Jeudi 23 Novembre 2017
(Xinhua 23/10/17)
Le ministre centrafricain de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissar, a annoncé dimanche que son gouvernement avait pris des dispositions pour contenir toute tentative de dérapage à la suite de rumeurs qui se sont répandues à Bangui, la capitale, et tendant à raviver les affrontements entre chrétiens et musulmans. Une première rumeur a laissé entendre que, en représailles aux tueries à Kembé et Pombolo (sud-est), des habitants musulmans du quartier du Kilomètre 5, où ils sont majoritaires, voulaient se venger en s'en prenant pendant la messe aux chrétiens de la paroisse Notre-Dame de Fatima et aux protestants du quartier des Castors. Se sentant visés, certains ont quitté leur domicile par précaution. Les habitants de Bangui ont encore en mémoire le...
(Xinhua 23/10/17)
Le budget prévisionnel de la République centrafricaine (RCA) comptant pour l'année 2018 est de 209 milliards de francs CFA (environ 375 millions de dollars), avec une prévision de recettes de 161 milliards de francs CFA (environ 289 millions de dollars) et un déficit budgétaire de 48 milliards de francs CFA (86 millions de dollars US) à rechercher auprès des partenaires, a appris vendredi Xinhua auprès du ministre centrafricain des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra. D'après M. Dondra, à la différence de l'année précédente, le projet de loi des finances pour l'exercice 2018 qui a été soumis à l'examen des parlementaires comporte trois innovations majeures. La première innovation concerne le renforcement du compte unique de trésor, la deuxième touche les...
(La Croix 23/10/17)
14 novembre 2015, Bangui se réveille encore divisée. Le quartier musulman PK5 vit en état de siège. La paroisse Fatima, qui jouxte PK5, est sous le feu croisé des milices musulmanes et chrétiennes. Bien que sous la protection de quelques soldats de l’ONU, les paroissiens tombent sous les balles des assaillants. Depuis deux semaines, ils ne peuvent plus quitter Fatima et personne ne vient les secourir. Seul l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, 48 ans, ose franchir la ligne de front avec vivres et médicaments. C’est la deuxième fois en trois jours qu’il se rend à Fatima, sans escorte. Depuis son dernier passage, deux jeunes ont été tués d’une rafale de mitrailleuse dans le dos. Arrivé à Fatima, il prend...
(Xinhua 23/10/17)
Plus de 250 investisseurs étrangers sont attendus les 8 et 9 novembre à Bangui, la capitale centrafricaine, pour étudier les opportunités d'affaires dans le pays, a-t-on appris dimanche auprès du président de la Chambre de commerce, Robert Ngoki. "Le forum des investisseurs de Bangui sera une occasion pour promouvoir les richesses de la République centrafricaine auprès des investisseurs mondiaux et voir dans quelle mesure susciter leurs intérêts pour un quelconque business dans le pays", a-t-il indiqué à Xinhua. Le patron de la CCIMA a cependant regretté qu'avec la crise, beaucoup d'opérateurs économiques centrafricains ont perdu leurs fonds de commerce, disant espérer qu'avec ce forum, ils pourront avoir des échanges avec leurs partenaires venus de l'extérieur tout en leur soumettant des...
(Agence Ecofin 23/10/17)
Dans une circulaire datée du 19 octobre 2017, et adressée aux responsables et agents des forces de défense et de sécurité du Gabon, les autorités de ce pays officialisent la suppression des visas pour les ressortissants des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) désirant se rendre au Gabon, pour un séjour n’excédant pas trois mois. Désormais, apprend-on officiellement, tout citoyen de la Cemac, détenteur d’un passeport d’une validité d’au moins trois mois, peut librement entrer et circuler sur le territoire gabonais, conformément à l’Acte additionnel de la Cemac «du 25 juin 2013 portant suppression du visa pour tout ressortissant de la Cemac circulant dans l’espace communautaire», laquelle décision avait jusqu’ici du mal à être...
(AFP 21/10/17)
Minée par les affrontements entre groupes armés depuis 2013, la Centrafrique est de nouveau prise dans une spirale de violences depuis quelques mois, au point d'hypothéquer une lente et difficile reconstruction à peine entamée. "Le chantier est vaste, mais je suis optimiste", veut croire le ministre de l'Intérieur fraichement nommé, Henri Wanzet-Linguissara, à Bangui. Depuis 2013 et le renversement du président François Bozizé, les tentatives ont été nombreuses pour sortir le pays de la crise: intervention de la France (Sangaris, 2013-2016), des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes depuis 2014)...
(Jeune Afrique 21/10/17)
La nouvelle coalition joignant l'UPC et le FPRC souffle le chaud et le froid. Elle laisse une chance à la paix en demandant à l'Union Africaine d'intervenir, mais ses cadres, devant les violences de ces derniers jours contre les Musulmans, parlent de nouveau de l'option séparatiste. La nouvelle coalition discrètement formée depuis le Soudan et le nord du pays par les frères ennemis Ali Darassa, de l’Union pour la Centrafrique (UPC), et Abdoulaye Hissène et Noureddine Adam, du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), pourrait, selon des sources concordantes, prôner de nouveau la séparation de « Dar-el-Kouti » du pouvoir établi à Bangui. C’est ce qui s’est chuchoté durant la journée du 19 octobre. Plusieurs sources ont...
(AFP 20/10/17)
Au moins 26 personnes ont été tuées au cours d'un affrontement mercredi dans le sud-est de la Centrafrique, a appris l'AFP vendredi auprès de l'ONU, à quelques jours d'une visite du secrétaire général des Nations unies dans cette région. 60 morts civils et 22 combattants à Gambo début août, au moins une vingtaine de morts à Kembe mi-octobre, et au moins 26 à Pombolo mercredi: Le long de la "RN2", grande piste qui traverse une forêt verdoyante et relie Alindao à Bangassou, les affrontements se sont multipliés ces dernières semaines. L'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), faction de l'ex-Séléka pro-musulmane à majorité peul dirigée depuis Alindao, y lutte contre des combattants anti-Balaka, basés à Bangassou, ville sous la coupe...
(Le Monde 20/10/17)
La communauté peule, musulmane, a une fois de plus été la cible d’une attaque des anti-balaka. Les massacres successifs qui n’épargnent personne continuent de creuser les divisions. Le bilan est incertain, les motivations encore troubles mais un massacre a été commis, mercredi 18 octobre, en République centrafricaine (RCA). Un de plus dans le sud-est du pays, région longtemps préservée par les violences apparues en 2012 avec la Séléka mais qui, ces six derniers mois, subit une lame de fond meurtrière où les civils sont ciblés en fonction de leur appartenance communautaire. D’une voix ne laissant transparaître aucun affect, le général Bello de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC, un groupe armé constitué principalement de Peuls, qui sont musulmans) affirme...
(Jeune Afrique 20/10/17)
Réunis à Brazzaville sous la houlette du nouveau président en exercice, le président congolais Denis Sassou-Nguesso, les chefs d’État de la région des Grands lacs (CIRGL) ont adopté une série de recommandations ce 19 octobre pour accélérer le règlement des conflits dans cette zone qui réunit douze États du continent. Ils ont par ailleurs apporté leur soutien à l'accord électoral en RDC. La situation politique et sécuritaire de la région se retrouvait au cœur des résolutions adoptées au terme de cette 7ème session de la CIRGL, notamment la question cruciale des groupes armés actifs en République démocratique du Congo (RDC) face auxquels Kinshasa accuse certains de ses voisins de ne pas suffisamment agir.
(APA 20/10/17)
APA-Brazzaville (Congo) - La 8ème Réunion de haut niveau du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région, tenue sous l’égide de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) jeudi à Brazzaville, a pris fin en recommandant de « neutraliser les bandes armées et les rapatrier dans leurs pays respectifs pour une paix durable dans la région. » Le communiqué final de cette réunion lu par le ministre congolais des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso, a listé une trentaine de recommandations, soulignant la complexité de la situation de la paix et de la sécurité...
(AFP 20/10/17)
Des Casques bleus de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) se sont déployés dans une localité du sud-est du pays, où des affrontements ces derniers jours entre groupes armés ont fait un nombre encore indéterminé de victimes, indique la Minusca dans un communiqué. "Des Casques bleus de la Force ont commencé à prendre position dans Pombolo pour évaluer la situation et y répondre correctement", écrit la Minusca dans ce communiqué publié jeudi soir. "Jusqu'à ce jour, selon le communiqué, la Minusca ne disposait d'aucun soldat de la paix dans cette localité", petite ville de la préfecture de la Basse-Kotto (centre-est). Les militaires onusiens "vont vérifier les informations qui font état de violences qui auraient fait plusieurs victimes innocentes". Peuplée...
(RFI 20/10/17)
C'est encore un nouveau massacre qui s'est produit dans le sud-est de la Centrafrique après l'attaque de groupes d'autodéfense contre la communauté peule. Au moins 26 personnes auraient, pour le moment, trouvé la mort dans cet assaut, selon des sources de la Minusca qui a dépêché des casques bleus sur place. C'est une nouvelle attaque contre des populations civiles qui s'est produite mercredi matin 18 octobre à la frontière de la Basse-Kotto et du Mbomou. Dans ce sud-est centrafricain en proie aux violences depuis le mois de mai, les exactions contre les civils deviennent hebdomadaires. A l'heure de la première prière, des membres d'autodéfense, les mêmes qui contrôlent Bangassou depuis cinq mois, ont attaqué un site dans la ville de...
(Jeune Afrique 20/10/17)
Un communiqué du FPRC de Noureddine Adam laisse entendre que les deux chefs de guerre parmi les plus puissants du pays sont prêts à faire cause commune. Un revirement majeur. C’est potentiellement un tournant majeur dans le conflit centrafricain. Un communiqué du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam envoyé ce jeudi 19 octobre à Jeune Afrique fait de Ali Darassa, chef de l’Union pour la Centrafrique (UPC), le nouveau « vice-président du Conseil national de défense et de sécurité (CNDS) de la Coalition emmenée par le FPRC ». Ce communiqué, daté du 15 octobre, a été rédigé depuis Birao, dans l’extrême nord du pays, et est signé de la main de Noureddine Adam. Abdoulaye...
(Xinhua 20/10/17)
Le gouvernement centrafricain a réfuté une requête des responsables syndicaux qui désirent organiser une marche pacifique vendredi afin d'exprimer ouvertement leur mécontentement par rapport à la réticence des autorités à leur verser deux mois d'arriérés de salaire, a appris jeudi Xinhua auprès du ministère de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara. Selon M. Linguissara, la République centrafricaine (RCA) est encore fragile surtout que de nombreuses armes sont encore en circulation. Il allègue que les informations en sa possession montrent que "des instigateurs qui s'attendent à mettre le pays à feu et à sang, à travers des actes de vandalisme, se cachent derrière cet événement". Il a illustré ses propos en faisant allusion à une manifestation d'élèves revendiquant la veille des...
(AFP 19/10/17)
Le conflit en Centrafrique est "une crise dramatique mais une crise oubliée", a affirmé mercredi dans un entretien à l'AFP et à RFI le patron de l'ONU, Antonio Guterres, en visite dans ce pays du 24 au 27 octobre. "La Centrafrique est très loin des attentions de la communauté internationale. Le niveau de souffrances du peuple mais aussi les drames subis par les humanitaires et les forces de maintien de la paix méritent une solidarité et une attention accrues", estime le secrétaire général de l'Organisation. Le début mardi de sa visite coïncidera avec La Journée des Nations unies, proclamée en 1947 et qui marque l'entrée en vigueur de la Charte des Nations unies. "C'est un peu un geste de solidarité,...
(AFP 19/10/17)
Cinq ONG humanitaires internationales se sont alarmées jeudi à Paris du "chaos" qui règne en Centrafrique, "un pays qui s'enfonce" dans une "crise majeure" sécuritaire et humanitaire sans que ces organisations puissent déployer toute leur aide. Alors que le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres se rend dans le pays du 24 au 27 octobre, Médecins du monde, Action contre la Faim, Acted, Solidarités International et Première Urgence Internationale ont également exhorté l'ONU à "clarifier le mandat" de la mission de la paix sur place (Minusca) qui doit être renouvelé en novembre. "La République centrafricaine est en train de s'enfoncer, il y a une crise majeure dans ce pays" et "la réaction de la communauté internationale n'est pas à...
(AFP 19/10/17)
La Centrafrique a "matérialisé" le 13 octobre l'accord de libre circulation entre les pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac) conclu en 2013, a appris l'AFP jeudi auprès du ministre de l'Intérieur. "Nous devions passer à l'acte, de nombreux pays voisins l'ont déjà fait", a déclaré à l'AFP à Bangui Henri Wanzet-Linguissara, ministre de l'Intérieur. Les six membres de la Cémac étaient parvenus en 2013 à un accord sur la libre-circulation, mais l'accord n'a jamais été appliqué en raison du refus de la Guinée équatoriale et du Gabon, pays pétroliers peu peuplés et relativement prospères qui craignaient notamment une immigration massive. En Centrafrique, pays enclavé et miné par les violences depuis 2013, les frontières sont très poreuses,...
(AFP 19/10/17)
Un travailleur humanitaire centrafricain est porté disparu depuis mai 2017 dans le sud-est de la Centrafrique, a appris jeudi l'AFP de sources concordantes. L'humanitaire, membre de l'ONG centrafricaine de développement Espérance, assistait le 25 mai à une inauguration dans la ville de Mobaye (sud-est) quand il a disparu, selon son ONG. "Une fois l'événement fini, il s'est rendu en moto-taxi à l'aéroport pour rentrer à Bangui. La moto a été retrouvée sur le bord de la route, sans le conducteur ni notre employé", déclare à l'AFP Hilaire Issouf, coordonateur de l'ONG oeuvrant dans la protection de l'enfance, la distribution de nourriture aux déplacés et la réhabilitation de bâtiments publics.
(Jeune Afrique 19/10/17)
De nombreux civils ont été tués dans des violences « d'une grande ampleur » à Pombolo, une petite ville de la préfecture du Basse-Kotto, dans le sud de la République centrafricaine, a annoncé mercredi la force de maintien de la paix des Nations unies en Centrafrique (Minusca) dans un communiqué. Des sources policières contactées par Jeune Afrique ont pour leur part indiqué un bilan « d’au moins une cinquantaine de civils, en majorité des peuls musulmans » tués lors de ces violences. La Minusca, pour sa part, ne donne aucun bilan pour l’instant mais estime que « ces violences d’une grande ampleur auraient coûté la vie à de nombreux innocents civils ». L’identité des assaillants demeure sujette à caution, mais...

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