Jeudi 20 Juillet 2017
(RFI 30/06/17)
Ils sont 40 000 sur une population de 45 000 à vivre dans des camps de déplacés à Bria, dans le nord-est de le RCA. Dans le plus important, leur nombre est passé de 3 000 à 25 000 en quelques jours après les premiers affrontements de la mi-mai. Flanqués aux murs de la Minusca, ils vivent dans une sécurité précaire et des conditions de vie insalubres. Ils sont cinq à jouer aux dames au milieu des tentes de fortune et des eaux usées qui se déversent à côté. Vinserge a fui son quartier après les derniers affrontements de la semaine dernière. Sans rien pouvoir emporter, même pas sa machine à coudre qui le faisait vivre. « On n'a pas...
(RFI 30/06/17)
C'est une nouvelle étape dans la mise en place de la Cour pénale spéciale en Centrafrique avec six magistrats qui doivent solennellement prêter serment vendredi 30 juin. Cette cour est un tribunal mixte qui sera chargé de juger les crimes les plus graves commis en RCA depuis 2003. Une prestation qui marque le début des travaux de la cour. Après la nomination du procureur spécial, le Congolais Toussaint Muntazini Mukimapa, après celle de 5 juges centrafricains, après la publication par l'ONU d'un imposant rapport recensant les violences et exactions commises entre 2003 et 2015, c’est une nouvelle étape en Centrafrique. Six premiers magistrats vont prêter serment ce vendredi. Le procureur spécial ainsi que les 5 juges centrafricains. Au total, selon...
(RFI 30/06/17)
C’est un nouvel accroc après la signature d'un accord de paix à Rome entre 13 groupes armés et le gouvernement centrafricain. Le cardinal Nzapalainga avait déjà démenti avoir envoyé un représentant dans la capitale italienne pour signer en son nom. C'est maintenant l'une des deux branches anti-balaka qui renie l'accord, conclu sous l'égide de la communauté Sant’Egidio. La «coordination des ex-anti-balaka», dirigée par Patrice-Edouard Ngaissona, dit ne pas avoir été invitée et dément avoir mandaté des représentants à Rome il y a deux semaines. Lire la suite sur: http://www.rfi.fr/afrique/20170629-rca-coordination-anti-balaka-dement-a...
(APA 30/06/17)
Le chef de l’Etat centrafricain, M. Faustin-Archange Touadéra s’est démarqué du contenu du rapport des Nations unies accusant l’armée tchadienne d’avoir commis des exactions sur des populations centrafricaines entre 2003 et 2013. «Le rapport n’engage que ses auteurs », a dit le président Touadera, recu en audience, jeudi à Ndjamena, par le président tchadien Idriss Déby. Rappelant que le gouvernement centrafricain n’a été informé que 48h avant la publication du rapport, il a souligné que le Tchad a aidé son pays dans des ‘’moments difficiles’’ et la RCA n’oubliera pas cette ‘’inestimable contribution’’.
(APA 30/06/17)
APA-Bangui (Centrafrique) - Les conducteurs de taxi-motos observent ce jeudi ce jeudi à Bangui une grève de 24h pour exiger du gouvernement davantage de protection suite à l’assassinat d’un des leurs, mercredi soir. Ce mouvement d’humeur a occasionné une marche forcée chez ceux qui utilisent les taxi-motos pour se rendre au travail ou pour faire leurs courses. Certains défaillants ont été violemment empêchés par leurs camarades si bien que le respect du mot d’ordre est total comme le prouvent les rues de Bangui dépourvues de taxi-motos. Le succès de cette grève a montré l’importance des conducteurs de taxi-motos dans transport interurbain en RC. A preuve, beaucoup de travailleurs surpris par ce mouvement sont arrivés en retard à leur travail. Cette...
(AFP 29/06/17)
La "coordination anti-balaka", groupe armé centrafricain, a démenti jeudi avoir envoyé des émissaires aux négociations de Rome, conduites sous l'égide de Sant'Egidio, et à l'issue desquelles deux signataires se réclamant du groupe armé ont signé l'accord de paix en Centrafrique. "Les signataires qui disent avoir signé n'ont pas eu d'autorisation de ma part d'aller à Rome. (On) n'est pas signataire", a expliqué à l'AFP Edouard Patrice Ngaissona, responsable de la "coordination anti-balaka", un groupe armé membre du mouvement anti-balaka qui avait lancé une contre-offensive envers les rebelles séléka après le coup d’État de 2013.
(RFI 29/06/17)
En Centrafrique les propos du Cardinal Nzapalainga affirmant qu'il n'avait mandaté personne pour le représenter aux discussions de Rome qui ont débouché sur l'accord de paix de Sant'Egidio ont fait débat. Godefroy Mokamanédé qui a signé l'accord en tant que «Représentant du Cardinal Nzapalainga», répond et se défend. Dans un communiqué puis au téléphone, Godefroy Mokamanédé dit vouloir mettre les choses au point pour clore cette polémique. Godefroy Mokamanédé se présente comme l'un des plus proches collaborateurs de l'archevêque de Bangui, le cardinal Nzapalainga.
(France 24 29/06/17)
Des affrontements entre groupes armés se sont produits mardi 20 juin à Bria, une ville située dans le centre-est de la Centrafrique, faisant plus de 100 morts. Alors qu’une grande partie des habitants avaient déjà fui la ville à la suite de précédentes violences au mois de mai, ces derniers affrontements ont accéléré cette tendance, comme l’explique notre Observateur. Mardi 20 juin, la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto, a été attaquée par des hommes qui se sont rapidement heurtés à des combattants proches du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FRPC), un mouvement issu de la Seleka (composée essentiellement de musulmans). L’identité des assaillants reste floue. Selon RFI, il s’agirait de combattants appartenant à...
(APA 29/06/17)
APA-Bangui (Centrafrique) - Antoine Mbao Bogo, président de la Croix-Rouge centrafricaine a, dans un communiqué publié mercredi à Bangui, dénoncé ‘’l’enlèvement et l’assassinat’’ d’un volontaire qui faisait également office de gardien au sein du comité local de l’organisation humanitaire à Bangassou (sud-est). Selon le communiqué, Joachin Ali a été enlevé puis tué, lundi dernier, à Bangassou une ville, occupée par un groupe armé assimilé aux milices anti balakas. « Cette situation douloureuse n’éteindra point les flammes des valeurs humanitaires auxquelles notre mouvement est attaché, restons toujours mobilisés pour apporter aide et assistance aux personnes en danger dans le strict respect de nos principes d’humanité, d’impartialité, de neutralité et d’indépendance», a lancé Antoine Mbao Bogo aux volontaires de la Croix-Rouge Cet...
(France 24 28/06/17)
Mumuza Muhindo Musubaho, coordinateur de projets de Médecins sans frontières (MSF), rentre d’une mission de 18 mois à Bria, dans l’est de la Centrafrique, épicentre d’une nouvelle flambée de violences. Entretien. Depuis le mois de novembre, le sud-est de la Centrafrique connaît une nouvelle flambée de violences dont l’intensité prend de l’ampleur et s’étend. Les combats opposent d'une part différentes factions issues de l’ex-coalition séléka, une rebellion politico-militaire à majorité musulmane, et d'autre part des groupes autodéfense anti-balaka, essentiellement chrétiens et animistes. Dans la ville de Bria, épicentre de ces violences, des milliers de civils, pris entre les feux, ont été contraints de quitter leurs domiciles et de rejoindre des camps de déplacés où les conditions de vie sont extrêmement...
(La Croix 28/06/17)
Vice-ministre italien de la coopération et membre de la Communauté de Sant’Egidio, Mario Giro a participé au nom de l’Italie aux discussions qui ont mené, le 19 juin, à la signature d’un accord avec les groupes armés en Centrafrique. Un accord désavoué ensuite par l’Église catholique. La Croix : Pourquoi l’accord de paix en Centrafrique signé le 19 juin sous les auspices de Sant’Egidio est-il rejeté par les évêques centrafricains ? Mario Giro : J’ai parlé  mardi 27 juin avec le cardinal Dieudonné Nzapalainga et il ne rejette pas l’accord. La semaine prochaine à Bangui, il y aura une restitution des discussions de Rome entre la conférence épiscopale et Sant’Egidio : ce sera l’occasion d’un échange. Mais bien sûr, tout accord est discutable. Le...
(La Vie.fr 28/06/17)
Le 19 juin dernier, 13 groupes armés et le gouvernement centrafricains ont signé un accord de paix à Rome sous l'égide de Sant'Egidio. Censé mettre fin à la crise que traverse le pays depuis 2013, le texte suscite beaucoup de critiques dans le pays. Et la colère de l'avocat Mathias Morouba, président de l'Observatoire centrafricain des Droits de l'homme Que pensez-vous de l'accord de paix signé le 19 juin entre treize groupes armés centrafricains et le gouvernement de Bangui sous l'égide de Sant'Egidio ? Il s'agit d'un énième accord de paix signé à l'extérieur du pays. Je ne suis pas contre un accord de paix sur le principe, bien sûr, mais pendant que l'on invite à Rome des criminels qui...
(RFI 28/06/17)
Polémique en Centrafrique autour de l'accord de paix signé sous l'égide de la communauté de Sant'Egidio, signé le 19 juin à Rome entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain. Parmi les signataires, figure Godefroy Mokamanédé, présenté comme le «représentant du cardinal Dieudonné Nzapalainga». Problème : dans un communiqué, le cardinal centrafricain, archevêque de Bangui, déclare n'avoir mandaté personne. Dans son communiqué, le cardinal Nzapalainga salue « tous les efforts pour ramener la cohésion sociale en RCA », mais précise qu'il n'a mandaté personne pour le représenter lors des discussions de Sant'Egidio, ni en son nom personnel, ni au nom de la conférence épiscopale.
(La Croix 28/06/17)
Alors que les violences sont redevenues quotidiennes depuis plus d’un mois dans plusieurs villes du pays, environ 2 000 musulmans sont retranchés dans le petit séminaire de l’évêché de Bangassou, au sud-est. Autour d’eux, des miliciens anti-balaka – chrétiens – tentent de les tuer. Poings, gourdins, planches… Les coups pleuvent sur l’adolescent affolé. Là, à quelques mètres de la cathédrale de Bangassou, pendant la messe. À l’intérieur de l’élégante église en briques rouges, l’assemblée achève de réciter, d’une seule voix, le Notre Père. La tempête d’un côté, le recueillement de l’autre. Une légère inquiétude gagne l’assemblée. Parmi les fidèles, certains ont compris, comme sœur Juliette, une franciscaine de Montpellier. Elle se précipite à l’extérieur. Devant elle, de jeunes musulmans accourent...
(Reuters 28/06/17)
Le conflit dont est victime la Centrafrique ne laisse pas de répit aux animaux de la réserve du Dzanga-Sangha, située à plus de 500 kilomètres au sud-ouest de la capitale, Bangui. Cette réserve protégée abrite 3.400 éléphants forestiers, ainsi que des gorilles, des chimpanzés et d’autres espèces sauvages et végétales. L’une des principales attractions du parc a été le Programme d’habitation des primats (PHB). Le site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO reçoit de mons en moins de visiteurs du fait de la guerre qui sévit dans le pays depuis 2013. ‘‘Malheureusement après la guerre, et même avant la guerre, il y a eu beaucoup d’alerte sécurité. Mais le problème n’a jamais vraiment affecté la partie sud du pays, mais...
(APA 28/06/17)
APA-Bangui (Centrafrique) - Les difficultés qui entourent l’accord de paix signé sous l’égide de la communauté de Sant’Egidio à Rome le 19 juin dernier, occupent largement la Une de la presse centrafricaine de ce mercredi. Le Cardinal Nzapalaïnga dément avoir signé l’accord de Sant’Egidio pour la paix en Centrafrique, titre le journal L’Expansion rejoint dans cette position par L’Hirondelle un autre quotidien de Bangui qui affiche à sa Une : « Les évêques démentent avoir envoyé un émissaire aux négociations de Rome ». Pour ces journaux, Godfroy Mokamanandé qui a apposé sa signature au bas de l’accord au nom de la conférence épiscopale de la RCA, a été désavouée. Les évêques ont pendant leur rencontre au diocèse de Kaga Bandoro...
(AFP 27/06/17)
Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, président de la Conférence épiscopale centrafricaine (CECA), a déclaré n'avoir mandaté personne à Rome pour la signature d'un accord de paix entre groupes armés, alors qu'un des signataires s'est réclamé de la CECA. "Tout en saluant tous les efforts en faveur du rétablissement de la cohésion sociale en République centrafricaine (...) la CECA et son Eminence Dieudonné Cardinal Nzapalainga tiennent à préciser que Son Eminence n'a mandaté personne pour le représenter et prendre des engagements en son nom", explique le prélat dans un communiqué parvenu mardi à l'AFP. Le texte dénonce le fait qu'"un des signataires s'est présenté comme l'émissaire de S.E. Dieudonné Cardinal Nzapalainga", sans préciser qui était ce signataire. Le 19 juin, 13 groupes...
(AFP 27/06/17)
La justice tchadiennes a annoncé le gel des avoirs et biens au Tchad d'Abdoulaye Hissene, un chef du groupe armé centrafricain Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), a déclaré samedi le ministre tchadien de la Justice. "Les fonds et avoirs financiers, directs ou indirects, d'Abdoulaye Hissene sur le territoire national ont été gelés", a indiqué à l'AFP le ministre, Ahmat Mahamat Hassan sans préciser ce que le milicien pouvait posséder au Tchad. "Le gouvernement prend aussi toutes les mesures interdisant l'entrée ou le passage en transit de ce dernier sur [le] territoire", a-t-il ajouté.
(La Croix 27/06/17)
Archevêque de Bangui, en Centrafrique, le cardinal Dieudonné Nzapalainga dément avoir mandaté quiconque pour signer en son nom un « accord politique pour la paix en République centrafricaine » sous l’égide de la communauté de Sant’Egidio. Le cardinal Dieudionné Nzapalainga n’a jamais signé ou fait signer l’« accord politique pour la paix en République centrafricaine ». Quelques jours après la publication par la communauté de Sant’Egidio d’un texte de dix pages entendant mettre un terme aux violences en Centrafrique, l’archevêque de Bangui dément formellement l’avoir paraphé. La signature d’un certain Godefroy Mokamanede, présenté comme étant le « représentant du cardinal Nzapalainga », figure sur le document. Mais dans un communiqué publié le 22 juin, le cardinal centrafricain précise qu’il n’a...
(AFP 27/06/17)
Un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine a été tué vendredi par des inconnus armés à Bangassou, ville du sud-est du pays où des affrontements meurtriers ont opposé en mai des groupes armés aux Casques bleus de la Minusca, a annoncé lundi la Croix-Rouge. Joachim Ali a été tué vendredi soir dans les locaux de la Croix-Rouge à Bangassou, a indiqué dans un communiqué la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en appelant une nouvelle fois les groupes armés qui sévissent en Centrafrique à respecter "la neutralité et l'impartialité" de la Croix-Rouge. Le communiqué n'a pas précisé les circonstances du meurtre du volontaire centrafricain de l'organisation.

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