Vendredi 20 Avril 2018
(Xinhua 26/01/18)
Les déplacés internes de confession musulmane de la ville centrafricaine de Bangassou (sud-est) qui ont trouvé refuge depuis mai dernier au petit séminaire Saint Louis de ladite ville déplorent le blocus des axes d'interventions humanitaires par des groupes armés, a appris Xinhua jeudi d'une source locale. Selon un des déplacés, l'accès au site du séminaire de Bangassou est complètement obstruées depuis bientôt deux semaines par des groupes armés dans le seul but de les asphyxier. Dans le souci de dénouer cette crise, le préfet du Mbomou (sud-est), Auguste Syllo, a convoqué une réunion élargie aux groupes armés pour débattre de la libération des axes qui débouchent au petit séminaire afin de ravitailler les déplacés en vivres. Le nouveau chef des...
(AFP 26/01/18)
Le réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun plonge dans le quotidien d'un père centrafricain et de ses deux enfants demandeurs d'asile, tendrement accompagnés par une Française dans un film sans concession, "Une saison en France". La saison, c'est l'hiver, que traversent d'appartement en appartement Abbas, réfugié centrafricain et ses deux enfants Asma et Yacine. Le film débute dans un certain confort: la petite famille est hébergée dans un bel appartement prêté sans doute par des amis, les enfants vont à l'école, la demande d'asile est en cours. Abbas travaille sur les marchés et noue une relation tendre avec Carole (jouée par l'actrice française Sandrine Bonnaire), une Française que ses parents d'origine polonaise rendent sensible à son sort. On pourrait imaginer une fin...
(AFP 25/01/18)
Une personne a été lynchée à mort mercredi à Paoua, dans le nord de la RCA, par des déplacés de la ville dans un regain de tension consécutif à l'arrestation de 18 personnes par la force de l'ONU, la Minusca, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. L'homme lynché était un Peul musulman déplacé, qui se trouvait devant la base. Il a été lynché par la foule en colère et son corps a été brulé, rapportent des sources humanitaires concordantes à Paoua. Une boutique appartenant à un musulman a été pillée. Un fort regain de tension a suivi le rapatriement de 18 membres présumés du groupe armé Mouvement national pour la libération de la Centrafrique (MNLC, créé en octobre par le...
(APA 25/01/18)
APA-Bangui (Centrafrique) - L’Agence de régulation des télécommunications (ART), après une réunion avec les responsables des sociétés de téléphonie mobile exerçant en Centrafrique, a annoncé mercredi les baisses appliquées sur les communications inter-réseaux et qui seront en vigueur dés le mois de mars. Quatre sociétés de téléphonie mobile sont installées en Centrafrique : Telecel, Azur, Moov et Orange. Ainsi les appels inter-réseaux via ces sociétés sont ainsi fixés : Telecel entre Telecel sera facturé à 25 FCFA, Orange entre Orange s’élèvera à 20 FCFA et les appels inter Moov et Azur coûteront 15 FCFA la seconde. Alors que les réseaux Moov et Azur facturaient leur communication interne 1FCFA...
(RFI 25/01/18)
Evadés il y a une semaine du camp de Roux à Bangui, les rebelles congolais Freddy Libeba et Alexandre Mitshiabu affirment être sur le territoire de la RDC. Les deux hommes avaient été arrêtés en juin 2017, soupçonnés de vouloir recruter des mercenaires et de préparer des plans de déstabilisation de la RCA. Que faisaient-ils en RCA ? Quelles étaient leurs relations avec les groupes armés centrafricains ? Comment se sont-ils évadés ? Freddy Libeba livre sa version en exclusivité à RFI. A l’autre bout d’un téléphone satellite, Freddy Libeba Laongoli affirme avoir regagné le territoire de la RDC. Où ? « C’est secret. On a quitté la RCA pour rejoindre nos hommes en RDC », concède simplement cet ancien...
(RFI 25/01/18)
Près de 516 millions de dollars, c’est l’estimation faite par Ocha des besoins humanitaires pour l’année 2018 en Centrafrique. A savoir 16 millions de plus que l’an passé parce que la crise s’est aggravée en 2017 et que le pays a connu une augmentation de plus de 70% du nombre de déplacés, les besoins sont toujours plus urgents en termes d’hygiène, de protection ou encore de sécurité alimentaire. Si à Bangui la situation demeure meilleure que dans le reste du pays, on souffre également de la faim dans les quartiers pauvres de la capitale. Quartier Fondo. L’un des plus pauvres de Bangui. Plusieurs maisons récentes s’érigent au milieu des ruines. Il y a un an, les déplacés du camp de...
(RFI 24/01/18)
Au terme de neuf jours de procès, le « général Andilo », un des leaders anti-balakas, a été condamné, par la justice centrafricaine, aux travaux forcés à perpétuité ainsi qu'à verser aux victimes ou à leur famille 118 millions de francs CFA de dommages et intérêts. C'est le premier acteur de la crise qui a ravagé le pays de 2013 à 2015 qui est condamné. La défense a d'ores et déjà prévenu qu'elle irait en appel. Ce jugement marque la renaissance d'un système judiciaire en lambeaux depuis plus de 4 ans. « Assassinat », « séquestration », « association de malfaiteurs », « vol aggravé » et « détention illégale d'armes de guerre ».
(Xinhua 24/01/18)
Deux mercenaires de la République démocratique du Congo (RDC), Freddy Libemba et Alexandre Metuabo, se sont évadés de la prison placée sous haute protection du camp de Roux dans la capitale centrafricaine Bangui il y a exactement une semaine aujourd'hui, a appris Xinhua mardi de source judiciaire. "Il ne peut pas s'agir d'une évasion ordinaire", a indiqué la source, incriminant des complicités à la prison, d'où l'arrestation et la garde-à-vue d'un médecin-militaire et de deux hommes de rangs chargés de l'escorte de ces deux Congolais. Sous le prétexte de soins de santé, les deux mercenaires ont été exfiltrés de la prison très sécurisée du camp de Roux, et non de la prison centrale très connue de Ngaragba, pour être conduits...
(APA 23/01/18)
APA-Bangui (Centrafrique) - Le gouvernement centrafricain va procéder mercredi prochain, au lancement d’un plan de réponse humanitaire d’un montant de 515,6 millions de dollars américains. Ce plan apportera une assistance vitale à 2,5 million de Centrafricains signale le bureau de la coordination humanitaire des Nations Unies (OCHA). La cérémonie de lancement sera présidée par le Premier ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji et la Coordonnatrice humanitaire pour la République centrafricaine, Najat Rochdi. Le lancement du plan constitue une occasion de choix pour attirer l’attention des bailleurs sur le financement de l’action humanitaire en RCA.
(RFI 23/01/18)
Au terme de neuf jours de procès, le « général Andilo », un des leaders anti-balakas, a été condamné, par la justice centrafricaine, aux travaux forcés à perpétuité ainsi qu'à verser aux victimes ou à leur famille 118 millions de francs CFA de dommages et intérêts. C'est le premier acteur de la crise qui a ravagé le pays de 2013 à 2015 qui est condamné. La défense a d'ores et déjà prévenu qu'elle irait en appel. « Assassinat », « séquestration », « association de malfaiteurs », « vol aggravé » et « détention illégale d'armes de guerre ». C'est pour ces cinq chefs d'accusation que Rodrigue Ngaïbona a été condamné aux travaux forcé à perpétuité comme requis par le...
(APA 23/01/18)
APA-Bangui (Centrafrique) - Bérébéré, un des chefs anti-balaka, s’est rendu à la MINUSCA et, après avoir sollicité et obtenu sa protection, il se trouve à la base de la mission à Bangassou au sud-est de Centrafrique, a annoncé, mardi à Bangui, Vladimir Monteiro. Selon le porte-parole de la mission onusienne en RCA qui s’adressait à la presse, le sort de Bérébéré va relèver de la justice centrafricaine. ‘’Ce qu’il faut aussi retenir c’est le travail qui a été fait. Il y a eu de nombreux appels, notamment du Chef de l’Etat, des autorités locales pour la stabilisation de la région et le fait qu’il se rende et qu’il change de fusil d’épaule est un bon signe par rapport à la...
(AFP 23/01/18)
Sourire aux lèvres, Abel Kotton discute et regarde le temps passer, sur le pas de la porte du musée national centrafricain à Bangui. Tailleur complet bleu-roi impeccable, il dirige un musée fermé depuis 2013 qu'il tente de remettre d'aplomb, mais sans grand succès jusqu'à présent. Devant la bâtisse en centre-ville - l'ancienne maison d'un des pères fondateurs de la Centrafrique, Barthélémy Boganda, M. Kotton et le conservateur du musée attendent. Quoi donc? Nul ne le sait, car le musée ne doit pas rouvrir avant plusieurs années tant les travaux à faire sont importants. "On arrive le matin, on repart le soir. On surveille qu'on ne vole pas les pièces du musée", explique le conservateur, Thomas Ouamgomda. Il regarde sa montre...
(Xinhua 23/01/18)
Les petites et moyennes entreprises (PME) centrafricaines se préparent à s'attaquer à la nouvelle nomenclature des prix fixée par le gouvernement, a appris Xinhua dimanche du secrétaire général du collectif des PME centrafricaines Jean-Louis Kamango. Réunis samedi en assemblée générale, le collectif comprenant les prestataires de service, les fournisseurs de l'Etat et autres responsables d'entreprises ont émis un avis défavorable par rapport à un arrêté du ministère centrafricain des Finances modifiant le prix des articles vendus sur le marché national. Ils menacent de cesser toute activité, en attendant le verdict du tribunal administratif. "Bien que le ministère des Finances ait requis nos observations, nous nous sommes aperçus que nos observations n'apparaissent nulle part dans le référentiel des prix rendu public...
(APA 23/01/18)
APA-Bangui (Centrafrique) – Une fillette de deux ans est morte brûlée vive dans son sommeil par un incendie qui s’est déclaré lundi soir dans la maison de ses parents lesquels dans leur fuite ont oublié d’emmener la jeune victime. Le drame non encore élucidé est survenu au quartier Pétévo dans le 6èmearrondissement de Bangui et les parents d’Alisa, pris de panique en voyant tout autour d’eux du feu et de la fumée, ont dans un premier temps quitté les lieux avec plusieurs bagages avant de se rendre compte de leur oubli. Alertés, les sapeurs pompiers n’on rien pu faire que de constater l’irréparable car à leur arrivée le feu avait détruit complètement la maison. La ministre de la Protection de...
(Xinhua 23/01/18)
Un quartier musulman dans la capitale centrafricaine de Bangui a eu vendredi une "journée sans commerce", afin de protester contre la reprise de l'insécurité, a constaté un témoin à Xinhua. Mercredi dernier, une altercation sur un terrain de football entre des "groupes d'autodéfense" a dégénéré et s'est transposée dans le quartier musulman du Kilomètre 5, occasionnant des morts et des blessés, ainsi que l'incendie d'une quinzaine de boutiques et de dépôts. "De nombreux commerçants du Kilomètre 5 se retrouvent aujourd'hui sans boutique. Les pertes engendrées par l'incendie de mercredi sont énormes", a ajouté la même source. Elle a révélé que les commerçants ont aussi dénoncé ces groupes de malfaiteurs pour les racketter ou leur imposer périodiquement des contributions. Réunis jeudi...
(AFP 23/01/18)
Quinze Casques bleus tués en République démocratique du Congo en décembre, des attaques récurrentes au Mali et en Centrafrique: les Casques bleus, souvent mal préparés, sont de plus en plus pris pour cible, une tendance que l'ONU veut renverser malgré les obstacles politiques et financiers. Dans un rapport remis en décembre au secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres et rendu public lundi, un groupe d'experts emmenés par le général brésilien Carlos Alberto dos Santos Cruz, ex-commandant des missions de l'ONU en Haïti et en RDC, dresse une longue liste des raisons de la vulnérabilité croissante des Casques bleus. Après des pointes dans les années 1960 et 1990, le nombre de morts violentes parmi les forces de maintien de la...
(AFP 22/01/18)
Un puissant chef des milices antibalaka (antimachettes) arrêté en 2015 en Centrafrique a été condamné lundi aux travaux forcés à perpétuité par la justice centrafricaine. Jugé par la Cour d'appel de Bangui, Rodrigue Ngaïbona, alias "général Andjilo", a été reconnu coupable des cinq chefs d'accusation: assassinat, association de malfaiteurs, vols aggravés, séquestration, détention illégale d'armes et munitions de guerre. Il a été condamné aux travaux forcés à perpétuité, à verser 118 millions de francs CFA (180.000 euros) de dommages et intérêts aux victimes ou à leur famille, et à un franc symbolique aux ONG de défense des droits de l'homme qui s'étaient constituées partie civile. Les antibalaka sont des milices prétendant défendre les chrétiens pour lutter contre les rebelles de...
(AFP 22/01/18)
Un chef d'un groupe autoproclamé d'"autodéfense" de Bangassou, ville de l'est de la Centrafrique, s'est rendu samedi à la mission de l'ONU dans le pays, la Minusca, a déclaré lundi à l'AFP le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro. "Il se sentait en danger. Ça ne le dédouane pas d'éventuelles poursuites judiciaires", a expliqué à l'AFP M. Monteiro. Le chef "Bérébéré" était l'un des chefs des antibalaka (milices dites "d'autodéfense" qui affrontent dans les localités environnantes des groupes armés rivaux, peuls ou promusulmans) qui règnent en maître sur Bangassou depuis mai 2017. D'intenses luttes de pouvoir interne pour le leadership se jouent à Bangassou entre les différents chefs antibalaka.
(AFP 22/01/18)
Les autorités centrafricaines ont déploré samedi la décision de la justice française de prononcer un non-lieu dans l'affaire des présumés abus sexuels commis par des soldats français de l'opération Sangaris entre 2013 et 2014 sur des enfants mineurs en Centrafrique. "J'aurai pensé qu'on devrait aller un peu plus loin (...). On parle de cela comme s'il s'agissait de biens matériels, alors que ce sont des enfants centrafricains sur qui ont été commis des abus", a déclaré Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement à la radio d'Etat samedi. "J'entends que la société civile et des avocats veulent se pourvoir en cassation. J'espère que les choses vont aller un peu plus loin", a affirmé le porte-parole. Trois...
(APA 22/01/18)
APA-Bangui (Centrafrique) - Quinze personnes sont mortes de la méningite à Mala, une ville de la préfecture de Kémo au centre nord de Centrafrique sont mortes, ce lundi, de la méningite, a-t-on appris de sources médiatiques. Selon plusieurs médias qui citent des sources concordantes recueillies auprès des organisations non gouvernementales œuvrant à Mala où la méningite sévit depuis septembre dernier, les populations sont inquiètes et ne cessent d’appeler au secours les autorités sanitaires. Pour sa part, le ministre de la Santé, Pierre Samsé, a donné l’alerte sur le risque de l’existence de la méningite dans la préfecture de la Kémo, après la découverte d’un cas à Bangui lors d’une mission à Damara (75 km de la capitale centrafricaine). Le ministre...

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