Jeudi 23 Novembre 2017
(AFP 19/10/17)
"Enfin à Bangui, et sans encombre!". Evelin Bokassa est soulagé: il vient de finir son périple vers la capitale centrafricaine, après cinq jours de camion sur les routes depuis Douala, au Cameroun. Le "corridor", comme il l'appelle, est la seule voie de ravitaillement de Bangui, capitale enclavée au coeur de l'Afrique centrale. Sur l'une des rares routes bitumées de Centrafrique, les tensions liées au conflit sont retombées mais les défis se multiplient: mauvais état de la chaussée, racket des camionneurs, vol de marchandises, lourdeurs administratives... "Tu arrives dans un contrôle, on t'exige 2.000 francs (CFA, 3 euros), 3.000... Pourquoi?
(Xinhua 19/10/17)
Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a prôné le dialogue, la réconciliation et la paix à Bangassou (sud-est), où il est allé s'enquérir personnellement de la situation humanitaire en compagnie du représentant du secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga, a appris mercredi Xinhua d'une source proche de la présidence. Profitant de son séjour à Bangassou, M. Touadéra a rendu visite aux déplacés internes dans le but de les réconforter et, au cours d'un meeting, a promis de juger les auteurs des exactions, se refusant à soutenir une quelconque amnistie. La ville de Bangassou a été le théâtre de violents affrontements entre des groupes armés, affectant les civils de la région.
(APA 19/10/17)
APA-Bangui (Centrafrique) - Le gouvernement centrafricain, a supprimé le visa d’entrée sur son territoire pour les ressortissants des six pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC), aux termes de deux notes circulaires rendues publiques jeudi. Selon les documents émanant des ministères des Affaires étrangères et de la Sécurité publique, les ressortissants du Congo, du Cameroun, du Gabon, de la Guinée Équatoriale et du Tchad n’ont plus besoin de visa pour se rendre en Centrafrique. Il leur suffit seulement d’avoir une carte nationale d’identité ou un passeport biométrique, souligne les notes, précisant toutefois que dans le cas d’espèce ils doivent effectuer un court séjour en Centrafrique n’excédant pas trois mois. «En application des hautes instructions des Chefs...
(Xinhua 19/10/17)
La division des droits de l'Homme (DDH) de la mission onusienne en Centrafrique, MINUSCA, a clairement mis en cause l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) au sujet des exactions commises par leurs éléments dans les préfectures de la Haute-Kotto et de la Ouaka, selon un rapport publié mercredi. Les violations et les abus signalés par la DDH incluent des meurtres, des blessures, des enlèvements, des viols, des expropriations et des destructions de propriétés, ainsi que des restrictions à la liberté de circulation. Les statistiques de la DDH montrent, par ailleurs, que le nombre de personnes tuées dans les zones incriminées a plus que quadruplé, comparé aux chiffres de...
(AFP 18/10/17)
Des violences ont éclaté mercredi dans le sud-est de la Centrafrique et "auraient coûté la vie à de nombreux civils" entre Alindao et Bangassou, dans une région en proie à des tensions depuis mai, selon des sources de l'ONU. A Pombolo, "il y aurait eu (mercredi) des violences d'une grande ampleur, nous avons envoyé un hélicoptère, ainsi que des troupes depuis Bangassou", dans le sud-est du pays, a expliqué à l'AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission de l'Onu dans le pays (Minusca). Aucun bilan indépendant du nombre de victimes n'a encore pu être établi en milieu d'après-midi. La zone située entre Bangassou, occupée depuis le mois de mai par des groupes anti-Balaka (milices à majorité chrétiennes), et Alindao, fief...
(AFP 18/10/17)
La situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC) et en Centrafrique doit figurer au menu d'un sommet des dirigeants des pays des Grands Lacs jeudi à Brazzaville, selon la présidence congolaise. Les questions de paix et de sécurité en RDC, en Centrafrique, mais aussi au Burundi et au Soudan du sud seront à l'ordre du jour de ce sommet des chefs d’État des pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs(CIRGL), a indiqué sous couvert d'anonymat un responsable de la présidence. La rencontre à été précédée par des discussions entre experts et ministres des Affaires étrangères des douze Etats-membres de la CIRGL (Angola Burundi, République Centrafricaine...
(AFP 18/10/17)
Au moins 133 civils ont été tués par des groupes armés dans deux provinces de la Centrafrique entre novembre 2016 et février 2017, a établi la Mission de l'Onu dans ce pays (Minusca) dans un nouveau rapport publié mardi, qui dénonce ces mêmes groupes "ciblant des civils" et "agissant en toute impunité". Ce rapport, établi par la division des Droits de l'homme de la Minusca, revient sur les affrontements entre deux factions rivales, le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) et l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), pendant quatre mois dans les régions de Bria (est) et Bakala (centre), violences qui ont marqué "le début d'une nouvelle spirale de violence intercommunautaire qui se poursuit encore aujourd’hui"...
(AFP 18/10/17)
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, recommande de renforcer la mission de paix Minusca en Centrafrique de 900 Casques bleus en raison d'un nouveau "cycle de violences", dans un rapport transmis mardi aux membres du Conseil de sécurité. "Il est tragique que la détérioration de la situation sécuritaire au cours des derniers mois, notamment dans le sud-est, mette le pays à nouveau dans un cycle de violences en dépit des efforts multiples pour éviter une aggravation du conflit", souligne le secrétaire général dans ce document. "La situation humanitaire dans le pays est une grave préoccupation", ajoute Antonio Guterres qui doit se rendre prochainement en Centrafrique, sa première visite à une opération de paix de l'ONU depuis sa prise de...
(MondAfrique 18/10/17)
Alors que le Secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres doit se rendre en Centrafrique du 24 au 27 octobre prochain, l’instabilité qui règne dans le pays et les déboires de la Minusca risquent de rendre la visite mouvementée. Le Secrétaire général de l’Onu, Antonio Gutteres, est attendu à Bangui du 24 au 27 octobre prochain. Il s’agira de sa première visite depuis sa prise de fonction en janvier 2017. Dans ses précédentes fonctions à la tête du Haut Commissariat aux Réfugiés de l’Onu, Antonio Gutteres avait effectué plusieurs missions en Centrafrique, notamment en janvier 2014 avec le ministre français de la défense de l’époque, Jean-Yves Le Drian. Cette visite de travail vient après les propos de Stephen O’Brien, Secrétaire général...
(AfricaNews 18/10/17)
Interdiction de manifester sans autorisation. Ce message a été réitéré ce lundi par le gouvernement centrafricain au groupe de travail de la société civile qui entend organiser trois jours de deuil à compter du 24 octobre prochain. Pour Albert Yaloké Mokpème, conseiller en communication et porte-parole de la présidence centrafricaine, “il existe un ministère auprès duquel ceux qui ambitionnent organiser des manifestations de quelque nature que ce soit, une grève par exemple, devrait s’adresser pour obtenir, oui ou non, une autorisation, conformément à la loi qui régit l’ordre public en République centrafricaine”. Si cette procédure n’est pas respectée, le gouvernement s’engage à traduire en justice les instigateurs de ces trois journées de deuil. Encore que, souligne le porte-parole, les doléances...
(Agence Ecofin 18/10/17)
Après le Tchad au mois d’août dernier, c’est au tour de la République centrafricaine (RCA) d’ouvrir intégralement ses frontières aux ressortissants de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). En effet, le 13 octobre 2017, le ministre centrafricain de l’Intérieur, chargé de la Sécurité publique, Henri Wanzt-Linguissara, a signé une note circulaire portant sur la « matérialisation de la libre circulation des ressortissants de la Cemac, en application de la décision des chefs d’Etat lors de leur sommet extraordinaire du 26 juin 2013 ». Selon cette note, il est porté à la connaissance des responsables des administrations en charge de la gestion des frontières terrestres, aériennes et fluviales que « la libre circulation des ressortissants des six Etats...
(RFI 18/10/17)
La Minusca a publié mardi 17 octobre un rapport sur des exactions commises contre des civils il y a bientôt un an après des représailles entre deux factions anciennement rivales de la Seleka, dans deux régions du pays. En tout, au moins 133 civils auraient été tués, souvent sur des bases ethniques. Un rapport qui intervient une semaine avant la venue d'Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, en Centrafrique. « Ces actes peuvent être considérés comme des crimes de guerre », estime Musa Gassama, le responsable de la division des droits de l'homme de la Minusca. Dans ce rapport sont répertoriés pas moins de 133 homicides dus à des combats entre l'UPC d'Ali Darass et le FPRC de Nourredine...
(La Voix de l'Amérique 18/10/17)
En RCA, l'opposition dénonce l'acharnement du pouvoir contre certains de ses leaders. La semaine dernière, plusieurs personnalités politiques ont été auditionnées par la justice sur les violences à l'intérieur du pays. En août dernier le gouvernement avait mis en place une commission pour enquêter sur les violence sdu mois de mai dans les localités d'Alindao, Niem Yéléwa, Bangassou, Bria et bien d'autres. Trois mois après l'ouverture des enquêtes, la justice convoque une dizaine de personnalités politiques parmi lesquelles, Ferdinand Alexandre Nguendet, ancien président du parlement de la transition et numéro 1 du parti Rassemblement Pour la République. "Le pouvoir instrumentalise la justice", a-t-il déclaré à VOA Afrique. Pour lui, il s'agit d'un acharnement ou du moins d'une "chasse aux sorcières...
(Xinhua 18/10/17)
Le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Hissène a déclaré mardi qu'il pousuivait depuis quelques jours, dans la préfecture de la Ouaka, au centre du pays, ses efforts pour convaincre les leaders des autres groupes armés à enterrer la hache de guerre. "Les populations des villes et villages que nous avons traversés ont été éberluées, enthousiastes, et même gagnées d'émotion, puisque certains ont versé des larmes, en apprenant et en constatant que ceux qui étaient hier ennemis et qui leur ont causé beaucoup de torts sont aujourd'hui ensemble et s'étreignent", a décrit M. Hissène, venu à la Ouaka en provenance de la préfecture de la Haute Kotto (centre-nord) où il a longtemps trôné dans la ville centrafricaine de Bria. Les leaders des...
(AFP 18/10/17)
Dans son bureau vide, Aimé Pascal Delimo attend. Président d'une Cour d'appel qui a juridiction sur un territoire grand comme l'Autriche, il devrait crouler sous les affaires. Mais, en raison du manque de moyens et de la situation sécuritaire centrafricaine, la Cour est au chômage technique. "Normalement, on finit à 15H30. Mais avec le rythme de la Cour, je pars en début d'après-midi, vers 14H00", dit son président, médusé: "Ca fait quatre ans que je suis là, et aucune session criminelle ne s'est tenue depuis". Quand il part, le magistrat ferme la porte, la seule des trois du large bâtiment blanc à être ouverte la journée. Les deux autres restent closes: les deux magistrats qui occupaient les bureaux sont décédés...
(APA 18/10/17)
APA-Bangui (Centrafrique) - Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, attendu le 24 octobre prochain en Centrafrique pour une visite de quatre jours, a recommandé au Conseil de sécurité d’envoyer en RCA un renfort de neuf cents casques bleus, a annoncé, mercredi à Bangui, la MINUSCA. Selon la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine qui donnait sa conférence de presse hebdomadaire, ce renfort est destiné à arrêter les violences qui sévissent dans le pays et que les éléments onusiens sur place n’arrivent pas à endiguer. Lors de la 72ème assemblée générale des Nations Unies, le Président Touadéra avait demandé le renforcement de la mission onusienne en RCA pour aider à la protection des...
(RFI 18/10/17)
Le président Faustin-Archange Touadéra était à Bangassou dans le sud-est de la RCA, mardi 17 octobre. Depuis que les milices anti-balaka ont investi la ville en mai dernier et massacré des dizaines de musulmans, Bangassou est toujours coupée en deux. Les déplacés musulmans menacés de mort sont réfugiés à la mission catholique et au séminaire. Avec ce voyage sur place, Faustin-Archange Touadéra a montré que les autorités de Bangui n'oubliaient pas les habitants de Bangassou, où le climat est toujours extrêmement tendu. Lire la suite sur: http://www.rfi.fr/afrique/20171018-rca-eveque-bangassou-salue-visite-tou...
(Swissinfo 17/10/17)
La reprise des violences en Centrafrique a fait exploser à nouveau le nombre de déplacés et la malnutrition ces derniers mois. L'ONU, qui demande un effort financier, a tiré mardi à Genève la sonnette d'alarme sur la situation, après l'avoir fait la veille à Berne. "Nous avons pu distribuer la moitié de ce que nous avions l'habitude" d'acheminer comme aide, a précisé devant la presse la coordinatrice humanitaire de l'ONU en Centrafrique Najat Rochdi. Seuls 39% de l'appel lancé ont étés honorés par les donateurs. Et encore, grâce à une augmentation importante en quelques mois de l'enveloppée accordée par plusieurs pays dont la Suisse. Lundi, Mme Rochdi a rencontré à Berne le délégué du Conseil fédéral à l'aide humanitaire Manuel...
(La Croix 17/10/17)
Dans ce pays brisé par la guerre civile depuis 2013, le mouvement catholique – qui fête ses 60 ans ce mardi 17 octobre – a créé une formation professionnelle dans la médiation. Un nouveau métier a été créé en Centrafrique par ATD Quart Monde : médiateur social et culturel. Un métier impérieux et urgent pour ce pays qui implose sous les violences communautaires, les conflits locaux, les groupes armés et l’immense misère qui affecte les corps et les esprits. Dans ce contexte où tout va de plus en plus mal depuis 2013, ATD Quart Monde a fait le pari de la médiation. Après une première expérience avec une dizaine de jeunes en 2016, l’association, qui célèbre ses soixante ans ce mardi...
(Xinhua 16/10/17)
La Mission de stabilisation multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a fermement condamné la poursuite des affrontements meurtriers entre éléments de groupes d'auto-défense et du Mouvement pour l'Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) dans le sud du pays. "La MINUSCA a appris avec consternation la nouvelle des violences meurtrières survenues cette semaine à Kembé, dans la préfecture de la Basse Kotto", a indiqué la Mission dans un communiqué. Selon les informations reçues par la MINUSCA, ces violences auraient entraîné la mort de plusieurs membres de la ...

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