Mardi 24 Octobre 2017

Un responsable onusien s'élève contre l'impunité des criminels dans la crise centrafricaine

Un responsable onusien s'élève contre l'impunité des criminels dans la crise centrafricaine
(Xinhua 11/10/17)
Le conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies (ONU) pour la prévention du génocide Adama Dieng.

Le conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies (ONU) pour la prévention du génocide Adama Dieng s'est dit contre l'impunité des criminels dans la crise centrafricaine lors de sa visite de cet arrière-pays, a-t-on appris mardi dans une déclaration dont Xinhua a obtenu une copie.

Après avoir visité la ville centrafricaine de Bria (centre-nord) et rencontré les responsables de certaines institutions, M. Dieng s'est élevé contre l'impunité dont le peuple a souffert des décennies durant et l'amnistie. Il a insisté sur la justice qui doit juger et condamner les auteurs des atrocités vis-à-vis des citoyens.

Il a souhaité que le Comité national de prévention du génocide et l'Autorité nationale des droits de l'homme qui sont des structures mises en place par les autorités nationales, aux côtés de la Cour pénale spéciale (CPS) appelée à juger les crimes commis depuis 2002 à ce jour, soient dotés de moyens plus appropriés et de locaux afin de mieux remplir leur mission.

Par ailleurs, M. Dieng a affirmé que dans la crise centrafricaine, "il existe des acteurs qui manipulent la religion et l'ethnicité".

La visite de M. Dieng est sous-tendue par des informations selon lesquelles il existe dans le pays une montée des violences intercommunautaires opérées par des groupes armés contre les populations civiles dans plusieurs régions.

En plus, en séjournant en République centrafricaine, M. Dieng devrait déblayer le terrain avant que n'arrive le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, dont le calendrier prévoit une visite en Centrafrique, entre les 24 et 27 octobre.

Au sein de l'opinion publique centrafricaine, l'on considère que la prochaine venue du secrétaire général des Nations Unies est en train de modifier la donne. Durant la seule semaine dernière, un chef des groupes armés Abdoulaye Hissène a changé son fusil d'épaule et joue au médiateur auprès des groupes armés, mêmes ses rivaux, pour que les armes se taisent définitivement dans les zones encore sous le contrôle des rebelles.

Dans le même temps, dans la ville centrafricaine de Bocaranga (nord-ouest), la force des Nations Unies MINUSCA, a été obligée d'employer de moyens lourds pour déloger les rebelles qui ont assiégé la localité.

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