Dimanche 22 Avril 2018
(Jeune Afrique 10/03/18)
Facinet Sylla, économiste et ancien directeur de la banque centrale de Guinée, plaide pour une monnaie commune dépouillée des poids symboliques que sont son nom et la présence d'officiels français au sein de ses instances de gouvernance. Tribune. Jamais le débat sur le franc CFA, cette monnaie commune à huit pays d’Afrique de l’Ouest (UEMOA) et à six pays d’Afrique centrale (Cemac), n’aura atteint un tel niveau. Ses partisans font l’éloge de la stabilité macroéconomique qu’il sous-tend, tandis que ses détracteurs y voient un moyen d’asservissement de l’ex-puissance coloniale. Sans verser dans une polémique passionnelle, et parfois stérile, nous plaidons pour un franc CFA débarrassé de ses poids symboliques, à commencer par la dénomination « Franc de la communauté financière...
(AFP 09/03/18)
Le Gabon a annoncé jeudi son intention de retirer ses quelques 450 soldats de la mission de l'ONU en Centrafrique, la Minusca, selon un compte-rendu du Conseil des ministres. "Le ministre (de la Défense) a sollicité l'accord du Conseil des ministres pour le retrait des forces gabonaises de la République centrafricaine eu égard au retour progressif de la paix et de la stabilité dans ce pays frère", dit le texte, indiquant que le Conseil des ministres a instruit aux ministères concernés d'entreprendre les démarches relatives à ce retrait. Le Gabon, qui dispose de 444 soldats déployés au sein de la Minusca, a participé à la force de l'ONU en Centrafrique depuis son lancement, en 2014. Lundi, le président centrafricain, Faustin-Archange...
(APA 09/03/18)
APA-Libreville (Gabon)- Le gouvernement gabonais a annoncé le retrait de ses soldats présents au sein des différentes forces de maintien de la paix en République centrafricaine (RCA) qui se sont succédé depuis 1997, date du déclenchement de la crise armée dans ce pays d’Afrique centrale, informe le communiqué du Conseil des ministres de jeudi. «Le Ministre a sollicité l’accord du Conseil des ministres pour le retrait des Forces Gabonaises de la République Centrafricaine. Le Conseil des ministres tout en prenant acte, a instruit les ministres des Affaires étrangères et de la Défense nationale d’entreprendre les démarches appropriées, pour engager avec les partenaires concernés le calendrier de démobilisation de nos Forces dans les délais raisonnables», précise notre source. Libreville justifie sa...
(AFP 09/03/18)
APA-Bangui (Centrafrique)- Au terme d’une marche à travers laquelle elles ont célébré la Journée Internationale de la Femme 2018, les femmes Centrafricaines ont remis, jeudi, un mémorandum au Chef de l’Etat, l’invitant à ramener la paix dans le pays. Dans le document, les femmes demandent au président Touadéra de ramener la paix en RCA et d’appliquer les différentes lois et autres textes qui améliorent leurs conditions de vie, surtout ceux qui visent l’égalité de genre. Recevant le mémorandum des femmes, le président de la République les a exhortées à travailler elles aussi pour la paix car, dit-il, la femme est garante de la paix. Après, il leur a promis son soutien pour faire appliquer toutes les dispositions législatives qui visent...
(AFP 08/03/18)
La Minusca, la mission de l'ONU en Centrafrique, a déclaré prendre "très au sérieux" les accusations portées par un évêque sur des abus sexuels commis par des Casques bleus, selon un communiqué reçu jeudi par l'AFP. La Minusca, selon les termes du communiqué, "prend très au sérieux les allégations d'abus sexuels commis par ses troupes qui ont été faites par l'évêque de Bangassou, Monseigneur Aguirre, dans un journal espagnol". Les Casques bleus "ont abusé et ont laissé enceintes de nombreuses jeunes" à Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique, avait déclaré début mars Mgr Juan José Aguirre à la radio espagnole ABC.
(AFP 08/03/18)
La chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté jeudi l'appel de l'ex-chef de guerre et vice-président de RDC Jean-Pierre Bemba, condamné à un an de prison pour subornation de témoins dans le cadre de son procès pour crimes de guerre, et ordonné une nouvelle peine d'emprisonnement. L'ancien homme d'affaires de 55 ans avait été condamné en juin 2016 à 18 ans de prison pour une vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique, entre octobre 2002 et mars 2003. Celui qui est surnommé le "Mobutu miniature" avait été reconnu coupable en octobre de la même année d'avoir corrompu 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité...
(Jeune Afrique 08/03/18)
La chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) n'a pas donné droit à l'appel de Jean-Pierre Bemba contre sa condamnation, fin mars 2017, à 12 mois de prison pour subordination de témoins. En 2016, l'ancien vice-président congolais avait été condamné à 18 ans de prison pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. « La chambre d’instance [de la Cour pénale internationale] n’a pas commis d’erreur. » C’est en ces termes que la magistrate argentine Silvia Fernández de Gurmendi, juge présidente de la chambre d’appel de la CPI, a rejeté l’un après l’autre les arguments de Jean-Pierre Bemba tendant à faire annuler sa condamnation à douze mois de prison pour subornation des témoins, prononcée fin mars 2017. En conséquence,...
(AFP 08/03/18)
Le groupe armé Mouvement patriotique pour la Centrafrique vient d'instaurer des mesures contre le "vagabondage sexuel", demandant aux couples musulmans-chrétiens d'officialiser leur union devant un imam, ont annoncé à l'AFP des responsables du MPC. "La Minusca (la mission de l'ONU en RCA) a un dispositif contre les abus sexuels. Nous avons également mis en place notre dispositif. Dans le Coran, le concubinage est considéré comme un adultère. On demande aux couples de respecter ces conditions", a expliqué à l'AFP Amadama Chaïbou, vice-président du groupe armé. Ce dispositif, mis en place mi-février, implique que les couples mixtes musulmans-chrétiens devront officialiser leur union...
(Xinhua 08/03/18)
La Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) ne dispose "d'aucun élément tangible pouvant étayer les accusations" d'exploitation et d'abus sexuels portées contre les Casques bleus dans la ville centrafricaine de Bangassou (sud-est), a déclaré mercredi la mission. Ces accusations avaient été révélées dans un journal espagnol citant l'évêque de la ville de Bangassou, Juan José Aguirre Munos. Dans une note d'information rendue publique mercredi, la MINUSCA a déclaré...
(RFI 08/03/18)
Un document public du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) fait état de dérives extrémistes à Kaga-Bandoro, dans le nord de la Centrafrique, dirigé par le MPC du général Al-Khatim. Des couples issus de religions différentes seraient obligés de se convertir depuis plusieurs semaines. A Kaga-Bandoro, depuis plusieurs semaines, des parents se plaindraient à Al-Khatim que leurs filles ont été sexuellement abusées par certains de ses éléments, qui seraient incontrôlés selon le groupe armé. En réponse à ces plaintes, le MPC, qui contrôle la partie nord de la ville et les axes alentour, exige des jeunes filles qu'elles se marient avec leur agresseur et qu'elles se convertissent à l'islam. En cas de refus, celles-ci sont dépouillées de leurs biens...
(Xinhua 08/03/18)
A la veille de la Journée internationale des femmes, plus de 20.000 femmes ont marché dans la ville centrafricaine de Bangassou (sud-est) pour exiger la paix et la sécurité, a appris Xinhua mercredi d'une source locale. Les manifestantes ont recommandé entre autres le déploiement imminent des Forces armées centrafricaines (FACA), le renforcement de l'effectif des policiers et gendarmes affectés dans la ville et le redéploiement des ONG intervenant dans les secteurs de l'éducation et de la santé. Depuis mai 2017, la ville de Bangassou a été le théâtre d'affrontements entre groupes armés rivaux, provoquant la mort de dizaines d'habitants. De nombreux Casques bleus ont aussi perdu la vie dans cette ville, obligeant le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres,...
(AFP 07/03/18)
Comme chaque matin, Joseph, un paysan centrafricain, enfourche sa moto pour rejoindre son champ de manioc niché dans la brousse luxuriante encerclant la ville d'Obo, à l’extrême sud-est de la Centrafrique. Sa journée commence pleine de menaces: les derniers membres de ce qui reste de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), le redouté groupe armé ougandais de Joseph Kony, rôdent toujours dans la zone, selon des témoignages recueillis par l'AFP. Créée vers 1986 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, la LRA est considérée comme une des rébellions les plus sanglantes au monde. Selon l'ONU, elle a fait plus de 100.000 morts et enlevé plus de 60.000 enfants en Ouganda, au Soudan du Sud, dans le nord-est de...
(Xinhua 07/03/18)
Après de rudes combats ces deux derniers jours, des groupes d'autodéfense ont repris la ville de Rafaï, dans le sud-est de la République centrafricaine (RCA), en détruisant les forces du groupe rebelle peul de l'Union pour le Centrafrique (UPC), a appris Xinhua mardi de sources locales concordantes. Selon le député de la localité, Benjamin Zanga-Bérou, joint au téléphone, "les assaillants (de l'UPC) répartis en quatre groupes avant d'attaquer la ville dimanche dernier ont pillé des boutiques, des écoles et même la paroisse de l'église catholique de la localité". Pour contrer les assaillants peuls, des groupes d'autodéfense de la région ont fait fusion en direction de Rafaï, où ils ont réussi lundi en début d'après-midi à déloger les ennemis, a affirmé...
(AFP 07/03/18)
Avachi sur une chaise près de la gendarmerie d'Obo, dans l'extrême sud-est de la Centrafrique, Patrick Kidega a le regard vide: ce solide gaillard confie à l'AFP avoir été kidnappé à 15 ans en Ouganda par des miliciens de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), une des guérillas les plus sanglantes du monde. "Un soir, en Ouganda, je suis revenu à la maison après l'école et, juste en arrivant, les hommes de la LRA sont sortis de la brousse, ils ont pris tous les gens du village, mes parents étaient ligotés aussi. Ils ont emmené tout le monde en brousse, mais ils n'ont gardé que les enfants", raconte-il aujourd'hui, vêtu d'un maillot du FC Barcelone. Au total, il aura passé...
(Agence Ecofin 07/03/18)
En dehors du Cameroun, l’exploitant forestier Rougier informe dans un communiqué publié le 6 mars, qu’il est aussi en difficulté en République centrafricaine et au Congo. « Ces difficultés opérationnelles ont été accrues par la récente congestion du terminal à containers [de Douala, au Cameroun] qui a conduit son opérateur à en limiter l’accès », se désole Rougier. Par ailleurs, ajoute l’opérateur français, cette situation de congestion a provoqué des tensions de trésorerie persistantes, accentuées par le retard des remboursements des crédits de TVA des filiales opérationnelles africaines. Ce qui a poussé Rougier à initier plusieurs mesures en interne, pour faire face à cette situation. C’est ainsi que des discussions ont été engagées avec les principaux créanciers en France, dans...
(APA 07/03/18)
APA-Bangui(Centrafrique)- Le ministère des Transports de la République centrafricaine, avec l’appui de la MINUSCA, a lancé mardi à Bangui, une campagne de sensibilisation sur la prévention routière, a constaté APA. La campagne qui a pour thème «La route tue et blesse, faisons attention» sera déroulée les établissements scolaires afin d’aider la population à connaitre le Code de la route et à réduire ainsi le nombre d’accidents de route dans le pays. Bangui abrite la première phase de trois mois de la campagne qui sera ensuite étendue à toutes les provinces de la Centrafrique. Selon ses initiateurs, l’objectif de cette campagne est d’inculquer les notions de Code de la route et de la sécurité routière aux conducteurs de taxi-motos, aux chauffeurs...
(APA 07/03/18)
APA-Libreville (Gabon)- La Communauté Economique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) a annoncé, mardi, la création d’un centre régional de lutte contre le terrorisme en Afrique centrale. Le communiqué final des travaux du Conseil des ministres qui s’est achevés dimanche dernier, mais rendu public mardi, informe que la création d’un centre régional de lutte contre le terrorisme a été débattue dans le cadre de la stratégie de sécurisation des intérêts vitaux dans le Golfe de Guinée, ainsi que la mise en œuvre de la convention de Kinshasa sur les armes légères et de petit calibre. Mais avant d’aboutir à la mise en œuvre de la stratégie régionale, les ministres de la CEEAC veulent d’abord procéder à l’activation, à la reconfiguration et...
(Jeune Afrique 06/03/18)
Au nom d'accords de défense liant Bangui et Paris, le 6 mars 2007, des parachutistes français sont envoyés à Birao. Une fois de plus, ils viennent en aide à François Bozizé qui fait face à une rébellion qui préfigure la Séléka. Les opérations aéroportées françaises en Afrique ne sont plus si fréquentes lorsque plusieurs parachutistes français sautent sur Birao, dans le nord-est centrafricain, non loin des frontières tchadienne et soudanaise, ce 6 mars 2007. La dernière remonte à 1978, quand des « paras » sont lâchés au-dessus de Kolwezi, au Katanga. « Les Français ont sauvé Bozizé » Mais ce mois de mars 2007, les Français ont décidé d’agir. Sur le site du ministère de la Défense, on trouve toujours...
(APA 06/03/18)
APA-Libreville (Gabon)- Les présidents gabonais, Ali Bongo Ondimba, et centrafricain, Faustin Archange Touadéra ont décidé, lundi à Libreville, de relancer la grande commission mixte de coopération entre les deux pays, en veilleuse depuis plusieurs années. En visite de travail dans la capitale gabonaise, Faustin Archange Touadéra et son hôte ont échangé sur divers sujets, notamment la coopération bilatérale entre le Gabon et la République centrafricaine, la situation politique et sécuritaire dans ce pays et l’intégration sous régionale. Les chefs d’Etat ont également souligné l’importance de l’unité du continent africain. Tout en remerciant le président gabonais pour le soutien du Gabon à son pays et pour sa présence au sein de la MINUSCA, Faustin Archange Touadéra a émis le souhait de...
(AFP 06/03/18)
Le son des percussions jaillit d'une ruelle en latérite asséchée par l'écrasant soleil de Bangui: quelques badauds s'arrêtent, attirés par le rythme entrainant de musiciens du Ballet national de la République centrafricaine (RCA). Ici, pas d'ethnie ni de religion et la guerre qui ravage ce pays semble bien lointaine. Dans le centre-ville de Bangui, la passion commune des cultures centrafricaines réunit chaque lundi et jeudi après-midi une trentaine d'artistes professionnels, danseurs et musiciens. "C'est pour tous les Centrafricains, même si c'est un chrétien, même si c'est ...

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