Vendredi 15 Décembre 2017

Centrafrique : 60 ex-combattants intègrent les rangs de l'armée

Centrafrique : 60 ex-combattants intègrent les rangs de l'armée
(Xinhua 20/09/17)

BANGUI, (Xinhua) -- Après avoir subi des examens médicaux et des épreuves de vérification et de sélection, 60 anciens combattants de Bangui ont reçu un numéro matricule, leur permettant d'intégrer les Forces armées centrafricaines (FACA), a constaté mardi Xinhua.

Selon la ministre centrafricaine de la Défense nationale et de la Reconstruction de l'armée, Marie-Noëlle Koyara, "l'incorporation des ex-combattants au sein des FACA est à la fois la mise en œuvre des recommandations du Forum de Bangui de mai 2015 et l'aboutissement normal du lancement par le chef de l'Etat centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, du projet pilote DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement), lancé en août dernier".

Mme Koyara a précisé que l'affectation d'un numéro matricule à ces ex-combattants de Bangui ne suffit pas. Ils suivront, dans les prochains jours et ce pour une durée de trois mois, une formation essentiellement militaire mais également axée sur les droits de l'Homme.

Le projet pilote DDRR est suivi de très près par les partenaires de la République centrafricaine, plus précisément la mission onusienne de maintien de la paix MINUSCA et la mission européenne de restructuration des FACA (EUTM/RCA), dont les avis sont déterminants pour le choix des candidats déclarés aptes à servir dans l'armée.

Les 60 nouveaux soldats font partie d'une première vague. Ils seront rejoints par les candidats des autres villes de l'intérieur, afin d'atteindre l'effectif fixé par le projet, qui est de 250 jeunes.

Mme Koyara a conseillé aux jeunes recrues de suivre les principes de discipline, rigueur, respect de la hiérarchie et de l'autorité civile, cohésion dans les rangs et assimilation du langage militaire.

Avec le lancement du projet pilote DDRR, une autre catégorie d'anciens combattants a décidé d'embrasser la vie civile.

A la fin de l'opération de Bangui, quelque 105 ex-combattants, dont 6 femmes, ont été désarmés et démobilisés et de nombreuses armes rendues. Les mineurs ont été remis à l'UNICEF.

Les armes rendues comprennent 86 kalachnikovs, 16 armes de fabrication artisanale, 31 grenades, 1 roquette, 12 mortiers et 416 minutions.

Les factions participant à cette opération de désarmement et démobilisation sont les anti-balaka de l'aile Mokom et ceux de l'aile Ngaïssona, des membres du mouvement Révolution et justice (RJ) d'Armel Sayo et de Raymond Bélanga, les ex-Séléka du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) et du Mouvement patriotique pour les centrafricains (MPC), et de l'Union des forces républicaine, se revendiquant de la Séléka rénovée.

Après Bangui, le cap est actuellement mis sur la ville centrafricaine de Bouar (ouest).

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