Mardi 25 Juillet 2017

La restructuration de l’armée centrafricaine reste un défi pour Bangui

La restructuration de l’armée centrafricaine reste un défi pour Bangui
(La Voix de l'Amérique 17/03/17)
Des ex-Séléka évacuent le Camp de Roux à Bangui, Centrafrique, 27 janvier 2014.

Le premier bataillon de l’armée centrafricaine formé par l’Union Européenne devrait être opérationnel d’ici à la mi-mai. Seulement, cette armée ne dispose pas d’équipements, en raison de l’embargo imposé par les Nations Unies sur les armes.

La renaissance, la restructuration et l’opérationnalisation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) étaient début mars au cœur d’un colloque de l’armée à Bangui.

Sur 8000 soldats recensés en 2013, seulement 6000 sont répertoriés en 2016.

La mission européenne de conseil (EUTM) déployée en juillet dernier en a déjà formé près d’un millier et continue d’en former.

Pour le Lieutenant-colonel Ghislaine Léa Yangongo, commandant de l’armée de l’air, les FACA de demain doivent être professionnelles, efficaces et apolitiques.

"Actuellement avec la rédaction de la politique nationale de défense, il est question d’avoir une armée professionnelle apolitique et à même d’assurer ses missions à l’exemple de la démocratie en cours", affirme Mme Yangongo.

L’armée centrafricaine peine à renaître de ses cendres depuis le coup de force de la rébellion Séléka en mars 2013.

A cela s’ajoute l’embargo sur les armes prorogé par l’ONU jusqu’en janvier 2018.

Pour les autorités militaires, le manque d’équipements et d’armement constitue un frein au processus de refonte, se plaint le général Ludovic Ngaïfe, Chef d’Etat-major.

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