Dimanche 25 Février 2018
(RFI 05/01/18)
Depuis quelques jours les grossistes de Centrafrique font la grève des achats auprès de la Mocaf, la seule brasserie du pays. En cause, une augmentation du prix de la bière décidée par la Mocaf au 1er janvier pour répercuter une hausse des taxes sur ce même produit. D'abord il y a le FMI qui, parmi les pistes pour faire rentrer des recettes fiscales, préconise fortement de taxer les alcools et les boissons sucrées, au nom de la santé publique. Ensuite il y a le Parlement qui a suivi, en votant une hausse des taxes sur ces produits au 1er janvier. Puis il y a la Mocaf, seule brasserie centrafricaine, propriété du groupe Castel, qui décide de répercuter cette taxe sur...
(Xinhua 05/01/18)
Le ministre centrafricain du Commerce et de l'Industrie, Côme Hassane, au cours d'une réunion qu'il a organisé mercredi, s'est catégoriquement opposé à une éventuelle augmentation du prix de la bière décidé unilatéralement par la brasserie Castel, gérant de monopole de production et de commercialisation de la bière en République Centrafricaine (RCA). "La brasserie Castel n'a pas respecté la procédure d'augmentation de prix, devant regrouper le Ministère du Commerce, l'organisation des consommateurs et la brasserie elle-même", a déploré M. Hassane, avant de prévenir "qu'une...
(Xinhua 05/01/18)
Quelque 170 réfugiés soudanais du camp de Pladama-Ouaka dans la ville centrafricaine de Bambari (centre) ont décidé de rester en dépit des imposants moyens mis par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à la disposition de ceux ayant délibérément choisi de rentrer dans leur pays d'origine, a appris Xinhua jeudi des sources proches du dossier. Kamis Abdelaziz Mahamat, réfugié, a émis des doutes sur la situation sécuritaire dans la ville soudanaise de Daffaq, au sud du Darfour. Il s'attend, lui et les membres de sa famille qui sont restés en République centrafricaine (RCA) à ce que ses pairs qui sont rentrés lui fassent parvenir un message rassurant. Mariam Abakar Issa, quant à elle, a insisté sur...
(APA 05/01/18)
APA-Yaoundé (Cameroun) - La situation économique et financière «demeure défavorable» dans la sous-région, avec «une croissance nulle» découlant de la contraction du secteur pétrolier, selon une note publiée vendredi par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC). Au lendemain de sa session ordinaire, tenue le 22 décembre à Yaoundé, elle constate que la région, en 2017, a enregistré un taux d’inflation de 0,6% ainsi qu’une amélioration des soldes budgétaires et extérieurs, le taux de couverture extérieure de la monnaie devant s’établir à 58,8% en fin d’exercice. Le Comité, se félicitant des mesures prises et des progrès significatifs réalisés, tant par les Etats membres, les institutions communautaires que par les partenaires techniques et financiers, a salué le redressement...
(APA 03/01/18)
APA-Bangui (Centrafrique) - Bangui, ville à deux vitesses. Sous une insécurité quasi-permanente instaurée par les milices à la gâchette facile que sont notamment les Antibalakas et ex-Sélékas, se cache une capitale centrafricaine à la vie nocturne joyeuse et trépidante Il faut se rendre au centre-ville de Bangui pour se rendre compte de cette ambiance festive qui, dés la nuit tombée, se répand dans les restaurants, cafés, bar dancings et night-clubs. Rassurés par les forces de l’ordre beaucoup plus présentes au centre-ville, Banguissois et expatriés travaillant notamment dans les institutions internationales, profitent du moindre silence des armes pour s’éclater dans des boîtes de nuit comme ‘’Plantation’’ et ‘’Casino’’. Les bars ‘’Elé Songo’’ au rond-point Benzi au 2ème arrondissement, Mamadelle au 6ème...
(AFP 02/01/18)
Des "centaines" de personnes ont fui les affrontements entre groupes armés qui ont lieu depuis mercredi soir autour de la ville de Paoua, dans le nord-ouest de la Centrafrique, a appris dimanche l'AFP auprès de Médecins sans frontières (MSF). "Il y a des affrontements sur presque tous les axes autour de Paoua. Nous avons vu des centaines de personnes fuir leurs villages pour se réfugier à Paoua", a déclaré par téléphone Jean Hospital, coordinateur projets de MSF à Paoua. Ces affrontements opposent depuis mercredi soir le groupe armé Mouvement national pour la libération de la Centrafrique (MNLC) créé en octobre par le "général" autoproclamé Ahamat Bahar, au groupe armé Révolution et Justice (RJ).
(APA 02/01/18)
APA-Bangui(Centrafrique) - Le Président de la RCA, Faustin Archange Touadera, dans son message de vœux radio télévisé dimanche soir, a estimé que grâce aux efforts que son gouvernement ne cesse de déployer et au soutien de certains partenaires, il réussira le pari de restaurer l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national en 2018 « pour permettre le redécollage économique du pays ». Le Président Touadera a relevé que l’année 2017 a été difficile cependant elle a été marquée par le démarrage de plusieurs actions de développement au profit de la population grâce à la mise en œuvre du plan de relèvement et de consolidation de la paix adopté pendant la table ronde des bailleurs de fonds en 2016 et...
(Jeune Afrique 29/12/17)
Ce qui ressort du dernier rapport du Groupe d’experts de l'ONU sur la République centrafricaine, rendu public fin décembre, est l'installation pérenne d'une réelle économie de guerre. Il est au final, information après information, parfois difficile de se faire une idée sur les dynamiques de la violence en Centrafrique. La grille de lecture confessionnelle, parfois utilisée, est souvent critiquée pour son manque de pertinence. De nombreux décideurs pointent du doigt un conflit obéissant à des logiques économiques. Le rapport du Groupe d’experts sur la République centrafricaine, en date du 6 décembre, et rendu public à la fin du mois tend à leur donner raison. Le rapport aborde différentes questions mais, de détails en résolutions, se dessine notamment un conflit, qui...
(AFP 28/12/17)
Le Premier ministre centrafricain, Mathieu Simplice Sarandji, a condamné jeudi les propos du chef de guerre Noureddine Adam, qui avait traité le président Faustin-Archange Touadéra de "criminel" et menacé de marcher sur Bangui, tandis que l'ONU a averti qu'elle ne permettrait pas une déstabilisation du pays. "Noureddine Adama déclare que le président Touadéra est un criminel. Mais qui est plus criminel que qui?", a lancé le Premier ministre sur la radio Ndeke Luka. Dans un entretien à l'AFP mardi, Noureddine Adam avait traité le chef de l'Etat de "criminel" et dit qu'il pourrait "marcher sur Bangui", évoquant une "ligne rouge" dont "le gouvernement s'approche", notamment en réarmant l'armée nationale. La force de l'ONU présente en RCA depuis 2014 a déclaré...
(AFP 28/12/17)
"Tu veux jouer avec nous?": faute de professeur, Moussa, gamin de Birao, dans le nord de la Centrafrique, passe ses journées sur le terrain de football, au lieu d'aller à l'école. Ses parents l'ont déposé ce matin avant d'aller aux champs à son école de Garba, l'une des trois primaires de la capitale de la région de la Vakaga, qui compte 422 élèves inscrits. Mais aucun personnel qualifié pour leur apprendre à lire ou compter. Trois colonnes se forment pourtant bientôt devant le bâtiment et les deux tiers des élèves s'apprêtent à entrer en classe. Moussa reste à jouer au football. "C'est moi qui fais les cours", explique Adam Deko, 43 ans, professeur de fortune d'une région sans éducation. Il...
(Agence Ecofin 28/12/17)
Harvest Asset Management a obtenu de la Commission de Surveillance des Marché Financiers de la CEMAC, un agrément lui permettant de mener des activités de société de gestion de portefeuille (SGP). L’information est contenue dans un communiqué de la COSUMAF du 14 décembre 2017. Harvest Asset management, qui a été fondée cette année 2017, fait partie de la société Harvest Africa Ventures qui est incorporée en France. Son promoteur est Marc Kamgaing (photo), qui jusqu’en fin décembre 2016, était encore directeur général adjoint d’ASCA Asset Management, la filiale gestion des actifs du groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank, en Afrique centrale. Mais avant de travailler pour le leader du secteur bancaire marocain, M. Kamgaing était à la tête d’un fonds d’investissement...
(AFP 27/12/17)
L'Etat, c'est comme le sable", dit un vieil homme assis à l'entrée du marché, "il s'envole quand le vent fait son entrée". Et à Birao, l'Etat semble s'être envolé dès l'indépendance, en 1960. Dans cette région isolée du nord de la Centrafrique, les habitants se sentent "abandonnés". Ici, pas de préfet, de médecin, d'enseignant, de douanier, de gendarme, de juge... La liste des absents est longue et les vieux bâtiments administratifs - construits sous la colonisation française - sont vides et décrépis. "L'Etat ne regarde pas la Vakaga, et ça dure depuis 57 ans", date de l'indépendance de cette ancienne colonie française, raconte Moussa Issa, député suppléant de Birao, autour d'un verre de thé. L'enclavement de la région empêche son...
(AFP 27/12/17)
La majorité des revendications des populations des régions du nord de la Centrafrique, enclavées et peu développées, prennent leurs racines dans l'histoire du sultanat du Dar-el-Kouti deeno Mohammed Sussi, à la fin du XIXè siècle, dont elles se réclament héritières. Senoussi était l'adjoint d'un influent marchand d'esclaves devenu sultan, Rabah, installé dans l'actuel Etat du Borno, au Nigeria, dans la région d'implantation du groupe jihadiste Boko Haram. Il se sépare, dans les années 1880, de Rabah et s'installe à Ndélé, dans l'actuelle RCA, ville située à environ 600 km au nord de Bangui, où il prend le contrôle de cette région d'affrontements et d'insécurité généralisée. En 1890, il prend la tête du sultanat du Dar-el-Kouti. Entre le Soudan et le...
(RFI 27/12/17)
En Centrafrique, l’ex-chef rebelle Noureddine Adam déclare, dans un entretien à l'AFP, « vouloir la paix avant tout ». Pourtant, dans le même temps, il menace d'attaquer Bangui et qualifie le président Faustin-Archange Touadéra de « criminel ». Face à ces déclarations, des sources gouvernementales et diplomatiques dénoncent des contradictions et sentent « de l'affolement » chez le dirigeant du Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC). « Noureddine Adam veut-il la paix ou la guerre ? » s'interroge un poids lourd du gouvernement après la publication d’un entretien, donné à l’AFP depuis son QG de Birao, dans l’extrême-nord de la Centrafrique. « Il n'est jamais clair et pourtant le FPRC détient plusieurs portefeuilles ministériels, des postes dans...
(Agence Ecofin 27/12/17)
La Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne (UE) ont décidé d’aider la Centrafrique à réaliser son potentiel numérique. Les deux institutions vont à cet effet, financer la réalisation du backbone national de fibre optique, composante du projet Central Africa Backbone (CAB). La BAD fera à la Centrafrique un don de 16,7 millions d’euros tandis que l’UE contribuera à hauteur de 16,6 millions d’euros pour déployer ce réseau d’un coût total de 33,3 millions d’euros. Exécuté sur la période 2018-2021, le réseau centrafricain de fibre optique devrait contribuer à la diversification de l’économie nationale et au désenclavement numérique des différentes zones du pays. Plusieurs projets sont adossés à ce réseau de fibre optique, notamment la mise en place d’un...
(Agence Ecofin 27/12/17)
Une récente analyse prudentielle de la situation économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), du Fonds monétaire international (FMI) laisse indiquer des perspectives d’une progressive amélioration de la situation économique et financière. Néanmoins, prévient le FMI, cette lecture tiendrait au cas où les États et les institutions régionales tiennent tous leurs engagements de politique économique. En outre, poursuit le fonds, ces perspectives supposent aussi la poursuite de l’assainissement budgétaire (avec une amélioration du solde budgétaire global de l’ordre de 6 % du PIB entre 2016 et 2019), dans un premier temps, en réduisant les investissements publics non prioritaires et en accroissant progressivement les recettes budgétaires non pétrolières.
(AFP 26/12/17)
Il se dit "homme de paix", mais Noureddine Adam, l'un des principaux chefs de groupe armé qui sévissent en Centrafrique, fait la guerre et veut la continuer. Dans un entretien exclusif à l'AFP, il parle d'une "ligne rouge" dont "le gouvernement s'approche" et qui pourrait le pousser à lancer ses hommes, comme en 2013, sur Bangui. Leader d'une large coalition de groupes armés impliqués dans de nombreuses exactions ces dernières années en Centrafrique, il sert le thé à ses invités. Parfumé, dans un boubou soigné, Adam arbore un large sourire. Ses paroles restent guerrières. "Un jour, on va devoir prendre nos responsabilités pour libérer le pays", menace-t-il depuis Birao, capitale de la Vakaga, région du nord de la Centrafrique, et...
(AFP 26/12/17)
Deux groupes armés rivaux de la région de Bouar, dans le nord-ouest de la Centrafrique, ont signé un accord de cessation des hostilités, a annoncé samedi le Centre pour le dialogue humanitaire (HD), qui a oeuvré en faveur de cet accord. Signé mi-décembre, cet accord de cessation des hostilités concerne une faction antibalakas (antimachettes - milice prétendant défendre la majorité chrétienne), et le groupe 3R (qui prétend protéger la communauté peule) à Bouar, dans la province de Nana-Mambéré, a annoncé HD. Fruit d'une médiation menée ces 11 derniers mois par HD, il "engage les deux groupes à observer conjointement un ordre inconditionnel de cessez-le-feu ainsi qu’une cessation des hostilités et de toute agression" entre les deux parties, selon un communiqué...
(APA 26/12/17)
APA-Bangui(Centrafrique) - La Centrafrique a vécu une année 2017 compliquée avec une économie soutenue de bout de bout par la communauté internationale plus précisément les institutions de Bretton Woods, à cause surtout de l’occupation de plus de 80 % du territoire par des groupes armés qui perçoivent les taxes et autres impôts dus à l’Etat, privant le pays de ressources financières. Cette morosité économique, induit une baisse sensible du taux de croissance en 2017 De 5,2% en 2016 selon les prévisions de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale(BEAC), ce taux de croissance chute à 4,8 % en 2017. Le FMI a conclu un programme économique avec le pays qui l’a bien respecté. Ce qui lui a valu l’octroi de...
(MondAfrique 26/12/17)
Élu au suffrage universel par un peu plus de 62% des 1 108 000 suffrages exprimés, le 20 février 2016, le professeur d’université et ancien recteur de l’Université de Bangui, Faustin-Archange Touadera avait suscité beaucoup d’espoirs. On est aujourd’hui loin du compte! Le “candidat des pauvres” annonçait dans son discours d’investiture, le 30 mars 2016, “une rupture avec le passé”. Les Centrafricains, les médias occidentaux et les diplomates avaient cru naïvement qu’il s’agissait d’une rupture notamment avec le régime du général-président François Bozizé que Faustin-Archange Touadera avait servi durant cinq ans ( 2008-jusqu’aux Accords de Libreville du 11 janvier 2013), en qualité de Premier ministre. Ils avaient mal interprêté ou pas lu le discours présidentiel. Le passé ne concernait que...

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