Jeudi 27 Juillet 2017
(AfricaNews 04/07/17)
Une poussée de rap se produit à Bangui la capitale centrafricaine. Quatre ans après le début de la guerre civile, des jeunes veulent utiliser le micro pour apaiser les cœurs. La violence s’entérine en République centrafricaine depuis 2013, début d’une guerre fratricide aux relents politiques et religieux. En dépit de l‘élection d’un nouveau président, de la présence des Nations unies, et même dernièrement d’un accord sous l‘égide de la communauté catholique Saint’Egidio, les tensions ne s’estompent pas. Face à cette nouvelle escalade, des jeunes ont décidé d’y opposer les mots. Mieux des rimes. Avec le hip-hop qu’ils partagent comme passion, ils espèrent que leurs vibes réussiront à cicatriser les meurtrissures des populations centrafricaines. One Force, un groupe composé de chrétiens...
(Agence Ecofin 04/07/17)
Le marché des titres publics de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), institut d’émission commun aux six Etats de la Cemac, sera très animé ce 5 juillet prochain. Quatre des six pays de cet espace communautaire, à savoir le Cameroun, le Gabon, le Congo et la RCA, y émettront des titres publics pour tenter de lever une enveloppe globale de 28 milliards de francs Cfa. Le plus gros demandeur de la séance d’adjudication du 5 juillet 2017 est le Gabon, qui ambitionne de lever 11 milliards de francs Cfa, au moyen d’une émission de bons du Trésor assimilables (BTA) d’une maturité de 26 semaines. Idem pour la RCA, qui tentera d’engranger 4 milliards de francs Cfa. Le Trésors...
(APA 04/07/17)
APA - Bangui (Centrafrique) - La présence d’une panthère sauvage dans la ville de Baboua, à l’ouest de la Centrafrique, plonge ses habitants dans une psychose généralisée, poussant les autorités cette localité à autoriser sa neutralisation, a-t-on appris auprès des médias locaux. L’animal qui fait partie des espèces protégées en RCA, a fini de tout ravager sur son passage, dont des animaux domestiques tels que des chèvres et des moutons La population Baboua, apeurée est restée terrée à domicile. La décision d’abattre la panthère a été prise lors d’une réunion d’urgence convoquée par les autorités municipales de Baboua. « Nous avons convoqué les chefs de quartiers et de groupes pour réfléchir sur les dégâts causés par l’animal et de ce...
(AFP 03/07/17)
Une quinzaine de personnes sont mortes dans la ville centrafricaine de Kaga-Bandoro (centre) lors d'échanges de tirs samedi entre des éléments armés de l'ex-Séléka et les Casques bleus de la mission de l'ONU (Minusca), a-t-on appris dimanche de source humanitaire. "Il y a au moins 15 morts parmi les combattants", a indiqué à l'AFP le responsable d'une ONG internationale présent à Kaga-Bandoro, située à 400 km au nord de la capitale Bangui. Selon des sources sécuritaires, dont la Minusca, des membres du groupe armé ex-Séléka du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) seraient à l'origine des violences. "Les hommes du MPC semaient la pagaille dans la ville pour une histoire de vengeance"...
(Jeune Afrique 03/07/17)
Du départ du contingent congolais de la Minusca au plan de paix de Sant'Egidio en passant par les violences à Bria : le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique fait le point pour Jeune Afrique sur la situation en Centrafrique. De la parution d’un long rapport sur les atteintes aux droits de l’Homme durant le conflit fin mai au départ du contingent de casques bleus fin juin, la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) a été au centre de l’actualité ces dernières semaines. Les critiques n’ont pas épargné cette institution, notamment après les violences à Bria, à la mi-mai. Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en...
(AFP 03/07/17)
Plusieurs centaines de Centrafricains, essentiellement originaires des villes de Bria et Bangassou, théatres ces dernières semaines de violences meurtrières, ont manifesté samedi à Bangui dans le calme pour réclamer "la paix et la justice", a rapporté un correspondant de l'AFP. Portant des banderoles appelant à la "paix", à la "réconciliation" et à la "justice", les manifesants ont défilé dans les rues de la capitale jusqu'aux abords du palais présidentiel où ils ont entonné l'hymme centrafricain. "Pour toute réconciliation durable, nous voulons qu’il y ait la justice, nous voulons qu’il y ait la paix, nous voulons qu'il y ait la sécurité, nous ne voulons pas la division de notre pays", a expliqué l'un des organisateurs de la marche, Joachim Sioke. "Nous...
(Xinhua 03/07/17)
YAOUNDE, (Xinhua) -- Au moins 22 personnes ont été tuées lors des affrontements intercommunautaires, déclenchés depuis mercredi dernier dans la ville centrafricaine de Zemio (sud-est), a fait savoir vendredi un député du pays. Il s'agit des combats entre des bergers peuls musulmans et des milices d'auto-défences à Zemio, localité frontière située à plus de 1.000 kilomètres à l'est de la capitale Bangui. Certains témoins locaux parlent également des hommes armés venant de Bangassou (sud-est) avec l'appellation d'auto-défence. "Il y avait déjà 22 morts le 28 juin (...) et il y a de nombreuses personnes brûlées à l'intérieur des maisons", a déclaré à Bangui Dalou Wamboli, parlementaire centrafricain d'origine de la même région de Zemio sans pouvoir donné un bilan actualisé...
(RFI 03/07/17)
C'est l'homme fort de Bria. Abdoulaye Hissène, cadre militaire et politique de la coalition du FPRC qui après des mois de fuite dans la brousse a rejoint Bria à l'automne dernier, contrôle et administre la ville. Aujourd'hui sous le coup de sanctions internationales, il continue de vaquer à ses occupations sous l'œil de la Minusca. Abdoulaye Hissène reçoit chez lui dans le quartier Mendé, à côté du grand marché de la ville. A sa porte, une dizaine d'hommes armés montent la garde en fumant une chicha. Il se présente d'abord comme ancien de ministre au temps de Djotodia, puis comme président de la coalition de la Seleka. C'est lui le maître de la ville, même s'il s'en défend, affirmant qu'il...
(Xinhua 03/07/17)
GENEVE, (Xinhua) -- Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s'est déclaré vendredi vivement préoccupé par la reprise des violences dans certaines régions de la République centrafricaine (RCA). "Des violences ont éclaté dans les villes de Zemio, Bria et Kaga Bandaro au sud et au nord de la RCA", a déclaré un porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d'un point de presse à Genève. Des affrontements ont été signalés entre des groupes d'autodéfense et d'autres groupes armés. Des civils et des travailleurs humanitaires ont également été pris pour cibles. A Zemio, près de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), le personnel du HCR dénonce des tirs intenses à l'arme lourde depuis mardi. Des maisons proches...
(AFP 01/07/17)
De violents affrontements depuis mardi ont fait 2 morts, 4 blessés, et déplacé 3.500 personnes à Zémio, dans le sud-est de la Centrafrique, a appris vendredi l'AFP auprès de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). "Il y a 2 morts et 4 blessés, de ce que les équipes [de l'Unhcr] ont vu sur place. [Les combats ont fait] 3.500 déplacés, et les 3.000 réfugiés congolais présents à Zémio sont repartis en République démocratique du Congo (RDC)", a indiqué à l'AFP Djerassem Mbaiorem, de l'UNHCR à Bangui. Selon plusieurs sources, des boutiques et des maisons ont été pillées puis brûlées par des hommes non identifiés...
(RFI 01/07/17)
ls sont 40 000 sur une ville de 45 000 habitants à être déplacés à Bria après les combats qui ont lieu depuis plus d'un mois. En attendant de rentrer un jour chez eux, ils vivent dans des conditions particulièrement difficiles sur les sites où ils se sont regroupés. Célestine a le regard lourd en revenant chez elle pour la première fois depuis dix jours. Dans sa maison calcinée du quartier Mandé 3, à côté de l'aérodrome de Bria, elle constate les dégâts et récupère ce qui encore utilisable : « Sur le site je n'ai pas d'ustensiles de cuisine donc je récupère un vieux fût qui me permettra de continuer mes activités. » Le 20 juin au matin, alors...
(AFP 30/06/17)
Le procureur et cinq juges de la Cour pénale spéciale (CPS), qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003, ont prêté serment vendredi, prélude à de difficiles enquêtes en raison de l'impunité généralisée. "J'ai un sentiment de gratitude à l'égard du peuple centrafricain et du président (Faustin-Archange) Touadéra qui m'a nommé Procureur spécial", a déclaré Toussaint Muntazini, nouveau procureur de la CPS, à l'issue de la prestation de serment au Tribunal de grande instance de Bangui. La CPS, créée en 2015 mais pas encore opérationnelle, comptera 11 juges étrangers - parmi lesquels ont déjà été nommés une Française, une Burkinabè et un Canadien - ainsi que 13 juges...
(AFP 30/06/17)
La situation humanitaire est "alarmante" à Bria, ville du centre de la Centrafrique vidée de ses habitants, où de violents combats entre milices ont fait une centaine de morts il y a une semaine, selon l'ONG Médecins sans Frontières. Les besoins sont "énormes" en termes de latrines ou encore d'accès à l'eau, quand 40.000 des 47.000 habitants se sont déplacés dans la ville ou dans ses environs, a observé Mumuza Muhindo, de retour de Bria, où il était coordinateur de projet pour MSF depuis janvier 2016. Un camp installé à proximité d'une base de la Minusca à 3 km du centre-ville, prévu pour 3.000 personnes, en accueille désormais 25.000, a-t-il déclaré à l'AFP. Les derniers combats sont tombés au pire...
(RFI 30/06/17)
En RCA, la ville de Bria est toujours aux mains du FPRC, une faction de l'ex-Seleka. Près de 90% des 45 000 habitants de cette ville du centre du pays n'ont toujours pas regagné leur maison. La localité continue de vivre dans la peur depuis l'incursion, la semaine dernière, de membres de milices d'auto-défense venus de la province qui ont fait plusieurs dizaines de morts. A Bria, il n’y a pas d'Etat, seule une légère présence de l'ONU et beaucoup d'hommes armés. Ils se font appeler « brigade mixte ». Tenue militaire, brassards jaunes, kalachnikov en bandoulière. Ce sont eux qui règnent à Bria, sous le commandement d'Abdoulaye Hissène, le chef de la coalition qui contrôle les deux tiers du...
(RFI 30/06/17)
Ils sont 40 000 sur une population de 45 000 à vivre dans des camps de déplacés à Bria, dans le nord-est de le RCA. Dans le plus important, leur nombre est passé de 3 000 à 25 000 en quelques jours après les premiers affrontements de la mi-mai. Flanqués aux murs de la Minusca, ils vivent dans une sécurité précaire et des conditions de vie insalubres. Ils sont cinq à jouer aux dames au milieu des tentes de fortune et des eaux usées qui se déversent à côté. Vinserge a fui son quartier après les derniers affrontements de la semaine dernière. Sans rien pouvoir emporter, même pas sa machine à coudre qui le faisait vivre. « On n'a pas...
(RFI 30/06/17)
C'est une nouvelle étape dans la mise en place de la Cour pénale spéciale en Centrafrique avec six magistrats qui doivent solennellement prêter serment vendredi 30 juin. Cette cour est un tribunal mixte qui sera chargé de juger les crimes les plus graves commis en RCA depuis 2003. Une prestation qui marque le début des travaux de la cour. Après la nomination du procureur spécial, le Congolais Toussaint Muntazini Mukimapa, après celle de 5 juges centrafricains, après la publication par l'ONU d'un imposant rapport recensant les violences et exactions commises entre 2003 et 2015, c’est une nouvelle étape en Centrafrique. Six premiers magistrats vont prêter serment ce vendredi. Le procureur spécial ainsi que les 5 juges centrafricains. Au total, selon...
(RFI 30/06/17)
C’est un nouvel accroc après la signature d'un accord de paix à Rome entre 13 groupes armés et le gouvernement centrafricain. Le cardinal Nzapalainga avait déjà démenti avoir envoyé un représentant dans la capitale italienne pour signer en son nom. C'est maintenant l'une des deux branches anti-balaka qui renie l'accord, conclu sous l'égide de la communauté Sant’Egidio. La «coordination des ex-anti-balaka», dirigée par Patrice-Edouard Ngaissona, dit ne pas avoir été invitée et dément avoir mandaté des représentants à Rome il y a deux semaines. Lire la suite sur: http://www.rfi.fr/afrique/20170629-rca-coordination-anti-balaka-dement-a...
(APA 30/06/17)
Le chef de l’Etat centrafricain, M. Faustin-Archange Touadéra s’est démarqué du contenu du rapport des Nations unies accusant l’armée tchadienne d’avoir commis des exactions sur des populations centrafricaines entre 2003 et 2013. «Le rapport n’engage que ses auteurs », a dit le président Touadera, recu en audience, jeudi à Ndjamena, par le président tchadien Idriss Déby. Rappelant que le gouvernement centrafricain n’a été informé que 48h avant la publication du rapport, il a souligné que le Tchad a aidé son pays dans des ‘’moments difficiles’’ et la RCA n’oubliera pas cette ‘’inestimable contribution’’.
(APA 30/06/17)
APA-Bangui (Centrafrique) - Les conducteurs de taxi-motos observent ce jeudi ce jeudi à Bangui une grève de 24h pour exiger du gouvernement davantage de protection suite à l’assassinat d’un des leurs, mercredi soir. Ce mouvement d’humeur a occasionné une marche forcée chez ceux qui utilisent les taxi-motos pour se rendre au travail ou pour faire leurs courses. Certains défaillants ont été violemment empêchés par leurs camarades si bien que le respect du mot d’ordre est total comme le prouvent les rues de Bangui dépourvues de taxi-motos. Le succès de cette grève a montré l’importance des conducteurs de taxi-motos dans transport interurbain en RC. A preuve, beaucoup de travailleurs surpris par ce mouvement sont arrivés en retard à leur travail. Cette...
(AFP 29/06/17)
La "coordination anti-balaka", groupe armé centrafricain, a démenti jeudi avoir envoyé des émissaires aux négociations de Rome, conduites sous l'égide de Sant'Egidio, et à l'issue desquelles deux signataires se réclamant du groupe armé ont signé l'accord de paix en Centrafrique. "Les signataires qui disent avoir signé n'ont pas eu d'autorisation de ma part d'aller à Rome. (On) n'est pas signataire", a expliqué à l'AFP Edouard Patrice Ngaissona, responsable de la "coordination anti-balaka", un groupe armé membre du mouvement anti-balaka qui avait lancé une contre-offensive envers les rebelles séléka après le coup d’État de 2013.

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