilité des devises grâce aux...
(RFI 20/06/17)
Le gouvernement centrafricain a signé, ce lundi 19 juin, à Rome, un accord de paix avec les groupes armés du pays, sous l’égide de la communauté de Sant'Egidio. Les discussions avaient débuté en novembre 2016. Les quatorze groupes armés se sont engagés à un cessez-le-feu immédiat sur tout le territoire centrafricain, «—sous le contrôle de la communauté internationale—». Un accord qualifié d’ «—historique—». L'accord fait 16 pages et c’est « le fruit d'un long travail, dur et sincère, débuté en...
(Le Monde 20/06/17)
Quatorze des seize régions du pays sont contrôlées par des milices, sur lesquelles ni l’Etat ni la mission de l’ONU n’ont prise. Des vents mauvais soufflent sur la cour de la mission catholique Saint-Louis de Bria, dans la moitié est de la République centrafricaine (RCA). Ce ne sont pas les prémices orageuses de la saison des pluies qui menacent la grande église de briques rouges solidement plantée au centre de la cour, mais un tourbillon humain. « La haine est...
(Jeune Afrique 20/06/17)
A Rome, les groupes armés centrafricains se sont rassemblés avec des représentants des institutions de la RCA et de la Minusca, pour signer un accord en faveur de la paix. Certains apprécient, d'autres moins... Tous les groupes armés centrafricains – soit quatorze au total – se sont rassemblés à Rome, à l’initiative de la communauté catholique Sant’Egidio, à l’exception des 3R (« Retour, Réclamation et Réhabilitation »), pour des raisons logistiques. Leurs représentants, arrivés pour la plupart depuis Yaoundé, au...
(France Info 19/06/17)
C'est un pays qui n’est plus à la une de l’agenda international. Pourtant, la Centrafrique est devenue l'un des pays les plus dangereux pour les travailleurs humanitaires. Selon International NGO Safety Organisation (INSO), qui recense les exactions contre les ONG dans le monde, 123 incidents (intrusion d'hommes armés, assauts, vols, ...) ont eu lieu depuis le début de l'année. Certaines ONG ont même dû suspendre leurs activités, le temps que la situation s’apaise. Médecins Sans Frontières parle d'une "spirale des violences" inédite depuis la crise de 2014.
(MondAfrique 19/06/17)
Le chemin d’une paix durable passe-t-il désormais en Centrafrique par la communauté de Sant’Egidio? Le scénario n’est pas absurde. Après l’accord de coopération signé à Paris avec Jean-Marc Ayrault, le 18 février 2017, la communauté catholique basée à Rome a conclu un autre accord a été signé à New York , le 2 juin 2017, avec l’ONU. La France et l’Onu soutiennent en effet la médiation de Sant’Egidio qui poursuit ses efforts depuis 2013, notamment avec le Pacte républicain signé...
(BBC 19/06/17)
Depuis le début de la semaine, des combats opposent les éléments d'autodéfense, qui imposent leur loi dans la région, à une faction de l'ex-Seleka venue de Bria dans le nord-est de la Centrafrique. Ce regain de violences ne sont pas sans conséquences. La ville de Bangassou par exemple, théâtre d'une attaque sanglante des éléments d'autodéfense dits anti-Balaka, s'est de nouveau vidée de sa population. Dans cette localité début mai six casques bleus avaient été tués. Mercredi, la Minusca a mis...
(RFI 16/06/17)
Des représentants de la plupart des groupes armés centrafricains se retrouvent ce jeudi autour de la table à Rome sous les auspices de l'organisation Sant'Egidio, qui oeuvre discrètement aux médiations dans les conflits. Sont présents également des responsables politiques, des représentants de la société civile, du gouvernement, ainsi que des Nations unies. Les discussions doivent se poursuivre jusqu'à samedi. Treize des quatorze groupes armés sont représentés à Rome. Manque à l'appel le groupe « 3R » qui n'aurait pas été en mesure d'envoyer des délégués.

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