Vendredi 22 Septembre 2017
(Le Monde 11/09/17)
En dehors de la capitale, le pays, sans armée ni police ni système judiciaire, est sous le joug des bandes armées. Et les acteurs les plus influents sont divisés sur les moyens de parvenir à la paix. Un risque de génocide plane sur la Centrafrique. Par deux fois, un ­cadre des Nations unies, le secrétaire général adjoint pour les ­affaires humanitaires, Stephen O’Brien, a lancé cette alerte au mois d’août : il a en effet évoqué des « signes avant-coureurs » montrant que le pire pourrait être commis dans ce pays. Déjà, fin 2013, Laurent Fabius, alors ministre des affaires étrangères, avait parlé d’une nation « au bord du génocide », sans indiquer quelle communauté était en danger d’extermination. Dans...
(Reuters 11/09/17)
GENEVE (Reuters) - Les violences ethniques en Centrafrique risquent de mener à un conflit majeur si rien n'est fait pour désarmer les rebelles et les miliciens, préviennent des experts de l'Onu dans un rapport publié vendredi. Le pays est en proie à des violences depuis le renversement du président François Bozizé en 2013, chassé par des rebelles musulmans. Les affrontements entre d'anciens rebelles de la Séléka et des milices chrétiennes anti-balaka ont fait plusieurs milliers de morts, et un cinquième de la population de Centrafrique a été déplacée. Le groupe de travail des Nations unies sur les mercenaires et les combattants étrangers estime que le risque est élevé que la situation dégénère en conflit si les groupes de combattants étrangers,...
(Xinhua 11/09/17)
BANGUI, (Xinhua) -- De nouveaux affrontements entre factions rivales du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane, ont été signalés à Bria (centre-est), selon une source locale jointe vendredi au téléphone par Xinhua. C'est le désarmement de deux éléments de la faction d'Abdoulaye Hissein, qui se sont aventurés dans un périmètre contrôlé par les hommes d'Ali Ousta, un proche d'Azor Kalité, chef de l'autre faction rivale du FPRC, sous le prétexte d'une visite familiale, qui a mis le feu aux poudres, a-t-on indiqué de même source. D'après un communiqué de Médecins sans frontières (MSF) qui opère dans cette localité et repris par Radio Ndéké Luka, deux jours de combats ont fait une dizaine...
(Xinhua 11/09/17)
BANGUI, (Xinhua) -- Le ministère centrafricain de l'Agriculture a reçu de la Chine un don en matériel informatique composé d'une vingtaine d'ordinateurs, ainsi que des climatiseurs et des fournitures de bureau, a annoncé vendredi Aimé Amoudou, directeur de cabinet du ministère. Ce don prend en compte les besoins de trois directions générales du ministère de l'Agriculture, ainsi que les agences de tutelle que sont l'Agence centrafricaine de développement agricole (ACDA) et la cellule coton, a-t-il précisé à la presse. Le mois dernier, dans le but d'améliorer les prestations dans les administrations locales, le gouvernement chinois, via son ambassade à Bangui, avait déjà livré plusieurs ordinateurs, des climatiseurs et des fournitures de bureau au gouvernement centrafricain. Ce don avait été remis...
(La Tribune de Genève 11/09/17)
Le nouveau chef des opérations de maintien de la paix à l'ONU veut «tourner la page» des Casques bleus impliqués dans des abus sexuels. Il a aussi dit vendredi à Genève qu'il demandera de «modestes renforts» en Centrafrique et que 150 gardes seront déployés en Libye. Contingent retiré «Nous avons une politique beaucoup plus forte» contre les violences sexuelles, a dit devant la presse le Français Jean-Pierre Lacroix. Il faut désormais «s'assurer réellement de sa mise en oeuvre», a ajouté le sous-secrétaire général de l'ONU. L'attitude des Casques bleus responsables d'abus en Centrafrique a «été scandaleuse», mais «des dizaines de milliers» de leurs collègues «font bien leur travail» dans le monde, a-t-il dit. Fin décembre dernier, une enquête interne des...
(Autre média 11/09/17)
En Centrafrique, la Mission des Nations-Unies sera renforcée en septembre par quelque 750 soldats Camerounais, un chiffre insuffisant, selon Amnesty International au moment où les foyers d’insécurité demeurent nombreux, provoquant le déplacement croissant des civils, dont le nombre a atteint un demi-million de déplacés intérieurs. Le principal facteur d’insécurité est la persistance des groupes armés et l’apparition de nouveaux mouvements, comme celui du Rassemblement des Républicains. Le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Montéiro, a d’ailleurs déploré mercredi l’intrusion de ce groupe armé, dont l’apparition intervient au moment où le gouvernement tente de mettre en œuvre le projet pilote de désarmement (DDRR). L’annonce de la naissance du Rassemblement des Républicains a suscité les préoccupations de la MINUSCA. Vladimir Montéiro a été...
(AFP 08/09/17)
De violents combats ont secoué Bria, dans l'est de la Centrafrique, jeudi, faisant au moins un mort et 53 blessés, selon un premier bilan de l'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) transmis vendredi à l'AFP. "Des violents combats ont à nouveau secoué la ville de Bria le 7 septembre", a annoncé MSF, qui explique avoir pris en charge 25 blessés à l'hôpital de Bria, et 28 à la clinique d'un site de déplacés, dans laquelle une personne est décédée. Selon Eusebe Gonayo, habitant de Bria joint...
(AFP 08/09/17)
"Viols, tueries, destructions": la population de la province de la Basse-Kotto dans le centre de la Centrafrique subit "une flambée terrifiante" de violences, dénonce l'ONG Amnesty International dans un rapport publié vendredi. Dans cette province, "des femmes sont violées, des hommes sont tués, des villages sont détruits et la force de maintien de la paix des Nations unies s'avère incapable d'enrayer ces violences", affirme dans un communiqué Joanne Mariner, conseillère principale sur la réaction aux crises à Amnesty International. L'ONG pointe du doigt...
(La Croix 07/09/17)
Dans un entretien publié par le journal Afrique-Asie le 30 août, l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, s’est prononcé sur les exactions commises milices anti-balakas. Dans une publication datant du 30 août, le périodique Afrique-Asie retranscrit un entretien avec Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui et l’imam Oumar Kobine Layama, président de la Communauté islamique centrafricaine. Les deux leaders religieux forment, avec le pasteur protestant Nicolas Guérékoyamé Gbangou, la Plateforme des confessions religieuses centrafricaines.
(AFP 07/09/17)
Quelque 25.000 personnes ont fui de récentes violences en Centrafrique en se réfugiant dans une zone isolée du nord de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué mercredi un responsable humanitaire des Nations unies. Ces réfugiés ont fui des affrontements entre des groupes armés non identifiés début septembre à Zémio, à quelque 733 km à vol d'oiseau au sud-est de la capitale Bangui, sur la frontière avec la RDC. Ils se trouvent "dans un endroit vide de toute autorité. Il n'y a pas de réseau, pas de route", a expliqué à l'AFP Joseph Inganji, directeur pour la Centrafrique du Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha). "L'église a été saccagée à Zémio. Un groupe armé occupe l'évêché",...
(Radio Vatican 07/09/17)
La République Centrafricaine subit depuis plusieurs mois une recrudescence d'affrontements entre groupes armés, avec en ligne de mire le contrôle des ressources naturelles et des zones d'influence. Le pays de 4,5 millions d'habitants a basculé dans la guerre civile en 2013 après le renversement du président François Bozizé par les groupes armés de la Séléka, affirmant défendre les quelque 20% de musulmans de Centrafrique, et entraînant une contre-offensive des milices anti-balaka, des milices majoritairement chrétiennes. Des affrontements opposent régulièrement les deux camps. Dans le diocèse de Bangassou, l’évêque Mgr Munoz a pris sous son aile quelque 2000 musulmans, directement menacés par les miliciens et hébergés dans la cathédrale. Au cours de l’été, plusieurs dizaines de morts ont été recensés. Lire...
(RFI 06/09/17)
En Centrafrique, le projet pilote du DDR est désormais engagé. En théorie, 560 combattants appartenant aux 14 groupes du pays commencent à déposer les armes en vue de se réintégrer dans la vie civile ou dans l'armée. Mardi 5 septembre, une vingtaine d'ex-Seleka sont partis remettre une partie de l'arsenal. C'est avec ferveur que les combattants montent dans le bus qui les amène à l'annexe de la Minusca. Sur le trajet, ils entonnent des chants victorieux, armes vides à la main. A leur arrivée, ils remettent leur arme qui est immédiatement sécurisée par une société privée. L'arme est ensuite étiquetée, référencée, mise à l'abri dans un conteneur pendant que l'ex-combattant se fait enregistrer...
(Afrique sur 7 06/09/17)
Les autorités en Centrafrique en veulent au chef tortionnaire de l’ex-Séléka, aujourd’hui chef du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) , Mohamedi Bahar, pour avoir torturé le père Roberto originaire de la Pologne. Le chef du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), Mohamedi Bahar, cacique de l’ex-Séléka est en ce moment l’objet de multiples accusations de cas de tortures sur des personnes dont le père polonais Roberto. Pour rappel, le père Roberto avait été enlevé avec la première responsable de la ville de Ndim (la Maire) en Centrafrique, précisément dans la partie Nord-ouest. Ce kidnapping avait fait couler beaucoup d’encre et de salive, mais l’affaire n’ayant pas eu de suite éclairée, a été ramenée au grand jour ces jours-ci. Accusé,...
(Xinhua 06/09/17)
BANGUI, (Xinhua) -- Le Rassemblement des républicains (RDR), mouvement politico-militaire centrafricain créé la semaine dernière à l'initiative d'un chef des milices anti-balaka autrefois allié de la séléka, vise à combattre les mercenaires qui ont infiltré l'ex-rébellion et qui commettent plus d'affliction au sein de la population centrafricaine, a ppris mardi Xinhua du porte-parole du mouvement Junior Kénguémba. Selon certains, les mercenaires de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) pourraient être les auteurs du massacre des civils centrafricains et de l'incendie de leurs cases. En réponse, des membres d'ex-séléka supposés modérés du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) ont fusionné avec des anti-balaka avec l'ambition de repousser les positions de Ali Darass, le leader affiché de l'UPC, dans...
(Xinhua 05/09/17)
BANGUI, (Xinhua) -- La situation sociale et sécuritaire continue de se dégrader dans la partie est de la Centrafrique, notamment dans les villes de Bria (centre-est) et de Zémio (sud-est), théâtres d'affrontements meurtriers en juin dernier. A Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, à plus de 500 kilomètres de la capitale Bangui, de nouvelles tensions ont éclaté entre deux factions rivales de l'ex-rébellion séléka, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) d'Abdoulaye Hussein et l'autre branche du même mouvement dirigée par Azor Kalité, suite à l'entrée dans la ville des renforts du premier depuis la ville voisine d'Ouadda, selon un témoin. En outre, le vol d'une moto en milieu de journée par l'une des factions...
(Xinhua 05/09/17)
BANGUI, (Xinhua) -- A travers une charte dénommée Conseil des Leaders Politiques et Sociaux, en abrégé CLPS, signée le dimanche 3 septembre 2017 à Bangui et dont Xinhua a été témoin, douze leaders des partis politiques se sont imposés les élections comme seul moyen de conquête du pouvoir. En plus de ce principe, la charte a préconisé l'implication des signataires dans la recherche des solutions aux crises qui secouent la République Centrafricaine presque tous les dix ans. D'après Raymond Adouma, un des leaders politiques qui a présidé les échanges et la signature de la charte, "le Conseil des Leaders Politiques et Sociaux est la conséquence des réflexions des leaders politiques sur la situation générale de la République Centrafricaine" . Toujours...
(La Voix de l'Amérique 05/09/17)
En Centrafrique, un prêtre catholique et une autorité locale ont été pris en otage avant d'être remis en liberté. Le père Roberto, de nationalité polonaise, et la maire de la ville de Ndim, dans le nord-ouest de la Centrafrique, ont été enlevés et séquestrés dimanche par une faction ex-séléka. Tout serait parti d'une histoire non encore élucidée entre un prêtre et un habitant de la ville. Selon des sources locales, le général ex-séléka faction MPC, dénommé Bahar, s'en est mêlé, puis a enlevé et torturé le religieux catholique et la maire de la ville. "C'est lui-même en personne qui les a pris en otage, et les a emmenés dans la brousse", raconte Bernard Dillah, Député de la région. Ces accusations...
(RFI 05/09/17)
La rencontre des ministres de la RCD, la RCA et le Soudan du Sud a eu lieu à Kinshasa. Pendant trois jours, les participants ont abordé des questions sécuritaires, humanitaires et commerciales. En conclusion, les trois parties ont marqué leur satisfaction face à l'évolution positive de la situation dans les trois pays. Souveraineté des Etats et non-ingérence dans les affaires internes, les délégations de la RDC, de la RCA et du Soudan du Sud ont insisté sur ces deux points, autant qu'elles ont dénoncé les sanctions unilatérales...
(APA 05/09/17)
APA-Douala (Cameroun) - Quelque 750 soldats Camerounais choisis pour être déployés en République centrafricaine dans le cadre de la Mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) viennent d’achever leur formation de pré-déploiement à Douala en présence des représentants des Etats-Unis qui ont financé ladite formation, a constaté APA mardi dans la métropole économique du Cameroun. Le déploiement de cet autre contingent de soldats camerounais en Centrafrique devrait intervenir courant septembre, après le report du mois d’août, ont renseigné des sources proches du ministère de la Défense (MINDEF). Etalée sur 10 semaines, cette formation était essentiellement axée sur les combats aux armes de petits calibres et aux armes lourdes, à la défense du camp de base, à la...
(Xinhua 05/09/17)
BANGUI, (Xinhua) -- Le ministre centrafricain de l'Intérieur, de la Sécurité publique et de l'Administration du territoire, Jean-Serge Bokassa, a annoncé dimanche qu'une réunion tripartite, à laquelle il a participé, avait été organisée en août dernier en République démocratique du Congo (RDC), avec les autorités du Soudan du Sud, de la RDC et de la République centrafricaine (RCA). Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des trois pays ont également pris part à cette rencontre, qui était, selon M. Bokassa, axée sur "la problématique des frontières, de la sécurité et de la crise humanitaire". Considérant les conclusions de cette réunion stratégiques, les autorités concernées refusent d'en livrer le contenu. Toutefois, un tour d'horizon des problèmes sécuritaires impliquant les...

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