Lundi 21 Août 2017

Le gouvernement centrafricain plaide auprès du Conseil de sécurité de l'ONU pour la poursuite d'un appui international

Le gouvernement centrafricain plaide auprès du Conseil de sécurité de l'ONU pour la poursuite d'un appui international
(Xinhua 17/03/17)

NEW YORK (Nations Unies), (Xinhua) -- Le président de la République centrafricaine (RCA), Faustin Archange Touadéra et le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, ont plaidé jeudi devant le Conseil de sécurité, pour un soutien politique important et le maintien d'une présence "robuste" de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA), afin de consolider les acquis tangibles enregistrés au cours de l'année écoulée dans le pays.

"Nous avons parcouru un long chemin : la période de transition, les élections et la mise en place des autorités nationales légitimes", a affirmé le président centrafricain, en ajoutant : "Notre priorité reste la sécurité et la pacification de l'ensemble du territoire national."

M. Touadéra s'est à ce propos félicité de la décision du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et de la faction antibalaka dirigée par Maxime Mokom de rejoindre le processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement (DDRR).

S'il a salué cette avancée, M. Ladsous a rappelé qu'un désarmement fructueux exigeait l'adhésion de tous les groupes armés et la mise en place d'un accord élargi répondant aux doléances des groupes armés et de la population.

S'agissant du soutien demandé, le président centrafricain a souligné la nécessité "d'un nombre élevé de forces de défense et de sécurité formées, dotées de moyens adéquats et mobilisées sur le terrain aux côtés des forces des Nations Unies qui agissent pour l'instant seules".

M. Touadéra s'est en effet dit préoccupé par la lenteur de la formation assurée par la mission militaire de formation PSDC de l'Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA) aux forces de sécurité nationales.

"Si la situation continue d'évoluer positivement, la MINUSCA n'a pas vocation à s'éterniser en République centrafricaine", a indiqué M. Ladsous. Louant le courage et la lucidité de M. Touadéra, "président de tous les Centrafricains", les membres du Conseil de sécurité ont répondu favorablement à cet appel.

La situation humanitaire demeure en effet critique. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires en RCA (OCHA), plus de la moitié de la population centrafricaine, soit 2,2 millions de personnes, ont besoin d'une assistance alimentaire.

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