Jeudi 23 Novembre 2017

Centrafrique : « Nous croyons possible de sortir du gouffre »

Centrafrique : « Nous croyons possible de sortir du gouffre »
(Jeune Afrique 14/11/17)

Alors que les violences continuent dans le pays, l’ONU vote ce mercredi 15 novembre le renouvellement du mandat des Casques bleus en république centrafricaine. Deux étudiants militants* cosignent une tribune en faveur de ce renouvellement et réclament une place accrue des jeunes dans les décisions politiques.

Ce mercredi, le Conseil de sécurité des Nations unies doit décider du renouvellement du mandat de ses Casques bleus en République centrafricaine (RCA). La recrudescence des violences cette année dans le pays, ravagé par la guerre, menace de broyer des générations entières et de mettre en péril notre jeune démocratie.

Ces dernières semaines, des attaques dans le sud-est du pays ont fait au moins 46 morts. Dans le nord-ouest, des groupes armés terrorisent la population. Près d’un demi-million de Centrafricains ont dû fuir vers les pays voisins, et 600 000 autres ont abandonné leur foyer pour trouver refuge ailleurs dans le pays.
Deux adultes sur trois analphabètes

Malgré les défis colossaux, nous croyons qu’il est possible de sortir du gouffre

L’an dernier, la RCA était classée comme le pire endroit où vivre pour un jeune, selon un indice international de 183 pays. Le système d’éducation était déjà mal en point avant la flambée de violence de 2013. Aujourd’hui, près de deux adultes sur trois sont analphabètes et seul un tiers des enfants termine l’école primaire.

Jeunes défenseurs de la paix et des droits humains, nous nous battons pour le droit à l’éducation en RCA. Et le conflit met en péril l’avenir de notre nation. Des écoles ont été attaquées et de nombreux étudiants ont été forcés d’abandonner l’université. Des milliers d’enfants ont été recrutés de force par des groupes armés, alors que d’autres se sont enrôlés de leur propre gré. Nous voyons les effets dévastateurs des violences sexuelles et à caractère sexiste, désormais utilisées par tous les groupes armés.

Malgré les défis colossaux auxquels notre pays est confronté, nous croyons, comme beaucoup de nos pairs, qu’il est possible de sortir du gouffre. Nous ne voyons pas de fatalité. Nous n’adhérons pas aux divisions à l’origine de ces violences. Nous croyons que, dans un horizon proche, notre fragile gouvernement démocratique peut être capable d’assumer l’entière responsabilité de l’ordre et des services publics de base.

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