Samedi 24 Février 2018
(APA 22/01/18)
Le Cameroun envisage de mettre sur pied une méga technopole agro-industriel de 405 hectares dans l’optique de servir de « grenier » aux pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et du Nigeria, a annoncé lundi le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (MINDMITD) Ernest Gbwaboubou. « Je puis vous rassurer que le gouvernement, avec l’appui technique de l’ONUDI, vient de boucler le plan directeur de la première technopole agro-industrielle à ériger sur 405 hectares dans la région du Centre, département de la Haute Sanaga, arrondissement de Nkoteng, dans le village Ouassa Babouté », a-t-il déclaré. L’objectif à travers ce projet, dans le cadre du nouveau Plan directeur d’industrialisation (PDI), est d’aller à...
(RFI 20/01/18)
En Centrafrique, deux ressortissants congolais, détenus depuis juin dernier à Bangui, se sont évadés mercredi 18 janvier. Freddy Libeba et Alexandre Mitshiabu du mouvement politico-militaire FCCPD de John Tshibangu avaient été arrêtés sur des soupçons de recrutement de mercenaires et de contacts avec certains groupes armés centrafricains. En Centrafrique, il faisaient l'objet d'une information pour association de malfaiteurs. Les deux Congolais étaient détenus au Camp de Roux à Bangui, réputé plus sûr que la prison de Ngaragba ...
(AFP 19/01/18)
APA-Bangui(Centrafrique) - Le calme est revenu ce jeudi au marché Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui après les violences qui ont opposé mercredi deux groupes armés qui sévissent dans la zone. La circulation n’a pas repris dans la zone. Les boutiques et autres points de vente ne sont pas encore ouverts au public ce jeudi, a constaté APA. Ces violences ont surgi lors d’un match de football pendant lequel un joueur a largué une grenade dans un camp adverse entrainant plusieurs blessés parmi des personnes qui étaient présentes sur l’aire de jeu.
(Xinhua 19/01/18)
Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), un groupe armé en Centrafrique, a nommé des rebelles comme officiers et agents devant servir dans la police et la gendarmerie dans la ville centrafricaine de Bria (centre-nord), chose jugée "inadmissible" par la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA, a appris Xinhua jeudi auprès de son porte-parole, Vladimir Monteiro. "Il est hors de question qu'un groupe armé se substitue aux autorités légitimes", a déclaré M. Monteiro, proposant aux groupes armés "d'intégrer le processus du dialogue initié par le chef de l'Etat centrafricain Faustin-Archange...
(RFI 18/01/18)
« La situation en République centrafricaine se détériore. Le comportement des belligérants doit changer ». Un cri d’alarme lancé par le CICR dont le président, Peter Maurer, a terminé mardi soir une visite de quatre jours en Centrafrique. Il a rencontré le président Faustin Archange Touadéra, des membres du gouvernement, des travailleurs humanitaires ainsi que plusieurs représentants de groupes armés. Peter Maurer s’est aussi rendu à Kaga Bandoro dans le nord et à Bambari dans le centre du pays. Il est l'invité de RFI. « La situation est loin d’être stable en Centrafrique. On vient de voir une recrudescence de la violence au nord-ouest, région qu’on croyait plus stable dernièrement. Une situation qui demande une réponse humanitaire immédiate » Lire...
(Agence Ecofin 18/01/18)
De bonnes nouvelles en provenance de la République du Congo, pourraient être le souffle supplémentaire dont a besoin la Communauté Economique et Monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC), qui fait face à de gros défis de réserves de change. Le pays a annoncé que sa production pétrolière augmentera à 300 000 barils par jour. Cette augmentation de production, couplée à la tendance haussière que connait le prix de cette matière première, annonce une amélioration de la position extérieure du Congo et partant, celle de la sous-région dans son ensemble. Avec la baisse des prix du pétrole survenue vers la fin 2014, la CEMAC a vu ses réserves chuter, plombées par une politique de décaissements faciles de la BEAC au profit d'une économie...
(AFP 17/01/18)
Au moins deux personnes ont été blessées par l'explosion d'une grenade mercredi au quartier musulman de Bangui, lors d'une altercation entre un groupe d'autodéfense et des personnes non identifiées, a-t-on appris de sources concordantes. "C'est une blessure par éclats de grenades, on voit les éclats de grenade sur les radios", a déclaré à l'AFP un médecin chirurgien du complexe pédiatrique s'occupant d'un enfant blessé, en montrant les radios. "Des adultes ont été évacués sur l'hôpital communautaire de Bangui" a-t-il ajouté. Sur place, un correspondant de l'AFP a constaté la présence d'au moins un autre blessé par éclats de grenade. L'attaque à la grenade a été confirmée par l'AFP de source diplomatique occidentale...
(AFP 16/01/18)
La ville de Paoua, dans le nord-ouest de la Centrafrique, où les déplacés sont aujourd'hui plus nombreux que les habitants, est en proie à une grave crise humanitaire, après plusieurs semaines de combats entre groupes armés. "Si tout se passe bien et que les combats cessent, la crise ne sera pas résolue avant plusieurs mois", prévient d'emblée Jean Ospital, coordinateur de l'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) à Paoua, conscient de l'ampleur des besoins pour les milliers de personnes qui ont trouvé refuge à Paoua. Selon le bureau humanitaire de l'ONU, Ocha, ils sont plus de 60.000 à être arrivés en quinze jours à peine dans cette ville qui compte normalement 40.000 habitants. Ils fuient les combats entre deux groupes armés...
(RFI 16/01/18)
La justice française a ordonné en fin de semaine passée un non-lieu dans l'enquête sur les accusations de viols en Centrafrique entre 2013 et 2014 portées par des enfants contre des soldats français, faute d'avoir pu établir leur implication. Après quatre ans d'enquête, cette décision était attendue depuis longtemps et elle a un goût amer pour les parties civiles, alors que cette affaire avait éclaboussé la force Sangaris, déployée en 2013 pour mettre fin au chaos qui régnait alors en Centrafrique. L'affaire avait fait du bruit en 2015, lorsque le quotidien britannique The Guardian avait révélé l'existence d’une note interne des Nations unies sur les auditions de six enfants âgés de 9 à 13 ans. Ces enfants dénonçaient des viols...
(AFP 15/01/18)
Lorsque le convoi de l'ONU arrive à Bedaya 1, aucun enfant n'accourt comme il est d'usage. Aucun adulte non plus. Pas âme qui vive dans ce village à une vingtaine de km au nord de Paoua, localité du nord-ouest de la Centrafrique, à part quelques chiens faméliques au pelage clairsemé. Tout le monde a fui les combats qui font rage depuis des semaines. Les maisons en briques de terre sont vides. Des tabourets renversés et quelques ustensiles de cuisine abandonnés autour des cendres d'un récent feu témoignaient, samedi dernier, de la précipitation dans laquelle les habitants sont partis...
(AFP 15/01/18)
Trois ans après des accusations de viols d'enfants en Centrafrique visant des militaires français, la justice française a écarté la perspective d'un procès au terme d'une enquête délicate qui laisse des questions en suspens et des parties civiles déçues. Conformément aux réquisitions du parquet de Paris, les juges ont rendu jeudi un non-lieu dans ce dossier clos sans aucune inculpation, a-t-on appris lundi de source judiciaire. Révélées en 2015, les accusations avaient terni la réputation de l'armée française déployée dans le pays sous égide de l'ONU pour restaurer la sécurité après des mois de violences interconfessionnelles.
(AFP 15/01/18)
Les évêques de Centrafrique ont demandé aux groupes armés qui règnent dans une grande partie du pays de "déposer les armes sans condition", à l'issue de la session ordinaire de la conférence épiscopale de Centrafrique dimanche à Bangui. "Au nom de Dieu, nous demandons aux groupes armés de déposer les armes sans condition", afin de "mettre fin aux crimes de tout genre et aux souffrances de nos compatriotes, aux pillages des ressources naturelles et aux dysfonctionnement de l'Etat", ont lancé les évêques lors d'une messe dans la cathédrale de Bangui.
(AFP 15/01/18)
"Avec mes camions, je peux aller vendre dans la moitié de la Centrafrique", explique Omar Garba, un des principaux marchands du nord du pays. Outre la route commerciale qui passe par le Cameroun, un autre circuit parallèle approvisionne une large partie de la Centrafrique en nourriture et armes, via le Soudan et malgré les zones de combats. A Birao, il est un notable connu de tous. Avec ses six camions, sa maison en dur et l'entreprise la plus prospère de la région, Omar Garba a un circuit bien rôdé: ses camions partent acheter savon, huile, essence, sodas, et quantité de biens de consommation au Soudan.
(RFI 15/01/18)
A Paoua, en RCA, la situation s'aggrave de jour en jour. Les déplacés qui fuient les récents combats entre deux groupes armés de la région arrivent en masse dans cette petite ville. Ils seraient plusieurs dizaines de milliers aujourd'hui et le manque de nourriture, d'eau et de capacités de soins se fait cruellement sentir. Même si les affrontements ont baissé d'intensité ces derniers jours, les déplacés continuent d'arriver, explique Gwenola François, cheffe de mission pour Médecins sans frontières (MSF) qui vient de passer plusieurs jours dans la zone. L'accès à l'eau est notre problème principal. Lire sur: http://www.rfi.fr/afrique/20180115-rca-camp-refugies-deplaces-paoua-manq...
(RFI 13/01/18)
Les audiences se sont terminées plus rapidement que prévu dans le procès en appel de Jean-Pierre Bemba. La Cour pénale internationale (CPI) avait prévu cinq jours, il n'en aura fallu que trois pour entendre les différents points de vue sur les points d'appel de la défense comme de l'accusation. Pour rappel, l'ancien vice-président congolais avait été condamné à 18 ans de prison pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Centrafrique. On ne connait pas encore la date à laquelle la chambre d'appel va rendre son verdict. Le parti de Jean-Pierre Bemba, le MLC, n'a jamais compris la condamnation dont a fait l'objet son président et dénonçait un procès politique, un acharnement contre un homme qui n'est pas...
(RFI 13/01/18)
En Centrafrique, le procès de Rodrigue Ngaïbona, alias Andilo, a repris vendredi 12 janvier à la cour criminelle de Bangui. L'ancien chef de milice anti-balakas est poursuivi pour cinq chefs d'accusation. Depuis jeudi, c'est le premier, l’accusation d’assassinat qui fait l'objet des débats à la cour. Vendredi, les parties civiles et les témoins ont été entendus. « Les témoignages entendus sont accablants » a confié au téléphone à RFI, Marta Riggio, représentante de la Fédération internationale des droits de l'homme, partie civile dans le procès d’Andilo, Rodrigue Ngaïbona de son vrai nom. Toute la matinée se sont succédé à la barre les familles des victimes et des témoins oculaires des assassinats qu'aurait perpétrés Andilo. Il est accusé notamment d'avoir exécuté...
(RFI 12/01/18)
En Centrafrique, le procès de Rodrigue Ngaïbona, alias Andilo, a repris ce jeudi 11 janvier à la cour criminelle de Bangui. Un procès en forme de test pour l'institution judiciaire centrafricaine qui peine à se relever. L'ancien chef de milice anti-balaka est poursuivi pour cinq chefs d'accusation dont assassinats, viols aggravés, et association de malfaiteurs. Dans une ambiance parfois agitée, la cour s'est penchée sur le chef d'assassinats ce jeudi. C'est un procès très suivi. Retransmis à la radio, les débats sont aussi diffusés sur des haut-parleurs à destination des dizaines de curieux massés devant la salle d'audience, sous l'œil d'un imposant dispositif de sécurité : Casques bleus, militaires et gendarmes. Au sein de la foule, de nombreux supporters d'Andilo...
(APA 11/01/18)
APA-Bangui (Centrafrique) - Le Maire de Poundjio (est de la Centrafrique) et son épouse ont été assassinés dans la nuit de lundi à mardi par des éléments supposés appartenir aux anti balakas qui accusent cette autorité d’être de connivence avec leurs ennemis les ex-sélékas. Les assaillants ont aussi incendié plusieurs maisons dans la localité provoquant la débandade des habitants dont beaucoup ont trouvé refuge en brousse et à Bokolobo, une localité située à 60 km de là. Ces habitants de Poundjio réfugiés à Bokolobo ont décrit une catastrophe sans pareille dans leur localité car ce groupe armé a non seulement pillé mais aussi saccagé le village. Signalons que la ville de Poundjio est située au bord de la route menant...
(APA 11/01/18)
APA-Bangui (Centrafrique) - Le ministre centrafricain de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, a rassuré ce mercredi à Bangui la population de Paoua, une ville du nord-ouest de Centrafrique en proie aux affrontements entre groupes armés, que le gouvernement et ses partenaires ont pris les dispositions nécessaires pour leur assurer la sécurité et distribuer des vivres aux déplacés dont le nombre a atteint déjà 50.000 personnes. Selon le ministre de la Sécurité publique, le gouvernement a fait entendre raison aux groupes armés qui se battent pour le contrôle de la ville de Paoua où des milliers d’habitants des villages qui l’entourent, se retrouvent pour se mettre à l’abri des exactions des groupes armés. Le ministre a expliqué que...
(RFI 11/01/18)
Le flux de déplacés arrivant à Paoua ne se tarit pas. Les affrontements, qui opposent deux groupes armés pour le contrôle des routes et des couloirs de transhumance, provoquent depuis des semaines l'exode de dizaines de milliers d'habitants venus des zones rurales vers la ville. En quelques semaines, sa population a triplé. Les zones rurales entourant Paoua constituaient autrefois le grenier du pays. Mais depuis des semaines, de nombreuses localités de cette région se sont vidées de leur population. Près de 60 000 personnes sont arrivées à Paoua, qui comptait auparavant 20 000 habitants.

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