| Africatime
Dimanche 26 Février 2017
(Dw-World 25/02/17)
Un an après l'élection du président Faustin-Archange Touadéra, une bonne partie du territoire de la République centrafricaine continue d'être contrôlée par des groupes armés. Certains recrutent même dans des pays de la sous région et se financent sur l'exploitation des richesses minières. Mais que sont devenus les accords de paix et à qui profite cette instabilité? Comment la République centrafricaine se remet-elle des années de crise ayant suivi le renversement en 2013 de l'ex-président François Bozizé? Les compte-rendu d'experts et les récentes déclarations et alertes des organisations internationales...
(AFP 24/02/17)
Le président de la Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, a dénoncé jeudi des projets de mutinerie de la part de militaires qui redoutent leur non-réintégration dans la nouvelle armée centrafricaine, appelant les fomenteurs à "revenir à la raison". "Nous sommes au courant de tout ce qui se prépare dans les quartiers de Bangui, pour qu'il y ait une mutinerie au sein de l'armée", a prévenu le chef de l'Etat dans un entretien à la télévision nationale en sango, langue co-officielle du pays avec le français. "Je pense qu'il est encore temps, pour que ceux qui sont derrière cette mutinerie en préparation reviennent à la raison", a lancé M. Touadéra. "Nous n'avons pas d'armée pour défendre la population qui souffre", a souligné le...
(Xinhua 24/02/17)
YAOUNDE, (Xinhua) -- Le Front populaire pour la renaissance en Centrafrique (FPRC), une coalition formée d'ex-rebelles de la Séléka au pouvoir à Bangui entre mars 2013 et janvier 2014, a annoncé jeudi sa détermination à écraser son rival Ali Darassa et son groupe, l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), retirés de la ville de Bambari (Centre) mardi sous pression des Nations Unies. "Notre objectif reste maintenu. Il s'agit de le [Ali Darassa] faire disparaître. C'est notre ennemi numéro un...
(RFI 24/02/17)
Ali Darass, le chef militaire de l’UPC, a bien quitté la ville de Bambari dans la nuit du mardi 21 février. Une information confirmée par son groupe et par la Minusca, mercredi soir. C'est le résultat de longues négociations avec la force onusienne. Le résultat aussi de la pression militaire que font peser sur l'UPC la Minusca et la coalition menée par le FPRC de Noureddine Adam. Des affrontements meurtriers opposent depuis début février les deux factions issues de l’éclatement...
(Xinhua 24/02/17)
NEW YORK (Nations Unies), (Xinhua) -- La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a réitéré son appel aux groupes armés pour mettre fin aux hostilités dans les préfectures de la Ouaka et la Haute Kotto. "La MINUSCA insiste sur l'impérieuse nécessité pour la coalition du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et l'Unité pour la Centrafrique (UPC) de mettre fin au conflit immédiatement, tel que demandé par le gouvernement et...
(APA 23/02/17)
APA-Bangui (Centrafrique) - La MINUSCA a qualifié de ‘’lâches’’ les attaques perpétrées lundi et mardi contre ses forces déployées à Ndassima et à Ippy, deux localités du centre de la Centrafrique, faisant quatre blessés parmi les forces onusiennes et un mort et un blessé du côté des assaillants qui seraient des éléments de la coalition du FPRC une faction des ex sélékas. « Lundi, ils s’en sont directement pris aux forces internationales qui ont immédiatement riposté, avec un bilan d’un...
(RFI 23/02/17)
En Centrafrique, l'enclavement du pays combiné à la dégradation avancée des routes est un des soucis majeurs de l'absence de développement. La Banque mondiale, en accord avec ses promesses faites à Bruxelles en novembre dernier, finance la maintenance d'un axe important du pays. Ils sont une cinquantaine à pelleter pour creuser des rigoles et boucher les trous de cette piste défoncée. Nous sommes à quelques kilomètres de Kaga-Bandoro, dans le nord du pays et dans plusieurs mois cette ville pourra...
(Journal du Jeudi 23/02/17)
Impliqués dans la résolution de la crise centrafricaine, l’OCI et son envoyé spécial, le Sénégalais Cheikh Tidiane Gadio, ont tenté il y a quelques mois d’amener les différents groupes de l’ex-Séléka à la table des négociations. Après plusieurs déplacements, Gadio est même parvenu à faire signer au FRPC de Noureddine Adam et au MPC du général Mahamat Al Khatim un document dans lequel les rebelles s’engagent à œuvrer pour la paix en échange de portefeuilles ministériels. En septembre 2016, Gadio...
(AFP 22/02/17)
La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a annoncé mercredi avoir obtenu le départ, de la ville de Bambari (centre), d'un chef de guerre tenu pour l'un des responsables des affrontements entre deux factions rivales de l'ex-rébellion Séléka. "Le chef milicien de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Ali Ndarass, vient de quitter Bambari après avoir signé une déclaration, à la suite des discussions menées par la Minusca", a précisé le porte-parole de la Mission onusienne Vladimir Monteiro,...
(APA 22/02/17)
APA-Bangui (Centrafrique) - Le Commercial Bank Centrafrique (CBCA) a été victime de deux détournements dont le premier opéré à l’agence CBCA de Berberati à l’ouest de Centrafrique se chiffre à 400 millions de FCFA et le second à l’agence de Km5 à Bangui s’élève à 63 millions de FCFA, a-t-on appris mercredi de sources proches de la direction l’institution financière. A Berberati, c’est le chef d’agence bénéficiant de la complicité du chef de caisse qui a pris la clé des...
(APA 22/02/17)
APA-Bangui (Centrafrique) - Quarante tonnes de coton fibre sorties de l’usine de Bossangoa (nord de la RCA) ont été exportées en Chine, a annoncé mercredi à Bangui le directeur général de la cellule coton. Selon Ibrahim Hamidou qui s’adressait à la presse, depuis la relance de l’usine, le 3 février dernier, celle-ci a traité 100 cotons graines sur 300 tonnes reçues. Ainsi, sur ces 100 tonnes traitées à des fins d’exportation 40 tonnes ont été acheminées vers la Chine considérée...
(Agence Ecofin 22/02/17)
(Agence Ecofin) - Au cours du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone Cemac qui s’est tenu en Guinée équatoriale le 17 février, Rafael Ntung Nsué, le président de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), a encore décrié la coexistence de deux marchés financiers dans la sous-région. Au cours du raout, le président de la Cosumaf a, une fois de plus, indiqué que la situation du marché financier régional est caractérisée par...
(Jeune Afrique 21/02/17)
Le risque d'un scénario à la somalienne, évoqué dès 2013, n’est toujours pas écarté. Certes, Bangui n’est pas Mogadiscio. Les bandes armées de l’ex-Séléka ne sont pas comparables aux milices shebabs et les razzieurs centrafricains ne sont pas des jihadistes. De nombreux faits montrent néanmoins que les fonctions régaliennes disparaissent inexorablement sur une grande partie du territoire. Il est aujourd’hui admis que près de 60% du territoire national soit sous le contrôle de bandes armées qui prélèvent l’impôt, contrôlent les voies de communication et rackettent la transhumance du bétail. Les appels au secours des religieux et de quelques rares députés restent sans écho.
(AFP 21/02/17)
L'Afrique centrale a fait un petit pas vers la libre-circulation des personnes, un enjeu majeur sur tout le continent et dans cette sous-région en crise surveillée de près par le FMI, avec l'accord de principe du Gabon et de la Guinée-Equatoriale. Les deux présidents, Ali Bongo (Gabon) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale), se sont engagés à "appliquer la libre-circulation intégrale au bénéfice de tous les ressortissants de la Ccommunauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac)", selon le communiqué d'un récent sommet en Guinée équatoriale reçu lundi par l'AFP. Cette mesure devrait profiter aux ressortissants des quatre autres pays de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Tchad)...
(La Tribune 21/02/17)
Nouvellement élu à la tête de la commission de la communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, le gabonais Daniel Ona Ondo qui remplace le congolais Pierre Moussa aura pour mission de réorganiser la libre circulation dans la zone. Il aura aussi à cœurs de faire aboutir les discussions entre l'Union européenne et l'Afrique centrale. Les missions du nouveau président de la commission de la communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (CEMAC), Daniel Ona Ondo sont bien...
(APA 21/02/17)
APA-Bangui (Centrafrique) - Sept commerçants centrafricains qui se rendaient au Cameroun pour s’approvisionner au marché de Mbaïmboum ont été assassinés par un groupe d’individus armés, a-t-on appris mardi des sources sécuritaires. Les malfaiteurs auraient d’abord dépouillé leurs victimes de tous leurs biens et argent avant de les abattre, précisent les mêmes sources, ajoutant que les corps des commerçants ont été remis à leurs parents grâce à l’aide de personnes de bonne foi ayant découvert les cadavres. .Les groupes armés pullulent...
(Agence Ecofin 21/02/17)
(Agence Ecofin) - Ayant pourtant pris acte, le 15 février à Djibloho, de la décision « unilatérale » de l’Union européenne de mettre un terme au processus régional des négociations d’un Accord de partenariat économique (APE), la Cemac, a tout de même décidé, le 17 février, dans la même ville équato-guinéenne, de désigner de nouveaux négociateurs. A cet effet, indique le communiqué final du sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) tenue en...
(APA 21/02/17)
APA-Bangui (Centrafrique) - Le recrutement d’un entraîneur expatrié pour l’équipe nationale de football de la Centrafrique dénommée « les Fauves de Bas Oubangui » est bloqué par la FIFA qui exige de la Fédération centrafricaine le règlement des arriérés de salaire du précédent sélectionneur national, a déclaré, mardi à Bangui, Octave Mahamat Adialo. Selon le président de la commission discipline de la Fédération centrafricaine de football, l’Etat doit à Jules Accorci, le technicien français qui a entraîné la Centrafrique de...
(AFP 20/02/17)
Cinq organisations internationales, dont les Nations unies, l'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA), ont uni leurs voix dimanche contre le regain de violence en Centrafrique en lançant une mise en garde contre les groupes armés. "Les cinq organisations partenaires exigent des belligérants qu’ils cessent immédiatement les hostilités. Elles rappellent que toute attaque contre la population civile, le personnel des Nations unies et des organisations humanitaires est passible de poursuites judiciaires", écrivent-elles dans ce communiqué également signé par la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC)...
(Le Monde 20/02/17)
Pour Nathalia Dukhan, de l’ONG Enough Project, les récompenses accordées aux responsables de violence, comme l’impunité rampante, alimentent un cercle vicieux d’instabilité. « Nous avons évité des massacres de masse, permis un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstitution de l’Etat centrafricain (…) », déclarait le ministre français de la défense, Jean-Yves le Drian en annonçant le succès et la fin de l’opération militaire française, Sangaris, en République Centrafricaine. C’était en octobre dernier et avec ce retrait, l’opération a emporté avec elle l’attention internationale, replongeant la Centrafrique dans l’abime de l’oubli.

Pages